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Archive for octobre 2011

Sans impatience

Pénétrer les arcanes du temps en silence
Demande lenteur sans impatience
Tant et si bien qu’avec la science
L’onde qui coule dans l’évidence
Peut bien dévoiler ses secrets
Couloirs du temps désenchantés
N’ont pas fini de déchanter
Devant les matériaux usés
Entrer dans les mondes indicibles
Dans les schémas indescriptibles
Qui font rêver et délirer
Mais n’ayons pas peur d’y aller
Car au-delà de cette baie
Vit une mer retirée
Loin des eaux des banalités
Et depuis que tu m’as trouvée
Je n’arrive plus à m’en aller
Alors que c’est la liberté
Que j’étais venue y chercher
Les enfermements ont cédé
Dans la lenteur des cheminées
J’attends que tu viennes m’y trouver
Pour réinventer l’avenir
Sans se cacher de nos désirs.

Lyane Bolac
31 octobre 2011

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La maison ne fait pas crédit
Dans ses hôtels, dans ses tapis
C’était un chat beau comme un Dieu
Qui rendait ses maîtres heureux

Il se posait sur les grandes piles
De livres mis en tas par mille
Posant ainsi pour l’appareil
Que je sortais de mes oreilles

Un flash ou deux, il souriait
Il avait des anges en secrets
Il aimait tellement les humains
Qu’il avait accepté le bain

Un chat dans l’eau comme un grand plouf
C’était Loulou qui sans esbroufe
Faisait son petit paradis
Dans la place et dans le mot dit

Quand il est parti pour de bon
C’est piqué d’un mâle à la con
Qu’il a revu ma déesse fille
Avant d’aller jouer aux billes

Avec les étoiles de la nuit
Dans les grandes joies des acabits
Après avoir gagné aussi
Toutes les batailles de sa vie.

 

Les arcanes du destin sont à peu près aussi obscurs qu’une boite d’allumettes qui dormirait sur un chameau ou un dromadaire.

Extrait d’ « arcanes du chaos »
Lyane Bolac Octobre 2011
Editions du con-fi-dent-ciel

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L’agitée du bocal

Je suis décimée comme un blé
Décablée comme si tu riais
De me voir partir en dragées
Encartonnée par ses filets

L’écartement démantèlement
N’avait pas dit son vergement
Que déjà il avait serti
La chasse haies dans la baie d’Ise

Chapeaux pointus et malotrus
Auraient sans doute tous disparus
A l’Aube de si charmants projets
Qui ne se faisaient pas discrets

T’as posé ton pied sur les siens
Elle pique un phare, ce n’est pas rien
Sur l’établi d’Alexandrie
Vanessa souriait aussi

C’est ainsi que menait la danse
Dans les ventres emplis en puissance
Du côté de tous les marchés
Où il t’y avait invitée.

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Surdité

Je gis ainsi comme un voilier
Echoué sur une mer sans eau
Abandonnée toute en moitié
Sur le flanc, sans espoir ni peau

L’aridité de mes grands fonds
S’étale à perte de siphon
Depuis que tu as vu le phare
D’Alexandrie comme un chiffon

Comme la morte plaine étendue
Ce soir je gis dans mon écu
Sans chevalier et sans monture
Pour ne pas dire même sans parure

De colliers qui coulent sur les joues
Je ne tiens plus vraiment debout
Et quand tu joues à ce héros
Je t’assure, c’est sans sombrero

La carte du tendre est défendue
Par l’étendard des disparus
Tu ne sais plus vraiment pourquoi
Tu cherchais à en faire un roi

Mais la carte du ciel se déploie
Comme on étend la carte du droit
Et tu retournes dans les déserts
Qui ne sont plus vraiment amers

J’ai introduis mon petit doigt
Dans l’espace de cet instant là
Qui couronne l’ère de l’hôpital
Echevelée sur mon cheval

Pour faire remarquer à Monsieur
Que les pommes sont aussi des yeux
Qui font des tartes et pas qu’un peu
Sans fonds et sans faire de curieux

Dans les secrets de nos alcôves
On n’a pas perdu la guimauve
Qui parfumait de sa senteur
Le temps de nos belles splendeurs

Il a écarté le roman
A laissé Marquise toute en plans
Pour remonter dans son courant
Belle histoire de malentendants.

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Vampire est là

J’ai le pinceau devant
Et la mort en dedans
J’ai le pinceau d’hiver
Qui dort dans mes arrières

Mais l’accordéon blanc
Décline toute sa misère
J’y perds jusqu’à mes vers
Tous ceux qui sont grouillants

Il manque à ma maison
Comme un jeu de camion
Il a laissé béants
Mes sourires de printemps

La lune n’est plus si fière
Depuis que son tourment
N’a plus de dromadaires
Ni de poules, ni de dents

C’est une furieuse prière
Qui monte de ses messes
La lune était ta mère
Elle pleurait la noblesse

Sous le vent elle n’avait
Plus sa raison de vivre
Elle pouvait faire pourtant
Comme si, quitte à en vivre

Elle n’aurait jamais cru
Qu’il aille dans ses fichus
Aussi loin que l’instant
D’un Olivier déchu

Il avait pris sa main
Douce comme un satin
En taisant doucement
Le voile de ses tourments

Marquise était admise
Aux banquets de Pluton
Jouant les insoumises
Sous sa Chappe de béton

De tombeau en mort sûre
Il avait je l’assure
La grâce de l’éléphant
En racine de printemps.

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Nombrils du monde
Un deux trois tombes
Tiens, la mienne est ici
Ci-gît ici la veuve non dits

Broque et de brique
Ci-gît une trique
A reluire et à je réastique
Les nombrils du monde associés

T’as pas cent balles pour que j’avale
La grosse couleuvre endimanchée
Pendant que l’aval en cavale
Sur mes mœurs se serait penché

Penché comme la grosse tour de Pise
Sur le jeu de mes friandises
N’empêche il est bien ficelé
Le jambon qui colle au papier

J’ai un travers de gourde en fer
Dans mes pots de moutarde à l’envers
Sans y tremper mon cornichon
Je n’irai pas plus loin que tronc

L’olivier fait sa carmagnole
Pendant que Madame fait la bonne
Au marché elle rempli paniers
De tous les poissons un peu frais.

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Il ne faut pas renvoyer la pareille de l’ascenseur mais il faut renvoyer l’ascenseur de l’appareil.

Lyane Bolac

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