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Archive for août 2010

Lettre ci-incluse

 
 
Les mots m’amusent
Jamais n’abusent
Ni nullement n’usent
Ils sont mes muses
Quelle triple buse
Je les diffuse
Et leur effluve
Caresse l’étuve
De ta grande cuve
Pleine de méduses
Chimère tu accuses
A ta cornemuse
Présente tes excuses.
 
 
 

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Saint Barthélémy

Ben mon pauv’vieux c’est cuit

Les massacres sont loin d’être finis

Tous ces siècles passés et enfuis

Qui finalement à rien n’ont servis

Hein ! Quoi ? Qu’est-ce-que tu dis ?

Tu crois encore alors même qu’ici-gît

La sombre détresse de toutes ces nuits

passées pendant que le sommeil te fuit

 

 

 

 

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La poudre de perlimpinpin

Permit à Saint-Augustin

De résister à son destin

C’est la plus grande imposture du temps

Déclamait-il à tous vents

Disséminant à tout bout d’champs

Sa poussière aux pouvoirs étonnants

Il déclina ainsi toute opportunité

Ne mit jamais rien en chantier

Et c’est bien vieux par un jour éclairé

Qu’il prît conscience n’avoir jamais rien fait

Si ce n’est cette idée dénoncer

Alors bien pâle, le cœur étreint

Il pria la sphère des souverains

Après sa mort de le consacrer saint.

 

 

 

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Je ne broie pas du noir
mais de la cacahuète
essayez donc de voir
comme ça peut être chouette
J’y rajoute parfois
un pot de nutella
une bouteille de coca
une purée d’avocat
quelques dragées fuca
Et vous savez quoi ?
Quand j’ai fini tout ça
C’est vraiment qu’ça va pas.
 
 

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Funeste vengeance

 
 
Si je n’ai pas envie très cher
De dénoncer l’autoritaire
qui éconduit ma présence
d’un coup de "je reçois" en silence
C’est que dans la souffrance
du rejet et de l’absence
surgissant du néant
me vint cette drôle d’idée
Que ce n’est pas à moi
que s’adresse cette froideur
mais bien là la funeste vengeance
de ces frustrations accumulées
toujours à l’oeuvre en toi
d’une accumulation de pleurs
Vestiges du passé
mais tellement vivants
qui déferlent sur ma tête
alors que tant d’amour je donne
que tu ne vois même plus
tellement tu deviens bête
dans ton "art d’être pomme"
c’est pas très convaincue
que tu sois entendant
que j’envoie ce cri à la nuit
qui enserre ses griffes de glacis
sur mon âme abîmée de tout temps
par ceux qui n’ont jamais cru
qu’il fallait d’abord regarder
ce qui pousse au fond de son pré
avant d’avoir la certitude instinctive
qu’il faut une faute primitive
pour amener sous son propre joug
alors que l’amour ne s’enferme pas
même sous ses plus beaux atours
dans un marché voué à trépas.
 
 

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Ce sacré saint Bernard

Se couche bien trop tard

Dort parfois avec son costard

Aimerait bien devenir chef de gare

 

Mais saint Christophe l’apostrophe

Poussant ainsi la catastrophe

Voici bientôt qu’il décroche

La plus belle collection de reproches

 

Saint Fabrice mit fin au supplice

C’est lui qui alerta la police

Réveillant enfin un peu la justice

Pour que règnent de meilleurs auspices

 

Rose de Lima n’en rajouta pas

Elle décréta qu’elle n’irait pas

Sur la colline sonner le glas

Mais par contre qu’elle suivrait mes pas

 

Bien lui en pris car Barthélémy

Arrêté net mit fin aux conflits

Qui perduraient depuis sans répit

Et du coup alla se mettre au lit

 

Depuis saint Louis veille sur les nuits

De ceux pour qui le sommeil fuit

Faisant des heures sombres ce paradis

D’où surgissent tout un tas d’écrits

 

Natasha passionnée du résultat

Se disait ma foi pourquoi pas

On pourrait bien éditer tout ça

Sans jamais qu’on sache que c’est moi

 

Monique était plus sarcastique

Décidant que les rimes éclectiques

N’avaient rien des histoires épiques

Ou des grandes tragédies mythologiques

 

Du coup saint Augustin dit la fin

Appelant les éditions du moulin

Il vendit des milliers de bouquins

Régalant ses lecteurs les plus fins.

 

 

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Vrac

 

 

Comme certains peignent moi j’aime écrire

Mais ce soir je n’ai plus rien à dire

Devant ma feuille blanche un silence respire

La nuit bascule mon cœur qui chavire

De ce désert je n’ai pas dit le pire.

 

 

 

Ecrivez nez au vent, écrivez en flânant

Moi des vers grouillent dans ma chair inhumée

Je nourris de mon corps cette Terre bien aimée

Des restes oubliés par la longue nuit des temps

Choses éparses abandonnées à ce sol accueillant

A ceux qui comprendront cette étrange vérité

Vous vous direz tiens donc mais quelle bonne idée

Dire de si belle façon ce désir si charmant.

 

 

 

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