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Archive for février 2014

Nostalgie,
Revisiter les souvenirs,
En relisant d’anciens dialogues,
Aux parfums du bonheur d’antan,
Qui ne demande qu’à revenir,
Par la grand-porte du soupir.
J’ai frissonné toute la nuit,
En repensant à nos étreintes,
A nos plaisanteries, aux empreintes,
Qui sont restées au fond des douves,
Depuis que nos mains exilées,
Se sont perdues l’une comme l’autre.
J’ai imaginé que bientôt,
Toutes nos frontières se retrouvaient,
Dans un réveil, dans un sursaut,
Pour ne plus jamais s’éloigner,
Ne serait-ce que d’un micromètre,
Mais le réel est bien cruel,
Et son méandre nous égare,
Dans des endormissements profonds,
Toi en cavale, moi en attente,
Moi dans la crainte, toi dans l’absence.
Nostalgie,
Tu nous étreins et puis tu quittes,
La scène qu’un souvenir agite,
Laissant un sillage derrière toi,
Celui d’un espoir un peu fou,
Car sous l’empreinte soudain tu vois,
L’existence d’un avenir doux.

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Personne n’a de quoi être fier,
Quand c’est l’obscur qui nous enserre.
Son halo nous tire vers le fond,
Là où la pensée tourne en rond.
Griffer le cercle viendrait y faire,
La profonde encoche nécessaire,
Pour éclairer d’où vient la faille,
Qui nous découpe et nous cisaille.
Dans la caverne de son désastre,
Se logent de bien curieux contrastes,
Entre tout ce qui voudrait être,
Et ce qui est des kilomètres,
Parcourus depuis la naissance,
Où se cultivent sans reluisance,
Les tristes fleurs de la misère,
Si vivaces à se reproduire,
Pendant que d’autres congénères,
Prennent une seconde à se détruire.
Tant de rareté devient fragile,
Tant de beauté si difficile.
Il faut remonter des bas-fonds,
Pour retrouver tous les rayons,
D’un astre qui devient fécond,
Pour peu que le jour fasse un pont,
Entre mon amour et le tien,
Pour ne cultiver que le bien.

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Le chariot qui me tire

Je ne sais où il veut m’amener et pourtant,
Les cahots qu’il traverse m’indiquent la trajectoire,
Martelant la secousse ouvrant sur le déboire,
Dirigeant le regard vers ce qui se pressent,
Et laissant naviguer l’intuition où elle veut.
L’attelage me promène dans le flux de ses creux,
Et sa vague soulève le flot de ses questions,
Mais aucune lumière ne vient ou ne répond,
Car la seule solution que réserve le choix,
N’émane pas de lui mais bien plutôt de moi.

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Il était une fois

Il était une fois,
Un ridicule bout de bois,
Qui entra,
Dans une patte d’oie.
L’écharde était sévère,
Et le sillon creusé,
Devint rouge sanguinaire,
Comme un trait éventré.
L’œil qui coulait naguère,
Sortit de son orbite,
S’exorbita dans l’air,
Pour disparaître ensuite,
Voilé par la paupière,
Toute visite interdite.
Un beurre noir la couvrit,
C’était un fard de nuit,
Virant du côté jaune,
Comme une tour éblouie,
Qui n’attend que son baume.
Ridicule bout de bois,
Enfoncé en écharde,
Comme une épine sans joie,
Au cœur du myocarde.

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Comment j’écris ?

Depuis quand je le fais ?
Souvent de mille manières,
En caressant leurs jets,
Ou vomissant pas fière.
Les mots qui se bousculent,
Sortent de ma tanière,
Soit en nids de vipères,
Ou bien en monticules.
Ils jaillissaient jadis,
Issus des immondices,
Et sortent maintenant,
D’un ressort plus pesant.
Je les traque sans répit,
Et lorsqu’ils se refusent,
A l’encre de mon pis,
J’avoue, je les abuse,
Pour presser leur débit,
Sacrilège de plume,
Car son velours m’allume,
Dans la nuit où je gis,
Mais parfois je me tais,
Quand l’horloge déglinguée,
Sonne à mon cœur meurtri,
Son rappel à la vie,
Remontant la bobine,
Du souvenir flétri,
Qui tourne comme une turbine,
Quand la mort le saisit.
Alors j’écris son cri,
A demi-mots voilés,
En attente d’un sursis,
Pour pouvoir les poser,
Ces mots un peu joyaux,
Lustrés comme des corbeaux,
Ou des aigles royaux,
Aux parfums d’Oulipo.

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Des mots, une histoire 125 chez Olivia Billington


ténébreux
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http://oliviabillingtonofficial.wordpress.com/2014/02/17/liste-des-mots-2/

Consigne facultative : décrire un rendez-vous amoureux.

Cherchez le romantisme… !!!

J’ai toujours pensé que ce n’était pas un homme pour moi, mais quand ce sont les tripes qui parlent, que peut l’homme contre ses mots, et encore moins la femme…
J’avais du courrier à lui remettre, il m’attendrait place Voltaire à midi. La situation n’eut rien de candide, sinon, ce n’aurait pas été drôle. Non, c’était d’ailleurs toujours un jeu jouissif pour lui que de jouer de tout, et de s’en repaître. Au fond, j’adorais ça. Je ne savais jamais de quoi la pièce de théâtre serait faite, et c’est dans un mélange de crainte et de jubilation que je me laissais conduire.
Cette fois, j’arrivai en avance.
Cela faisait bientôt deux mois que je ne l’avais pas revu, deux mois de rupture à respirer l’air du large, j’étais juste tendue, rien de dramatique.
Quand je reçus « j’arrive » en réponse à mon texto, je guettai les silhouettes des piétons affluant des rues en étoile.
Il vint en voiture.
– Monte !
Il a dû sentir mon recul car il ajouta avec un grand sourire clair :
– T’inquiètes, fais-moi confiance. On va chez un pote à moi qui tient un café.
Evidemment, m’y plier, c’était lui donner l’avantage. Je n’avais que ce choix, ou celui de m’en aller.
Je suis montée.
Nous étions aussi ravis l’un que l’autre d’être à nouveau ensemble, mais à quel prix ! Le scénariste a du se frotter les mains, la mise en scène était grandiloquente. Lui, avec son sourire heureux à peine voilé, moi, toute en retenue, mais en quasi-ébullition.
Il a garé la voiture une rue plus loin, éructant sans ménagement contre une passante pour qu’elle se pousse et dégage la place de parking qui, soit dit en passant, n’en était pas une.
Je le regardais faire son cinéma d’asocial en me disant que s’il voulait me faire tourner les talons, il ne ferait pas mieux. Ce n’était pas l’envie qui me manquait mais j’ai résisté encore. Je savais qu’au fond, étaler son talent de comédien, c’était pour lui une façon d’évacuer le côté ténébreux du sombre gouffre de sa personnalité torturée. Et puis il y avait les lettres.
Je lui ai gentiment fait remarquer que ce n’était pas la peine d’en faire autant, mais il avait fermé ses écoutilles. Sa seule réponse fut un sourire moqueur, marquant le dédain de toutes conventions.
Nous sommes allés nous asseoir au fond du bar.
Il y avait des regards complices, il était en territoire connu, moi pas.
J’ai sorti son courrier et lui ai remis.
Il a rapidement regardé les enveloppes fermées, puis les a déchirées devant moi.
On se serait cru dans un mauvais roman de gare. J’ai bien fait appel à toute ma capacité d’adaptation mais je crois que cette fois les choses m’avaient largement dépassée.
La colère est montée brutalement, je me suis levée et l’ai regardé droit dans les yeux en lui lançant d’une voix caverneuse :
– Tu ne respectes donc rien.
Et je suis partie, furieuse et pourtant bouleversée de l’avoir revu.
Je l’aimais.

prennezletrain

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Parce que je suis curieuse, j’ai voulu savoir ce que la traduction en français donnait de ce titre si obscur à mes yeux, voici ce que j’ai trouvé :

La récompense de fissuration de Chrispmouse Bloggywog (Traducteur Voila)
Chrispmouse Formidable Bloggywog Récompense(Sentence) (traducteur reverso)
Le Chrispmouse Prix Bloggywog Cracking (traducteur google)

Je vais donc devoir faire appel à ceux qui parlent l’anglais couramment.
Que peux donc bien vouloir dire ce titre ?

Les Règles à suivre pour ce Prix:

1.       Afficher le logo du Prix sur votre Blog.

the-cracking-chrispmouse-bloggywog-award

2.       Faire un lien vers la personne qui vous a nominée.

Merci Dan Gazénia : http://laurency.wordpress.com/

3.       Dire 7 choses à propos de vous.

Dire sept choses me concernant

– J’aime créer, les mots me le rendent bien.

– La philosophie est pour moi source de passion et d’exploration infinie.

– « Prendre soin » est une préoccupation essentielle à mes yeux.

– Je suis une hyperémotive qui ne cesse d’apprendre à réguler et canaliser cette facette de ma personnalité.

– Doublée d’une grande rêveuse qui adore les chimères en tout genre.

– De ce fait, personne ne sera étonné d’apprendre que j’adore le cinéma, les belles histoires, les romans, les thrillers, les policiers, et j’en passe.

– Pour finir, une septième note, parmi l’infinitude de choses que l’on peut dire sur soi, je tente de résister aux influences qui ne sont pas en accord avec ma nature profonde, parfois avec succès, parfois pas, mais je reste vigilante à garder le cap pour ne pas m’y perdre. Parce qu’à mes yeux, la liberté d’être est la plus grande richesse qui soit.

4.       Nominer 15 (plus ou moins) autres bloggeurs, bloggeuses, pour recevoir ce Prix avec le lien de

leurs Blogs.

Et s’il n’en restait qu’un ce serait celui-là : http://laurency.wordpress.com/2014/02/09/the-cracking-chrispmouse-bloggywog-award/#comments

Et parce que la blogosphère est si riche…

http://deslivresdesmots.wordpress.com/

http://ketchupblob.wordpress.com/

http://lecoinlecturedarsene.wordpress.com/

http://ericbeauvillain.wordpress.com/

http://dujaunesurlescils.com/

http://doigtsdencre.org/

http://lancoliebleue.wordpress.com/

http://thelittlebiggiant.wordpress.com/

http://krotchka.wordpress.com/

http://vanessageneve.wordpress.com/

http://justsomewordstolive.wordpress.com/

http://swimminginthespace.com/

http://mademoisellecordelia.wordpress.com/

http://palettedexpressions.wordpress.com/

 

5.       Informer ces bloggeurs-bloggeuses de leur nomination ainsi que les règles.

Parce qu’il faut toujours renvoyer l’ascenseur, avec toute ma gratitude.
Encore merci à Dan Gazénia d’avoir pensé à moi pour cette nomination.

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