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Archive for the ‘Clin d’oeil’ Category

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« Les voyages forment la vieillesse, surtout lorsqu’il s’agit de voyager dans le temps et dans le sens de son courant ».
Citation de « Lire les lignes du Pangolin », James Piget, édition illimite, juin 2020
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André oubli Cemonblog

Couverture brochée de « Lire les lignes du Pangolin », James Piget, édition illimite, juin 2020


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C’est en allant lire la participation d’André à l’agenda ironique de juillet, « l’oubli », que l’idée de renverser sa poésie comme un sablier m’est venue.
« L’oubli », c’est à lire ici :
Des temps enfuis les témoins ne sont plus…
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Et puis, dans ma boite crânienne, je n’en crânais pas large, alors je me suis dit :
Un artiste en phrénologie est un artiste nettoyeur à n’en point douter.
J’avais trouvé que le poème d’André constituait une belle rétrospective joliment retracée à la loupe, un peu comme une poésie d’outre-temps. Mais êtes S bien raisonnable ?
– Et que fait le pouvoir de l’instant présent pendant ce temps ?

– Est-il endormi ou bien encore introuvable ?

– Serait-il non-né ?

– Une enquête s’impose…

– Nostalgie du bonheur passé, quand tu nous tiens !

– Et si nous renversions notre direction, en regardant l’avenir ?
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Les temps à venir
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Des temps à venir,
Les témoins n’en sont pas encore témoins.
Ou les témoins n’en sont-ils pas déjà témoins ?
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Ces temps invisibles dans l’éther,
De quelle théosophie complexe,
Dont les échos à rebours
Font déjà entendre le bruit de l’existence
D’un avenir pas encore né
Sont-ils issus ?
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Se pourrait-il qu’Holmes
Au regard aigu d’un microscope
Dont l’œil collé à l’horizon
Observe ces sons venus de demain,
Puisse nous renseigner sur le devenir du présent ?
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Dans la fragile porcelaine de l’évolution,
Se dessinent déjà
Les tendres subtilités
De nos joies à naître,
La douceur de nos tendresses,
Et le rayonnement émanant de nos cœurs
Vibre déjà dans le courant,
Qui propage l’essence de sa réalisation
D’une semi-densité substantielle.
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L’avancée se régule,
Avec le contre-poids du passé,
Et sa corde arrimée à l’histoire
Freine les pas des passagers
Pour faire exister le présent.
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Pour le phrénologue,
Suivant ce qui fait bosse,
Sous le crâne du mystère de l’univers,
Nous y verrons l’essence d’une beauté éphémère,
Où la falaise de l’infini
Précipite la chute des pierres d’erreurs
Dans les fonds turbulents du torrent
Là où le grand Pangolin du destin
Balise déjà nos sentiers escarpés à suivre,
D’une rambarde hypothétique
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Les flux et reflux des courants de la vie,
N’iront pas noyer de leur inondation
La plus belle part de l’existant.
Watson veille,
Et le chaos du monde,
Se réveille,
Sur le plateau de l’équilibre.

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– « Parce-qu’une lettre sans réponse est une lettre sans réponse, je ne vois qu’une solution, l’écrire ! »
« Ainsi parlait la boite aux lettres jaune aux normes de la poste. »
La boite aux lettres se saisit de la première lettre simple arrivée et lui demanda le plus simplement du monde de l’aider à formuler une réponse simple à la lettre R. pour en valider bonne réception.
Ainsi fut-il !

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Madame la lettre R. Simple,
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Lettre R Troyes
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Sans qu’aucun accusé de quelque nature que ce soit n’ait été reçu à mon ouverture, je confirme bonne réception de votre sollicitation et c’est avec une profonde sollicitude que je tiens à vous présenter toutes nos excuses les plus sincères. Croyez bien, madame la lettre R. simple, que sans votre timbre, ou même avec, vous avez toute l’importance de notre considération dans la mesure où vous êtes sortie de l’ordinaire en signalant votre singularité. Il va sans dire que ces échanges postaux resteront dans l’histoire de notre évolution toute aussi singulière, c’est-à-dire sous couvert d’enveloppes dûment affranchies dorénavant, ce dont je vous remercie du fond de la boite à courriers.
L’avenir de nos services est à la clef de voûte du contrat de confiance ce que le droit de retrait au guichet est à la liberté d’expression, autant dire, absolument respectée.
De plus, considérant le fait que cette adresse est toute à l’honneur de votre clarté, il me semble raisonnable d’affirmer que le passage du facteur saura restituer la juste place qui revient à votre missive.
Ceci dit, tout R. simple que vous ayez choisi d’être mentionnée, il me semble reconnaître dans votre démarche qualité l’ampleur d’un phénomène jusque là mis sous silence, qui est celui des recommandations sous-couvert de nos intelligence-services. Nous sommes absolument convaincus que notre clientèle jusqu’ici assez peu expresse puisse être dorénavant en état de maintenir un niveau de qualité d’être lettre tout à fait excellente sans pour autant sombrer dans la précipitation de la performance, et tiens à vous remercier personnellement pour cette évolution. Soyons lucides, le refus de l’e-timbre ou ne pas l’e-timbrer ne passera pas par une lettre morte. J’aurais d’ailleurs plutôt envie de dire qu’elle risque de devenir lettre-vie.
Conforme aux attentes sans pour autant être dépourvue d’originalité, la poste reconnaît que le service dont je ne suis que le maillon constant se doit d’assurer autant que faire se peut l’équité tout en laissant à chacun le droit de s’octroyer des prérogatives d’orientation personnelle. Par exemple, je ne passerai pas sous silence qu’à l’époque des fêtes, les enfants de tous les continents sont en mesure d’adresser au père Noël des lettres sans timbres qui seront bien sûr acheminées à destination, tous les facteurs de la création ayant connaissance de l’endroit où crèche un vieux bonhomme à la barbe blanche et au manteau rouge dont les rennes sont en général les premiers heureux de décacheter les commandes toutes informulées soit-elles de la majeure partie d’entre ces lettres, Monsieur Noël, pour ne point le citer, faisant le reste. Il a, soit dit en passant, un traîneau tellement spacieux, que le volume total des présents peut être immense, il occupe le tout. Vous allez me dire, après un agenda de juin aussi contrasté, le tout n’étant pas rien, quoique risquant de l’être, j’hésite à œuvrer au contraire de l’ensemble, ne sachant pas si rien n’est recevable de la commande, ou si au contraire tout l’est. D’ailleurs, je ne suis plus très sûre de bien me faire comprendre, dans la mesure où moi-même je ne suis plus très sûre d’être aussi confuse que tout le début du rien du tout ci-dessus.
Le receveur des postes me demande d’assurer la discrétion, toute la discrétion, rien que la discrétion, dès lors que le destinataire a les moyens de renvoyer l’appareil de l’ascenseur.
Connaissant la simplicité naturelle et spontanée de la lettre R., je vois mal comment elle pourrait s’équiper d’un moteur et d’une cage, toute ascensionnelle soit-elle. Il s’agit d’une cage, tout de même, et les enfermements sont si loin d’être éradiqués !
Affaire réglée, n’en parlons plus. Je vous remercie donc d’avoir signalé cette distorsion afin que notre dépôt soit garanti d’accepter toutes sortes de réclamations dans la plus grande intelligence qui soit.
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Tampon de la foi faisant poste.
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Bien à vous.
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La boite norminée au concours de la Paix des Transports Timbrés. (P.T.T.)
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Boite aux lettres jaune
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Lettre enluminée depuis six mille ans
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Il arrive que les échanges entre internautes fassent naître des jeux complices.
Lors de commentaires au sujet de la lettre de démission que voici, (à lire ici chez Max-Louis), j’ai eu envie de rebondir sur l’idée d’écrire une lettre à la boite en question.
Voilà qui est fait et qui pourrait bien entrer au parangon des jeux épistolaires les plus loufoques qui soient, j’aime me lancer des fleurs, merci moi-même. Si vous avez envie de vous y essayer, envoyez votre lettre dans la boite, elle vous en sera reconnaissante.
Pour ne pas m’arrêter en si bon chemin, j’ai pensé que cette lettre pourrait bien passer par le relais de l’agenda de juin qui se joue les prolongations jusqu’à ce soir minuit, nous sommes encore ce soir, et encore dimanche 24 juin 2018, c’est tout bon.
Pour tout lire des participations à l’agenda ironique de juin allons voir ici ce que notre animateur paresseux a collecté dans le panier du mois.
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Madame la boite aux lettres jaune aux normes de la poste,
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Monsieur Max-Louis, alias Iotop aurait récemment adressé une lettre de démission à cet inconnu de lui-même, que parait-il, vous auriez refusée. Vous auriez prétexté fallacieusement qu’elle était timbrée. La subtilité de la démarche est totalement incompréhensible ! Il me semble que ce refus de votre part dénote affreusement avec la mission dont vous êtes à charge.
Il m’arrive d’imaginer combien il vous en passe, par la tête, de ces lettres adressées, à tant de personnes, sous-couvert d’enveloppes de couleurs et de formats différents.
Mais que vous-est-il donc passé par la tête pour refuser celle-ci ?
Cette lettre, auparavant incluse dans l’alphabet, s’en est trouvée toute décollée.
N’allez pas prétendre que le groupement de lettres restantes vous impressionne par son effet troupeau, toutes aussi fermées l’une que l’autre, pire qu’un pingouin mutique.
Le soleil, qui darde ses rayons sur votre métal, vous aurait fait tourner l’adresse.
Savez-vous, chère Madame la boite aux lettres jaune aux normes de la poste, que si vous étiez en brousse, votre couleur aurait peut-être viré au vert devant l’illogisme de votre refus de coopérer à l’acheminement de cette fameuse lettre timbrée, et que qui sait, la face du monde en aurait été changée. Réfléchissez ! Une lettre de démission qui n’arrive jamais, c’est une intention perdue à jamais pour l’histoire de l’homme. Acheminée, elle aurait été facteur d’une nouvelle orientation de vie. J’ai connu un chercheur qui, un jour d’épuisement, a réussi à perdre ses chaussures, croyant poster une lettre de démission et y glissant malencontreusement ses mocassins. Evidemment, il n’avait plus vraiment toute sa tête ce jour là, mais vous acceptâtes de recevoir son envoi alors même qu’aucune de ses chaussures n’étaient timbrées.
Décidément tout ceci me paraît si incompréhensible que j’ai comme l’impression qu’il me pousse une tentacule d’interrogation sur la tempe droite. Cessez donc de me regarder comme si j’étais devenue chèvre ! Si tel était le cas, je serais pourvue d’une deuxième proéminence identique du côté gauche.
Puis-je vous avouer une chose, la boite ? Tous ces écrits qui vous traversent doivent être si passionnants parfois. L’idée que vous soyez porteuse de tant de missives précieuses m’épate un peu. Non pas que le vecteur par lequel votre point de transit passe soit pivot de la fonction de déplacement, mais bien que c’est de communication dont il s’agit.
Mais que pourrait-on dire de cette dernière ?
La communication passe par des échanges. Les lettres parlent de tout. De la noblesse épistolaire pour les plus traditionnelles aux plus simples rappels de paiement pour les plus financières. Ces échanges d’informations avaient, il me semble, davantage de charme à l’époque des relais postaux. Vous étiez à votre balbutiement, encore dans les limbes de l’invention, que déjà les transports attelés à la tâche acheminaient les transports amoureux des amants séparés. Que de missives amoureusement tournées et parfumées passèrent d’un relais à l’autre sans faillir. La teneur de leurs transports a parfois enchanté des recueils entiers, enluminés d’illustrations précieuses. Que diriez-vous, Madame la boite aux lettre jaune aux normes de la poste, de nous confier certains écrits encore existants et dont la beauté dépasse la fiction par la véracité de son sentiment ?
Et puisque l’authenticité se rapproche de l’intimité, je vous propose de nous en dire un peu plus sur le charme des lettres en nous offrant le meilleur de sa romance sans pour autant sombrer dans son travers ridicule et emphatique.
J’avais envie d’y lire une tendresse inégalée en vos dépôts, que la levée de poste ne saurait effacer.
Vous allez me dire, c’est un peu indiscret comme démarche, ce que je ne saurais nier. C’est que voyez-vous, je suis atteinte d’une déformation assez commune qui s’appelle la curiosité, et que cette déformation m’amène souvent à être dans la recherche de rencontre authentique et personnelle avec autrui. Les amoureux sont les plus propices à se dire de manière intime, et en même temps se dire dans l’intimité demande une confiance éperdument aveugle.

Je pense aussi que l’aveuglement est transitoire, et que passée une bonne dose de confidences, la confiance est apte à s’installer tranquillement devant la maturité et la capacité de recul de chacun.
Il m’arrive même parfois de me dire que rien n’a jamais plus de valeur que celle que chacun d’entre eux lui accorde.
Donc, timbrée ou pas, retirée du pli de l’alphabet ou pas, je vous prie de recevoir dorénavant chaque lettre adressée en bonne et due forme à son ou sa destinataire sans en omettre aucune.
L’omerta de la lettre de démission doit cesser.

Vingt-six-juin le pied de la lettre en pièce jointe.

En vous priant de recevoir toutes mes déclinaisons les plus poétiques.

La lettre de recommandation qui n’accuse personne.

Lettre R. simple

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L’agenda ironique de juin 2018

Il est chez carnetsparesseux, avec tout et son contraire. Tenter d’inclure les mots « soleil, brousse, chaussure, pingouin, tentacule, épuiser, vert » est bienvenu.
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Aussitôt dit, aussitêtard fait !
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Agenda ironique de juin 2018
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Cher carnet,
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Ce mois-ci, je me promets de m’empresser lentement d’écrire un texte de participation involontairement choisi de mon plein gré, ça me rend folle de savoir qu’il y a des personnes qui sont quelqu’un et d’autres qui ne sont personne, je n’arrive pas à laisser mon raisonnement cloué sur une boucle giratoire au sens unique dont l’interdit renvoie l’ascenseur en censurant, ça me renfofolle d’ascensussurer de la faute de frappe sans jamais frapper la faute sur l’écran de personne, ni de la personne qui est quelqu’un, ni de la personne qui n’est personne.
Aussi, afin de générer de l’autre, j’attrape une tentacule sans faute de performance pour fouetter le contraire de ce que je dis avant même de l’avoir pensé.
L’agenda ironique prend le temps pour le donner au soleil, en passant par la brousse en chaussures de pingouin qui tentacule d’épuiser le tour du vert et son contraire en quatre vingt dix lignes.
L’agenda ironique de juin,
Signait une chose et son contraire,
Dans le tout et n’importe quoi,
En ce lieu.
Les pingouins s’envolaient sur les toits,
La brousse poussait dans les jardins.
Y’avait un poulpe un peu fantasque,
Qui portait des chaussures à claque,
Et marchait à pas de velours,
Sur huit tentacules à bascule.
Dans les allées de l’Alhambra,
Le vert d’eau de ce monde là,
N’épuise pas l’ironie douce,
Qui coule au milieu des rayons,
D’un arc-en-ciel droit et limpide,
Que le soleil de juin traverse.
Y’avait l’écrevisse de l’espace,
La nouvelle louve illuminée,
Et la ride du temps s’étirait,
Pour envelopper tous nos papiers.
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Le bouc de guise en première page du calendrier tirait son char.
Un bouc d’à la guise en charrette qui faisait le tour du domaine.
Que dit la sagesse ?
Elle dit que qui conduit une chèvre attelée ira de blog en blog parcourir tout le globe, elle dit que chaque escale encrera son écran de la chose contraire, en écrits transparents dont la trace restera la sole du sabot.
J’ai cherché la chèvre pour reconnaître l’empreinte, et voici où mes recherches m’ont conduite.
Mode d’emploi : Allumez votre ordinateur, connectez-vous sur internet à la page « tout et son contraire » chez carnetsparesseux, puis entrez par l’écran dans le disque dur, cherchez le sol sur lequel la sole du sabot de la chèvre a laissé son empreinte.
Sélectionnez l’octet concerné.
Si la sole porte des chaussures, c’est un soleil. Tachez d’identifier si c’est un soleil de brousse ou un soleil de juin.
Dans le premier cas, (a), soit la brousse est sèche et vous n’avez aucune trace résiduelle.
Soit elle est fraîche et les petits tas blanchâtres qu’elle laissera sous la semelle des chaussures que la sole du sabot de la chèvre arbore, ces petits tas donc se déposeront sur le sol de la brousse sèche qui ne laisse pas de traces de pas sans la brousse fraîche en petits tas.
Suivez les tas.
Dans le second cas, si c’est un soleil de juin, retournez à la lecture du premier cas, (a), mais attention si vous avez déjà fait un premier cycle de relecture, sautez par dessus le second cas, continuez une ligne plus bas sans vous épuiser à refaire le cycle du premier et du second cas qui renvoie sur le premier cas ainsi de suite à l’infini, car sinon, vous ne passerez jamais cette partie de l’itinéraire qui forme une boucle au sol. C’est le pingouin qui joue du rodéo afin d’attraper la chèvre par la paire de chaussures ayant marché soit dans la brousse sèche, soit dans la brousse fraîche.
En cas de doute, retournez à la ligne du premier cas cité ci-dessus dans le second cas.
Enfin, une fois que vous êtes fixés, décollez la paire de chaussure soit de la brousse sèche, soit de la brousse fraîche. Vous n’êtes pas obligés de décoller la brousse des chaussures, qu’elle soit sèche ou fraîche. Le mode d’emploi précise plus haut que si elle est sèche elle ne colle pas, et donc ne laisse aucune trace. Constatons immédiatement et ici même que le fait qu’elle soit sèche ou qu’elle soit fraîche a une immense importance.
Dans le cas de la fin du second cas qui renvoie au premier cas, nous en étions à suivre les petits tas de brousse fraîche déposés par les semelles des chaussures du soleil.
Nous allons partir du principe qu’elles ne sont pas collées mais que vous êtes fixés sur la question de la brousse fraîche qui laisse des tas.
Maintenant, il s’agit de retrouver le contraire de ce que vous suivez à la trace depuis le début de l’itinéraire d’une carriole censée nous permettre de voyager de blog en blog sans s’épuiser par le menu.
Attrapez la tentacule de la souris et cliquez dessus. Vous aurez un bandeau déroulant un tapis de sol sous les yeux.
Revenez au tout début du mode d’emploi qui vous conduira à nouveau jusqu’ici.
Ici n’est pas le contraire du début.
Il nous reste à vérifier si le sol est vert, car cette dernière consigne est d’une importance considérable.
Considérons la.
Si le sol est vert, c’est que le tapis de sol est vert, c’est que le tapis est vert.
Cela ne vous rappelle rien ?
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Philippe Bouvard Un oursin sur les tapis verts
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C’est un impair et j’en passe à la suite.
Sur la trace d’une chèvre attelée à une charrette qui passe de blog en blog en parcourant le globe, voici que la décolleuse de juin atterrit sur le tapis vert d’un humoriste fabuleux à la grosse tête aussi bien faite qu’éclectique et qui a été vendeur de lunettes de soleil chez Lissac.
Ah ben bravo !
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petit-bouvard-illustre-
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Si ce n’est pas tout et son contraire, c’est au moins du grand n’importe pas quoi.
Non, du grand pas n’importe quoi.
Euh… Du pas grand n’importe pas quoi ?
Ou du grand pas pas n’importe quoi, voilà, c’est ça.
Je voudrais revenir sur la question de la brousse sèche et de la brousse fraîche.
– Non ?
– Ah bon !
Alors pour terminer :
Que dit l’aberration ?
L’aberration sème du désordre dans le disque dur, et nous propose une autre écriture du mode d’emploi.
Que voici :
Eteignez votre ordinateur et n’attrapez pas la tentacule de la souris. Choisissez plutôt un hérisson ou un mulot.
Déposez le hérisson ou le mulot sur le tapis gris souris, et si demain, il est encore là, éditez votre texte à l’agenda de juin chez carnetsparesseux.
Moi, c’est fait.
Avec quoi ?
J’ai triché, j’ai un pingouin.
Que j’ai attrapé au lasso.
Avec des glaçons de brousse pour la fraîcheur.
Avec tout ça, c’est à se demander qui de la sagesse ou de l’aberration est une absurdité ou le contraire, non ?

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L’interview phare de deux stars de la plume, Cardamone Cyclopédie et Pléäde Pénélopédie

Sur une idée repiquée chez qui ? Encore lui ?
Nan, cette fois, on dira pas qui…
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paris-match-de-1967

PARIS MATCH de 1967

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Paris Match : Pourrait-on dire que vous avez conquis un public l’une grâce à l’image, l’autre grâce à la voix ?
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Cardamone : De qui parle-t-on ?
Pléïade : Les conquistadors seraient-ils ou ne seraient-ils pas ?
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Paris Match : Vous avez toujours l’habitude de répondre à une question par une autre réponse questionnée ?
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Cardamone : J’aime savoir exactement de quoi nous parlons, je suis une femme de précision, alors lorsque vous évoquez l’idée d’un public jusqu’ici ignoré de ma ligne comptable, je me permets d’envoyer du clair de l’une en illuminant la question.
Pléïade : Quant à l’image, vous savez bien qu’elle n’est que ce qu’elle veut bien être, et que conquérir en image une voix de l’être n’est jamais qu’une utopie bien sympathique, mais une utopie quand même, d’où l’image que j’adore tout particulièrement, je suis conquise j’t’adore.
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Conquistador
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Paris Match : Vous avez évoqué avec Juan Ponce de León la notion de pudeur. Comment préserver sa pudeur au sein d’une époque impudique ?
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Cardamone : La pudeur, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale !
Pléïade : Ce que ma sœur veut dire est en fait exactement le contraire, c’est à dire, que la pudeur, c’est comme la confiture, plus on en a, moins on l’étale.
Cardamone : Ce que ma sœur veut dire par là c’est que la pudeur, il s’agit d’abord d’en cueillir les fruits mûrs et à points, ensuite, les dénoyauter, les laisser macérer dans du sucre toute la nuit, puis faire cuire et mijoter longtemps jusqu’à épaississement et juste avant caramélisation.
La mise en pots se fait à chaud.
Pléïade : Aucun rapport avec le conquistador ?
Cardamone : C’est toi qui pose les questions, maintenant ?
Pléïade : Laissons Paris Match poser la suivante, tu as raison, ma sœur.
Cardamone : Mais à propos, qui est Paris Match ?
Pléïade : Oh, tu ne vas pas t’y mettre toi non plus !
Cardamone : Je me mets à ce que je veux, OK !
Paris Match : Bon, ça suffit maintenant ! Vous voulez déconquérir le public ou quoi ?
Cardamone : Ah, mais c’est vous le public ?
Pléïade : Pfff, c’qu’elle peut être bête parfois !
Cardamone : Je ne te permets pas, m’enfin, d’où tu viens pour me parler comme ça toi ?
Pléïade : De ventre de ma mère !
Cardamone : Je te signale que c’est la mienne aussi !
Pléïade : Et alors, on peut se tromper, non ?
Cardamone : Non, une mère ne se trompe jamais, compris !!!
Pléïade : Compris la frangine, mais baisse d’un ton, tu vas le réveiller.
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Les deux sœurs se tournent vers Paris Match qui ronfle dans un fauteuil les yeux grands ouverts.
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Paris Match : Qui a les yeux grands ouverts, est-ce le fauteuil ou bien est-ce moi ?
Cardamone : Mais enfin, allez vous nous dire qui êtes moi ?
Pléïade : Tu as entendu ce que tu viens de dire, Carda ?
Cardamone : Non mais je l’ai vu. Et puis si tu pouvais m’appeler par mon petit nom, franchement, Carda, Carda, comme si j’allais carder les chardons ensemble, tu n’arrêtes pas le progrès toi !
Pléïade : Tu préfères quoi ? Mone ?
Cardamone : Pour que je te lise ?
Paris Match : Alors les yeux, ils sont où ?
Cardamone : Pas dans ma poche, mon gros béta.
Pléïade : Ménage le, ma Mone sœur, il est encore un peu endormi !
Cardamone : Sous le coup, mouais !
Paris Match : Sous le coup de quoi mes bichettes ?
Pléäde : Bon, on va se calmer, là, parce-que sinon je ne réponds plus de rien, hein ?
Cardamone : Biche oh ma biche quand tu me regardes…
Pléïade : TA BOUCHE ! C’est lorsque tu soulignes, pour une femme précise, va falloir repasser !
Cardamone : Et aller, ça recommence !
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Paris Match : Vous avez compris qu’à l’impossible nul n’est tenu. Je vais donc mettre fin à cet interview faute d’avoir pu en placer une.
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Cardamone : Ingrat !
Pléïade : Toujours pareil, hein, la voix de l’image est muette ?
Cardamone : Et l’image de la voix invisible !
Pléïade : Vous ne vous en tirerez pas comme ça, comptez sur nous !

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Un œuf
Virgule,
Chaussé de bottes de sept lieux,
En parcourut sept
Point.
Arrivé là
Virgule,
Il souffrit d’ampoule,
Surtout du blanc,
Et instaura,
D’un commun accord avec ses pairs,
La paire de bottes,
De neuf lieux
Point.
Ce même œuf,
Chaussé de bottes,
De neuf lieux,
Cette fois,
N’eut plus d’ampoule,
Ne souffrit plus,
Mais en perdit la vue.
Un œuf,
Toujours le même,
Chaussé de bottes de neuf lieux,
et porteur de lunettes,
Rencontra un autre œuf,
Qui se fendit la coquille à sa vue.
Moralité
Deux points :
Tant va l’ampoule au blanc qu’à la fin l’œuf gai rit .

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C’est une minute de vérité,
Qui se présente en buanderie,
Et se demande si elle est vraie.
Vous n’avez qu’à vous repassez,
Répond la repasseuse âgée.
La minute se repasse au fer,
Température un peu amère,
Ou température satinée ?
Pour une minute de vérité,
La question était trop osée.
Je repasserai,
Une fois posée,
La décision du bon degré.
Répondit la minute d’en vie.

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