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Archive for the ‘Bouteille à la mer’ Category

L’agenda ironique sera celui de l’OND*.
*Lire octobre, novembre, décembre.
Après être agendé électrironiquent par chachashire en octobre suite à un plantage de matériel informatique chez moi, il était question d’inventer des mots valise, puis d’en faire des phrases, puis de choisir une phrase chez chaque participant pour en fabriquer un dialogue.
Les trois étapes prirent deux mois, et terminèrent leur course chez patchcath qui décida de reprendre toutes les fins des huit dialogues pour nous faire écrire en décembre.
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Les fins bouclaient leurs bouches avec une telle force que je restai devant le silence avec stupeur en me demandant comment j’allais pouvoir imiter les moutons de l’insomnie en sautant la barrière des clôtures.
Une intense réflexion mit ma pensée en agitation électromagnétique jusqu’au moment où celle-ci produisit une étonnante petite flamme parlante.
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chatnoir tournee
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La meilleure façon d’écrire, me dit-elle, c’est encore celle-ci. C’est de mettre un mot devant l’autre et puis de recommencer.
Oui mais la fin ?
Tu mettras la barrière où tu voudras, et tu pourras même la déplacer au gré de tes vagabondages nocturnes, les mots sauteront par dessus, et toi avec.
La nuit qui suivit ma divine illumination, je me suis réveillée à trois heures du matin pour envoyer une invitation à toutes les fins recensées par patchcath et leur proposer le menu poisson que voici :
Marinade de poisson rose au bouc et au thym de tomate déconfite.
Légumes de retraite studieuse au piment fort accompagnés de sa morue dessalée.
Fromages au plateau d’Ecosse de petit pois.
Fruits de saison de l’agenda.
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Elles m’ont répondu. « WE’RE ALL MAD HERE » !
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Chat du cheshire
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Faisons un petit voyage au centre de la tête du chat, me souffla alors la flamme de la bougie hyppocampique.
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chat noir allégorie ombres
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Vous avez dit pièces d’ombres, Rodolphe ?
En effet, est-ce l’ombre du chat ou le chat lui-même, que vous voyez ?
Ou bien s’est-il recouvert d’ombres solaires ?
A qui tient-il compagnie illustrée ?
Revêtu de son costume trois pièces d’ombres chinoises, le chat noir nous offre ses meilleures rimes.
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Le chat noir
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Montmartre à l’heure de ses oreilles,
Sonne l’horloge aux yeux vermeil,
Et à sa moustache en soleil.
Montmartre au moulin de son cœur,
Sonne la trompette de l’ardeur,
Qui de ses hypnotiques vapeurs,
Chasse le train de ses humeurs.
Le chat noir embasiliqué,
Du sacré-cœur vint à vaquer,
Et de sa moustache qui brillait,
Sortit une fin de son paquet.

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Chuuuuuuuuuuuut Elodie, ils sont pour moi les derniers mots de la fin !
Chat noir, chat noir, vous avez dit chat noir, comme c’est bizarre…
C’est bizarre, avec ses pièces d’ombres et ses célèbres lumières de génie, avec l’illustre et joyeuse troupe poétique qui de Montmartre témoigne encore du bouillonnement intense d’une basilique exceptionnelle, d’où de longs vers d’encre s’échappent encore, filaments invisibles noyés dans la masse de lignes aéro-postales issues d’un auteur aux cheveux couleur de blés mûrs. Le mélange des genres ici atteint des gammes muettes mais perçantes comme le regard du chat.
Vous n’avez pas votre pareil, Rodolphe, lui avoua un jour Allais en complaignant d’un humour impeccable ce mirliton d’Aristide Bruant.
Vous n’avez pas votre pareil pour dépareiller les premières photos de mon moulin à paroles.
Tu peux pas t’en empêcher ! Pfffff !
Et le moulin à paroles de Normand de reprendre la parole aussi impeccablement qu’aimablement en lui octroyant la meilleure pensée de l’ombre féllinienne pour demander une trêve de douceur de vivre.
Mais Elodie n’en démordra pas, elle lèvera les yeux vers la place du Tertre en modiglianant quelques mots incompréhensibles.
C’est pas moi, c’est le Zébulon.
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Chat noir Dragon noir
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Budalzon

Un poème par jour,
Que dis-je, bigre,
Quel charabiage vais-je inventer,
Pour conclure cet étrange contrat,
Etabli au nom de ma loi,
De la pression philosophique.
Nul n’a de prétention orphique,
Au regard de la république,
De nos ceintures de chasteté,
Depuis que j’ai trouvé la clef.
Mais la république solitaire,
N’aura d’autre choix que de taire,
Le beau trésor des templiers,
Caché dans les plis de sa jupe.
Il est l’heure de la repasser,
Puisque le poète est usé,
Par les machines à délaver,
Une mécanique sans intérêt.
Toi tu as le bourgeon de l’Eure,
Dans la vallée en bas d’Uzès,
Et ton printemps fait mon bonheur,
Et loin de toi, moi, je me meurs.

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lettre-vintage

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Madame Cyclopédie
22 rue du liber Floridus
1717 Alembert

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Le 30 décembre 2016
Alembert

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Monsieur Noël,
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Voilà, comme convenu, et suite à notre conversation téléphonique du 25 décembre courant, je vous écris pour vous demander une faveur. Nous avons en commun le goût des mots, et comme vous le savez, leur saveur est essentiellement reliée au fait que nous aimons jouer avec eux, nous jouer d’eux aussi, et surtout, jouer ensemble.
C’est pourquoi je vous propose de nous associer.
Je vous promets une coopération irréprochable pour les trier, les étriller, les caresser dans le sens du poil, et les parfumer de la saveur que vous voudrez. Nous disposons en rayons de piment de Vienne, de poivre du Bengale tigré, de curry persan et de mille et une herbes aromatiques aux fragrances rondes en bouche.
Je ne sais pas si les mots seront aussi curieux de vous que moi, mais je languis déjà de votre réponse.
Acceptez je vous en supplie, il y va de leur santé. C’est qu’il me semble que depuis quelque temps ils commencent à ternir. Ce serait tellement regrettable de les priver de vos lumières. Ils ne seraient plus si éclairants, vous savez.
Je n’ose imaginer ce qu’ils deviendront sans la fameuse Alice Wonder, face à la pile de mots qui continue de s’accumuler en vrac, dans le plus grand désordre. Pourquoi je cite cette grande dame de la littérature Spirouquoise ? Une étincelle croisée entre les mots mêlés, sans doute !
Car oui, les mots éclairent. Pas besoin d’éolienne pour produire l’énergie à leur lanterne, mais la radiation de votre vêtement rouge couplée à ou deux flocons serait la bienvenue.
Je me tiens à votre disposition pour notre future collaboration, si vous acceptez bien sûr. N’hésitez pas à me contacter sur la ligne Seyes téléphonique du 22 Alembert ou bien encore à l’adresse ci-dessus.

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Avec toute ma considération et en l’attente de votre réponse, cher Noël, soyez assuré de toute ma gratitude à votre égard.

Madame Cyclopédie

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Clef de sol horloge

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Ah pour sûr, elle ne ferme rien,
C’est pire, elle donne des ailes dorées,
Puis t’envoie t’aller te jeter,
Du haut d’un falaise de chagrin.

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Alors de Charybde en Scylla,
Toujours n’y voir que feu de bois,
Sans que d’appui jamais ne trouve,
Laisse donc mourir si c’est pour ça.

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Donner l’espoir et puis ensuite,
Foutre le camp comme s’évaporent,
Des rêves pourtant qu’iraient bon port,
Pour peu qu’un retour soit sans fuite.

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La clef de sauvetage n’a courage,
Que pour leçons donner à d’autres,
Mais jamais elle ne fait naufrage,
Car dans la vie n’est que mirage.

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Quand en surfant sur les blogs je tombe sur un atelier comme celui-là et que l’envie me prend d’y participer…

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https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/11/22/les-plumes-37-les-textes-de-la-nuit/
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Les mots à utiliser sont :

vol, chat, transfigurer, chauve, blanc, solitude, silence, matin, se ressourcer, ivresse, ténébreux, épuisant, insomnie, étoilé, fête, rêver, sommeil, voyage, chanson fesse, recommencement, voluptueux, sarabande, passeur, prologue, pavillon.

Sur la trace de l’ivresse, cette nuit, l’insomnie m’a portée sur son vol ténébreux. Tout là-haut, une sarabande d’étoiles déployait ses soieries chinoises et froufroutantes au nez d’une lune décolorée, le chat blanc passeur de rêves avait baissé pavillon, de la fête ne resterait qu’un silence épuisant, éternel recommencement de matins blêmes, de chauves-solitudes aux cris inaudibles, lanceurs de chansons de fesses, vaines paroles creuses, interminables attentes aussi vides que l’immensité infinie de cet espace insensé. C’est alors qu’un minuscule son, sorti de rien, vint transfigurer l’errance de ce voyage. Infime trace de vie, la note vint ébrécher la paroi de ce cauchemar funeste, où s’engouffra l’eau, ruisselante, phénoménale, recouvrant tout sur son passage, du sommeil au prologue même de l’existence, de l’histoire du monde et sa mort annoncée, tout fut recouvert, tout y compris la grande faille du rien. Au milieu, j’ai vu l’île. Un endroit entre le ciel et l’eau, un lieu pour se ressourcer, avec ses immenses plages de sable chaud, voluptueux comme une caresse. Cette île, mon île, c’était celle de mon rêve, tant espérée, celle où tu m’attendais.

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A partir de rien autant aller nulle part.
Broyer du blanc de sentiment, c’est de l’art,
J’en fais un tableau de Mozart,
Un bijou de pluie du hasard,
Je te saute au cou du regard,
Et dans ton baiser je m’égare.
Tes mains attrapent mes coins épars,
Et me rassemblent, mais quel bazar,
Je suis sens dessus dessous, c’est bizarre,
Quel drôle de vide ce tintamarre,
Mon cœur qui bat en gyrophare,
Vient de tomber comme un pulsar,
Dans le grand bonheur de te voir.

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Mon canard laqué,
Etait réservé,
Pour un feu de camp,
Qui n’a que deux ans.
Autour d’un piano,
Il chante que c’est trop,
Ou bien pas assez,
Mon canard laqué.
Il se sert docile,
Du thé volubile,
Mais n’a que deux dents,
Pour croquer le temps.
Il est haut de forme,
Loin d’être difforme,
Et du bout des doigts,
Déguste sa loi.
Fi de la grand mare,
Cuit comme un renard,
La chair détachée,
Cuisson terminée.

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