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Archive for décembre 2014

Cette danse là

Folles sont devenues les secondes,
Qui tournent, tournent comme une ronde,
Défilant en souffle léger,
Sur la roue des jours, des années.
Ne pourraient-elle pas ralentir,
Pour laisser la douceur frémir ?
Tant de choses restent à partager,
Sans que les aiguilles affolées,
Ne continuent à bousculer,
L’océan des heures à goûter.
Elles sont devenues tellement folles,
Qu’elles ont déréglé la boussole,
Et englouti la volonté,
D’essayer même de contrôler,
Le décompte du tic-tac sonore,
Que fait en soi le trompe-mort.

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Le vaisseau

Emporté de lumière,
Un bateau vogue et flaire,
Le sens du courant d’air,
L’héraldisme d’hier,
Qui souffle sur les âmes,
Là où se tient sa flamme,
Une rose, un lion, un lys…
Un bateau vogue et glisse,
Sur la rivière sauvage,
De l’écume des nuages.

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Le gui de la lande

Il est du désordre à venir,
Et du bonheur à retentir,
Dans la main de nos souvenirs.
Le capharnaüm de la joie,
N’a pas fini de nous surprendre.
J’irai cueillir le désarroi,
Jusqu’à l’aimer et le comprendre,
Et suspendrai au réveillon,
Toute la richesse de sa moisson.

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La gène

Si je préfère l’anonymat,
C’est que les regards sont le glas,
De l’espace sacré et intime,
Jardin secret, voyage, infime
Part de beauté qui nous préserve,
Des jugements en porte-faux,
En porte-pierres, porte-couteaux,
Qui nous réduisent et nous achèvent.
Si je préfère la discrétion,
C’est bien que la dégradation,
N’aime ni l’art, ni le sensible,
Ni la fragilité visible,
Mais se repaît de voyeurisme,
Au détriment de l’esthétisme.

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Un puits sans margelle

Creusé à même la roche,
Dans un cercle profond,
Un reflet nous accroche,
Dans ce qui correspond.
Il abreuve le ciel,
D’un rayon absorbant,
Par une ombre essentielle,
A un esprit plus grand.
Un puits si naturel,
Qu’il est apaisement,
Dans un souffle fidèle,
Au prêt de son serment.
« J’abreuverai la vie,
Irriguerai la terre,
Et serai infini,
A grandir l’ordinaire ».

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Ainsi soit-il

Un pont, un temps, un bouillonnement,
Suspendus au dessus du vide,
Font ce néant où je réside,
Dans un rayon éblouissant.
Il règne comme un silence ouaté,
Une fulgurance d’étonnement,
Où les enjeux sont partagés,
Au pied de nez du renoncement.
La faille était vertigineuse,
Le vertige troublait la vision,
Rien n’était sujet à question,
Dans la crevasse miraculeuse.
Les fonds regorgent d’abondance,
Comme un buffet plein de trésors,
Un banquet, une boite de Pandore,
Une traversée de bienfaisance.
Au dessus les rapaces tournoient,
Mais ce pont là ne rompra pas,
Il tiendra orages et déluges,
En fondant l’éternel refuge.

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