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Archive for the ‘Pas glop’ Category

Clef de sol horloge

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Ah pour sûr, elle ne ferme rien,
C’est pire, elle donne des ailes dorées,
Puis t’envoie t’aller te jeter,
Du haut d’un falaise de chagrin.

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Alors de Charybde en Scylla,
Toujours n’y voir que feu de bois,
Sans que d’appui jamais ne trouve,
Laisse donc mourir si c’est pour ça.

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Donner l’espoir et puis ensuite,
Foutre le camp comme s’évaporent,
Des rêves pourtant qu’iraient bon port,
Pour peu qu’un retour soit sans fuite.

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La clef de sauvetage n’a courage,
Que pour leçons donner à d’autres,
Mais jamais elle ne fait naufrage,
Car dans la vie n’est que mirage.

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Ma participation à l’agenda ironique de Mai chez Emilie. Qui s’associe avec Camille pour ce faire.
Les liens si j’ai bien compris sont déposés chez Camille et les votes se feront chez Emilie.
Je crois que je viens de cafouiller, ça commence bien ! Je viens de déposer le lien chez Emilie, irai sans doute tenter de voter chez Camille, aïe aïe aïe !
Mais où est donc Ornicar ?

Après une longue, très longue gestation, gestation, gestation, gestation…
– Echo taisez-vous !
Ainsi parlait Narcisse, et non Zarathoustra.
L’accouchement de l’œuf en forme de pont fut difficile, laborieux, pontifié.
Mais où Eyre-je ?
Perdrai-je un fil d’humour à l’ironie ou bien est-il soyeusement enfoui si profondément que je me demandasse s’il l’est encore ou ne l’est plus ?


Le prochain pont sera révolutionnaire ou ne sera pas

 

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Les ponts des jours fériés sont les architectes des pauses légales dans les agendas de nos emplois, pour peu que nous soyons salariés d’une administration. Ainsi, le dernier du calendrier a relié le jeudi 5 mai 2016 au dimanche 8 mai de la même année, (étonnant non?) en passant par l’élévation des piliers de l’ascension du fils de Dieu pour arriver à la victoire, celle célébrée du 8 mai 1945.
Pour peu que le piéton qui emprunte ce pont s’y penche, non pas qu’il risque de tomber à l’eau, mais bien qu’il imagine quel voyage dans le temps il vient de faire.
Il vient de passer de 33 ans après l’an zéro à l’an 1945 alors qu’il est déjà en 2016.
Wouarf ! Direz-vous. Ceci est la magie de chronos, il est inclus dans le présent, puisque les traces du passé sont bien encore lisibles, mais dites moi ? Toutes ces traces d’histoire, par qui sont elles retracées ?
Bien, amusez-vous à une petite expérience très simple.
Vous êtes dans un groupe d’au moins dix personnes, la première dit une phrase à l’oreille de la seconde qui doit le répéter tout bas à la troisième et ainsi de suite.
Vous avez tous entendu parler de cette expérience, n’est-ce-pas ?
Une phrase telle que «
Logiquement, le 8 mai a toujours lieu le même jour de la semaine que le 1er mai » peut tout à fait ressortir en « Naturellement la victoire est d’avoir fait d’une fête du travail un jour chômé ».
Ainsi vont les architectes du calendrier, qui rythment des saints et des fêtes du souvenir ces grands moments marquants d’une histoire de l’humanité qui nous relie, à travers les valeurs qu’elle véhicule, construisant des ponts voués au repos à ceux qui ont loisir d’en bénéficier.
Je passerai sous silence le jour pont non férié imposé, payé en congé annuel par le travailleur lui-même.
Les attaques successives de réformes des jours fériés, venant de nos dirigeants politiciens, qui tentent désespérément de sauver l’équilibre budgétaire du pays, tout en maintenant une impossibilité opacifiée d’aller voir la gestion de la bourse nationale pour le commun des mortels.
Je passerai sous silence une nette tendance à vouloir resserrer les cordons d’une bourse quasi aussi mystérieuse que les comptes de l’état.
Laissant exsangues et sans forces les plus petits citoyens sur l’échelle du revenu.
Ainsi, les ponts, qui n’en reviennent pas, nous amènent directement au prochain, celui qui va relier notre bonne fête nationale du 14 juillet 1789 au dimanche suivant, celui du 17 juillet 2016, sainte Charlotte ayez la grande Brontë de prier pour nous.
Seront nous encore debout la nuit ? Quelle genre de révolution voulons-nous faire ?
Dans quel monde avons-nous envie de vivre ?
Alors une révolution, oui, mais sans mort s’il vous plaît. Sans victimes, sans chasse aux sorcières, sans tyrannie, sans domination.
Avec du jeu, du soin, du recul, de la cohésion, du rassemblement, de la construction, de la joie de vivre, de la créativité, j’en passe et des meilleures.
Suis-je utopiste ?

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Débranche, qu’il lui disait ! « Il », c’était son neurone de la réflexion. Débranche et laisse donc aller le fil là où il veut. Ambivalence, quand tu nous tiens !
Car voilà, Melle Tirma pensait trop, tout le temps, et pas forcément juste. D’ailleurs, le juste flottait d’un gauche à droite puis d’un droite à gauche sans vouloir se fixer à un endroit précis. C’est que justement, si la fixation avait lieu, le juste ne serait plus que rigidité cadavérique. Voilà encore de quoi penser, alors où est la prise ?
Car cette fois, la question est de savoir s’il est possible de débrancher le neurone en question, ou bien s’il s’agit de l’orienter sur d’autres sujets de réflexion plus agréables finalement.
Là-dessus, Melle Tirma tenta de reprendre sa lecture pour laisser penser l’auteur du livre à sa place.

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Pas kestion d’abandonner mon diktionnair que je compulsiverai toujours avec autant d’ardeur ! Et s’il faut diphtonguer au plus-que-passé-impératif, archiphonèmement parlant, je camperai derechef sur la grammaire et la syntaxe archéologique de ma primaire. Je ne suis pas née de la dernière phonétique, et ce n’est pas à une vieille méninge qu’on fait la sémantique.
J’en était là de mes circonsflexions introspectives lorsque le verbe « vocabulaire » prit la parole.
Le lexique d’une langue est un ensemble de lemmes aux dimensions floues et variables. On l’a dit, outre qu’il est impossible de tous les recenser pour un état précis d’une langue, certains apparaissent ou disparaissent, rendant les limites encore plus difficiles à cerner.
– Ce n’est tout de même pas une raison pour bousculer tout le crible rhétorique de l
paryponoïan.
– Pourquoi, c’est en quelle langue ?
– En français sonore et trébuchant.
– Ça fait partie des soldes…
– Deux s pour le prix d’un c moins la cédille, ça fait combien ?
– Ça dépend. Pour la salade niçoise, c’est moins que pour efforçâtes, par exemple. Le premier trébuche une seule fois, alors que le second se prend les pieds deux fois. Il perd et sa béquille et son chapeau. Et ce n’est qu’un aperçu !
– Il gagne en susurrement.
– Aussi sûrement que lentement.
– Finalement, elle n’est pas si âgée que ça, notre langue.
– Passer du gaulois au latin vulgaire, du premier au cinquième siècle.
– Au gallo-roman du cinquième au neuvième siècle.
– A l’ancien français, du neuvième au treizième siècle.
– Au moyen français du quatorzième au quinzième siècle.
– La renaissance et François premier lui donnent un statut officiel. A partir de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539, le droit doit être écrit en français. C’est l’époque du français classique, du seizième au dix-huitième siècle.
– Enfin, c’est la révolution de 1789 qui va imposer le français comme langue universelle des lumières. Et par conséquent, comme langue maternelle obligatoire pour tous. Nous sommes au temps du français moderne, à partir du dix-huitième siècle jusqu’à nos jours.
La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l’œuvre de groupes 
intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Molière : on parle d’ailleurs de la « langue de Molière ».

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_langue_fran%C3%A7aise
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts

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J’ai bien compris que le repos du guerrier ne se fait pas sur un hamac, alors que la couverture matelassée est bien plus confortable. Inutile par grandes chaleurs, cette dernière se replie pour se ranger au fond du placard.
Le placard est dans le couloir, dont les trois portes coulissantes sont toutes différentes. L’une d’entre elles est recouverte d’un miroir, un peu comme un psyché, mais fixe quoique coulissante.
Les deux autres sont en décalage, celle du milieu un peu en retrait pour laisser les deux autres se glisser devant en fonction des besoins de la disposition des vêtements sur les cintres ou sur les étagères. La couverture matelassée a sa place sur l’étagère du haut, à l’extrême droite, derrière le miroir, et se redéploiera volontiers dès les premiers frimas.
J’ai ouïe dire que Melle Tirma se sert du tiroir du bas pour ranger sa pharmacie. Elle y ressort actuellement toute une ribambelle de joies plus blanches les unes que les autres. Elle se donne encore vingts éclats de rire, et ce, durant une durée d’autant de jours, autant dire un éclat de rire par jour. Car le jour et sa lumière, vous l’aurez compris, compte plus pour elle que tout le reste.
Melle Tirma n’adonne plus dans les bibliothèques, mais bien dans les magazines où les articles autour du boson de Higgs font légion. L’articulation santé autour de la passion de l’automobile particulièrement formulée l’impressionne. Ainsi, elle se gardera bien de reprendre une feuille d’ouvrage, même traitant des dinosaures, et même en supplément d’article, afin de ne plus détacher l’encre de la prunelle de ses yeux. Melle Tirma soigne son look de rockeuse de diamant car bientôt elle compte se mettre au piano pour en égrener toutes les notes. Elle va aller s’asseoir à son tabouret et mettre en forme la symphonie de la couverture matelassée en la dépliant délicatement, pour ne pas la froisser, la couverture étant délicate en nature de soie sauvage et follement douce.

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