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Archive for mars 2019

Edité mais pas tout de suite.
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Fils et laines Démêler les brins
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J’avais décidé d’écrire ce matin, sans rien pour me guider, sans grandes convictions, comme ça. J’avais parcouru une multiplicité de fils colorés, dévidé la bobine de la contemplation, emmêlé les pelotes dans la main de l’idée, jusqu’à en perdre l’essentiel dans la vapeur argentée de l’indivisible.
C’est en prenant le vent de face que j’ai compris de quoi il s’agissait. Nous avions un engagement, celui de réfléchir. Alors, sommes toutes, puisque le théorème de la surface réfléchissante était au carré de la complaisance, il suffisait pour en faire usage de ne pas trop en faire usage.
Dit comme ça, la réflexion me paraissait contradictoire, et pourtant, elle ne l’était en rien.
Il suffisait de laisser advenir.
Ainsi, en sortant sillonner la plaine de la destinée, le troupeau de lignes manu-portées s’est éclairé comme un lampadaire. Tilt ! Entends donc les cliquetis que font les crans de la roue de l’horloge. Le berger les tenait tous dans le creux de son âme, et j’essayais de dénouer ses différentes couleurs pour en ordonner les entrelacs.
S’étaient entassés, inaudibles mélanges, de graves graphes aux yeux soulignés d’éoliennes, de sages beugles empanachés de mèches sévères, de curieux épicentres de la pensée Baruchéenne.
La première sorte consistait à trier, étriller.
Dépistez les sentes, me soufflait Favonius, et ne vous laissez pas décourager par la multitude. Elle n’est là qu’en spectatrice aveuglée d’ores et déjalasses.
N’empêche que ça tournait tellement en rond que ça en devenait impitoyable.
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Dans le rond, il y a :
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Des baleines mitoyennes
Des doyennes ballottantes
Des ballots chevrotants
Des chèvres de printemps
Des brindilles de poésie
Des poètes têtes en l’air
Des airs de rien
Des riens du tout
Des touts et des babillages
Des âges avancés
Des reculs angulaires
Des Capulets.
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Autour du rond il y a :
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Des vers solidaires
Des marquis de la tronche en biais
Des bipèdes à l’allure d’oiseaux
Des flammes d’en faire
Des faire-part de communion
L’invariable longévité de l’être
L’actualité des commodes
La commodité des lieux communs
L’arc de l’idée
La flèche de la précision
Le centre de l’alentour
Le rayon gamma
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Avec ça, l’égalité du doux Thé n’était plus à démontrer.
J’avais bien fait de me décider à écrire, ce matin.
Après tout, pourquoi ne serions nous pas de temps en temps en droit de ne rien avoir à dire ?
Puisque c’est le mors aux dents et la fleur au fusil que l’étrier de la comète se révèle à lui-même.

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Fils et laines emmêlés pelote-de-laine-emmelee_7

Oui, bon, ça va, hein !!!

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C’est ailleurs

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Plume métallique 2
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Le microcène précambrien poétique se fouille à la plume fine Joseph Gillot n°303. Le creux de son souffle indique à quel endroit la plume va creuser encore plus profond les mystères de l’existence. C’est dans un recueillement silencieux que l’oiseau s’est mis à chanter. Il n’était ni sur la page de papier blanc, ni sur la pointe de la plume, ni sur l’encre chinoise aux arabesques tendres encore innées. L’étendue de la feuille s’étendait à l’infini, jusqu’aux confins du visible. Dans l’atmosphère de l’espace-temps, dans la vitesse de la lumière, dans l’enchantement de l’invention. C’était ailleurs, l’oiseau s’était mis à chanter avant même que d’être créé.

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plume métallique 5
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Le printemps des poètes, c’est du 9 au 25 mars 2019

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Printemps des poètes 2019 2
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Ce matin en sortant de ma douche, je me suis arrêtée devant la penderie pour choisir une tenue adaptée à la saison.
Lorsque j’ai voulu prendre le petit pull gris que j’affectionne tout particulièrement, la manche du blouson en jean m’a attrapé le bras. J’ai senti le tissu rugueux retenir mon geste, et croyant tout d’abord à un hasardeux accrochage, (ma penderie est pleine comme un œuf), j’ai écarté vivement la manche et replongé mon bras vers l’étoffe repérée précédemment. Quelle ne fut pas ma surprise de voir toutes les manches des vestes se placer en travers de mon chemin et d’entendre soudain :
– Non, pas question de sortir prendre l’air aujourd’hui.
Les vêtements avaient l’air très sérieux.
Je me suis placée devant la porte grande ouverte, campée sur mes deux pieds, et leur ai demandé.
– Qu’est-ce qui vous arrive ?
Le premier cintre s’ouvrit d’un grand sourire et, montrant du crochet le calendrier mural, me répondit.
– Les vêtements ont droit à leur premier mai, ne compte pas sur eux !
– Mais… Mais… !!! Nous ne sommes pas le premier Mai !
– Et alors ? Un premier Mai le 10 Mars, qu’est-ce que ça peut faire ? Nous, on ne bouge pas, c’est compris ?
Devant le ton péremptoire des vêtements, prise au dépourvu, je n’ai trouvé qu’à bafouiller platement :
– Mais enfin, qu’est-ce que je vais mettre, moi ?
Le petit pull gris ouvrit alors largement son encolure pour prononcer ces quelques mots.
– Et bien, tu n’as qu’à t’habiller de poésie !
Stupéfaite, j’ai entendu le peignoir de bain ricaner, et la combinaison de ski s’est rencognée dans le fond de la penderie d’un coup de zip pincé.
J’ai voulu tirer sur le petit pull gris mais il avait disparu sous un monticule de lainages colorés.
La même petite voix que tout à l’heure, amortie sous les étoffes, rajouta alors.
– Puisque c’est le printemps des poètes, nous, on va se reposer les fibres, pendant que toi, tu iras chercher de quoi t’habiller dans l’art poétique.
Plusieurs voix surenchérirent.
– Notre premier mai à nous, ce sera cette année du 9 au 25 mars, et ce 20ème printemps tournera autour de la beauté, alors, c’est plutôt chouette, non ? Nous t’avons fait grâce du 9, tu devrais nous en être reconnaissante.
Désemparée, j’ai acquiescé, puis me suis mise à réfléchir.
S’habiller de poésie sur le thème de la beauté, ça n’allait pas être coton, mais alors pas coton du tout ! Enfin, je n’allais tout de même pas sortir en peignoir de bain.
Alors j’ai pris un crayon, du papier, et me suis installée à mon bureau.
Ensuite, j’ai commencé à écrire.

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Pour m’habiller de poésie,
J’ai tissé du verbe et du bruit,
Et les oiseaux sont arrivés,
Chargés de plumes ramassées,
Et les abeilles ont déposé,
Du miel d’or, des fleurs d’été,
Et la lumière s’est irisée,
Autour de la trame de papier,
Et soudain une robe arc-en-ciel,
Déplia deux superbes ailes,
Pour se glisser autour de moi,
Dans un lent mouvement de dentelles,
J’ai vu un bas de pyjama,
Glisser doucement sous les doigts,
Des gants de peau doublés de soie,
Et se plier sur un dossier,
Pour s’endormir les poings fermés,
Un escarpin couleur soleil,
Prit la mesure de mes orteils,
Puis d’un talon preste et léger,
Claqua son pas de menuet,
Pour dire à l’autre d’arriver.
A que d’atours, me dit le jour !
Seriez-vous la muse de l’amour,
Que la nature vous vêtisse,
Presque aussi bien qu’une pelisse ?
Une brise légère et passagère,
Couvrit mes épaules d’un ton fier.
Que dis-tu donc, jour des poètes ?
Mais où as-tu donc mis ta tête ?
La beauté n’est rien à côté,
De la plus profonde des bontés !
Et de l’amour, qu’en sait le jour ?
Le cœur de la nuit est serré,
Devant la splendeur des étoiles,
Mais le cœur de la nuit dévoile,
La beauté bien mieux que la moelle,
Des os qui furent sous la pelisse,
Du temps de l’animal en vie.
Ainsi le jour de poésie,
Habillé des bruits et du verbe,
Redressa là toute sa superbe,
Et lança une rime à la pluie,
Pour qu’elle arrose le vert de gris.
La bonté qui passait par là,
Devant la couleur en émoi,
Décida que le vert serait,
De l’arc-en-ciel le mieux paré.
L’amour alors prit son envol,
De son arc et d’une parabole,
Enveloppa toute la beauté.
Ainsi de sa lumière nimbée,
Le jour en fut tout rhabillé.
C’était un dimanche enchanté.
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Jasmine
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Mais je n’étais toujours pas habillée. Enfin, c’était étrange, je l’étais mais je ne l’étais pas. Alors j’ai attrapé un rayon de lumière sur lequel j’ai tiré, puis me suis vêtue d’un morceau de ciel bleu où naviguait un petit nuage tout blanc.
Mes charentaises en peau de mouton acceptèrent de me chausser à condition que je leur retire les talons aiguille inconfortables qui leurs piquaient la fourrure.
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Le lendemain était un lundi. Le placard resta fermé à toute sollicitation, les portes coulissantes bien bloquées, ramassées sur elles-mêmes. On les aurait crues presque comme prêtes à bondir.
J’ai un peu essayé d’insister pour les ouvrir, sans succès, et repensant à la rébellion de la veille, je manquai de courage pour affronter à nouveau toutes les manches des vêtements.
Je me suis dit : Il faut trouver un autre poème habillé.
Cette fois, la rime se refusa à moi. J’essayai la prose. Pas mieux.
Je me suis souvenue qu’il y avait un grand sac à grains en jute au grenier, vestige du temps où toute notre famille se réunissait pour participer au prix inter-poulaillers.
En taillant trois ouvertures pour laisser passer la tête et les bras, j’ai réussi à bricoler une tenue rudimentaire.
En matière de poésie, cette fois, ça faisait plutôt beauté rupestre.
Je préférais ma robe arc-en-ciel mais elle avait décidé, elle aussi, de résister en restant clouée sur le calendrier des effets de fées. Et puis, tout bien réfléchi, un nuage, même entouré de ciel bleu, c’est tout de même un peu humide.

Voilà !
Je me disais :
Et vous,
Si vous deviez vous habiller de poésie,
Vous le feriez comment ?

Géraldine écrit :
Le verbe plisser croisait ses deux s autour du chant des pinsons pendant que celui de vêtir enveloppait le doux bourdonnement des abeilles.
Durant un court instant, les vibrations de toutes leurs petites ailes ont recouvert ma peau d’une caresse légère et subtile, mais transparente. Dommage, c’était bon de se sentir enveloppée de ces minuscules battements translucides.

Alexandra écrit :
Lorsque j’ai saisi le casse-noix à pleines mains, j’ai senti la douceur de son bois chauffer mon corps entier et l’envelopper de cette vibration toute irradiante. Comment décrire un tel délice sinon en inventant une image. Je crois que c’est comparable à être dans l’œil du typhon, ou encore baigner dans un scaphandre à l’intérieur duquel circuleraient des milliers de bulles éthérées.

Adelune écrit :
Comment d’une fanfreluche à étamine j’ai revêtu une parure de myriades de lucioles, comment ces petites bestioles ont déposé sur ma peau leurs petites pattes grenues et comment ces petits corps serrés ont su faire de leur tapis dru la plus belle étoffe que l’humain ait jamais eu la joie de porter.
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C’est à Vous.
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Vous pourriez, par exemple, commencer votre texte par :
J’aimerais m’habiller de poésie comme on se vêt d’un habit du dimanche.
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joconde 4
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Le dessus des mots

Texte écrit pour l’agenda ironique de mars 2019, c’est chez Max-Louis, ledessousdesmots, couplé au passage par hasard avec Y a comme un grain…

Bin oui, ça allait bien…
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N’avez-vous jamais entendu parler de Chesterfield, cette ville mythique qui a réussi le pari de faire nager ses habitants dans les mots ?
La ville détenait à cette époque encore l’immense bibliothèque qui faisait sa renommée, et le maire, bien décidé à construire une fabrique de réinvention, envisageait d’implanter un puits au centre du patio.
Le cloître n’avait plus reçu de visiteurs depuis l’époque Gallopécienne, plus connue sous la dénomination évocatrice de « Field en ta chambre ».
Bref, à cette époque là, donc, les mots, qui racontaient un peu ce qui leur passait par le texte, faisaient un bruit de grand n’importe quoi et se refusaient à tout rompre sous le fallacieux prétexte qu’ils étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient.
Lorsque les habitants de
Chesterfield empruntaient un ouvrage, ils devaient se placer en mode sub-Atlantique, celui que les Atlantes pratiquaient dans la plus grande clarté de la nuit des temps, afin d’accéder aux données.
On imagine une abbaye, un cloître, un puits, un bac à fleurs, une cathédrale, une immense bibliothèque sacrée, les mots qui jaillissent du puits pour remplir le bac, et les pèlerins qui viennent baigner leurs pieds dans les mots.
Les lampadaires vont être inventés plus tard pour éclairer les baigneurs sur l’essence du message que l’ensemble des écrits cherche à transmettre.
Le surnageant constitue comme une signature dans la particularité de son agencement et va se réajuster dans un nouvel ouvrage qui rejoindra ensuite la grande bibliothèque du cycle des eaux pédestres.
Donc, le décor, c’est ça. Une cacophonie polyglotte manifeste, on voit bien comment depuis le début du texte ils se déroulent sans ordre particulier et sens dessus dessous. On a même vu arriver un jour un pêcheur de mots qui cherchait le mot le plus hameçonné. Manque de bol, il a attrapé un gros mot bien décidé à ne pas le lâcher et en s’emmêlant dans le fil de la canne a disparu au fond du puits. Il est parait-il dans le livre des esprits entre la page 25 et 26, bien encré dans une illustration.
On a eu affaire à une invasion de géants de
papier le jour où les mots du conte de Perrault perché sont apparus. Les géants ont cru pouvoir avaler l’ensemble du bac mais lorsqu’ils ont vu arriver un allumeur de réverbère à l’allumette enflammée, ils ont eu peur de finir en incendie pour peu que la flamme les touche de trop près.
Donc pour résumer, il y a des mots, il y a des pèlerins, et il y a la bibliothèque.
Dans le principe d’arrivée les mots crus passent d’abord au four à 180° pendant 30 minutes, les mots d’amour infusent, les participe-passés sont remis au goût du jour, les oubliés se revisitent, les désuets se dépoussièrent, les cartésiens s’émancipent, et les autres, bah, les autres, on en parlera mais pas aujourd’hui car nous avons une expérience de la plus haute échelle graduée qui touche le fond de la piscine à réaliser, alors ma foi, nous avons une priorité adroite :
Nous avons à déterminer quel est le mot qui va éclairer la sédimentation des autres.
A partir de là, nous déclinons toute responsabilité quant à la résultante expérimentale.
Il s’agit d’attendre que la nuit soit pleinement de nouvelle lune, et d’allumer les réverbères d’un coup d’un seul, sachant qu’ils ont été plantés à six pieds de distance chacun, et pas sous terre, soit environ tous les deux mètres, que le bac mesure 25 mètres sur 50, que les pieds de lampadaires ont été plantés à 1 mètre de distance du bord du bac, combien faudra-t-il d’allumeurs de réverbères pour allumer l’ensemble instantanément ?
On imagine alors les mots, surpris, rester si immobiles que la logique de leur ajustement en strates fera comme un dessin d’enfant, une décantation coq-à-l’ânée. J’ai parié que le
sac de grains de folie une fois passé au moulin de la beauté irait essuyer le sel sur la peau de la malice dont la chair de poule est hérissée, picots de sable couleur de blé mûr.
Il faudra aussi
veiller à parsemer l’idée d’écrire en décousu de petits commentaires et d’évoquer l’idée de réécrire entièrement et plusieurs fois le texte jusqu’à finalisation complète.
Le maire recrute 32 allumeurs de réverbères, en attendant le résultat exact nécessaire. 32, c’est l’âge de la rose des vents du capitaine qui navigue à vue sur le bac à mots du cloître, les mots tus sont priés de ne pas se manifester, les mots tard n’ont qu’à arriver à l’heure, les mots durs à mi-mollet sont à écailler, les mots tout bas grimpent à l’échelle, les mots doux caressent l’idée et l’ensemble vous salue bien éclairé. Si vous en avez d’autres, veuillez les déposer en vrac, ils seront tous bien accueillis.
L’expérience du mot me chuchote que le temps de sédimentation est largement dépassé, et que le ciment n’a plus besoin de tenir l’ensemble tant les différentes strates s’ajustent parfaitement.
Je tiens tout particulièrement à remercier tous les mots qui ont bien voulu coopérer à l’écriture échevelée d’un récit de surface plane, à l’angle de l’échelle des mots mie, bile, lire, laisse, lait, lard, nez, quai, râle, cœur, rose et du mot tif.
Ainsi que l’auteur de la célèbre citation finale, « pour qui sont tous ces mots qui résonnent dans nos têtes ? ».
Je remercie également mes parents pour m’avoir donné la vie, ma famille pour avoir soutenu l’hypothèse de la lumière, mon Maître de Français pour m’avoir initiée à l’usage des mots dans la langue de Molière, mes amis et mes proches qui ont soutenu que l’écriture avait une source, le puits d’être un ami proche de la science, l’hôpital qui se moque de la charité, le geai qui aime, l’épingle de ma nourrice, le casting du réverbère et la bille de mon stylo.
Je remercie aussi Robert qui me souffle le sens, la rousse illustre qui le fait en couleur, l’étoile qui me guide et l’art qui accompagne la joie de jouer avec tout ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.
Ainsi que la ville de
Chesterfield qui sut m’accueillir comme une reine.
Et puis tiens, je vous offre une petite pointe de lumière pour finir :
En mars, si la lumière éclaire le lampadaire, laisse la faire.
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Lampadaire 1
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N.B. Zut de chez zut !
J’ai oublié d’insérer l’
évocateur outre-émétique des quatre mots qui penchent la tête pour traverser l’Atlantique à la nage, voilà qui est réparé.
Bonne brasse à tous.
Jo, la Bougon qui bougonne à l’oreille des pèlerins.

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