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Archive for the ‘Douceur de vivre’ Category

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prevert-numerique-livre
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Il se disait que vert,
Est la couleur complémentaire,
De celle du rouge à l’opposé.
Il se disait que vert,
En cours d’anglais des temps scolaires,
Rimait si bien avec osé,
Que rouge pourrait s’y essayer.
En relisant les exercices,
Une écriture fine et serrée,
D’une main patiente avait tracé,
Une râme alors psychomotrice,
Avec laquelle je pagayais.
Et cet anglais si imparfait,
Se moque bien du temps qui passe,
Pourvu que le vert soit loquace,
Devant le rouge de mes deux joues,
Quand c’est Jacques qui ose le Tout,
Dans l’air circonflexe de l’âme.
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letoile

Si j’étais toi,
Je ferais,
Une bonne résolution,
Deux bonnes résolutions,
Trois bonnes résolutions,
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(Pfff, je les connais les bonnes résolutions !!!)
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Une pause,
Deux respirations,
Trois temps de réflexions,
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(Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine !!!)
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Quatre hésitations,
Cinq décisions,
Six intentions,
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(Tu ne dis plus rien ?)
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Sept délibérations,
Une audace,
Huit analyses,
Neuf souhaits,
Dix desseins,
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(Bon ça va là ? On est à dix !)
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Une bonne volonté,
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(Qui parles ?)
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Si j’étais toi,
Je compterais du bout des doigts,
Ma force d’âme,
Une détermination,
Deux décisions,
Trois choix,
Quatre nouvelles délibérations,
Une exigence,
Deux propos,
Quatre conclusions,
Un seul conseil,
Une volonté de fer,
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(Mouais, mouais, mouais…)
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Avec deux pieds sur terre,…
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(Pouet pouet podeck !)
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Si j’étais toi,
C’est le bon sens,
Et la constance,
Qui gagneraient.
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(Ça sera tout pour aujourd’hui… )
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Ecrit pour l’agenda ironique de janvier organisé par Victorhugotte

 

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YOU ARE MY ANCHOR declaration of love
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J’écris de l’ancre du bonheur,
A la réunion de nos cœurs,
Sur le papier du sentiment,
Qui se fait doux au fil du temps.
J’essaime à la brise de l’espoir,
L’agrandissement de nos accords,
Dans le concert des arrosoirs,
Et la croissance qui nous honore,
A construire les espaces communs,
Où se rejoignent nos deux mains.
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Par l’écriture à dos d’humeur,
Orientée vers la douceur,
J’écris à l’encre de l’ardeur,
Pour construire ce monde meilleur,
Dont nous rêvons depuis longtemps,
Jusqu’à la rime de la tendresse,
Avec laquelle ma plume caresse,
Ce goût de la délicatesse,
Qui fait le ciment de la paix,
Et le trait de solidité,
De notre belle complicité.

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Music background with treble clef and hummingbirds for design

Clef de sol et colibris

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L’émail du filet est doré,
Comme un sentiment ouvragé,
Son émotion peut se fixer,
Et prendre racine au carré.

Elle se tricote au point de joie,
Comme si du jour en forme de la,
De lavabo en robinet,
Elle arrose tous les jardinets.

C’est chaque fois un peu différent,
Sans même une seule guerre et pourtant,
Le carré bleu de sa racine,
N’attend plus rien qu’il n’imagine.

Cette clef vit d’elle tout simplement,
Mais se garde bien dans le temps,
Car même quand l’attente est trop longue,
Elle ne défaille ni ne tombe.

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clef de sol bonnes vacances

 

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position-du-sol-en-clef-de-sol-1.
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L’émail du filet est plombé,
Comme une dent un peu cariée,
Et sa mâchoire peut se fermer,
Le petit poisson a filé.

Une boucle en vers, une boucle en soie,
La clef du bonheur est en moi,
Qui ferme les mailles du filet,
Autour des têtes prêt du bonnet.

 La prochaine étape sera quoi ?
La clef des champs, la clef des bois ?
Elle sera peut-être réunion,
Du point de croix d’exclamation.

Mais quel désordre cette clef,
Elle mélange les points de crochet,
Avec les fonds de petits pois,
Et le cochon, n’en parlons pas.

 

 

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Licorne-563x353

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Elle nage de mer Caspienne,
A source d’affluents,
Et remonte les courants,
Sans courir ni sans flemme.

Pourtant de flegme sûr,
Elle quitte ses chaussures,
Ou sabots de bohème,
Car la voici qui aime.

La licorne de l’Oural,
Adore que le jour râle,
Et que la nuit soit pâle,
Sous un ciel qui s’emballe.

C’est que de poissons bleus,
Elle escorte les bancs,
Et d’arrosoirs heureux,
Elle annonce le printemps.

La Licorne est d’argent,
Dans une règle d’or,
Car son silence est grand,
Et sa parole trésor.

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Vous avez dit agenda ?
Si, vous avez dit agenda ! Ne me la faites pas !
Agenda ! Agenda ! Est-ce que j’ai une gueule d’agenda ?
Py d’abord, c’est ici qu’ça s’passe, en juin !
Chez  Anne de Louvain-la-Neuve

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Aller, on prend les mêmes mais dans le sens inverse.
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Au quartier général de l’association des derniers remonteurs de courants vers leurs sources, Karta, la plus téméraire d’entre nous, continuait à rechercher le local idéal pour le siège. Hélas, la crise du logement n’aidant pas, elle dut se rabattre sur le cartel « vacances clefs en mains » pour ce faire. Bien lui empris, le soleil n’étant pas au rendez-vous cette année là, les offres n’étaient ni de Gascon, ni les promesses de vente, elle trouva rapidement moult propositions toutes plus offrantes les unes que les autres. Karta, loin d’être niquedouille, connaissait tous les pièges de l’allocution immobilière. Ainsi, elle s’enquérait davantage de savoir de quoi étaient faits les bâtiments, que de leurs prix, sachant que le côté rentable de la situation pouvait déboucher irrémédiablement sur de lamentables désallusions sujettes à complications.
Aussi, lorsqu’elle répondit à l’annonce numéro 118-218 du bottin traditionnel, elle était à dix mille lieux de s’imaginer un tel ravissement.
L’agence se situait au rez-de-chaussée d’un immeuble de standing fin du XX tième siècle, plutôt à tendance prolétaire, mais bordée d’une vaste piscine de douze mètres carrés. Le directeur de l’agence, un homme imaginatif, avait équipé tous les transats de charmants matelas en forme de bouées crocodiles. Il disait à qui voulait bien l’entendre que
fourbir du matelas animal donnait à l’ensemble une impression d’occupation vivante des lieux, suscitant automatiquement et par réaction, chez le visiteur, un désir fou d’opposer sa signature en bas du contrat.
Karta, donc, suivait très tranquillement le directeur lorsque le mistral, d’une bourrasque imprévisible et voire même imprévue, survint. Une pluie de ballons matelas dirigeables en forme de crocodiles vint à se précipiter sur elle.
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Famille Addams bis 2
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– Ces courants
telluriques sont exceptionnellement puissants cette année, n’est-il-pas, mademoiselle Karta ?
A les enjamber, Karta, trop occupée à
sautiller sur la margelle pour n’écraser personne ne répondit pas, mais ne cacha pas non plus sa surprise, et nota l’originalité du propos de ce monsieur.
Un homme, agent immobilier de surcroît, qui fourbit plus léger que l’acier, ça éveille la curiosité.
Ils continuèrent à progresser paisiblement en silence jusqu’à la bâtisse concernée par l’objet de la visite.
– Nous voici arrivés, mademoiselle Karta, annonça Monsieur le directeur de l’agence.
Et il poussa une immense grille qui s’ouvrit sur un tout aussi immense parc. La construction, de style néolytique, avait subit l’outrage de la restauration ancien empire, mais respirait la décomposition.
– Comme c’est étrange ! S’exclama Karta.
– De quoi parlez-vous donc, très chère ?
– Mais enfin, vous ne voyez pas ?
Le directeur, pris par une expression de surprise, se tourna vers elle.
– Vous ne voyez pas la bizarrerie de cette famille ? Repris Karta.
– Mais de quelle famille parlez-vous donc ?
Karta écarquilla les yeux. S’il ne voyait rien, c’est bien qu’il était soit miraud, soit qu’elle était hyper oculairement sensible. Je dois avoir la rétine dilatée, se dit-elle alors.
– Euh ! Je vois une famille en kit, non, pardon, en kilt… Quoique… Ces morceaux de…
– Vous ne finissez donc jamais vos phrases…
Le directeur parut songeur un instant, puis se reprit et reprit :
– L’histoire de ce domaine dépasse l’entendement, mademoiselle Karta. Ne soyez pas gênée de la percevoir. Ils étaient treize. Tous plus singuliers les uns que les autres. C’était en 1144, à cette époque, le recensement n’était pas aussi précis qu’à nos jours. Pourtant, malgré l’approximation de l’époque, les disparitions mystérieuses se multipliaient, signalées à Max
Praliné, le seigneur de la région. Ce dernier, alerté par tant d’anomalité, en vint à dépêcher une enquête, en chargeant son meilleur lieutenant d’éclaircir toute l’affaire.
Le document de synthèse fit état d’une famille de
cannibales vivant en ces lieux, responsables de tous ces enlèvements, grassement nourris de la population locale. Nous détenons dans nos archives une restitution fidèle de ce que peuvent voir de temps en temps les visiteurs ayant cette hyperception fun-oculaire. En voici une reproduction.
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Famille Addams bis
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– Je pensais plutôt dérailler, bigre, ce lieu m’enchante !
– Ah ! Je savais que les transats crocodiles porteraient de bonnes grâces à vos yeux ! Vous signez ?
C’est ainsi que la source des travaux concernant la horde primitive put enfin retrouver la paix des origines. Depuis, kale-en-Bourg se nomme Kale-âme-in. L’association se mobilisa pour déposer le brevet de la modification du nom du lieu.

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