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Archive for the ‘Bouteille à la mer’ Category

lettre-vintage

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Madame Cyclopédie
22 rue du liber Floridus
1717 Alembert

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Le 30 décembre 2016
Alembert

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Monsieur Noël,
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Voilà, comme convenu, et suite à notre conversation téléphonique du 25 décembre courant, je vous écris pour vous demander une faveur. Nous avons en commun le goût des mots, et comme vous le savez, leur saveur est essentiellement reliée au fait que nous aimons jouer avec eux, nous jouer d’eux aussi, et surtout, jouer ensemble.
C’est pourquoi je vous propose de nous associer.
Je vous promets une coopération irréprochable pour les trier, les étriller, les caresser dans le sens du poil, et les parfumer de la saveur que vous voudrez. Nous disposons en rayons de piment de Vienne, de poivre du Bengale tigré, de curry persan et de mille et une herbes aromatiques aux fragrances rondes en bouche.
Je ne sais pas si les mots seront aussi curieux de vous que moi, mais je languis déjà de votre réponse.
Acceptez je vous en supplie, il y va de leur santé. C’est qu’il me semble que depuis quelque temps ils commencent à ternir. Ce serait tellement regrettable de les priver de vos lumières. Ils ne seraient plus si éclairants, vous savez.
Je n’ose imaginer ce qu’ils deviendront sans la fameuse Alice Wonder, face à la pile de mots qui continue de s’accumuler en vrac, dans le plus grand désordre. Pourquoi je cite cette grande dame de la littérature Spirouquoise ? Une étincelle croisée entre les mots mêlés, sans doute !
Car oui, les mots éclairent. Pas besoin d’éolienne pour produire l’énergie à leur lanterne, mais la radiation de votre vêtement rouge couplée à ou deux flocons serait la bienvenue.
Je me tiens à votre disposition pour notre future collaboration, si vous acceptez bien sûr. N’hésitez pas à me contacter sur la ligne Seyes téléphonique du 22 Alembert ou bien encore à l’adresse ci-dessus.

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Avec toute ma considération et en l’attente de votre réponse, cher Noël, soyez assuré de toute ma gratitude à votre égard.

Madame Cyclopédie

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Clef de sol horloge

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Ah pour sûr, elle ne ferme rien,
C’est pire, elle donne des ailes dorées,
Puis t’envoie t’aller te jeter,
Du haut d’un falaise de chagrin.

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Alors de Charybde en Scylla,
Toujours n’y voir que feu de bois,
Sans que d’appui jamais ne trouve,
Laisse donc mourir si c’est pour ça.

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Donner l’espoir et puis ensuite,
Foutre le camp comme s’évaporent,
Des rêves pourtant qu’iraient bon port,
Pour peu qu’un retour soit sans fuite.

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La clef de sauvetage n’a courage,
Que pour leçons donner à d’autres,
Mais jamais elle ne fait naufrage,
Car dans la vie n’est que mirage.

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Quand en surfant sur les blogs je tombe sur un atelier comme celui-là et que l’envie me prend d’y participer…

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https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/11/22/les-plumes-37-les-textes-de-la-nuit/
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Les mots à utiliser sont :

vol, chat, transfigurer, chauve, blanc, solitude, silence, matin, se ressourcer, ivresse, ténébreux, épuisant, insomnie, étoilé, fête, rêver, sommeil, voyage, chanson fesse, recommencement, voluptueux, sarabande, passeur, prologue, pavillon.

Sur la trace de l’ivresse, cette nuit, l’insomnie m’a portée sur son vol ténébreux. Tout là-haut, une sarabande d’étoiles déployait ses soieries chinoises et froufroutantes au nez d’une lune décolorée, le chat blanc passeur de rêves avait baissé pavillon, de la fête ne resterait qu’un silence épuisant, éternel recommencement de matins blêmes, de chauves-solitudes aux cris inaudibles, lanceurs de chansons de fesses, vaines paroles creuses, interminables attentes aussi vides que l’immensité infinie de cet espace insensé. C’est alors qu’un minuscule son, sorti de rien, vint transfigurer l’errance de ce voyage. Infime trace de vie, la note vint ébrécher la paroi de ce cauchemar funeste, où s’engouffra l’eau, ruisselante, phénoménale, recouvrant tout sur son passage, du sommeil au prologue même de l’existence, de l’histoire du monde et sa mort annoncée, tout fut recouvert, tout y compris la grande faille du rien. Au milieu, j’ai vu l’île. Un endroit entre le ciel et l’eau, un lieu pour se ressourcer, avec ses immenses plages de sable chaud, voluptueux comme une caresse. Cette île, mon île, c’était celle de mon rêve, tant espérée, celle où tu m’attendais.

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A partir de rien autant aller nulle part.
Broyer du blanc de sentiment, c’est de l’art,
J’en fais un tableau de Mozart,
Un bijou de pluie du hasard,
Je te saute au cou du regard,
Et dans ton baiser je m’égare.
Tes mains attrapent mes coins épars,
Et me rassemblent, mais quel bazar,
Je suis sens dessus dessous, c’est bizarre,
Quel drôle de vide ce tintamarre,
Mon cœur qui bat en gyrophare,
Vient de tomber comme un pulsar,
Dans le grand bonheur de te voir.

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Mon canard laqué,
Etait réservé,
Pour un feu de camp,
Qui n’a que deux ans.
Autour d’un piano,
Il chante que c’est trop,
Ou bien pas assez,
Mon canard laqué.
Il se sert docile,
Du thé volubile,
Mais n’a que deux dents,
Pour croquer le temps.
Il est haut de forme,
Loin d’être difforme,
Et du bout des doigts,
Déguste sa loi.
Fi de la grand mare,
Cuit comme un renard,
La chair détachée,
Cuisson terminée.

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Pas de publicité pour le groignificat, le bonbon la pie qui chante le plus classique qui soit, avec son feuilleté prâliné mou et son enrobage de caramel dur.
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Elle chante en noir et blanc,
Avec des reflets bleus-argent,
Glaciale en menthe poivrée,
Sur pics d’icebergs gelés,
Et puis en régalade,
Le caramel de ruade,
Pie qui chante Al Canto,
Sous les zèles des préaux.
L’écrit papier froissé,
Ne cesse de se déployer,
Mais sans publicité,
Pour le bonbon aimé.

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bouteille_011-2
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Depuis quelques jours, et sans que cela ne se rétablisse spontanément, wordpress m’ampute d’une partie de mes pouvoirs, comme celui par exemple d’avoir accès au bandeau défilant des commentaires, permettant d’aller cliquer j’aime sur ceux-ci, ainsi que celui d’aller cliquer j’aime sur les articles des autochtones que je fréquente assidûment.
C’est pourquoi, ivre de colère et de frustration, je m’élève contre cette charcuterie tuerie pour demander aide à qui veut bien l’entendre.
A qui dois-écrire, qui dois-je aller enguirlander ?
A quelle adresse ?
Et à quelle heure ?
Finalement, avec quelle arme du crime ?
Si quelqu’un peut m’aider, je lui ferai gracieusement mon plus beau sourire. Et lui vouerai une gratitude définitive et inextinguible.
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Sos-Pig

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