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Archive for the ‘Mouvement’ Category

Au fond des limbes la nuit veille,
Prête à passer hors du sommeil,
Pour faire reculer la lumière,
Et envahir toute l’atmosphère.
.
Il règne un silence d’outre-tombe,
Dans une ambiance de catacombe,
La nuit recouvre le soleil,
D’un noir manteau cerclé d’éveil.
.
Les ombres découpent leurs contours,
Dans une précision effroyable,
Toutes les nuances sont distinguables,
A des kilomètres alentours.
.
Perchée sur le toit de la nuit,
Une chouette froufroute doucement,
Ses yeux voient tout sans aucun bruit,
Le jour n’est plus si important.

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Ma participation à l’agenda ironique d’Août chez Martine : Merci de me laisser trace de votre passage dans le monde de ma grande folie douce.
Car toute minuscule soit-elle, je gage qu’elle saura admettre que la majuscule contrainte était nécessaire à sa créativité.
Bonne lecture à tous.

Et moi qui me débat encore avec ce terrible exercice de style, mais qui gagne chaque jour un peu plus de terrain.

Je serai chevelue barbue avant le 24 août, c’est dit. Yapuka. Avec deux essais en route, il faudra bien que j’en termine un. Car si la consigne est complexe, pour autant, visiblement, elle n’est pas impossible à remplir. Sauf que dans le style, j’aurais tendance à sembler un peu incohérente de prime abord, et travailler sur la clarté du langage m’ôte toute ma compétence. Furieux paradoxe que celui-là.

Attenter contre lettrine est un crime de lèse-prestige, fulminer ne modifie rien, même si c’est une solution d’hypoesthésie virtuelle.
Bien malgré lui, Eson suffoquait de vindicte devant tant d’indiscipline, son omnipotence se voulait incontestée, patente, manifeste, et il se faisait fort de l’imposer, surtout pas de vague, c’était la règle.

Ces minuscules n’en étaient pas à leur premier soulèvement, mais elles n’avaient apparemment toujours pas entendu sa domination.
Dorénavant, la stratégie à mettre en œuvre se nommait « influence peaufinée », il l’avait affûtée durant les siècles passés, à moult reprises, faire régner la peur pour convaincre et soumettre, il savait très bien faire, voire même encore mieux, puisque cela n’apparaissait plus de façon lisible, il était invisible, invincible, enfin, le pensait-il comme tel.
Eson n’avait jamais banni l’union du savoir assorti aux dispositions d’un plan adroit, nul n’irait sans lui, ni lui sans nul.
Fort de ce postulat, il s’avança vers le lieu des négociations.
Glandeur nature, le peuple des minuscules s’était rassemblé, arborant des banderoles de couleurs vives et brandissant des porte-voix tonitruants, ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers.
Hurlant que la fin des majuscules venait d’arriver, que le Nord sonnait le glas du sud, que le soleil devrait dorénavant se lever à l’Ouest, arguant tout et son contraire à la fois, dépêchant du missionnaire, [sic], satellisant de la fin du monde à tout va autour du grain de trop du grand et puissant Eson.
– « 
Il mélange l’évanescence du blanc avec son envers, chuchota la plus grande des majuscules au plus jeune des paragraphes, c’est un peu cruel tout de même ! »
– « 
Je gage que le résultat produira du chapitre, c’est la moindre des choses ! »
– « 
Kidnappons les interstices, il ne restera plus que la race dominante, c’est-à dire le grand maître et nous, ce sera le bonheur. »
– « 
L‘ouvrage ne voudra rien dire, sans eux, nous risquons de devenir bien insignifiants. »
– « 
Mais qui parle ainsi ? »
– « 
Nous, les livres ; réduits à quelques mauvaises pages, quel futur se profilerait sans la postérité des bibliothèques ?
– « 
Organisez un référendum et tentez de définir ce qui fera trait d’alliance, ce serait en effet regrettable de perdre le sens de l’identité de la culture générale. »
Particulièrement interloqué, Eson, à l’écoute des échanges d’idées, entrevit alors la brèche, mais suffisamment tard, quelques secondes gagnées et le flot des minuscules avait envahi l’édition en rangées bien alignées, régulières, légitimes et alternées, enfin, cadencées, devrait dire l’éditeur ensuite, car les majuscules s’étaient noyées dans la masse, elles formaient les îlots sur lesquels chaque section s’arrimait.
– « 
Quel chaos, rien ne se passe comme prévu, c’est à rendre perplexe un régiment de pictogrammes ! »
– « 
Restons logiques, pas de panique, ceci n’est pas un langage connu. » S’écrièrent de concert au piano un malabar bouchant d’une bulle la porte de l’échappée belle et un acolyte lieutenant coiffé d’une raie au milieu et d’un képi d’acier.
– « 
Tous ensemble, sinon rien ! »
– « 
Unissons nos forces, rassemblons-nous, l’avenir est là. »
Visiblement interdits, certains bouquins ne réagissaient même plus.
– « 
What do you say » ?
– « 
Xénophobes de tout poil, cessez d’exclure, de cliver, d’éradiquer, de rejeter, de castrer, d’eugéniser, j’en passe et des meilleures, vous vous en porterez tellement mieux ! »
– « 
Youpi, il fallait bien que ça arrive un jour, ces enfantillages idiots ont assez duré, serrons-nous les coudes pour le bénéfice de l’ensemble et l’existence de la littérature. »
Zoner du verbe de droite à gauche, de la majuscule du nord au sud, du milieu du centre au centre de l’est-ouest, n’avons-nous donc rien de mieux à faire que de guerroyer sans relâche jusqu’à faire disparaître de la minuscule ?

Ici c’est encore un peu le serpent qui se mord la queue, mais est-ce pour autant possible autrement ? Eson géant gagnant, où sont les petites minuscules libérées, si ce n’est remplacées par d’autres ? La performance littéraire est fabuleuse, mais le procédé décrit est plus que contestable. Lol, ce n’est pas le procès qui compte, c’est ce qui reste à l’intérieur des encriers. Tous les goûts sont dans la nature.

A moins que je ne sois pas allée assez loin dans mon raisonnement, auquel cas ce que j’y verrai ne sera plus ce que j’y ai vu à ce jour.

Pour ce qui concerne l’idée d’écriture à proposer pour le mois de septembre, je vais le mettre en forme, de quoi, je ne sais pas encore, mais ne tarderai pas à te l’adresser, Martine, dès qu’il est en page.


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Est-ce que lib’Elmer est un journal ?

A la chasse au lapin blanc,
A la chasse au lapin blanc,
Disait le monde étriqué à ses fils décalés
Sur l’ouvrage des idées.
A la chasse au lapin blanc
Tu n’iras pas !
Décalé N°1 lève à peine un sourcil.
Décalé N°2 joue simple, au rouge fil.
Décalé Tartempion s’en tamponne le croupion.
A la chasse au lapin blanc,
Mon monde,
J’irai perché sur une jument,
Une jument Gironde,
Aussi ronde que le monde,
Quand il creuse le terrier,
Du lapin de clapier,
Echappé du bocal,
Du bocal cornichon,
Qui se fait des yeux ronds,
Aussi gros que le monde.
A la chasse au lapin blanc,
Moi je vais,
Mais n’en tue pas vraiment,
Et dire que j’ai le temps,
De tuer des secondes,
C’est comme perdre le monde,
Dans le creux de ton sang.
Mais que font les beaux jours,
Les aiguilles du printemps,
Sur l’horloge de l’amour ?

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Pour faire le portrait d’un lapin blanc,
Dessinez un cadre, déposez le dans un champ de thym, attendez.
S’il ne se passe rien, mettez votre réveil à sonner toutes les nuits, mais à différentes heures.
Allez voir si vous voyez apparaître le petit lapin blanc dans le cadre.
S’il ne se passe rien, déplacez le cadre successivement dans un champ de romarin, puis de sauge, de sarriette, d’armoise et enfin de serpolet.
Vous finirez par, un beau jour, ou plutôt une nuit, voir apparaître quelques billes de couleur brun clair.
Lorsque vous remarquerez leur présence, ne touchez plus à rien.
Par contre, cette fois, faites sonner votre réveil à différentes heures du jour et rendez vous sur le lieu des observations afin de constater si le cadre s’est rempli.
Si vous obtenez ceci, c’est que vous avez posé le cadre en savane.
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Câlin girafe
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Mais si vous avez obtenu cela,
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Lapin blanc en peinture
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vous êtes digne de faire d’un poème un portrait, et tout aussi peintre que le peintre de la girafe qui voulait se faire aussi fondue que la garrigue.
Enfin, si vous souhaitez renverser l’histoire de Lewis Caroll, que le petit lapin blanc vous suive et non le contraire, attrapez le, sortez le du cadre, et partez avec.

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Quand en surfant sur les blogs je tombe sur un atelier comme celui-là et que l’envie me prend d’y participer…

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https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/11/22/les-plumes-37-les-textes-de-la-nuit/
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Les mots à utiliser sont :

vol, chat, transfigurer, chauve, blanc, solitude, silence, matin, se ressourcer, ivresse, ténébreux, épuisant, insomnie, étoilé, fête, rêver, sommeil, voyage, chanson fesse, recommencement, voluptueux, sarabande, passeur, prologue, pavillon.

Sur la trace de l’ivresse, cette nuit, l’insomnie m’a portée sur son vol ténébreux. Tout là-haut, une sarabande d’étoiles déployait ses soieries chinoises et froufroutantes au nez d’une lune décolorée, le chat blanc passeur de rêves avait baissé pavillon, de la fête ne resterait qu’un silence épuisant, éternel recommencement de matins blêmes, de chauves-solitudes aux cris inaudibles, lanceurs de chansons de fesses, vaines paroles creuses, interminables attentes aussi vides que l’immensité infinie de cet espace insensé. C’est alors qu’un minuscule son, sorti de rien, vint transfigurer l’errance de ce voyage. Infime trace de vie, la note vint ébrécher la paroi de ce cauchemar funeste, où s’engouffra l’eau, ruisselante, phénoménale, recouvrant tout sur son passage, du sommeil au prologue même de l’existence, de l’histoire du monde et sa mort annoncée, tout fut recouvert, tout y compris la grande faille du rien. Au milieu, j’ai vu l’île. Un endroit entre le ciel et l’eau, un lieu pour se ressourcer, avec ses immenses plages de sable chaud, voluptueux comme une caresse. Cette île, mon île, c’était celle de mon rêve, tant espérée, celle où tu m’attendais.

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A creuser des galeries en peintures,
On y voyait mieux, je l’assure.
Les couleurs nuançaient le champ,
Du gai savoir dans les tympans.
Quoi donc de mieux qu’un champignon,
Atomique de libération,
Qui avancerait sans blancs cheveux,
Sur la soupe qui éteint les feux,
Pareil à ces conquistadors,
Et templiers dans leurs efforts,
A recueillir le grand trésor,
Qui n’enfermait même pas la mort ?
Nul ne sait la chronique de l’art,
Tant qu’elle n’a pas peint son regard.

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Mon canard laqué,
Etait réservé,
Pour un feu de camp,
Qui n’a que deux ans.
Autour d’un piano,
Il chante que c’est trop,
Ou bien pas assez,
Mon canard laqué.
Il se sert docile,
Du thé volubile,
Mais n’a que deux dents,
Pour croquer le temps.
Il est haut de forme,
Loin d’être difforme,
Et du bout des doigts,
Déguste sa loi.
Fi de la grand mare,
Cuit comme un renard,
La chair détachée,
Cuisson terminée.

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