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Archive for mars 2014

J’ai viré la mygale,
Qu’hébergeait mon cerveau.
Ça a fait du scandale,
Mais quoi ? C’en était trop !
Elle est sortie en siège,
Le derrière en avant,
J’ai cru qu’c’était un piège,
Pour me pondre dedans.
Ses grandes pattes accrochaient,
Les parois lumineuses,
Et mon cerveau inquiet,
Les trouvait souffreteuses,
Alors d’un coup d’un seul,
J’ai tiré sur sa queue,
Et délogé sa gueule,
Du quartier lumineux.
Depuis, les pattes en l’air,
Elle hante les étagères,
Cherchant une boite crânienne,
Qui sera la prochaine,
A héberger ses jeux,
De crochets ombrageux.
Elle était la rivale,
L’enclume et le fléau,
Qui fabriquait la balle,
Logeant dans le berceau,
Du bonheur en pétales,
Qui fait le renouveau.
Une mygale disparue,
Vaut son poids d’imprévus.

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Ville, hôpital, voiture, rue, immeuble, abeille, théâtre, anonymat, animation, pavé, visite, parc, asphalte ou bitume, (asphalte ayant été donné il y a 3 semaines), bus, fuite, flâner, embouteillages, urbain, gare, cohue, chuter, constant ou constance

Le parc Asphodélien propose ses animations du lundi au dimanche, sans interruption, mais aujourd’hui, c’est théâtre ! La cohue des badauds venus flâner pour s’esclaffer devant ses pitreries montages annonce son flot d’embouteillages sur le site. Il parait que de bouches à oreilles, la rumeur telle une voiture de course remonte la rue de l’anonymat pour souffler la nouvelle, le spectacle vaut la visite, la ville est en effervescence, jusqu’aux abeilles s’y ruent en rush ! Butiner un tel miel ne laisse personne indifférent. C’est plein de bulles qui décollent le bitume. Dans les immeubles de la pitrerie, de sa jolie plume légère, l’artiste provoque, chahute, personne n’y échappe, et ils viennent tous des quatre coins du monde voir ça, en bus en train ou à vélo, pliés sous l’humour décoiffant.
Parce qu’elle les épingle tous, gare à celui qui vient chuter sur le pavé de son espièglerie, même si l’hôpital n’est pas très loin, ils en ressortent tous en marchant sur la tête.
J’ai toujours été étonnée de cette constance curieuse qui appartient à la nature humaine. Alors que d’autres espèces prendraient la fuite, ceux-là s’y jettent à corps (et cœurs) perdus, toujours prêts à mourir de rire. Effet urbain ou Asphodélien ? Va-t-on savoir ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, ça se bouscule au portillon, et la Joconde en tête prend l’air pincé de Minerva McGonagall, tout ça pour ne pas reconnaître que les mots du dictionnaire sont dans le désordre. On en perdrait tous son latin si on n’allait pas voir ça !!!

http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/03/24/les-plumes-25-resultats-de-la-collecte-pour-la-ville/

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La joie

Je ris,
La poésie rit avec moi,
Car elle voit,
Le petit vers ravi.

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Éléganceprestanceraffinementcruautébarbarieorguecathédralegargouillegouttièrepluiemoussonalizésmoiteurdoucelaine

Consigne facultative : commencer le texte par la lettre A et le terminer par la lettre Z

http://oliviabillingtonofficial.wordpress.com/2014/03/17/liste-des-mots/

Raffinement céleste

Allons un peu nous promener sous la gouttière du temps, là où les alizés ont l’élégance de la lenteur. Ici l’orgue céleste déracine de son raffinement toute cruauté du cœur des hommes pour y élever une cathédrale de quiétude aussi douce qu’une pluie abreuvant un désert. Quand la mousson lave les gargouilles de la barbarie, il n’est point d’autres lieux où aller. Et quand la laine de l’apaisement se tricote de moiteur et de prestance, son ouvrage habille bien mieux que la rigueur. Alors je vous invite en ce jardin de grâce, pour y cueillir la fleur de paix. N’hésitez plus, venez.

L’orgue du sarcasme

– Atchoum !
– Seriez-vous enrhumée, très chère ?
– Bah ! Je me suis égarée cette nuit sous les gouttières d’un cauchemar.
– Cessez donc de hanter les cathédrales, les alizés de la croyance ne vous réussissent pas !
– Oh ! Vous êtes si loin de la vérité, les gargouilles du vent ont bien des raffinements à offrir.
– De la prestance de la barbarie, qui ne sera jamais aussi douce que l’élégance de la cruauté.
– Rhhhôôô ! Vous êtes un monstre, quelle ironie !
– Mais où est donc la pluie ?
– Dans la moiteur de la laine, mon ami, celle que vous filez !

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Percer l’écrit

C’est une fille, madame !
Elle obtiendra la palme,
En crevant une poche,
Pour sortir de l’encoche.
L’entaille était de taille,
A trouver la trouvaille.
Une flopée de syllabe,
Jaillissent de son vocable,
Fontaine tu bondiras,
D’un regard transpercé,
Jusqu’à déshabiller,
L’écriture et la voix,
Pour planter ton discours,
Sous les rayons du jour.

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La blonde altitude

Aller ! Je gonfle mes chevilles, toutes bottes interdites.
Equipée d’un para je chute dans ses bras,
Il me retient tranquille, et son regard m’abrite,
Et me pousse à grandir tout en suivant ses pas.
Je m’arme de prudence, mais mon cœur me fait boum,
Quelle est celle langueur qui me donne des ampoules ?
Mes pieds n’ont pourtant pas revêtu d’hautes chausses,
Que les orteils s’enflamment de brûler jusqu’à l’os.
Alors il tire à vue, il envoie des rayons,
Ce cœur tout palpitant qui en devient tout blond,
Et les ailes lui poussent comme un soldat en vol,
Un de ceux qui se battent pour la joie un peu folle,
Et dans l’élévation de la vue du bonheur,
C’est de n’être chaussé que le chemin déroule,
La direction des pas qui mènent vers la hauteur,
Emportés par le vol des cœurs que l’amour foule.
L’altitude d’une blonde envers et contre tous,
Qui choisit un sentier là où son cœur la pousse,
N’est pas prêt de chuter l’altimètre à zéro,
Quand celui qu’elle choisit est le bon numéro.
Va nus pieds le rejoindre, car il est le meilleur,
D’avoir su te toucher et remuer ton cœur,
Pour qu’il s’ouvre aussi grand que l’orteil cicatrise,
Aussi profondément que l’orgueil se défrise.
La valise était lourde, il fallait la vider,
ça tombe bien dit la blonde, l’éboueur est passé.

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Une autre version du même exercice avec les mots suivants :

Air, temps, vie, chanson, rien, diva, furibond, montagne, souffle, pollution, tempête, ballade, léger, envoyer, courant, bulle, prendre, gonfler, voleter, brèche, blesser, balançoire.

Toujours chez Asphodèle :

http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/03/10/les-plumes-24-resultats-de-la-collecte-en-lair/


C’est de la brèche d’une tempête qu’est née la chanson qui gonfle mon cœur comme une bulle de savon légère voletant au-dessus d’une montagne ravie de la porter dans ses courants ascensionnels. Ici le temps n’a plus de prise, et l’orage peut bien faire claquer son tonnerre furibond, rien ne blesse plus mon cœur car le souffle est le plus fort et m’envoie sa ballade de vie rien qu’à me prendre dans cet air à la pureté digne d’une voix de diva. Sur la balançoire de son chant, sa douce brise caresse mes cheveux comme le ferait une plume d’ange. Il n’est plus aucune place pour la pollution, tant la clarté y est entière.

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