Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Anémones de mer à quatre feuilles’ Category

Aller, tiens, une petite divagation du matin.
.
.
moineau_et_cerises___estampe_-chadel_jules_clafouti céleste et jumeleine
.
.
L’acajou divagador
.
.
J’ai relu
Mépatou
Et partout par contre
Le culinaire vocabulé
Du vocabulaire cuisiné
Exhale un parfum d’encrier
Dans la craie de mon tableau fou
Et l’encre collée au papier
Sur la peinture où crisse la craie
Tente bien de déshabiller
Le vocabulaire cuisiné
Sous la purée des mots cajous
Ceux à la noix touchent la joue
Du cœur de l’ambre d’avant-goût
Il s’impose à moi l’avant-goût
Prémice d’une syntaxe ordonnée
Sur l’abscisse de la volonté.
.
.
Ecrit pour ne pas oublier d’aller voter l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux.

Publicités

Read Full Post »

Les plumes d’Asphodèle pérégrinent du côté despetitscahiersdemilie, et le premier texte à construire avant vendredi 18 janvier 2019 décline une liste de treize mots à utiliser qui sont :

OCEAN
DESERT
ENJAMBEE
PASSERELLE
TRAVERSIN
RUE
VOYAGE
PASSAGE
FRANCHIR
HORIZON
VACANCE
VOILURE
VIEILLIR

 

 


Oui, vendredi 18 janvier 2019 c’était hier, mais qu’importe, puisque l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux ne se clôture que le 24 janvier, alors autant faire de deux ricochets un hors-délai qui fait passer l’information et un dans-l’jeu qui fait passer la transformation.
.
En vous souhaitant bonne lecture à tous.

.
.
L’épaisseur d’un mystère se mesure à la jumeleine
.
.

La science n’aura jamais fini de surprendre les chercheurs. Ces derniers temps, l’association du cercle des hypothèses farfelues (l’ACHF) fondait tous ses espoirs sur les récentes découvertes concernant les trous noirs. Tous les yeux des adhérents étaient tournés vers les immenses espaces de notre galaxie au centre de laquelle un trou noir de taille intermédiaire sensiblement semblait évoluer.
La spectrométrie signait la présence d’une portion de ciel trouble et la longue vue du maître de confrérie du cercle laissait apparaître une légère oscillation à proximité de la géante rouge fumeuse la plus proche.
Une spectroscopie illuminale fut donc demandée aux services de la transition spaciotemporelle de l’état du Minnesota spécialisés dans le domaine.
Le rapport établi en ces termes nous semble aussi surprenant qu’un désert qui enjamberait une passerelle rue du traversin vertical et dont le passage à l’horizon serait visible à la voilure vacante d’un océan en voyage initiatique chez les Gaulois.
Autant dire que pas un chat n’y retrouve ses petits.
Il ressort de l’étude luminale que le mode impératif de l’évolution de l’épaisseur d’un mystère nécessite la fabrication d’une longue vue spéciale dont la portée retrouvera les petits chats de la galaxie, permettant ainsi de
franchir l’espace du vieillir sans se presser, comme un citron mis au green.
Les techniciens de la lunette sont soi donc sur le projet de fabrication d’un nouvel appareil à retrouver les chats de hasard perdus dans le voile de la brume de fumée (CHPVBF). Cet appareil portera le nom de jumeleine, car il sera binoculaire, couplant deux longues vues, et associé à un projet de longue haleine.
Il s’agit de mesurer le mystère de leur disparition (Les CHPVBF).
Le dernier article du nouvel observateur fait état d’un état de neuf illustre qui passerait par le conduit de l’obscurantisme, le traverserait en suivant la règle de trois, et ressortirait de l’autre côté du trou noir en ayant identifié son fonctionnement et déjoué ses chausse-trapes.
En attendant, l’oscillation augure de la présence du filament qui éclairera l’ampoule de demain. Et si aujourd’hui la géante rouge est fumeuse, elle récupérera toute la clarté du jour très bientôt en dissipant le mystère aussi sûrement qu’un coup de Zéphyr.
.
.
Robin Dax
Envoyé spécial inter-galactique
De la planète Vitriol
.
.
dalai lama
.
.

Read Full Post »

.
.
Code de la pensée publique 2
.
.
De la prose alexandrine naît parfois quelques sourires taquins d’origine suédoise ou polonaise.
A la ligne porteuse des couches d’ozone, l’entonnoir oppose un chant signé humour. C’est Jules qui pourrait en parler. Rien n’est plus bête qu’un pied de vers, qui prend le pied de la lettre comme un voyageur qui prend un train. Et en alignant le pied sur un carreau, Jules s’aperçut qu’il sonnait les cloches à pied d’oeuvre. De là à dire que le pied est beau, il n’y a pas loin. Jules étudia la structure du pied de la lettre et ne put que constater l’angularité bien droite de ce pied compassé. Fort de cette découverte, il s’aperçut alors que le vers dépassait le carreau. Il s’empressa donc d’avertir un pléiade qui prosait par là que l’égalité de l’alexandrin n’était plus à prouver, et content du saut qu’il venait de faire sur un seul pied, il enfila une pantoufle en suivant la cloche au pied des vers.
Les cloches clochaient, les vers versaient, et la pantoufle s’ozônait l’angle droit pendant que le gauche égalisait les côtés du carreau.
C’est de la faïence de Louise Bonne, affirmait l’alexandrin taquin pendant que l’égalité proposait à la pantoufle de s’associer au saut de puce de l’écriture douce et soyeuse qui filait centre à terre dans la dimension sous-solaire du déclin de la matière littéraire.
Je n’ai pas dit mon dernier mot dit la matière dont la table faisait un jeu de vers, « Le jeu des tables de vers », en tablant sur la matière pour appuyer ses sous-titres.
Ainsi commença l’étrange histoire du code de la pensée publique à l’article de la vie bien pendue dont les ténébreux vers marchaient sur la tête chaussés de pantoufles vertes prairies, à saut de cloches interposés, et aux sons et lumières scintillants de clarté.
.
.

Code de la pensée publique

Code de la pensée publique


.
.

Read Full Post »

.
.
prevert-numerique-livre
.
.
Il se disait que vert,
Est la couleur complémentaire,
De celle du rouge à l’opposé.
Il se disait que vert,
En cours d’anglais des temps scolaires,
Rimait si bien avec osé,
Que rouge pourrait s’y essayer.
En relisant les exercices,
Une écriture fine et serrée,
D’une main patiente avait tracé,
Une râme alors psychomotrice,
Avec laquelle je pagayais.
Et cet anglais si imparfait,
Se moque bien du temps qui passe,
Pourvu que le vert soit loquace,
Devant le rouge de mes deux joues,
Quand c’est Jacques qui ose le Tout,
Dans l’air circonflexe de l’âme.
^
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Read Full Post »

Anne me dit qu’elle ne participera pas cette fois tout en me demandant si « on » lui en voudra.
Offusquée, j’en dégaine mon plan B en lui proposant de lui écrire sa participation commune.
Lire les commentaires :
.
Me vient l’idée de chez Martine.
Un lapsus de lecture, encore, qui me fait de l’œil. Pas moyen d’en réchapper, je m’enfile dans la faille inconsciente de mon cerveau bibidineux pour ce faire. (A repasser ?)
Lire en fin d’article :

*Pour rappel : la politique, c’est ce qui concerne la constipation et donc la structure et le fonctionnement d’une communauté, d’une société, d’un groupe social, qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités.
.
A partir de là, vous avez une heure pour en parler.

.
Sibélius et la petite vieille se regardèrent, pouffèrent de rire sous cape, et décidèrent de s’associer pour réusssir l’examen proposé au concours de « la plus grande découverte du siècle », frisant l’indélicatesse de forme la plus profonde tout en se donnant les moyens de toucher le fond de la question.
Réunis sur les bancs de première classe verte saison, nos deux compères s’étaient naturellement assis l’un à côté de l’autre, le premier pour avoir eu le sentiment que celle-là le ferait bien c…., la seconde pour avoir compris qu’elle ne serait jamais loin des W-C grâce à lui.
Il faut savoir que le cours comprenait en introduction une grande partie de culture pin-punaise, c’est comme ça qu’on appelait les longs débats d’humeur que les maîtres plombés de la politique avaient eu le don de nous transmettre. Il s’avérait nécessaire voire incontournable de connaître les rouages des bases afin d’en déterminer toute la qualité fonctionnelle.
Une fois que la formation était lancée, le chapitre suivant laissait entrevoir la possibilité d’innover le système existant en imaginant comment passer de la communauté à l’individuel. Les exemples de l’histoire n’étaient pas si légion que ça, mais ceux cités donnaient à penser.
Il fallait d’abord digérer le contenu de la première partie pour en déployer toute la saveur. Sur une échelle cartonnée, Sibélius et la petite vieille se firent un plaisir de mesurer la chose. Le mètre ruban ayant disparu, il fallut chercher une unité de mesure sans étalon or. Un simple bristol quadrillé à l’échelle fera l’affaire.
.
.

.
.
(Petit aparté, en attendant, la petite vieille cherche encore son mètre ruban, disparu lors d’un exercice écossais sur tissu tartan, rien à voir avec Tarzan, mais disparu ça oui.)
Bref, sans en dire plus là-dessus, la politique du curieux besoin de mesurer la chose donnait du travail à ces deux étudiants, et coroyez bien que ce cursus n’était pas prévu au chapitre trois, sauf que la société des gens de la politique ne le voyait pas du même œil et avait décidé de chercher des trouveurs.
Evidemment, le troisième chapitre consistait à apprendre l’art de chercher et de trouver des trous du c.. suffisamment engagés dans une démarche collective pour en faire une société.
Donc, il ne fallut pas longtemps à ces deux compères pour en comprendre tous les enjeux.
C’est dans ce courant d’air primitif qu’ils firent leur devoir de citoyen, et qu’ils décrochèrent le pot aux roses.
Ils furent reçus en grande pompe par le président de la corporation qui n’en était pas à son premier tronc commun venu.
.
C’est ainsi que Sibélius et la petite vieille parfirent leur culture générale en la matière, ils en chièrent beaucoup mais finirent par tout évacuer, comme le fit si bien ce grand monsieur de la chanson atchoum rhythm and blues dont voici un morceau.

.
https://www.youtube.com/watch?v=VAzSvhioo34

 

.

Read Full Post »

Entrer en maison de retraite n’est pas une mince affaire quand on y pense. J’ai rencontré la grand-Sophie alors que je faisais un reportage sur la qualité des sols en institution dans le cadre du grand concours de circonstances de l’amélioration de la qualité des sols en institution organisé par le haut comité de la qualité des sols en institutions.
L’établissement est sis sur la crête du mont Manaslu, on y accède à dos de chameaux jusqu’à mi-nauteur, puis le périple se termine à dos de chameau jusqu’à la dernière moitié gravie.
La période qui précède l’entrée est souvent la plus difficile, il s’agit de rassembler les effets nécessaires et suffisants à la vie dans la dernière demeure.
La seule chose qu’elle avait souhaité conserver se résumait à quelques feuilles de papier et un stylo.
Rien n’est important ici bas, dans la mesure où ce qui est passé n’est plus, ce qui est présent est là mais s’échappe déjà, et ce qui est futur reste à écrire, l’essentiel étant d’écrire un avenir heureux.
Mais je m’égare, à raconter déjà la rencontre avec elle alors que je n’ai même pas encore décrit les lieux.
C’est une petite maison accrochée à flanc de rocher. Elle comprend dix chambres, spacieuses, et de pièces attenantes utilisées à la logistique.
L’enquête précédente faisait état de « fissures suspectes nécessitant la nécessité d’une nouvelle étude plus poussée ». En allant inspecter l’endroit, j’ai donc constaté ceci.
.
.
pelage-tigre_h-624x409.
.

Il était encore un peu compliqué pour moi de déterminer l’origine de ces stigmates mais je ne décourageais pas de réussir à boucler mon article.
C’est là qu’elle est arrivée.
Elle parlait doucement avec un accent suffoqué du manque d’oxygène, elle ne voulait pas perdre le souffle qui était, disai-telle, le secret du longévisme longétidudinal de son gran-tâge.
– Je suis venue là, me confia-t-elle, pour rencontrer l’esprit du lieu.
– Depuis, j’ai compris que cet ésprit est partagé par la petite communauté, et je me demande comment je n’ai pas eu le réflexe de la photographie lorsque je les ai rencontrés au fil de ma retraite. Mais si vous voulez que je vous parle d’eux, vous allez oublier un peu vos recherches au sol et regarder les yeux grands ouverts autour de vous.
Puis elle claqua des mains.
Un premier pensionnaire arriva. Courbé sur sa canne, il me tendit une main de velours dans un mouvement d’humeur joyeuse et me serra la mienne.
Lui, me dit-elle, c’est Barnabé, il est spécialiste des plans d’eau. Barnabé est sourd, raison pour laquelle tu dois lui écrire ce que tu souhaites lui communiquer. Il ne perçoit que les vibrations mais n’a le décodeur que si tu le partages avec lui.
Barnabé me fit un petit clin d’œil puis traversa la pièce sur la tranche et sortit.
Deuxième claquement de mains de Grand-Sophie.
Une toute petite bonne femme dégringola du lustre. Je ne l’avais pas vue jusqu’ici. Elle était agile comme un singe et vint se percher sur l’épaule de ma conteuse de diamants.
Je dis ça parce-que sont dentifrice préféré à l’époque où elle avait encore des dents, ben c’était celui de la marque émail, à partir de là, vous allez comprendre la suite.
Je ne corrige rien.
Elle, poursuivit-elle sans se départir de son calme, c’est Lucette. Elle fut une grande dam pour son époux feu le grand un sans dits.
Même pas peur.
Sur sa lèvre supérieure restait encore une trace blanchâtre, stigmate du temps où elle laissait des inessuyés au brossage. Elle fit mine de soulever le coin, ouvrit un peu la bouche, puis se mit à bailler.
– Elle non plus elle n’a pas le décodeur ?
– Non, elle non plus elle n’a pas encore atteint l’âge du décodeur.
Complètement insensé, je restai dans la plus grande insension qui soit lorsqu’un quatrième personnage fit son entrée. Il était couvert de peauvres bêtes en lampeaux, semblait glisser sur le sol et s’y confondre, j’allais peut-être avancer du côté zébré de l’affaire.
– Aucune correction ne sera effectuée, mon brâve, alors faites bien attention à la faute d’ortho-graphe !
Il me tendit un papier sur lequel un nom était inscrit.
– C’est le nom du père, me dit-il ! Tu ne dois jamais le prononcer.
A l’instant où le nom me sautait aux yeux, une jolie pensionnaire en robe des champs arriva en clopant-clopin et me tendit un mouchoir.
– Ne pleurez pas jeannette, cela n’est jamais qu’une histoire de passage sans tabac.
– Mais c’est quoi ce délire ?
Grand-Sophie reprit d’un ton tranquille et sentant les cieux.
– Pas d’affolement, vous aurez votre idée de la question plus tard.
Ils ont tous défilés les uns après les autres, les uns tous plus défilants que les autres, je n’en revenais pas.
Oscarabé le pionnier, Blaise spécialiste des grands-aises, Corneille au flambeau, Apolline en fond sonore, toute l’équipe de la maison de retraite du Manaslu m’a débitée sa petite histoire en forme de sol.
Grand-Sophie à la fin me tendit une loupe.
– Voilà pour vos recherches.
Après une longue, longue étude de la question, j’ai scribouillé un rapport authentifié par attestation jointe.
Le sol de la maison de retraite semble présenter quelques zébrures brunes sur fond orange qui laissent présupposer que la lumière ne vient pas des fissures mais bien au contraire de l’ensemble du reste.
Ci-joint ma conclusion.
Le défaut d’aspect ne présentant aucun danger, le choix de réfection vous reste à charge.
Veuillez recevoir, Monsieur, Bla bla bla de circonstances adaptées, en l’attente de votre réponse, veuillez recevoir etc etc signé : votre envoyé de recherche qui a trouvé.
Jean Dunette

Read Full Post »

7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril de l’an 2017 du mois de grâce d’avrilitude chez la grande écrevisse qui rêvait de devenir aussi hurluberlue que le professeur Taurus lui-même secondé par sa fidèle assistante mademoiselle Dithyrambe connue aussi sous le patronyme de Panégyre dont le préfixe « Pané » mettra la goutte d’eau à l’oreille de ceux qui entendent même ce qui est dit. Eddie Taurus dévisage, à ce qui se dit, une carrière d’éditeur pour tailler le carton en bavette, nous attendons sa prochaine conférence avec un Patience.
Pendant ce temps, les gouttes des jours s’égrenaient imperturbablement, laissant entrevoir un océan temporospatial sur lequel nos héros surfaient, puisque les vacances durent se prolonger dans la baie, mais laissons la parole aux témoins visuels des premières lignes.
.
.

Huître Arcachon

Les témoins visuels des premières lignes

.
.
Nous étions tranquillement en train de bailler lorsque l’eau a fait une figure de roulement de taille exceptionnelle. Ça n’arrive pas tous les jours, alors nous avons tous ouvert grand notre porte tout en restant sur le pas pour ne rien rater du spectacle. Et c’est là, qu’éberlués, nous avons assisté à la scène la plus surréaliste qui soit. Une tour Eiffel en justaucorps girafe émergea la première des eaux, coiffée d’un bonnet bleu des mères d’Omer de la Borée, coiffé lui même d’un pompon bistre bouclé. Ce bleu est un peu moins chaud que celui des mères du Sud depuis que l’on sait que les Pupuces y vivent, pour avoir été rafraîchi par des glaçons en forme d’iceberg synthétisés informatiquement, ou le contraire.
Bref, quand on a vu la reine perchée, on s’est dit, quelles belles vacances elles vont passer ensemble. Parce que notez bien que le bonnet bleu n’est pas une coiffe, mais une friandise de 30 mètres de chocolat portant le prénom de sa race. Un peu comme au jeu des sept familles, lorsque vous demandez : Dans la famille Pupuce je demande l’arène, au début, on ne comprend pas, mais après, on ne comprend pas et ensuite, on ne comprend pas. Ce qui rend totalement incompréhensible toute tentative de compréhension.
Nous étions en train de nous gondoler comme des huîtres bossues que nous sommes devant le spectacle incongru de ces deux entités lorsque nous avons repéré deux autres intrus, l’un, le pelage roux dégoulinant, et l’autre, toutes plumes et chair de poule dressées, qui tentaient maladroitement de s’accrocher aux boucles. Une fois calmée, la mer repris son aspect plat du pays qui est le nôtre, et le plumitif noir vint faire son curieux jusque devant nos portes, becquetant de ci, becquetant de là, forçant nos coquilles à se refermer dans un retranchement minéral sans faille.
Sur ce, motorisée par le sponsor local de la culture de notre génération, Dame Eiffel, empoignant vivement les triangles isocèles des skis nautiques, nous offrit le clou de la saison avec le plus beau quatuor que la baie ai jamais vu de mémoire d’huîtres. Reine Pupuce se surprit elle même à rire à fanons déployés tellement la chose était folle. Ses deux compères associés ne la lâchaient pas d’un carré de chocolat, c’était du grand n’importe, de l’immense quoi, du magnifique croa.
A la suite de quoi l’une d’entre nous a jugé bon de se remettre en question. Où sont nos congénères sauvages ? Demanda-t-elle ?
C’est là que nous nous sommes vues, parquées comme de vulgaires productions, inexistantes dans notre singularité originelle.
Depuis, le petit peuple ostreîculté est en dépression.
Mais nous avons déjà un courant de remous qui ne vas plus tarder à se manifester.
Il se dit dans les milieux marins que les boucles de coiffe d’Eiffel sont comparables à des planètes car elles font une révolution. Manquerait plus que l’on se prenne un système solaire dans la volière de l’a baie.
Quelles belles vacances ce fût là.
Nous remercions tous les acteurs de la pièce de nous avoir offert un spectacle aussi grandiose que les vacances de Pupuce en Tour Eiffel et skis nautiques.
L’hélicotroptère ne devrait plus tarder, le nouveau président de notre corporation demande le retour de la Dame de fer en sa Capitale.
Nous vous remercions de votre attention.
Et ne tarderons pas à rejoindre le rang de colliers qui nous attache à notre rocher.

Read Full Post »

Older Posts »