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Archive for the ‘Non classé’ Category

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Feuille plantes-feuilles-petioles_1_0_3
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Ouvrez grand vos oreilles aux bruissements des feuilles entre elles.
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L’acte créateur n’est jamais que l’acte re-créateur.
Cette lecture permet de supposer l’acte.
La confusion entre l’acte et l’action est à écarter, agir l’acte n’est pas l’acte lui-même.
Dans ce cas, de quel acte s’agit-il ?
Telle est toujours la grande question à se poser.
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Feuilles 3
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Mitochondrie Animal-cell-structure
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L’origine du monde
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Une mitochondrie inaugurale faisait sa révolution en mascarade trompe-l’œil lorsqu’une mitochondrie nomade traversa son orbite en sa confinité.
Keskecébo !!!
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Que se disent-elles ?
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La mitochondrie inaugurale s’étonnait du mode de propulsion en cette confinité particulière ; « La mascarade n’est un trompe-l’œil que d’un point de vue artistique, car la révolution fait son œuvre bien mieux sous ce couvert ! »
Keskellébelle !!!
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Comment ça se déroule ?
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Les couverts de la révolution en trompe-l’œil de cette mitochondrie inaugurale n’ont de cesse d’embellir les confinités d’une mascarade artistique, avec une telle précision, que l’artiste lui-même ne put s’empêcher de s’exclamer :
Keskellçonbelles !!!
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Après c’est logique
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De la surprise inaugurale, la mitochondrie mitoyenne, sous-couvert de la mascarade révolutionnaire, s’étala de toute sa face cachée sur une confinité lunaire, prononçant dans un souffle cédillé : « Oh, my god, keskeçébon !!! »
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L’Arenmô
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– Vous prendrez bien une tranche d’heure avant de prendre le départ ?
– Oh ! Juste un départ de tranche, alors. Merci.
– C’est une tranche particulière, vous savez ! Garnie à l’oscillation et enrobée de variation.
– Elle est de nature moléculaire ?
– Selon de quel point du globe le départ de sa flèche se situe, oui. Mais en vrai, c’est faux. Elle est de nature causale.
– Purée ! Ça fait de l’effet !
– Effectivement.
– Vous l’avez aromatisée à quoi ?
– D’une mesure de moment opportun.
– Arrosé d’un nuage d’Atoum ?
– D’accord, je vous prépare une infusion d’augures. J’y mets une pincée de sort ?
– Ecoutez, si ça nous permet de sortir du cycle, je veux bien.
– Mumm, dites-donc, goûtez-moi ça !
– Keskeçébon ! Merci, je vais prendre la tranche entière.
– Ravi que cela vous plaise !
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Ecrit pour l’agenda ironique de Mai 2020 extraordinairement bien proposé chez Jean-Pierre Lacombe, du blog « Des Arts et Des Mots« .
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C’est comme ça qu’en allant revoir sa proposition, je viens de me rendre compte que je suis tout à fait en dehors des clous, j’ai du perdre la tête ! Mais où est-elle donc passée ?
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Sans tête yue-minjun-untitled-1994_a4-1
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Chers citoyens et citoyennes fous et folles de l’agenda ironique,
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Dali Salvador 2
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Il ne nous reste plus que quelques heures avant l’arrivée du poisson d’avril, et je peux d’ores et déjà annoncer que les tableaux de vote sont significatifs :
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Le grand gagnant est : carnetsparesseux avec « les framboises de l’aube ».
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4638601-crazy-femme-vêtue-d-une-passoire-en-métal-pour-un-casque
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L’élu qui prend le relais d’avril est : Ah bein, carnetsparesseux aussi.
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Ici le lien pour aller sur son blog.
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Les framboises de l'aube carnetsparesseux

Un panier plein vous y attend !


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Félicitations pour l’immense talent fou du grand gagnant, carnetsparesseux, ainsi que pour l’immense talent fou et les remarquables participations des fous de ce mois fou des fous.
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Pour ne pas les nommer citons les doux fous participants que sont jacou33, gibulène, patchcath, carnetsparesseux, bastramu et moi-même, jobougon.
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Il s’agissait, ce mois-ci, de laisser s’exprimer nos mois fous, d’imaginer être dans un moi fou, de raconter ce qui nous passait par la tête, d’écrire tout ce que nous avions envie d’écrire, n’importe quel genre pourvu que ce soit fou, et d’inclure dans le texte l’étrange phrase que voici : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise », phrase qui ne voulait absolument rien dire, mais qui a su se fondre divinement bien dans chacun de nos textes fous.
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Un immense merci à tous, ceux qui ont écrit, ceux qui ont lu, ceux qui ont commenté, vraiment, cet agenda est durable et complètement dans le développement, puisqu’à chaque mois, de nouveaux agendiens viennent, d’autres partent, bref, cet agenda est vivant, il cause, il fait causer, et n’a pas l’air de faire peur à grand-monde.
Quoi ?
Ça Psycause ?
Là, je pense soudain à Hitchcock, le maître des « sueurs froides » et son film fou, psychose, en deux mots, psy-chose, autant dire psy-objet ?
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Bien évidemment que non, l’étymologie du mot « psychose » est toute autre : Le Wiktionnaire nous renseigne ainsi : Composé du préfixe Psych – grec ancien
ψυχή, psukhế (« âme, esprit) et du suffixe – ose, substantif féminin désignant un processus de transformation : littéralement « transformation de l’esprit ».
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Carnets paresseux ? Est-ce que tu es d’accord pour reprendre la suite de l’agenda ironique en avril ?
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Amitiés à tous.
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Jobougon

Rappel des liens : Cliquer sur le lien correspondant
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La consigne d’écriture
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Premier récapitulatif
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Les votes avec un second récapitulatif, complet celui-ci
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Les textes : Liens ci-dessous
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1
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/01/du-monde-entier-fous-et-folles-alienez-vous/
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2
https://laglobule2.wordpress.com/2020/03/01/le-mois-des-fous-agenda-ironique-de-mars-2020/
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3
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/07/trop-dheroine-tue-le-heros/
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4
https://jobougon.wordpress.com/2020/03/08/deux-en-un-a-lagenda-ironique-de-mars/
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5
https://patchcath.wordpress.com/2020/03/13/jai-decide-de-tecrire-une-lettre/
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6
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/20/lagenda-ironique-etrange-laie-de-mars-le-mois-qui-nous-rend-fous/
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7
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2020/03/20/les-framboises-de-laube/
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8
https://jobougon.wordpress.com/2020/03/23/les-yeux-de-zara-deschamps/
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9
https://bastramu.wordpress.com/2020/03/24/delire-dune-folie-ordinaire/

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Festival insolite

Avec une belle continuation à tous !!!


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Les éditions jobougon et compagnie ont le regret de vous informer que
les tableaux de vote qui devaient être édités ce jour n’arriveront par camion qu’à partir de quand ils seront livrés.
Lapalissadement confirmé par la production.
Nous remercions notre aimable public de bien vouloir nous excuser pour ce contre-temps majeur.
La responsable clientèle chargée de la communication.
Votre dévouée Jo.B.
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passoire-sur-la-tc3aate-003
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https://jacou33.wordpress.com/2020/03/01/du-monde-entier-fous-et-folles-alienez-vous/
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https://laglobule2.wordpress.com/2020/03/01/le-mois-des-fous-agenda-ironique-de-mars-2020/
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https://jacou33.wordpress.com/2020/03/07/trop-dheroine-tue-le-heros/
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https://jobougon.wordpress.com/2020/03/08/deux-en-un-a-lagenda-ironique-de-mars/
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https://patchcath.wordpress.com/2020/03/13/jai-decide-de-tecrire-une-lettre/
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https://jacou33.wordpress.com/2020/03/20/lagenda-ironique-etrange-laie-de-mars-le-mois-qui-nous-rend-fous/
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https://carnetsparesseux.wordpress.com/2020/03/20/les-framboises-de-laube/
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https://jobougon.wordpress.com/2020/03/23/les-yeux-de-zara-deschamps/
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https://bastramu.wordpress.com/2020/03/24/delire-dune-folie-ordinaire/
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Voilà bien de quoi rendre fous, non ?
Dire une chose et faire le contraire !
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Boby Lapointe visuel-spectacle-2

😉

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passoire-sur-la-tc3aate-003
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– Ouvrez la porte et entrez dans le mois, dans le mois de mars, dans le mois des fous. Tremblez mais surtout, ne tremblez pas !
– Vous arrivez doux ?
– C’est que j’en suis toute Giboulée, l’AI m’échut.
– Mais entrez donc, ce que vous allez voir n’est pas encore paru.
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Ce mois-ci, il s’agit d’écrire, de décrire, raconter, imaginer que vous êtes dans le moi d’un fou. Vous allez parler de ce que vous voyez, ressentez, imaginez, de l’intérieur de ce moi fou, en vous mettant à la place d’un de « ces êtres étranges et dérangeants » que sont les « fous ».
Toutes les formes d’expressions sont les bienvenues, toutes les formes d’écritures sont recevables, toutes les formulations bizarres seront retenues.
En un mot comme en mille, vous êtes libres d’écrire ce que vous voulez… !!!
Sauf que,,, Ah ah !
Sauf que bien sûr, il y a une contrainte !
Non mais, vous n’allez pas vous en tirer comme ça !
La contrainte ?
Ah, oui, c’est vrai…
Il vous faudra insérer, là où vous voudrez, la phrase suivante :
« Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise ».
– Je vous prie de rester courtois, voyons !
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Nous aurons jusqu’au 23 mars inclus, quatrième jour du printemps 2020, pour déposer le lien des textes dans les commentaires ci-dessous.
Puis nous voterons du 24 au 30 mars 3 textes sélectionnés parmi ceux,
très nombreux que vous allez écrire. Ainsi que pour celui ou celle d’entre vous, fou ou folle, qui sera désigné pour être l’héritier de l’agenda ironique du mois d’avril.
Ce qui donnera le temps aux retardataires de continuer à faire pleuvoir les giboulées d’écriture avec leur goutte d’eau personnelle si leur temps le nécessite.
Les résultats du vote seront édités à la saint Benjamin, soit, le 31 mars, dernier jour du mois qui ouvre la porte sur le poisson d’avril.
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C’est à vous, soyez fous !
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Boby Lapointe
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« Maman l’a acheté chez Marks and Spensive. »
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« Y a-t-il une chose qu’on puisse dire en faveur de la surdité ? Une chose qui puisse la racheter ? Une plus grande acuité des autres sens ? Je ne le pense pas – pas en ce qui me concerne en tout cas. Peut-être pour Goya. J’ai lu un livre à propos de Goya qui disait que c’était sa surdité qui avait fait de lui un grand artiste. Jusqu’à l’âge de quarante-cinq ans, il était un peintre doué mais conventionnel et sans grande originalité. C’est à cette époque qu’il a contracté une mystérieuse maladie paralysante qui l’a privé de la vue, de la parole et de l’ouïe pendant plusieurs semaines. Lorsqu’il s’est rétabli, il était sourd comme un pot et allait le rester jusqu’à sa mort. Toutes ses plus grandes œuvres appartiennent à la période de sa vie où il était sourd : Les Caprices, Les Désastres de la guerre, Les Proverbes, Les Peintures noires. Toutes les œuvres sombres et cauchemardesques. Le critique en question disait que c’était comme si sa surdité avait levé un voile : lorsque, sans être distrait par tout le papotage, il voyait comment les humains se comportaient, il les voyait pour ce qu’ils étaient, violents, méchants, cyniques et fous, comme s’il assistait à un spectacle muet dans un asile d’aliénés. »
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« J’ai senti une onde de tristesse me parcourir en pensant à la fragilité de notre entreprise sur la vie, à la facilité avec laquelle les traces que nous laissons à la surface de la terre s’effacent. Tony Harrison a dit cela en quelques vers : l’ambulance, le corbillard, les commissaires-priseurs dépouillent de toute vie cette maison aimée. les trésors durement gagnés de cinquante années devenus soudain pacotille et enlevés en l’espace d’une journée. »
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« La vie en sourdine »
David Lodge
Roman Rivages
Septembre 2008

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David Lodge

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L’air insectaire s’épure à la graduation du bec verseur pendant qu’en sous-sols les poètes procèdent à la multiplication des vitamines et minéraux défossilisés par la dernière pluie.

Une séquence génétique plus loin, un bras droit sort de son corps pour s’étendre autour d’une racine d’hellébore, actionnant par hasard la circulation entre les deux zones.
Une particule un peu sonnée entrouvre une perspective arrondie comme une fibre optique 2020.
– Qu’est-ce que c’est que ce raffut, réseau tertiaire ?
L’opacité du silence alluma une bougie.
Un fil d’espéranto passant par là cru bien faire en s’attelant à la qualité d’extinction de voix du réseau. Un enrouement passager clandestin, sans doute. Le destin lui donna raison.
Bref, le décor est solidement planté au sol par quatre pilchards frais comme des ablettes, et la salaison s’affaire à l’ouvrage par l’intermittence du spectacle. La bourrasque ne pourra plus grand chose sur l’ensemble mathématique de la marche pour le climat.
– Savez-vous que la berbération de l’ombre ricoche de joie à l’évocation de ces jours micellaires, reprit la particule insonorisée depuis, pour engager l’espace cultivable à remuer l’atmosphère.
Une craquelure déplaça légèrement la mèche allumée du devoir puis, croustillant sous la crastination d’un cristal archéonéologique, elle coula de source épique sur le mur du son blanc comme un linge fraîchement mis à sécher étendu au soleil sur l’herbe du quant-à-soi.
– Pardon d’interrompre votre noctologue mais il me semble que les quatre jeudis de la semaine viennent très bien répondre d’eux-même aux interrogations écrites préparatoires sur l’étude du discours involontaire de la technologie pure, sans tenir d’un territoire archétypal quelconque, puisque suffisamment efficace et particulier.
D’où nous pouvons retirer la formul suivante :
e n’est au carré de sa ponctuation qu’à travers le barreau de paille dans l’œil de son voisin.
On demande une poutre experte à la barre !
Une recherche océanique la dégote au gouvernail corseté d’une voile gonflée surfant à la frontière de sa translucidité. Le fond sableux sourit de toutes ses dunes. C’est une grâce sans précédent. Une suite de restauration constellée comme une voûte plantaire déroule sa nuance autour de la plaine plutonienne. Les passagers du festival de Khan vous souhaitent une excellente croisière s’amuse.
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transatlantique
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La vibration laisse émerger le grain de sable qui est là

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The Music 1895 - Gustav Klimt

The Music 1895 – Gustav Klimt


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La vibration :
Laisse-moi te dire quelque chose, l’émergence.
Je suis née d’une réunion de plusieurs longueurs d’onde, de rayonnements incertains, de lumières ténues mais tenaces, durables comme ces montagnes grignotées des pluies ruisselantes, rongées par mille vents embourasqués de chaos, d’enchevelures sauvages embranchées de feuillages, de douceurs moucheteuses aux duvets de tendresse.
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Le grain de sable :
Une vibration a atteint la roche, regarde, l’émergence, regarde comment je suis tombé de son sommet.
La tête d’une montagne n’est que repos pendant que les éléments viennent, dans toutes leurs déclinaisons, se cogner à elle.
Qu’est-ce-qu’elle fait, la tête ? Elle en perd un peu je crois.
Regarde de quoi je suis fais, moi, si petit et pourtant contenant un monde en entier dans mon grain.
Regarde l’émergence arriver qui était attendue, qui était espérée, que la vibration créa par cette insistance du temps et des intempéries.
Des intempéries je suis né, me voici.
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L’émergence :
La merveille des merveilles est arrivée.
Le divin enfant de la montagne vient d’arriver du fond des temps, né des intempéries qui n’ont fait périr personne, mais bien naître le divin grain de sable qui contient toute la création du monde en son cœur.
Que le grain demeure, que le vent se lève, que la pluie déverse ses perles d’eau !
La tête, dévêtue de son petit grain, reste tranquille, imperturbable, témoin du miracle que la nature lui offre en spectacle.
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La vibration :
Le roc, friable ?
Quelques prétentions qu’ait le temps de l’y amener, le roc a encore de beaux jours devant lui.
Il y aurait d’autres grains de sable que rien ne viendrait perturber la tête de la montagne, elle serait à peine moins haute, voilà tout !

Je suis là !
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Qui parle ?
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Le grain de sable, et toi, qui es-tu ?
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JESSIE ARMS BOTKE (1883-1971).png

Le dindon de la prétention


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Je suis le dindon de la prétention !
Le temps me fait chanter, et moi, je glougloute, je dindonne, je ding dingue donne.
Mais lorsqu’il s’agit de dindonner du sable que le temps commande, je grince des dents.
Car le sable s’envole dans le vent et pique mes yeux, pique ma crête, pique ma curiosité.
Et puis le temps, le temps !
Cet individu aux rênes grelottées qui conduit la mort, cet espèce de grignoteur insatiable, prétentieux et froid comme le néant !
Le temps, je t’en ferais, moi, des dindons de la prétention pour lui piquer les grains de secondes, de minutes, d’heures, de jours, de semaines, de mois, d’années, de siècles, de millénaires et j’en passe, pour recouvrir des plages entières léchées par l’espace de la mer, des plages de doux repos, de tendres entrechats, de saveurs oiseuses aux allures fruitées, reposants dans la ouate et le velours des coquillages somnolents, des dunes moelleuses gorgées de suaves effluves câlines.
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L’émergence :
C’est un dindon tout à fait convenable, n’est-ce pas, le grain de sable ?
Ne pourrions-nous pas le dépêcher du côté de l’horloge comics pour qu’il lui sonne les grelots de la plage du temps ?
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Le grain de sable :
Appelle Jacquemart, on verra bien si sa cloche veut bien arrêter de clocher sur la rampe de ses vibrations !
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La vibration :
Faut pas s’en faire, là !
Hop hop hop, hors de question d’éteindre mon ébranlement !
Laissez vibrer au cœur du monde la beauté de ma cause, juste parmi les œuvres de la bonté, alors hein, bon !
Touchez pas aux Grisbis du temps, ils sont réglés comme les pendules de fous co-équipiers des astres. N’allez pas jouer aux apprentis sorciers, laissez faire la fluidité des sons et la confiance naîtra des flux et reflux de mes oscillations, dans l’éternel retour au bercail du home.
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Topinambaulx :
Le son primaire de ta vibration, mon poto, va falloir qu’on cause de sa beauté.
C’est bidonné de farce de dindon, lardé de grains de malice, non ?
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Le grain de sable :
Qui t’es toi ?
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Topinambaulx :
M’enfin, y’me connait pas çuilà !?
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Le grain de sable :
Nan.
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La vibration :
Tiens donc, moi non plus, pardine !
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L’émergence :
Kiki ? L’est pas connu de nous.
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Le dindon de la prétention :
Sesraitipa un nouveau genre de légume ?
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Topinambaulx :
Rhhhôôôô les incultes ! Je suis une ville invisible, vous n’avez donc pas lu Italo Calvino ?
Nan mais, va falloir changer ça, épifissa encore !!!
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La vibration, l’émergence, le grain de sable, le dindon de la prétention, en chœur :
C’est un miracle !
La nuit des temps partant du principe que l’essentiel est invisible pour les yeux.
Alors, nous considérons, d’un commun accord, voire d’un accord commun que, dorénavant, ta ville ne fera que croître dans les jardins de la montagne du temps, et qu’arrosée des pluies, secouée des vents, tu puisses rester impassible et imperturbable. L’essentiel est aussi précieux à notre vie que le cœur de la montagne l’est à son temps.
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La nuit des temps :
Oh purée ! J’ai eu peur qu’ils m’occissent…
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Un des pendules de fou coéquipier :
Z’ont failli régler son compte à la nuit des temps, qu’on dirait bien…
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L’horloge comics :
Minute l’éclair, superseconde, Big-Mandrake-Ben, Iron-day, si on remontait un club des cinq ?
Ça vous dirait ?
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Minute l’éclair, superseconde, Big-Mandrake-Ben, Iron-day :
Enchaînez, enchaînez mon bon ! Vous n’imaginez pas combien nous en rêvions…
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Le dindon de la prétention :
Yep yep, on va pas les voir tous défiler non plus ?
C’était quoi l’histoire, au fait ?
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Le grain de sable :
C’est pas possible, pffff !!! Oukizonmillheurtêtesseula ?
C’était l’histoire de la vibration qui laisse émerger le grain de sable qu’est déjà là !
C’est mon histoire, quoi !
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Evasion vivement recommandée à travers l’agenda ironique de janvier 2020 qui démarre l’an tout neuf chez Véronique.
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«  L’essentiel est invisible pour les yeux », n’est-il point ?

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karine-deshayes-carmen-nest-pas-une-femme-vulgaire

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Loin de toute agitation littéraire, l’esprit se pose les questions essentielles à son sens en se taisant. Lorsque surgit parfois une bulle de conscience, dont la poussée d’Archimède suffit à entériner toutes les théories des annales éthiques, l’odeur reconnaissable permet d’identifier son origine.
Elle se présente mixte, odorante ou pustulomiasmique.
Dans ces moments là, une reconstitution événementielle s’impose d’elle-même.
Et dans ces cas-là, et dans ces cas-là seulement, une poussée en direction de la synthèse du Bouddhisme et du Christianisme vient à s’instaurer.
Choisir la bonne attitude pour traverser les mauvaises odeurs relève des fondements du Bouddhisme.
Savoir leur trouver une essence est un de ceux du Christianisme.
Ce qui dépucera l’oreille du murmure de chien, c’est que le chat affirme qu’il n’attend plus rien de ce monde car il a le sentiment d’avoir pris ce qui lui revient en aimant le chien et inversement.
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Aymeric Alagna
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Comment prétendre que la Nanovrille est absolue, intégrale, writting, eating, papilling, bestum, corporum, but imbecillum ?
En décimant les pieux branlants.
On commence comme ça : Décîme-moi un mouton, dit le petit Grince à l’Antoine qu’à perdu son Navion.
J’ai Rocru la Décence, Débyclé l’épinglaud, esperger le pâté d’un niveau forcené.
Avec ça, le petit Pince sans dire la Finasse d’Hesse Cargo.
– La nuit, tous les Cargos sont pris, dit le saint Pertard.
– C’est la Fosse la plus insondable qui prétend l’éclairer, lui répond le Grose à l’oeil Perfide.
– Je ne suis Personne, ni Perdu, ni Pertinent, ni Perfusion, carrément Perçu par ceux qui ne connaissent ni l’Aveu, ni la dent.
– Le Cargo n’est plus de ce monde ma pov’Lucette ! C’est bien foutu la vie, z’out Zanzibar pour retrancher le monde, z’auront pas la besace ni la foraine. Z’en sont pas à leur coup d’essais ma Grose Dame !
La Poélée d’à côté rit des côtes dans l’pâté mais le nénuphar a la vrille bien plantée et son Saint Exaspéré finira bien par l’écraser !

Si vous arrivez à décorcher cette Bulle d’Archimède, alors là !
Je vous offre une place aux Orangeries de Chorège.

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Poisson-plume-peinture-valerie-brand-artiste-600x482
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Une plume vocabulletait,
Autour d’une encre questionnée,
Lorsqu’une ligne vint décoller,
Une explosion d’hilarité.
La flèche venait de percuter,
L’esprit de la fécondité,
En faisant vocabafouiller,
L’amour de l’orthografusée,
Au cœur de la joie révélée.
Allait-elle poser sur la lune,
La douceur de l’ange à la plume ?
Le créateur, dans un sourire,
Ouvrait le chemin de l’inspir,
Et son silence en disait long,
Sur l’étendue de la question.
Cinq cent vingt pages
Pleines de messages
Vous répondront
Comme un néon !
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Autruches sur fond bleu

Beh ! Elle est où la fusée ??? 


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Le dessus des mots

Texte écrit pour l’agenda ironique de mars 2019, c’est chez Max-Louis, ledessousdesmots, couplé au passage par hasard avec Y a comme un grain…

Bin oui, ça allait bien…
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N’avez-vous jamais entendu parler de Chesterfield, cette ville mythique qui a réussi le pari de faire nager ses habitants dans les mots ?
La ville détenait à cette époque encore l’immense bibliothèque qui faisait sa renommée, et le maire, bien décidé à construire une fabrique de réinvention, envisageait d’implanter un puits au centre du patio.
Le cloître n’avait plus reçu de visiteurs depuis l’époque Gallopécienne, plus connue sous la dénomination évocatrice de « Field en ta chambre ».
Bref, à cette époque là, donc, les mots, qui racontaient un peu ce qui leur passait par le texte, faisaient un bruit de grand n’importe quoi et se refusaient à tout rompre sous le fallacieux prétexte qu’ils étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient.
Lorsque les habitants de
Chesterfield empruntaient un ouvrage, ils devaient se placer en mode sub-Atlantique, celui que les Atlantes pratiquaient dans la plus grande clarté de la nuit des temps, afin d’accéder aux données.
On imagine une abbaye, un cloître, un puits, un bac à fleurs, une cathédrale, une immense bibliothèque sacrée, les mots qui jaillissent du puits pour remplir le bac, et les pèlerins qui viennent baigner leurs pieds dans les mots.
Les lampadaires vont être inventés plus tard pour éclairer les baigneurs sur l’essence du message que l’ensemble des écrits cherche à transmettre.
Le surnageant constitue comme une signature dans la particularité de son agencement et va se réajuster dans un nouvel ouvrage qui rejoindra ensuite la grande bibliothèque du cycle des eaux pédestres.
Donc, le décor, c’est ça. Une cacophonie polyglotte manifeste, on voit bien comment depuis le début du texte ils se déroulent sans ordre particulier et sens dessus dessous. On a même vu arriver un jour un pêcheur de mots qui cherchait le mot le plus hameçonné. Manque de bol, il a attrapé un gros mot bien décidé à ne pas le lâcher et en s’emmêlant dans le fil de la canne a disparu au fond du puits. Il est parait-il dans le livre des esprits entre la page 25 et 26, bien encré dans une illustration.
On a eu affaire à une invasion de géants de
papier le jour où les mots du conte de Perrault perché sont apparus. Les géants ont cru pouvoir avaler l’ensemble du bac mais lorsqu’ils ont vu arriver un allumeur de réverbère à l’allumette enflammée, ils ont eu peur de finir en incendie pour peu que la flamme les touche de trop près.
Donc pour résumer, il y a des mots, il y a des pèlerins, et il y a la bibliothèque.
Dans le principe d’arrivée les mots crus passent d’abord au four à 180° pendant 30 minutes, les mots d’amour infusent, les participe-passés sont remis au goût du jour, les oubliés se revisitent, les désuets se dépoussièrent, les cartésiens s’émancipent, et les autres, bah, les autres, on en parlera mais pas aujourd’hui car nous avons une expérience de la plus haute échelle graduée qui touche le fond de la piscine à réaliser, alors ma foi, nous avons une priorité adroite :
Nous avons à déterminer quel est le mot qui va éclairer la sédimentation des autres.
A partir de là, nous déclinons toute responsabilité quant à la résultante expérimentale.
Il s’agit d’attendre que la nuit soit pleinement de nouvelle lune, et d’allumer les réverbères d’un coup d’un seul, sachant qu’ils ont été plantés à six pieds de distance chacun, et pas sous terre, soit environ tous les deux mètres, que le bac mesure 25 mètres sur 50, que les pieds de lampadaires ont été plantés à 1 mètre de distance du bord du bac, combien faudra-t-il d’allumeurs de réverbères pour allumer l’ensemble instantanément ?
On imagine alors les mots, surpris, rester si immobiles que la logique de leur ajustement en strates fera comme un dessin d’enfant, une décantation coq-à-l’ânée. J’ai parié que le
sac de grains de folie une fois passé au moulin de la beauté irait essuyer le sel sur la peau de la malice dont la chair de poule est hérissée, picots de sable couleur de blé mûr.
Il faudra aussi
veiller à parsemer l’idée d’écrire en décousu de petits commentaires et d’évoquer l’idée de réécrire entièrement et plusieurs fois le texte jusqu’à finalisation complète.
Le maire recrute 32 allumeurs de réverbères, en attendant le résultat exact nécessaire. 32, c’est l’âge de la rose des vents du capitaine qui navigue à vue sur le bac à mots du cloître, les mots tus sont priés de ne pas se manifester, les mots tard n’ont qu’à arriver à l’heure, les mots durs à mi-mollet sont à écailler, les mots tout bas grimpent à l’échelle, les mots doux caressent l’idée et l’ensemble vous salue bien éclairé. Si vous en avez d’autres, veuillez les déposer en vrac, ils seront tous bien accueillis.
L’expérience du mot me chuchote que le temps de sédimentation est largement dépassé, et que le ciment n’a plus besoin de tenir l’ensemble tant les différentes strates s’ajustent parfaitement.
Je tiens tout particulièrement à remercier tous les mots qui ont bien voulu coopérer à l’écriture échevelée d’un récit de surface plane, à l’angle de l’échelle des mots mie, bile, lire, laisse, lait, lard, nez, quai, râle, cœur, rose et du mot tif.
Ainsi que l’auteur de la célèbre citation finale, « pour qui sont tous ces mots qui résonnent dans nos têtes ? ».
Je remercie également mes parents pour m’avoir donné la vie, ma famille pour avoir soutenu l’hypothèse de la lumière, mon Maître de Français pour m’avoir initiée à l’usage des mots dans la langue de Molière, mes amis et mes proches qui ont soutenu que l’écriture avait une source, le puits d’être un ami proche de la science, l’hôpital qui se moque de la charité, le geai qui aime, l’épingle de ma nourrice, le casting du réverbère et la bille de mon stylo.
Je remercie aussi Robert qui me souffle le sens, la rousse illustre qui le fait en couleur, l’étoile qui me guide et l’art qui accompagne la joie de jouer avec tout ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.
Ainsi que la ville de
Chesterfield qui sut m’accueillir comme une reine.
Et puis tiens, je vous offre une petite pointe de lumière pour finir :
En mars, si la lumière éclaire le lampadaire, laisse la faire.
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Lampadaire 1
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N.B. Zut de chez zut !
J’ai oublié d’insérer l’
évocateur outre-émétique des quatre mots qui penchent la tête pour traverser l’Atlantique à la nage, voilà qui est réparé.
Bonne brasse à tous.
Jo, la Bougon qui bougonne à l’oreille des pèlerins.

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