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Archive for septembre 2014

Quel que soit le voyage

Chaque jour traverse un paysage,
Oasis déserts ou mirages,
Et puis une plaine ensoleillée,
Surprend parfois le voyageur,
Un jour où l’espoir n’a plus peur,
De réinventer le sentier,
Et d’accéder à la forêt,
Où le voyage penche du côté,
Lumineux de l’apaisement,
Après un parcours éreintant.
Pourtant les arbres penchent doucement,
Rêvant encore de découvrir,
Des paysages, des avenirs,
Sans se douter que leurs tourments,
Aveuglent le frisson du vent,
Sous la caresse de sa quiétude.
Le voyage de l’instant présent,
Découvre encore la gratitude,
Dans l’immobilité du temps,
Et son infini paysage.

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Cru de la moisson

Œuvrant dans le casse-croûte du temps,
Un tartare de saumon attend,
Que le courant sonne à sa porte,
Dans une diablerie qui l’emporte,
Au cœur d’un palais de saveurs,
Aussi rond qu’une bulle de liqueur,
Aussi doux qu’un révélateur,
Qui enlumine et réconforte,
L’œuvre du temps en profondeur,
Et de sa nuance l’accoste,
Gagnant le sceau de son flacon,
Le cru divin de sa moisson.

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Lola

Lola tu dis,
Ici la mer n’a pas de sel,
L’océan rit,
Sous la cape de l’intemporel,
Sa mélodie,
Vient relier l’artificiel,
A l’imposture dimensionnelle,
Où s’enfuient,
Les eaux des géants en dégel,
Lola tu ris,
Et dans les éclats torrentiels,
Sous la pèlerine bleue des gratte-ciels,
Tes yeux regardent le soleil.

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L’enseigne

Une affiche de janvier,
Décollait la rumeur,
Qui semait la terreur,
Dans un pénitencier.

Sans prendre de pincettes,
Une paire de lunettes,
Jaugeait les apparences,
Sans y trouver de sens.

L’excès de vanité,
N’est jamais une fierté,
Et l’orgueil déplacé,
Nuit à la qualité.

Une affiche de janvier,
Décollait la stupeur,
Des murs qui l’enfermaient,
Dans un mépris majeur.

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L’exutoire n’est pas dialogue

Si les espaces sont en rapport,
Ils s’éloignent aussi de leur port,
Par le voilier de ses éponges,
Servant le ballet de nos songes.
Je lis dans les lignes de la mer,
Que le tronc redresse l’espérance,
Et la main tient son existence,
Par les crins de ses belles manières.
Sans doute elle n’enferme personne,
Et de son jeu elle abandonne,
L’étendue des réalités,
En perlant sur l’imaginé,
Une parure bordée d’étoiles,
Claquant aux vents de la grand voile.
Quand les mots sont dérivatifs,
Ils n’accrochent aucun adjectif,
Mais viennent lire dans les profondeurs,
D’une autre mer, d’une autre ampleur.

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Pour ne pas tomber dans l’ornière,
Le ciel fleurissait sous la terre,
Creusant de vagues labyrinthes,
Parmi les roses et les jacinthes.
Il transportait à dos d’oiseau,
Des bouquets de coquelicots,
Poursuivi par une hirondelle,
Qui voulait toucher le soleil.
Mais ce dernier en irruption,
Risquait de percer du canon,
Le ciel en crevant les nuages,
Et en provoquant les orages.
Alors pour ne pas y blesser,
Les oiseaux, les fleurs, les vergers,
Il abandonna le projet,
Laissant le transfert s’éloigner,
Pour ne pas y perdre la paix.

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Saveurs fécondes

Dès lors que ma montre arrêtée,
N’entendait plus le bruit des vagues,
Je trouvais le réveil discret,
D’autres saveurs un peu sauvages,
Sous les initiales que j’effleure.
Tournent les aiguilles et les heures,
Sans jamais bouger d’un seul cran,
Dans le silence de ma demeure,
Résonnent au loin de nouveaux chants,
Et le soleil de ses couleurs,
M’offre le bruit d’autres sonnets,
Qui renversent l’ordre établi.
Taire que le monde est perfidie,
Fait du poète révolté,
Le porte paroles de la pluie,
Le pétale qui fera le lit,
De la douceur d’un océan,
Où se jette la pluie du néant.
Elle déferle sans faire un seul geste,
Comme engourdie d’excès célestes,
Dès lors que ma montre figée,
Laisse les vagues se soulever.

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Vendanges pourpres

La poésie rouge de l’automne,
Frissonne,
Là où la vigne s’abandonne.
Elle offre ses raisins sucrés,
Que les hommes foulent de leurs pieds,
Ivres d’ivresses à venir.
Le jus doré coule à rougir,
Les arômes que son air fredonne,
Comme un parfum qui se moissonne,
Remplit les tonneaux de l’année,
Et les vendanges empourprées,
Entonnent,
La chanson du raisin pressé,
D’aller combler les panses pleines,
Des vendanges de l’année prochaine.

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Présumé innocent

Il me revient sans cesse,
Tapi au fond des loges,
Ce silence qui me laisse,
Perdue dans mon enfance.
La vie me fait paresse,
Aux seuils de son absence,
Et ma courbe progresse,
Vers d’autres insouciances,
Aussi libre que l’éloge,
Tant légère que la liesse,
Quand elle sonne d’éloquence,
Aux portes de l’impatience.
Pourquoi tant de finesse,
Sans jamais sa présence,
Dans le mur qui se dresse,
En si longues distances.
Toute cette grande innocence,
N’est qu’une forteresse,
Et je brûle sa confiance,
Aux confins de l’ivresse.

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A fleur de rêve

Bien que l’été ne soit plus là,
Rien ne refroidit ici bas.
Une pluie s’amoncelle dans le ciel,
N’y tournoient plus les hirondelles,
Occupant les nids de la treille.

Or, partout s’annonce l’automne,
Dans la formation du cyclone,
Impatient d’aller éveiller,
Le tourbillon d’un long sommeil,
Entouré de rêves secrets.

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