Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Non classé’ Category

Un agenda à la masse moléculaire aussi serrée demande une telle attention que la pression produit un grand nombre de bulles. Toutes ne sont pas exploitables, mais la canne à pèche vocabulairienne suffit à en attraper quelques unes. Par contre, il arrive parfois qu’un temps d’attente soit nécessaire. Raison pour laquelle j’ai cru bon d’envoyer un message d’information à ma vieille amie, Anne, organisatrice pour moitié de l’agenda ironique de décembre. L’autre moitié étant l’étrange odorat développé par madame les narines de crayon, ou plus précisément, l’étrange personne que ce crayon aux narines résolument réceptives.
.
Ce message, le voici :
.
« Quant à moi je suis encore chou cru couac et tic.

Les quelques éléments qui se promènent sur le papier me semblent être tout à fait hors propos, hors des haricots et sans attrait pour la grande flambée de décembre au coin du feu. J’ai presqu’envie de laisser la malle des Indes sous silence on tourne, et de proposer la fin des coquelicots avec un léger sous-décalage tempestif, mais j’ai tellement peur de la guirlande de Noël qui prend ses virages serrés sans mettre son clignotant que je tiens le boa serré entre mes dents.
Anne, sœur Anne, j’aimerais tellement que le chapeau melon cesse de prendre la cape pour l’épée.
Mais le gras nie Smith et le boulevard hausse man. J’en pipe pas un lampadaire.
Je vais tenter une décomposition quand même, d’ici 7 jours en trois lignes comme en trois, regarder passer les mots les pieds en avant, et m’asseoir au milieu des roseaux pour écouter chanter les parapluies de la comète. »
.
La comète dû m’entendre, car mon clavier s’est soudain remis à respirer du chant. Merci pour les narines madame des crayons, et merci pour le Kilimandjaro Madame la Papesse Ane.
.
.

A la suite d’un considérable travail de recherche sur le diamètre, dia (à travers) et mètre (mesure), Myron d’Athènes entretint une abondante correspondance avec nombre d’hommes de science. L’habitude de ces échanges épistolaires lui permit ainsi d’établir une base de langage symbolique riche, tant sur le plan conscient qu’inconscient. Alors qu’il travaillait sur la création du discobole, il fit un rêve marquant dans lequel il reçut une lettre de lui-même adressée à la statue, qu’il eut la présence d’esprit de retracer par écrit suffisamment précisément pour que ce texte soit conservé et archivé durant des siècles et des siècles, amen.
.
Cette lettre est une première bulle que voici :
.
Cher discobole,
.
.


agenda-ironique-déc-2017
.
.
Tu me demandes ce que je lis de ce tableau. Je n’ai pas la prétention d’être calé en analyse mais voici ce qu’il évoque à mon esprit.

Il y a, dans un chapeau melon, autant de pépins que dans la grenade lorsqu’elle est bien mûre.
L’artiste ici n’est pas passé à côté de cette observation. Car le symbolisme de chaque objet peint dans ce tableau de Magritte vient étayer la théorie de la jeune pousse, consistant à prouver que toute racine bien arrosée ne croît pas de la même manière.
L’exemple le plus évident étant ici illustré par le truchement de la native Vénus, dont la nageoire caudale prolonge un torse quasi-parfait, mais ne permet pas à cette dernière de nager, puisque fixée par la pesanteur sur son canapé de marbre.
Vénus bien arrosée lui fera frétiller la nageoire, mais en aucun cas ne suffira à la plonger dans un liquide pour recevoir une poussée verticale, dirigée de bas en haut, et opposée au poids du volume déplacé. Dans le cas suivant, avec le volume du canapé inclus, un parapluie amortira la puissance mais nom d’une pipe, n’allez pas confondre un parapluie avec une sirène en boite, surtout quand elle est suivie d’une valise ouverte dont se sont échappés les grands fléaux d’une humanité éclairée que sont les pommes vertes vouées à être conditionnées sous vide sous la forme de délicieux chutneys prêts à consommer sans modération.
Mais de modération en modération, les bottes se font le chrysanthème pour peu que la nageoire ne soit pas angulaire.
Toutes considérations faites, il n’est pas exclu d’y voir, caché dans les nuages, l’allégorie de la grande roue.
L’artiste souligne la question des ombres existantes, mettant en relief l’impact indirect de la roue du soleil sur certains objets, alors que d’autres en sont dénués. Ainsi le demi disque, de rouge passant au disque complet-vert, laisse supposer que la verticalisation est bien effectuée. Ici, plus aucune ombre, sous le soleil exactement.

Bien à vous.

Myron d’Athènes

.
.
.

Deuxième bulle, « Prête moi ta voix » :
.
venus_de_milo_by_izabelaciesinska-d4xhjrm (2)
.
– Quoi, qu’est-ce que tu dis ?
– Je dis que si Vénus n’a plus ses bras et qu’en plus elle a une queue de poisson à la place des jambes, c’est une femme tronc.
– Tu es en train de me dire que Vénus est un arbre si j’ai bien compris ?
– En effet ! Et ce qui est remarquable, c’est que c’est un tronc couché.
– Un arbre qui se tiendrait parallèle au sol…
– Dont les racines et les branches ne seraient orientées ni vers le ciel, ni vers la terre, c’est assez troublant.
– Ce tronc ne serait pas relié. Mais alors, comment notre Vénus réussit-elle à vivre ? !
– C’est bien là tout le mystère de la vie. Pour l’instant, elle n’est que repos éternel allongée sur son banc.
– Est-il possible qu’elle puisse se redresser ?
– Il faudrait que Jésus passe et lui dise lève-toi et marche !
– Elle a une queue de poisson pour marcher sur l’eau, sans doute.
.
Conclusion :
.
– Plus besoin de déambulateurs diesels deux temps pour traverser les flots.
.
.
.
Troisième bulle, « Microcène décembrienne »

Un temps horizontal conjugué à un temps vertical, c’est un temps cruxiforme orthogénétique.

Publicités

Read Full Post »

Arbre généalogique Rougon Macquart

Exemple d’un spécimen : Photo prise par Emile dans le mille et un arbres

.
.
.

L’Agenda ironique pénélopédique de Pénélopédie

La famille des Bougons-Macabres était issue d’une branche aux ramifications multiples, dont les terminaisons s’étendaient sur plusieurs années, voire cinq générations, formant un réseau qui, vu de l’extérieur, ressemblait à un enchevêtrement de broussailles épaisses.
Broussailles épaisses suffisamment denses pour sembler impénétrables mais pour autant, s’il advenait qu’un observateur affûté et curieux se penche sur la généalogie, il pouvait identifier, alignés au niveau d’une petite intersection de l’extrême milieu, deux noms :
Deux noms dont l’un vous rappellera sans doute une personnalité célèbre en ces lieux, Cyclopédie.
Cyclopédie Bougon-Macabre avait été baptisée devant l’église par l’abbé Foiret, ses parents, grands collectionneurs, lui avaient offert une panoplie complète de prénoms, achetés à l’état civil pour la modique somme de deux timbres en vigueur.
La vigueur réglée – ceci dit, c’était une collection constituée par le contre-aïeul des Bougons-Macabres – restait à définir par lequel elle allait entamer sa carrière Cyclopédique.
Une carrière Cyclopédique qui allait bientôt devoir se partager avec une sœur, puisque naquit quelques années plus tard Pénélopédie, qui ne tarda pas à marquer un goût invétéré pour la chicane et qui s’accapara ainsi de plusieurs prénoms affectés d’origine à l’aînée.
D’originalité, la famille n’en manquait pas.
Pas besoin de préciser que l’ennui était un mot inconnu.
Inconnues aussi les diverses tâches réparties équitablement entre les deux sœurs ? Deux sœurs dont l’une, chargée du public relation de l’entreprise familiale, et l’autre veillant à ce que l’une reste dans le domaine de la vision claire de ce qui en faisait la nature, géraient brillamment et en parfaite coordination la collection de collections qui faisait la renommée de l’entreprise.
Entreprise en butte aux aléas de la modernité, et qui n’échappait bien évidemment pas aux technologies ni à la performance de la rentabilité aussi.
Aussi, lorsque Cyclopédie se mit en tête de partir à l’exploration d’internet par le biais de Monsieur Windows, Pénélopédie, constatant la lenteur de ses progrès, décida tout de go de donner un petit coup de main à sa sœur.
Sœur d’autant plus proche, qu’elle en vint à ressentir la grande détresse et décida de s’attaquer tout de go à la question.
Question de stra question de T question de gis.
Gis du verbe gésir ou du groupement d’intérêt scientifique ?
La science de Pénélopédie en matière de chicane allait s’avérer tout aussi originale que la collection de prénoms de sa tendre sœur Cyclopédie qui venait d’essayer celui de Sinistrosa et semblait ne pas en retirer un immense plaisir.

Lettre de Pénélopédie à sa sœur Cyclopédie

Ma chère, ma tendre, mon petit tombeau, ma petite crypte d’acharnement relationnel, tu vas devoir toucher la limite de la science qui est la tienne en constatant que tes relations avec internet par l’intermédiaire de Windows et quelle que soit la version de ce personnage ne porte aucun fruit fructueux, si ce n’est celui de te rendre malheureuse et complètement blasée. Il se véhicule tant et tant de pensées, d’à-prioris, de fausses informations, d’idées folles que le risque d’addiction me semble dépassé depuis longtemps, mettant en relief le fait que la 3D n’est pas encore installée dans ton programme d’exploitation. Mais en plus, si la troisième dimension devait s’installer pour mettre en reliefs tout ce fatras d’informations soûlantes, j’ai bien peur que ce labyrinthe n’en devienne impossible à traverser. Le whisky ne fait pas le bonheur.
Aussi je te recommande vivement de faire appel au bon curé Foiret pour prendre le chemin du Styx qui te conduira directement en Enfer. Là, tu découvriras les joies de la torture, les bonheurs simples des lamentations, des pénitences, ainsi que toutes les merveilleuses découvertes de souffrances diverses et variées, d’infinis chagrins qui n’auront de cesse de te combler.
L’Abbé Foirest te conduira à travers toutes la diversité des plaisirs funestes, frelatés et variés, transitant de concert vers une clairière où se situe la bombe qui va mettre le feu à cet enfer, réduire en poudre cet univers idéal et le détruire en un quantième cinquante de seconde, totalisant ainsi la totalité des misères de ce monde en un point aigu dominant la vallée des rêves de larmes jusqu’à désinstallation complète.
Là, tu n’auras qu’une infinitésimale étincelle de raison pour faire face à la situation et sortir du logiciel en courant ventre à terre. Tâche de faire en sorte que le bon abbé Forest te suive et s’en sorte aussi.
Tu te retrouveras alors devant un immense château entouré de broussaille.
Si tu entres, l’épreuve ne fait que recommencer. Dormir cent ans, tu n’es pas tentée ?
Alors un conseil, éteins ton ordinateur et va te promener dans la forêt des mille et un arbres généalogiques.
La chance que nous avons c’est qu’elle a été entretenue par le si charmant conte de Paradou Bougon-Macabre et qu’elle est habitée par tout un tas de créatures toutes plus singulières les unes que les autres. Prend le temps de les rencontrer, ces créatures sont dotées de mille et une qualités qui te seront utiles pour vivre. Lorsque tu arriveras au manoir du conte érigé au milieu d’une grande clairière, appelle moi, je poserai quelques jours de vacances pour te rejoindre et te présenter mon vieil ami le contre de Paradou Bougon-Macabe.
Son manoir héberge l’ensemble des âmes de nos chers disparus ainsi qu’une partie de celles à disparaître. Leur compagnie te fera le plus grand bien.
Ne me remercie pas, c’est bien naturel.
Je t’embrasse de tout cœur.
.
Pénélopédie
.
Avec tout l’amour fraternel que je te porte.
P.S. Si tu veux renouveler le genre, c’est chez l’écrevisse que ça se passe ce mois-ci.
Lance-toi et fais-toi plaisir.
Mais attention, tu as jusqu’au 19 novembre pour te lâcher.
Bonne inspiration.
.
.
.

Arbre des espèces

Spécimen singulier unique en la forêt

 

Read Full Post »

L’ignorance

.
.
.

« La radio est un ennemi, un ennemi impitoyable qui irrésistiblement avance et contre qui toute résistance est sans espoir » ; elle « nous gave de musique […] sans se demander si on a envie de l’écouter, si on a la possibilité de la percevoir », de sorte que la musique est devenue un simple bruit, un bruit parmi des bruits.
.
Milan Kundera, « L’ignorance ».
.
.
.

Vache et nuages

Jeff Faust Art                  http://www.jefffaust.com/two.shtml

 

.
.
.

De l’ignorance ce que je sais,
Sait bien que j’ignore tout du fait,
Qui fait de l’intériorité,
Une vraie matérialité.
La connaissance est unité,
Avec un discours simplifié,
Où l’ignorance valorisée,
Devient le temple du savoir,
Pour peu que tu perdes l’espoir,
Relatif à cette unité.
.
.
.

Read Full Post »

Si quelqu’un m’avait dit qu’une baleine à l’accordéon irait demander à la lune si le meunier dormait encore, je lui aurais répondu que la musette a une java bleue, un moulin rouge, une valse des jours heureux, mais pas de réponse pour baleine ou accordéon, et encore moins pour les rêves d’accordéonistes, qu’ils soient meuniers ou pas.

Sinon, trêve de plaisanterie, l’agenda ironique de mai est hébergé par Marianne et Alphonsine.
Marianne c’est ici :
https://marianneslavan.wordpress.com/2017/05/01/agenda-ironique-teasing/
Alphonsine c’est là :
https://desnoeudsdansmonfil.blogspot.fr/2017/05/lagenda-ironique-partage-de-mai.html
En attendant, je me demande bien ce que la lune va répondre.

Read Full Post »

Featured Image -- 5712.
.
.
Pour l’agenda ironique d’avril, an de grâce 2017, l’écrevisse déploie toute sa fantaisie !
Pour notre plus grande perplexitude.
Trouver des mots en « itude », hurluberlus de surcroît, voici l’un de nos challenges à relever.
L’autre, c’est d’embarquer.
On ne sait pour où, on ne sait sur quoi, et on ne sait quand.
J’en oublie un peu, le mieux, c’est quand même d’aller lire chez l’écrevisse.
Suivez ce lien :
https://ecriturbulente.com/2017/04/01/agenda-ironique-etes-vous-prets-a-appareiller/
L’éventualitude, c’est d’avoir l’éventail des possibles à portée de strophes.
Par exemple :
.

Une baleine d’avril,
Suspendue à un fil,
Baladait son sourire,
De Joconde Boréale.
.

Un corbeau étonné,
Lui tint ce franc-parler.
.
Votre allure estivale,
Sous la pluie n’est pas pire,
Que notre archi-duchesse,
Qui sèche et archi-sèche.
.
.
😉

Écri'turbulente

Me voici désignée « Captain Events », en ce quatrième mois de l’an de Grâce 2017.

Je vous propose donc de partir en croisière.

Voilier ? Bateau de pêche ? Cargo ? Paquebot ? Péniche ? Pirogue ? Canot pneumatique ? Brise-glaces ? Chalutier ?

Vous choisirez l’embarcation, vous l’imaginerez, vous la décorerez, la baptiserez… Vous daterez la traversée… Quand vous vous déciderez à lever l’encre (oui, quand même), vous déterminerez l’itinéraire et les escales : L’île des Lettres ? L’île des Mots, des maux, des morts ? L’île des Étrangers ? Les îles Glamour ? L’île d’Éros ? Ou bien ?

Une fois l’équipage constitué, vous embarquerez les passagers et vogue la galère !

Une narration à la première personne (lettres, journaux intimes, carnet de bord ou de voyage, etc).

Vous avez devant vous 22 jours de navigation (c'est-à-dire jusqu'au 23 avril),1 000 mots maximum pour conter cette expédition nautique, 

View original post 21 mots de plus

Read Full Post »

Je sens que ça va dépasser tout ce que l’on a pu déjà connaître à travers les mois passés de l’agenda ironique. Il n’y en avait qu’une pour nous faire sortir de notre raison, et je crois qu’elle va réussir son pari.
Mais quel est donc ce petit boulon qui se dévisse ?
Est-ce le boulon de la jaunisse,
Ou bien celui qui se déplisse ?
Est-ce le boulon des doux délices,
Ou bien celui des artifices ?
Ce n’est qu’un boulon d’ironie,
Un boulon de ma mise en plis,
Après une vrille de février,
ça méritait bien de friser.
Oui mais friser n’est pas folie,
Puisque folie est dépasser.
Alors dépasser la folie,
C’est encore plus loin composer.

Merci monesille, qui prend le relais de mars à l’agenda ironique 2017.

monesille

Me voilà bien ! Je m’étais proposée pour organiser l’agenda ironique de Mars, mais persuadée qu’Ariel Littel relèverait le défit du mois dernier comme il  avait remporté le concours, haut la main, j’attendais sagement le thème et l’organisation et je n’ai RIEN préparé !  Bon. Je m’y colle immédiatement de suite; vous allez vivre en direct la réflexion sur le choix d’un thème qui laisse cours à l’imagination sans faire dissert de lycée, le genre de truc qu’on trouve génial du fond de son lit et qu’au matin, tout froissé de nuit, vous trouvez grelottant de timidité sur un coin de votre bureau et vous  suppliant : non, non, pitié, pas moi, je ne vaut pas un fifrelin !

bouffon2

Qu’est ce que je pourrais bien vous proposer ? Qu’est ce que j’aime ? En ce moment je lis beaucoup d’Histoire, avec de grandes haches même s’il  y a beaucoup de…

View original post 245 mots de plus

Read Full Post »

poemes-de-france-n10-15-avril-1915-victor-hugo
.
.

Où nagent les étoiles,
Lorsque l’eau du delà,
Tarit sous la chaleur du voile,
Qui couvre leur royaume,
Où brillent les toits de chaume,
Et leur paille de roseaux,
Sous les feux et l’arôme,
Des entre-deux trépas ?
Elles nagent à Canicule,
Le pays d’Oasis,
Où songent les renoncules,
A l’ombre des canisses.
Elles nagent dans l’air flottant,
Au parfum de volcan,
Qui irradie, brûlant,
De son courant croissant,
Le lit des flots de là.
Elles nagent entre deux eaux,
Louvoient la grande voile,
Entre chèvre, entre-joie,
Et choux en forme de poire,
Et les ruisseaux ciboires,
Des eaux en claires-voies.

Read Full Post »

Older Posts »