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Archive for the ‘Non classé’ Category

L’ignorance

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« La radio est un ennemi, un ennemi impitoyable qui irrésistiblement avance et contre qui toute résistance est sans espoir » ; elle « nous gave de musique […] sans se demander si on a envie de l’écouter, si on a la possibilité de la percevoir », de sorte que la musique est devenue un simple bruit, un bruit parmi des bruits.
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Milan Kundera, « L’ignorance ».
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Vache et nuages

Jeff Faust Art                  http://www.jefffaust.com/two.shtml

 

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De l’ignorance ce que je sais,
Sait bien que j’ignore tout du fait,
Qui fait de l’intériorité,
Une vraie matérialité.
La connaissance est unité,
Avec un discours simplifié,
Où l’ignorance valorisée,
Devient le temple du savoir,
Pour peu que tu perdes l’espoir,
Relatif à cette unité.
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Si quelqu’un m’avait dit qu’une baleine à l’accordéon irait demander à la lune si le meunier dormait encore, je lui aurais répondu que la musette a une java bleue, un moulin rouge, une valse des jours heureux, mais pas de réponse pour baleine ou accordéon, et encore moins pour les rêves d’accordéonistes, qu’ils soient meuniers ou pas.

Sinon, trêve de plaisanterie, l’agenda ironique de mai est hébergé par Marianne et Alphonsine.
Marianne c’est ici :
https://marianneslavan.wordpress.com/2017/05/01/agenda-ironique-teasing/
Alphonsine c’est là :
https://desnoeudsdansmonfil.blogspot.fr/2017/05/lagenda-ironique-partage-de-mai.html
En attendant, je me demande bien ce que la lune va répondre.

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Featured Image -- 5712.
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Pour l’agenda ironique d’avril, an de grâce 2017, l’écrevisse déploie toute sa fantaisie !
Pour notre plus grande perplexitude.
Trouver des mots en « itude », hurluberlus de surcroît, voici l’un de nos challenges à relever.
L’autre, c’est d’embarquer.
On ne sait pour où, on ne sait sur quoi, et on ne sait quand.
J’en oublie un peu, le mieux, c’est quand même d’aller lire chez l’écrevisse.
Suivez ce lien :
https://ecriturbulente.com/2017/04/01/agenda-ironique-etes-vous-prets-a-appareiller/
L’éventualitude, c’est d’avoir l’éventail des possibles à portée de strophes.
Par exemple :
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Une baleine d’avril,
Suspendue à un fil,
Baladait son sourire,
De Joconde Boréale.
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Un corbeau étonné,
Lui tint ce franc-parler.
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Votre allure estivale,
Sous la pluie n’est pas pire,
Que notre archi-duchesse,
Qui sèche et archi-sèche.
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Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

Me voici désignée « Captain Events », en ce quatrième mois de l’an de Grâce 2017.

Je vous propose donc de partir en croisière.

Voilier ? Bateau de pêche ? Cargo ? Paquebot ? Péniche ? Pirogue ? Canot pneumatique ? Brise-glaces ? Chalutier ?

Vous choisirez l’embarcation, vous l’imaginerez, vous la décorerez, la baptiserez… Vous daterez la traversée… Quand vous vous déciderez à lever l’encre (oui, quand même), vous déterminerez l’itinéraire et les escales : L’île des Lettres ? L’île des Mots, des maux, des morts ? L’île des Étrangers ? Les îles Glamour ? L’île d’Éros ? Ou bien ?

Une fois l’équipage constitué, vous embarquerez les passagers et vogue la galère !

Une narration à la première personne (lettres, journaux intimes, carnet de bord ou de voyage, etc).

Vous avez devant vous 22 jours de navigation (c'est-à-dire jusqu'au 23 avril),1 000 mots maximum pour conter cette expédition nautique, 

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Je sens que ça va dépasser tout ce que l’on a pu déjà connaître à travers les mois passés de l’agenda ironique. Il n’y en avait qu’une pour nous faire sortir de notre raison, et je crois qu’elle va réussir son pari.
Mais quel est donc ce petit boulon qui se dévisse ?
Est-ce le boulon de la jaunisse,
Ou bien celui qui se déplisse ?
Est-ce le boulon des doux délices,
Ou bien celui des artifices ?
Ce n’est qu’un boulon d’ironie,
Un boulon de ma mise en plis,
Après une vrille de février,
ça méritait bien de friser.
Oui mais friser n’est pas folie,
Puisque folie est dépasser.
Alors dépasser la folie,
C’est encore plus loin composer.

Merci monesille, qui prend le relais de mars à l’agenda ironique 2017.

monesille

Me voilà bien ! Je m’étais proposée pour organiser l’agenda ironique de Mars, mais persuadée qu’Ariel Littel relèverait le défit du mois dernier comme il  avait remporté le concours, haut la main, j’attendais sagement le thème et l’organisation et je n’ai RIEN préparé !  Bon. Je m’y colle immédiatement de suite; vous allez vivre en direct la réflexion sur le choix d’un thème qui laisse cours à l’imagination sans faire dissert de lycée, le genre de truc qu’on trouve génial du fond de son lit et qu’au matin, tout froissé de nuit, vous trouvez grelottant de timidité sur un coin de votre bureau et vous  suppliant : non, non, pitié, pas moi, je ne vaut pas un fifrelin !

bouffon2

Qu’est ce que je pourrais bien vous proposer ? Qu’est ce que j’aime ? En ce moment je lis beaucoup d’Histoire, avec de grandes haches même s’il  y a beaucoup de…

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poemes-de-france-n10-15-avril-1915-victor-hugo
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Où nagent les étoiles,
Lorsque l’eau du delà,
Tarit sous la chaleur du voile,
Qui couvre leur royaume,
Où brillent les toits de chaume,
Et leur paille de roseaux,
Sous les feux et l’arôme,
Des entre-deux trépas ?
Elles nagent à Canicule,
Le pays d’Oasis,
Où songent les renoncules,
A l’ombre des canisses.
Elles nagent dans l’air flottant,
Au parfum de volcan,
Qui irradie, brûlant,
De son courant croissant,
Le lit des flots de là.
Elles nagent entre deux eaux,
Louvoient la grande voile,
Entre chèvre, entre-joie,
Et choux en forme de poire,
Et les ruisseaux ciboires,
Des eaux en claires-voies.

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Je partage mes découvertes.

Devenir soi-même fait surgir un être nouveau. Certains être humains sont nés à eux-mêmes d’une manière foudroyante et ont parfois éprouvé le besoin de changer de vie, éventuellement de changer de nom, tant ils avaient l’impression de ne plus avoir grand-chose en commun avec celui qu’ils avaient été. Cette aventure est vieille comme le monde. De nombreux sages ne parlent que de cette nécessité de passer du moi au soi, pour employer des mots faciles à comprendre. Je crois que c’est un besoin impérieux pour chacun que de délivrer son soi. Le moi, c’est l’individuel, le particulier, l’égocentrisme. Quand le moi a été dépassé, il naît un être nouveau : autre regard, autre manière d’être, autres idées, autres rapports avec les autres, avec le monde… Une vie autre commence.”

Charles Juliet

http://processusmonomaniak.tumblr.com/page/7

J’établis mon programme.

Règle numéro 1 : Je veux pouvoir écrire tout ce qui me passe par la tête.
Règle numéro 2 : Je souhaite, demande et exige que ce que j’écris ne soit pas considéré comme toujours vrai. Que de fumeuses théories ne soient pas montées à partir de mes textes, les rendant complètement ineptes et hors de propos.
Règle numéro 3 : Respectez la liberté d’autrui. Par exemple, quand je dis que j’ai raison, dites oui, ou encore, quand je dis que c’est comme ça, si c’est autrement, prouvez-le.
Règle numéro 4 : Respectez l’auteur, il vous en sera reconnaissant. L’auteur est une autrice comme une autre. Respectez aussi sa mauvaise fois.
Règle numéro 5 : Commencez à essayer d’écrire, si vous avez envie de critiquer négativement, après, on en reparlera.
Règle numéro 6 : Je suis parano ? Et alors, ça gène quelqu’un ?
Constat numéro 7 : J’ai déjà bien du mal à vivre avec moi-même, ma propre critique, mon propre jugement, alors, comment voulez-vous que je supporte ceux des autres ?
Conclusion numéro rien du tout : Voilà, c’est dit !
Introduction numéro tout du rien : Bonne lecture à tous.

L’usine d’inspiration

Dans les pays de Cocagne, comme dans les autres, il existe des artistes à cours de créativité. Certains le vivent comme un soulagement, d’autres comme une fatalité, une catégorie d’entre eux se recycle dans l’enseignement, dans le coaching, ou même en tant que consultants d’entreprise en bâtiment, mais ceux là, ce sont seulement les peintres. Et puis ceux qui le souhaitent vont à l’usine d’inspiration, ouverte en 1936, année de l’ouverture des droits à congés payés.
« Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires à l’inspiration se sont allongés au xxe siècle par l’action législative : de deux semaines en 1936, ils passent à 3 en 1956, puis à 4 en 1969 et enfin à 5 semaines en 1982. Nous envisageons un renversement simple dès l’ouverture de la salle des conciles. »
Un travail de recherche sur la relation entre les deux ouvertures serait susceptible d’être en cours.
Les scientifiques sont formels, l’alternance entre les temps de production et les temps de congés payés est primordiale. Un dernier appareil permettra dans l’avenir de réunir les deux temps, non pas pour n’en faire qu’un, mais bien plutôt pour permettre le passage de l’un à l’autre en fonction non pas de la législation en vigueur, mais bien de l’état du créateur au moment de son engagement.
La conversion est déclinée en plusieurs sous-temps, sous-tendus par l’idée que la graduation des espaces chronologiques est importante. Il s’agit non pas de passer du noir au blanc, par exemple, mais bien d’accéder délicatement de l’un à l’autre en utilisant tous les tons, les ombres comme les lumières, afin de détenir le panel le plus large possible du spectre concerné. Ainsi, passer du rouge au vert semble encore impossible aux artistes peintres, alors que déjà les ouvriers de l’usine en ont une pratique régulière, reliant le ton le plus aigu du chromographique rubis à la nuance la plus ingénue du vert printemps, nous envisageons de rebaptiser l’usine d’un « à l’impossible n’y pensez plus », résumant en un mot le seuil d’intolérance du bruit que font les fourneaux, produisant du probable à toute heure comme s’il s’agissait de l’apprentissage d’un alphabet au demeurant si simple que tous l’auraient déjà oublié, à peine intégré.
Voilà, je suppose que tout ceci est bien plus clair maintenant que vous avez lu cet article. La réduction du temps de créativité n’ayant pas encore été évoquée par les employés de cette même usine, nous n’avons pas encore prévu de décret ni ni ni ni ni note de service à ce sujet. Il serait bon toutefois que le patronnât envisage la création d’un groupe de réflexion avant même que la question ne se pose. Ainsi, cela permettrait de baliser toute forme de soulèvement temporel quel qu’il soit. Sachant combien remettre le temps en place est une affaire compliquée.

Je vous remercie de votre attention.

Le président de Bâlépapattes, en Géorgie

– Non !!!! Tu vas pas faire ça ?
– Tu parles ! Haut les mains, peau d’lapin !
– Pffff que t’es bête !
– Et alors ! Ça gène quelqu’un ici ?
– Que tu sois bête ?
– Oui.
– Non.
– C’est oui, ou c’est non ?
– C’est oui, tu en doutes encore ?
– Pffff que t’es bête !
– Et alors ! Ça … etc etc

On appelle ça un disque rayé.
Un peu comme quand la chanson s’arrête en boucle sur les paroles du microsillon, écoutez plutôt lesquelles :
Je vous aime.
Mais comme la platine n’aime pas user ce mot, au risque de lui ôter tout sa saveur, elle l’économise et ne le sert qu’aux grandes occasions.
Si vous souhaitez faire une réclamation à ce sujet, prière d’écrire au concile des déclarations d’amour dont nous vous communiquons l’adresse ici même.

Père Noël
Septante treize, rue du réveillon
Fin de la tournée en rennes
60000 Sapins

בלב שלם, תודה אדוני היושבראש.

 

L’usine d’expiration.

Inspire, expire, c’est dans l’ordre de la respiration, dans l’ordre de l’existence, dans l’ordre de la destinée humaine.
– Bon, c’est pas l’tout, mais nous, on a du taf !
– C’est bien l’moment d’y penser, tiens ! T’as vu l’heure ?
– Oh, arrête avec ce bidon d’temps. On a l’temps qu’on prend, un point !
– Cétou ?
– Cétou !
Ces deux là, vous les avez sans doute reconnus, ce sont la Louisette Dezan et l’Herman Castain. Deux chercheurs de génie qui ont tellement frisé la catastrophe avec leurs découvertes que dorénavant, lorsqu’ils cherchent, ils se gardent bien de trouver quoique ce soit pour ne plus avoir à constater les conséquences désastreuses, comme celle d’un monde qui se ramollirait, ou encore, une remontée des bretelles pour tous.
Cette fois, planqués derrière une haie de troènes, ils observent l’usine d’expiration du pays de Cocagne. Il y a eu une explosion cette nuit, à exactement 3 heures du matin, et les enquêteurs, dépêchés sur place, grattent, retournent, fouillent les décombres, afin de chercher les rescapés. On dirait des poules dans une cour de ferme en train de gratter la terre et d’y chercher le ver de terre plus gros que celui du voisin. C’est que l’usine, elle, tourne 24 heures sur 24, vous pouvez donc en déduire et en toute logique qu’à cette heure tardive de la nuit, ou matinale du jour, c’est comme vous voulez, les ouvriers en place, même en nombre réduits, sont bien à leurs postes de travail. Il s’agit pour cela d’observer attentivement les écrans du poste de commande, d’identifier sur l’ensemble de la surface de la terre qui est en passe de relâcher son âme à l’éther, et de l’aider en attendant l’heure propice, en s’introduisant auprès du futur défunt pour faire surgir en son esprit mourant la grande lumière divine l’accompagnant vers le sommeil du juste, pas trop éternel, car que vous le croyiez ou pas, les morts travaillent, oui messieurs dames, ils travaillent, et même beaucoup ! C’est un scoop, n’est-ce pas ? Et bien, certains d’entre vous accueilleront sans doute la bonne nouvelle, car ceux là ne sont pas des feignants, les autres baisseront légèrement le son de leur ordinateur, de ce texte, et encore, zapperont pour changer de chaînes.
Bien, à partir de là, les observations de nos deux chercheurs font état de quoi.
– Déjà, tout est calciné ! Les pompiers sont sur place, ils soulèvent les restes du bâtiments noircis, mais pas un seul morceau de corps pour l’instant n’a été retrouvé.
Ah ! J’en vois un qui picore !
Non, finalement, rien.
On peut supposer que la violence de la déflagration n’a laissé aucune chance à une quelconque forme de vie, ici radio K Gibis, les cintrés parlent aux cintrés.
– Arrête Herman, ils vont nous virer à l’ORTF* si tu continues !
– Pffff ! Si on peut même plus rigoler ! Déjà que je viens d’apprendre que même morts, il faudra encore travailler, je comprends pourquoi l’Al cas Idé a décidé de faire sauter tout ça ! C’est une usine à y crever, oui.
– Qui c’est encore que cette Idé Al l’Herman ?
– Ah ! Je n’t’ai pas raconté ?
– Raconté quoi mon bon homme ?
– Et bien une journée de printemps, alors que je bossais sur un compte-rendu de réunion terriblement ennuyeux, et que je cherchais un terme approché pour faire un raccourci entre le pont de chemin de fer de l’occident retard et le terminus de Bruxelles selle, j’ai entendu un grand bruit dans ma fenêtre. Je me suis retourné, et là, surprise, une forme s’était dessinée en volume sur le carreau. La femme de ménage était passée la veille, et les vitres avaient été faites flambantes invisibles. Non seulement la vitre n’était pas cassée, alors qu’il faisait encore trop froid pour ouvrir les fenêtres, mais le plus étonnant, c’est que sur cette vitre, alors, j’ai pu y voir le visage d’un chat !
– Probablement un oiseau qui n’a pas vu les vitres ?

– Probablement ! Il n’empêche que ce portrait est resté des mois et des mois, c’est dire si ma femme de ménage vient souvent faire les vitres.
– Je comprends mieux.
– Bon, on fait quoi, maintenant qu’on sait qu’il n’y a eu aucune victime ?
– J’sais pas ! On n’avait pas une autre recherche en cours ?
– Si !
– Alors allons-y !
– C’est parti mon…
– Ouf ! J’ai bien cru que tu allais dire la suite. Sinon, c’est comme la marine, on était cuits.
– Tu veux parler des Hollandais ?
– Oui, ceux qui ont définitivement fait expirer les derniers dodo de la planètes.
– L’explosion ?…
– Chut.
– Il faut bien un Dodo émissaire.

ORTF* Ordinaire remake terriblement fade
Les Gibis : http://www.gabuzo38.fr/shad_persons.html

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Vous avez dit invisible, c’est l’agenda ironique de décembre 2016 qui clôture l’année ici, chez Coquelicot, et c’est bizarre…
Frémissez sous la caresse du vent, sous le regard des étoiles, voici l’onde, le souffle, voici le réveil de la force.

Bizarreries & Co

C’est avec plaisir que j’accueille sur mon blog l’Agenda Ironique de décembre!

Un Agenda hivernal… Allez, on se calme, on se pose. L’heure est au ressourcement (que ceux qui aiment le grog et le vin chaud lèvent la main…) Prenons exemple sur la nature : elle s’est repliée dans le secret de la terre et reprend des forces avant l’explosion du printemps. Tout est là, bien en vie mais aussi bien caché…

Pour l’Agenda Ironique du mois de décembre, je propose donc comme thème : « Mondes invisibles »

Nouvelles, poèmes, contes, images… Lèverez-vous un coin du voile? Quel sera votre monde invisible?

Les dates? Disons qu’elles rimeront avec réveillon : Jusqu’au 24 pour envoyer les textes, votes du 25 au 30, proclamation des résultats le 31 décembre.

Et merci à tous de m’avoir attendue pour ce dernier Agenda de l’année!

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