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Archive for the ‘Douceur de vivre’ Category

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jardins de l'Alhambra
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La vie nébule, doucement. Elle nébule les envers, elle déambule à travers, elle flâne, se pose doucement, hume le parfum de la rose sauvage. Oui, la vie se dépose dans la discrète bordure de sa vigne sauvage, aussi sauvage que la rose.
La tranquillité règne en maître dans ses feuillages épais, la
lambrusque habite pleinement l’espace de son intensité, de son touffu, où les maringouins viennent s’abandonner.
Leurs longues et fines pattes grenues ne laissent peser aucune lourdeur. Tout juste un léger souffle d’ailes translucides et diaphanes. Le temps s’est arrêté, la pendule vient de se taire et son balancier, étourdi du labeur de tout ce temps à se balancer, à s’en balancer, vient de s’immobiliser, goûtant au vrai temps, celui de la gratuité, celui qui ne compte pas les secondes, les minutes, celui qui sort du temps.
Une onde s’élève. Elle prend une couleur bleue électrique,
schizophrènée par l’arrêt du temps. C’est une vague céleste, une valse lente comme l’étendue vaste d’un champ de lavande parfumée d’une pointe de douceur vaporeuse parcouru du zéphyr. Rien ne bouge en surface, un remous se fait sentir en profondeur, à peine perceptible, juste un frisson. L’énergumène de la nature conditionnée va probablement s’opposer au soulèvement de ce bleu céleste en émettant un brouhaha cosmique effervescent. Ce qui remettra invariablement l’aiguille de l’agitation en cadence. Mais qu’importe, car le temps, il s’en balance, à traverser encore la vie nébule, il en retirera d’autres temps morts comme le repos de l’éternel. Et à force d’en retirer, c’est toute la vie qui refleurira.

Ecrit pour l’agenda de Mai.
Chez la plume fragile.

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bottes-de-sept-lieues
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Le lac des mots en surface attire bien cette épreuve vers les profondeurs. Il suffit qu’une phrase témoigne d’un éclat particulier pour que la plongée réalise sa trouvaille de trésor, la question du sentier se balise d’impressions.
Ce matin l’impression est nette. La surbrillance est comme un électroencéphalogramme plat, elle est plate et sa bande magnétique mordore sa luminescence pour ne pas griller la célérité du trouble. Le tracé a le nez sur la planche réfléxogènique et la laque se recouvre de cygnes comme un tableau de Picagritte.
Je ne regrette pas de dire que la grille a la lettre prête, et que, dépassée par la rouille du cobalt, elle ne rend plus les faits aussi radicalement supposés qu’avant, mais pour autant, et par déposition de noble factualité, elle dépose aux pieds de la plomberie la résurgence de l’aube.
Ce matin vous suivrez en profondeur l’établicolage de la chose en récupérant, de-ci de-là, une vocab
ularité sourde, contre-testardataire, tout contre, muette comme une timbale de la république météorisée par un terrorisme abdominal dont la terreur fade et écœurante n’est pas sans rappeler celle du sang de lapin. Beurk, ne cherchez pas la surbrillance là où elle n’est pas, mais dites-vous bien que la forme n’est pas toujours le fond des artichauts, et que la forme va aller se recoucher pour reprendre l’électroencéphalogramme à la racine.
Je vous épaluche gauchement quelques baisers sur les deux joues et me vous souhaite une belle soupe de saison, et ce, pour toute la journée d’hier, tout en me confondant de légumes verts tellement la ponctuation me donn
e du rythme à l’ouvrage.
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J’irai jouer y’a d’la joie et du bonheur en allant ramasser les champignons de Paris à la truelle dans la cathédrale notre dame avec l’abbé Pierre, c’est le confesseur poinçon des lilas.
Etant donné que la pluie aura détrempé le sol, je pourrai mettre mes bottes. Véritables Aigles, je pense pouvoir prendre de l’altitude avec.
Où que soient les falaises, de mes quatre ailes en caoutchouc véritable, je ne lâcherai pas le gouvernail de mes sept lieux.
Une fois, j’ai bien cru que le chat botté allait me les repiquer.
Somme toute, je ne lui en aurait pas voulu, quoique…
Avec tout ce qu’il avait fait pour moi, il aurait encore été capable de m’en repiquer une de huit, comme la clef.
Il est bricoleur, c’est une clef de sol de huit.
Mais le sol détrempé de la pluie d’hier ne facilite pas la progression, heureusement que j’ai des aigles aux pieds.
Et puis les plumes d’aigle, c’est chaud comme des oiseaux rois.
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Voilà, je ne me répéterai pas deux fois. Sinon, ça multiplie en fois deux.
Je pourrais en faire fois deux cent lignes et de la plus belle écriture qui soit.
Mais ce ne serait pas très bonnête. Je ne sais pas ce qui m’arrive depuis, depuis… Depuis que j’ai un mouchoir en travers de la gorge, comment dire, depuis que mon appareil à casser les noisettes s’est enroué, je n’ai plus vraiment toute ma tête…
L’électroencéphalogramme ?
Mais oui, c’est ça !
Mais où avais-je la tête ?
Mon tracé est plat.
Je branche la batterie et recharge mon ECG avant de ressusciter au millimètre le papier carbone quatorze.
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bottes jardin Frais Les bottes de sept lieues de Ch¢teau du Rivau Lemere Collection
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Les plumes d’Asphodèle pérégrinent du côté despetitscahiersdemilie, et le premier texte à construire avant vendredi 18 janvier 2019 décline une liste de treize mots à utiliser qui sont :

OCEAN
DESERT
ENJAMBEE
PASSERELLE
TRAVERSIN
RUE
VOYAGE
PASSAGE
FRANCHIR
HORIZON
VACANCE
VOILURE
VIEILLIR

 

 


Oui, vendredi 18 janvier 2019 c’était hier, mais qu’importe, puisque l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux ne se clôture que le 24 janvier, alors autant faire de deux ricochets un hors-délai qui fait passer l’information et un dans-l’jeu qui fait passer la transformation.
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En vous souhaitant bonne lecture à tous.

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L’épaisseur d’un mystère se mesure à la jumeleine
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La science n’aura jamais fini de surprendre les chercheurs. Ces derniers temps, l’association du cercle des hypothèses farfelues (l’ACHF) fondait tous ses espoirs sur les récentes découvertes concernant les trous noirs. Tous les yeux des adhérents étaient tournés vers les immenses espaces de notre galaxie au centre de laquelle un trou noir de taille intermédiaire sensiblement semblait évoluer.
La spectrométrie signait la présence d’une portion de ciel trouble et la longue vue du maître de confrérie du cercle laissait apparaître une légère oscillation à proximité de la géante rouge fumeuse la plus proche.
Une spectroscopie illuminale fut donc demandée aux services de la transition spaciotemporelle de l’état du Minnesota spécialisés dans le domaine.
Le rapport établi en ces termes nous semble aussi surprenant qu’un désert qui enjamberait une passerelle rue du traversin vertical et dont le passage à l’horizon serait visible à la voilure vacante d’un océan en voyage initiatique chez les Gaulois.
Autant dire que pas un chat n’y retrouve ses petits.
Il ressort de l’étude luminale que le mode impératif de l’évolution de l’épaisseur d’un mystère nécessite la fabrication d’une longue vue spéciale dont la portée retrouvera les petits chats de la galaxie, permettant ainsi de
franchir l’espace du vieillir sans se presser, comme un citron mis au green.
Les techniciens de la lunette sont soi donc sur le projet de fabrication d’un nouvel appareil à retrouver les chats de hasard perdus dans le voile de la brume de fumée (CHPVBF). Cet appareil portera le nom de jumeleine, car il sera binoculaire, couplant deux longues vues, et associé à un projet de longue haleine.
Il s’agit de mesurer le mystère de leur disparition (Les CHPVBF).
Le dernier article du nouvel observateur fait état d’un état de neuf illustre qui passerait par le conduit de l’obscurantisme, le traverserait en suivant la règle de trois, et ressortirait de l’autre côté du trou noir en ayant identifié son fonctionnement et déjoué ses chausse-trapes.
En attendant, l’oscillation augure de la présence du filament qui éclairera l’ampoule de demain. Et si aujourd’hui la géante rouge est fumeuse, elle récupérera toute la clarté du jour très bientôt en dissipant le mystère aussi sûrement qu’un coup de Zéphyr.
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Robin Dax
Envoyé spécial inter-galactique
De la planète Vitriol
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dalai lama
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fontaine_de_barenton_broceliande_003
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La plus grande voyageuse du siècle roulait sa bille sur le papier avec la vélocité d’un escargot qui explore un feuillage poudré de lumière. Laissant dans son sillage autant de traces subtiles que faire se peut, notre animal parcourt le monde de l’esprit avec l’espoir inextinguible de périr au cœur de la page, exactement là où le foyer sacré brûle d’une douceur continue pleine de tendresse. Les longues flammes aux mouvements lents des cheveux de gorgones s’enrouleront autour de sa coquille, légères volutes aériennes enveloppantes, jusqu’à le faire disparaître, invisible aux yeux profanes et pourtant bien plus présent qu’avant.
D’émanations diffuses en lettrines ciselées, son parfum pénétrera l’âme en profondeur jusqu’à atteindre la pierre de l’immortalité. Une fois l’incendie de l’encre propagé, il ne restera qu’un résidu cendré que le vent dispersera dans l’éther. D’autres respirations inhaleront les fugaces Molécules flottantes.
Mais là, au cœur du sacré, l’esprit du foyer veillera, éternel et protecteur, repos des voyageurs de l’âme, dont les vibrations ondulatoires font naître l’amour. Et de cette source intarissable, en jaillira le bonheur.

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mort_dans_cercueil
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A la suite d’une attaque ineptisceptique d’un auteur prétendant que ma dynastie n’existe pas, moi, branche terminale de Bourdon, scandalisée que notre lignée soit aussi peu considérée, décide de faire ce qu’aucun historien n’avait jamais eu le courage de faire, la regarder en face pour retracer en détail son histoire.
La première souveraine qui régnât prit le pouvoir à la création du temps.
Vu son manque d’expérience en tant que débutante en la matière, elle se fit la main au détriment des longueurs, frappant qui d’attaques d’animaux sauvages, qui de rages de dents fatales, de fractures septicémiques, d’usures précoces, d’obsosénescences programmées…
Je vous le demande !
Mais son pouvoir était limité.
La population administrée était à cette époque clairsemée, éparpillée en clans de petits nombres d’individus. Ce furent ses descendantes qui instaurèrent le ratio des pandémies, des guerres, des génocides et des événements climatiques ou accidents hécatombeaux.
De mères en filles et de pères inconnus, la dynastie des Mort compta, paraît-il, jusqu’à cinquante générations. Mais nous n’en sommes pas très sûres. En vérité assez fusionnelles, il nous arrive parfois de ne plus situer la généalogie de notre monarchie, d’où la méconnaissance du grand public à l’égard de notre lignage.
Aujourd’hui, en terminale des Bourdon, ma puissance recule mais mon ingéniosité augmente.
« Les plateaux de la balance sont toujours en équilibre » est notre devise chez les Bourdon.
Mon aïeule mit bas d’une branche secondaire considérée comme littéralétalement « Mortifère », mais à effets retards s’ils n’étaient pas aigus, à une époque aveuglée de rentabilité.
La branche du devoir.
Ainsi, une somme de devoirs et de conditions de mise en œuvre échût à la population grâce à sa souveraine administration, minant le principe de vie bien plus invisiblement que ne l’avaient fait les pandémies de peste, de choléra ou même les camps d’extermination de Buchenwald.
Quoiqu’il en soit, la Vie faisait en sorte que la Mort succède à la Mort.
On a beau dire que son étalage se module en fonction de ses représentantes, je crois me souvenir que sa présence était historiquement plus proche et plus visible, alors que de nos jours, je ne cesse d’être repoussée, cachée derrière les murs.
Les chambres froides ne bénéficient d’aucune des formes de médiatisation dont regorgent petits et grands écrans, ce que les disparues représentantes de notre dynastie regrettent au plus haut point.
Pourtant, moi, petite dernière, je fais recette. Ma production va croissante, proportionnellement à l’indice démographique, relatif à la multiplication de l’opposition co-régnante, la Vie.
Quelques témoignages prétendent même que mes conditions s’adoucissent globalement, bien que je reste imperturbable et implacable devant toute forme de subversion.
Les journaux relatent bien encore la barbarie qui m’accompagne parfois et que la dignité tente de faire reculer.
Vu la présence fondamentale de nos deux dynasties que sont la Mort et la Vie, il reste à établir un dialogue entre nous, ses représentantes.
La recherche fait état d’un déficit temporel dans l’espace de transition.
Une piste les oriente sur la recherche d’une dimension dans laquelle la rencontre triangulaire sera possible.
Il s’agit d’une dimension assez stupéfiante, intermédiaire, où nous, les Mort mortes, les vivants, les morts et moi pouvons nous rejoindre et communiquer.
C’est comme ça que j’y ai rencontré Walter Ego, et que ma mère lui offrit des jumeleines que nous mangeâmes en nous fixant les yeux dans les yeux un rendez-vous créaginaire.
Je prépare ma descendance.
Mais pas encore. La pingouination est assez complexe, il va me falloir plus de temps.
Je peux tout de même vous annoncer que l’ouvrage « La vie, la Mort et l’être » est en préparation et sera le prochain titre d’édition de nos laboratoires sarcophages.

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La mort de Snoopy
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prevert-numerique-livre
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Il se disait que vert,
Est la couleur complémentaire,
De celle du rouge à l’opposé.
Il se disait que vert,
En cours d’anglais des temps scolaires,
Rimait si bien avec osé,
Que rouge pourrait s’y essayer.
En relisant les exercices,
Une écriture fine et serrée,
D’une main patiente avait tracé,
Une râme alors psychomotrice,
Avec laquelle je pagayais.
Et cet anglais si imparfait,
Se moque bien du temps qui passe,
Pourvu que le vert soit loquace,
Devant le rouge de mes deux joues,
Quand c’est Jacques qui ose le Tout,
Dans l’air circonflexe de l’âme.
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letoile

Si j’étais toi,
Je ferais,
Une bonne résolution,
Deux bonnes résolutions,
Trois bonnes résolutions,
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(Pfff, je les connais les bonnes résolutions !!!)
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Une pause,
Deux respirations,
Trois temps de réflexions,
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(Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine !!!)
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Quatre hésitations,
Cinq décisions,
Six intentions,
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(Tu ne dis plus rien ?)
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Sept délibérations,
Une audace,
Huit analyses,
Neuf souhaits,
Dix desseins,
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(Bon ça va là ? On est à dix !)
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Une bonne volonté,
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(Qui parles ?)
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Si j’étais toi,
Je compterais du bout des doigts,
Ma force d’âme,
Une détermination,
Deux décisions,
Trois choix,
Quatre nouvelles délibérations,
Une exigence,
Deux propos,
Quatre conclusions,
Un seul conseil,
Une volonté de fer,
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(Mouais, mouais, mouais…)
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Avec deux pieds sur terre,…
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(Pouet pouet podeck !)
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Si j’étais toi,
C’est le bon sens,
Et la constance,
Qui gagneraient.
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(Ça sera tout pour aujourd’hui… )
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Ecrit pour l’agenda ironique de janvier organisé par Victorhugotte

 

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