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Archive for the ‘pensées’ Category

Music background with treble clef and hummingbirds for design

Clef de sol et colibris

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L’émail du filet est doré,
Comme un sentiment ouvragé,
Son émotion peut se fixer,
Et prendre racine au carré.

Elle se tricote au point de joie,
Comme si du jour en forme de la,
De lavabo en robinet,
Elle arrose tous les jardinets.

C’est chaque fois un peu différent,
Sans même une seule guerre et pourtant,
Le carré bleu de sa racine,
N’attend plus rien qu’il n’imagine.

Cette clef vit d’elle tout simplement,
Mais se garde bien dans le temps,
Car même quand l’attente est trop longue,
Elle ne défaille ni ne tombe.

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clef de sol bonnes vacances

 

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Débranche, qu’il lui disait ! « Il », c’était son neurone de la réflexion. Débranche et laisse donc aller le fil là où il veut. Ambivalence, quand tu nous tiens !
Car voilà, Melle Tirma pensait trop, tout le temps, et pas forcément juste. D’ailleurs, le juste flottait d’un gauche à droite puis d’un droite à gauche sans vouloir se fixer à un endroit précis. C’est que justement, si la fixation avait lieu, le juste ne serait plus que rigidité cadavérique. Voilà encore de quoi penser, alors où est la prise ?
Car cette fois, la question est de savoir s’il est possible de débrancher le neurone en question, ou bien s’il s’agit de l’orienter sur d’autres sujets de réflexion plus agréables finalement.
Là-dessus, Melle Tirma tenta de reprendre sa lecture pour laisser penser l’auteur du livre à sa place.

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Pour écrire, chapitre « o » vers « a »
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Partez de « o » l’ordonnée pour arriver à « a » l’abscisse. En premier lieu, choisissez une tranche d’intégrale suffisamment calme pour ne pas être dérangé et écrire le chapitre jusqu’au bout. Faites silence, éteignez postes et radios, concentrez-vous. Pendant un certain temps, voire même un temps certain, vous n’entendrez rien aux mathématiques du premier chapitre. Ensuite, il vous semblera capter un bruit ténu, oh, rien de bien probant. Laissez venir l’inspiration. Une courbe viendra à se dessiner. N’allez pas chercher dessous mais dessus. Le son Ohm viendra alors à vous. Vous êtes devant une fonction logarithmique affine naturelle et hyperbolique. Elle est primitive de sa fonction inverse. Dérivable lorsqu’elle est bijective de façon compréhensible pour tous. Vous constaterez simplement que l’algèbre coïncide avec la fonction exponentielle dans sa bijection réciproque. Plus question de reculer devant le travail, le stylo se met en fonction convergente caractérisée sur la base du réel « a » strictement positif. Elle coïncide évidemment avec celle de a(x) pour r(y) rationnel.
Vous tombez alors sur le score d’Apgar. En général, au départ, il couine un peu mais après tout va bien. Car vous entrez dans la série de Taylor. Vous pouvez en faire autant avec la série de Laurent, le théorème de Borel ou encore le nombre de Bernoulli. Les différentes fonctions de l’écriture sont usuelles et ont donc une valeur qui est solution d’une équation polynomiale. Le théorème d’Alembert-Gauss le confirme.
C’est d’ailleurs ici que se clos le chapitre « o » de « a » pour l’écriture sinusale du premier degré.
Et un texte accouché, un.

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La formule était de taille à révolutionner ! Quoi ? Pour l’instant, rien n’était encore précis, mais d’Alembert, qui travaillait dessus depuis un bon moment, sentait bien que la fonction d’intégraation avait encore bien des merveilles à dévoiler. Pour avoir travaillé sur les moisissures de café, avec toute l’attention qui l’accompagne, se posait maintenant la question du vernis pailleté spécial griffes de chat, intégraale source de bonheur ou pas, s’ajoutait à ceci toutes les interrogations existentielles sur le ballon, importance de la taille et de la forme, et les avancées en découlant.
Rien que ça, vous allez me dire !
Rien que ça !
Bref, tout ceci pour arriver au fait. Melle Tirma entre en classe de sixième celle juste précédant la septième, dans laquelle elle apprend à marcher sur les pas d’Alembert.
Ils sont assis, mais ne vous y trompez pas, ils marchent. Dans l’immobilité apparente, Jean le Rond ouvre des parenthèses, dessine des formules, des dons en sommes de Riemann, des exponentielles en escalier, qu’elle cueille une à une, déguste, se pourléchant les doigts, qu’elle hume comme les parfums des jours heureux en croissance.
C’est que l’intégraale demande de la précision et pourtant tout autant d’approximation inspirative. Elle est fonction des jeux de résonance, des contours de ses propriétés, des échos persistants en graphiques accomplis.
Et le chat, oui, le chat ? Hormis le vernis brillant qu’il refuse catégoriquement de tartiner sur ses griffes rétractées, quel est le rapport ?
Le chat est juste l’élément ronronnant qui permet d’en approcher la douceur.
Ainsi d’Alembert construit une théorie sans bruit, sans heurts, et sans précipitation, et d’un segment « T » temporel, il marque en ouverture l’infini où elle plonge et ferme la parenthèse d’un trait bien droit dessiné à la règle d’or d’un art de vivre.
Voilà, dit-il. Demain, nous dessineront le visage de la fonction aimante du chat, pensez à apporter un aimant afin de tester le magnétisme sur les paillettes du vernis à ongle.
Evidemment, tout ceci reste expérimental, mais c’est du détail que l’artiste fait sa particularité d’artiste, la singularité de son art.
Melle Tirma ouvre grand ses yeux, car elle voit se profiler sur le tableau intégraal d’Alembert le visage imperceptible de l’amour.
Quelle joie d’être enfin en classe de sixième se dit-elle en son for intérieur, ce for qui commence à entrouvrir ses portes pour suivre une formule de taille à révolutionner tout l’intérieur.
Et ce, pour son plus grand bonheur.
La semaine prochaine, cours préparatoire au magnétisme des particules élémentaires conduisant au champ magnétique permanent. Première partie sur l’application des paillettes sur griffes de chat. Mais attention, une griffe de chat, c’est un peu comme une épine de rose. Une piqûre, et une goutte de sang fait perle. Le bruit d’une goutte de sang qui tombe sur la neige est assourdissant.
La révolution n’est une boussole que pour l’oreille qui sait entendre.
Boum boum fait le pôle nord de la terre en écoutant la goutte de sang tomber sur l’antartique qui lui fait face.

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Ce matin là n’était pas ordinaire, elle allait être opérée. Son cœur flanchant faisait trop de ratés, alors le chirurgien, l’Ankou dans l’âme, décida de l’opération. Une arithmétique douce, enveloppée de coton. Il fallait revoir tout le paysage thoracique, à commencer par le vocabulaire, la tournure des battements, le rythme qui le scande. L’opération risquait de durer un peu, l’anesthésiste procéda à la perfusion hypnotique. Plusieurs étapes furent respectées. La première étant sa plongée immédiate dans un coma artificiel. Puis vint le moment d’inciser. Plan dermique, plan musculaire, plan osseux. Enfin, le cœur fut visible. Il palpitait. Il y avait tout un réseau de vaisseaux qui dessinaient comme un visage, celui d’une vie. Mais la vie n’a pas qu’un seul visage, elle est à traits multiples. En saisir l’essence n’est que traits fugaces, changeants. Malgré ce, débouchant en direction de l’aorte, le vaisseau de la détermination, bien dessiné, évoque l’idée de choix, de mises à l’épreuve, d’expérimentations, de vision essentielle d’une direction inaltérable. Ce vaisseau là est pourtant raccommodé par endroit, fragile et solide à la fois. Il est constitué d’une synthèse de multitude de déductions, d’introspections, d’options élues, pesées, digérées, disséquées avant que d’être intégrées. Il se laisse remanier, malaxer, désorienter mais reprend toujours son sens, sa direction, car en somme, il est vital. Intermédiaire à sa connexion électrique se trouve le point « E », où siège l’émotion. A la sollicitation, sa luminosité passe du rougeoiement diffus aux éclairs vifs, de l’extinction totale à la noirceur des mines éteintes. On voit bien que toutes les pièces sont en relation les unes avec les autres, dans une intrication complexe, mouvante et variable. Mais l’ensemble laisse deviner une cohérence, une harmonie, un équilibre. Les maillages se serrent et se desserrent au rythme des battements. Une fois dégagé de la gangue thoracique, l’organe est déposé au creux de la main gauche, où il attendra, tranquille, la main du cœur complémentaire, celle qui saura refondre les ratages, celle qui a déjà commencé à voir, celle qui saura composer une symphonie existentielle. Une symphonie à la mesure de simples mortels. Rien de bien phénoménal, et pourtant, tout d’extraordinaire. C’est comme jardiner, et pourtant comme traverser une galaxie, à la fois simple et pourtant compliqué. Comme le visage de la vie.

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Je vais galopouiller dans l’encrier,
Vous me direz, c’est pas nouveau !
Je vais m’entortiller dans l’oreiller,
Vous allez vous moquer de moi.
Je surenchérirai un peu,
Vous traverserez mes frontières.
Je chuchoterai tout à trac,
Vous subliminez mes attaques.
Je vous tirerai les oreilles,
Vous crierez que c’est pas pareil.
Aime le son de belle ivresse,
Aime l’écho de toutes les vagues,
Car aucune raison n’est à l’œuvre,
Car c’est un constat simple et frais.
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Plume et encrier

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