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Archive for avril 2015

J’ai mouru tranquille, poil par poil, jusqu’au moment où l’aut’là, avec sa griffe en cœur, vint me titiller le tombeau. C’est pas qu’ça fait bien mal, d’tout’façon, j’sentais plus rien à c’t’heur. C’est juste qu’il avait un boulon doré au dessus de l’oreille gauche, c’est p’t^être un détail pour vous, mais moi, ça m’a renversée. Dégrippée devrais-je dire. Pour le coup, je suis sortie de mon caveau pour voir son boulon d’un peu plus près. Il était planté là, (entendez par là l’aut’), à me dire quelque chose auquel je ne comprenais rien avec une griffe narquoise et un sourire en coin qui ne me disaient rien qui vaille. J’en ai eu le squelette qui se vrillait tellement ! Son petit boulon doré brillait de mille grincements qui stridulaient dans mon os pariétal droit, je trouvais ça original car même un peu stridente, sa musique m’était agréable. Bref, j’ai écarté les maxillaires en guise de sourire. Évidemment, j’avais perdu l’habitude des esquisses, alors ça a du faire un craquement d’un autre monde, je sais pas moi, pasque voilà, toute griffe déboulonnée, minou a tourné les talons (ou les patounettes, c’est comme on veut) sans même laisser d’adresse. Bon, c’est quand même pas drôle de se prendre un coup de trafalgar en pleine mâchoire surtout quand c’est lui qui repart avec le dégrippant. Faut qu’j’arrête la mort, yapafoto ! Les bruits de mandibules, ça colle la frousse aux visiteurs, ma pov’Lucette ! Je l’aimais bien pourtant, celui-là, avec sa tête de rame dans l’année bisexy, les jeudis de l’île au enfants, les fériés taisez-vous voilà mémé dans les orties tout ça tout ça. J’ai même cru entendre un petit début de ronron monter du fond de ma cage thoracique.

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C’est de sa force hypnotéenne,
Qu’il tire la moelle de nos nerfs.
Il gravite sur nos éoliennes,
En bon soldat qui se vénère.
Son étreinte est une charogne,
Aussi puante qu’anesthésiante,
Ne vous fiez pas à son œil borgne,
Qui miroite dans les failles brûlantes,
De nos résignations béantes.
Est-il dupe ou bien imbécile ?
Sa toile s’emprise à l’immobile,
Aussi sûrement qu’un Léviathan,
Qui se noie dans son grand néant.

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Un frêle frêne un peu penché,
Regardait un chêne centenaire,
Observant sa solidité.
Il t’en a fallu des années,
Pour être ainsi dépositaire,
De cette force surannée…
Tes jeux de mots,
Sont pour me plaire…
Frêle frêneau,
Les millénaires,
Ne changent rien bien au contraire.
Le temps n’a que faire des années,
Sur le leurre des solidités.

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Farces et attrapes et compagnie,
Font grands sourires et bien en rient.
Zar rend la monnaie de sa pièce,
A ceux qui ont le cœur en liesse.
Ne prononcez jamais son nom,
Car de la mort il est champion.
Sa devise est classée au code,
Des antipodes qui raccommodent.

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Reflets

Je laisse planer la confusion.
Libre à chacun d’interpréter,
Au miroir de ses projections,
Le visage de sa vérité.

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J’ai traversé le fleuve,
Guidée par les rires enfantins,
Et la poésie était neuve,
Sous l’arc en ciel des cabrioles,
Eclats de rimes où vos paroles,
Dansaient dans l’or de ce matin.
J’ai traversé le fleuve,
Né des larmes du ciel,
Guidée par les rimes où s’abreuvent,
Les oiseaux de la fantaisie,
Les éclatantes étoiles de nuit,
L’éclair joyeux de l’éternel.
L’instant fugace faisait éclore,
Le sentiment multicolore,
Qui fait de la vie un présent,
A savourer infiniment.

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Ils ont tracé le verbe sous le givre des vitres,
Et soufflé la chaleur à travers les barreaux.
Sous le terreau des ombres se tenait l’escargot,
Qu’aucun vers ne rongeait dans sa coquille d’huître.
Il y faisait si sombre que même les yeux ouverts,
Les antennes déployées, en plein cœur de l’hiver,
L’huître en colimaçon aux yeux gastéropodes,
Se posait la question du climat à la mode.
D’un mouvement bivalve elle entrouvre sa coque,
Quelle ne fut sa surprise d’y voir l’iris baroque,
D’un calmar de fortune égaré en sous-bois,
Qui cherchait sa moitié d’un grand cœur maladroit.
Mais quel tentaculaire ! Quel géant petit gris,
Vous a donné l’adresse de mon vernaculaire ?
Je gage que ma colère pour vous n’a aucun prix !
Pourtant l’iris sourit sous son binoculaire,
Car le céphalopode devinait sous les cris,
Que la coquille n’était qu’un genre épouvantard,
Censé les éloigner, les curieux trop vantards,
Et d’un bras pélagique il attrape une antenne,
Pour l’attirer à lui comme on tisse la laine.
Ils ont tracé les mots de leur plus beau duo,
Sans même un seul regret pour la coque d’escargot.

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