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Archive for the ‘Pensée du jour’ Category

Faire des siamoiseries,
C’est comme débarber la folie.
Il y a ceux qui s’y jettent,
Ceux que la chose inquiète.
Juste à la pince à épiler,
Même pas moyen d’y échapper.
L’arrachage n’est pas compliqué,
Une paire de lunettes sur le nez.
Tu t’approches du bulbe du poil,
Tu pinces la base, ça fait pas mal,
Et d’un coup sec un peu brutal,
Tu le déracines aïe aïe aîe.
Ceusse qu’ont trois poils sur le menton,
Auront vite fait d’avoir raison,
De chaque repousse à l’avenir,
En surveillant l’entretenir.

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Si vous ne savez pas qu’elle existe, vous n’aurez pas idée de la chercher.
Pour la sortie, et bien c’est pareil.
Raison pour laquelle il existe l’entropie et la sérendipité.

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L’augmentation de l’entropie conduit inéluctablement à l’avènement de la conscience.

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J’ai traversé le fleuve,
Guidée par les rires enfantins,
Et la poésie était neuve,
Sous l’arc en ciel des cabrioles,
Eclats de rimes où vos paroles,
Dansaient dans l’or de ce matin.
J’ai traversé le fleuve,
Né des larmes du ciel,
Guidée par les rimes où s’abreuvent,
Les oiseaux de la fantaisie,
Les éclatantes étoiles de nuit,
L’éclair joyeux de l’éternel.
L’instant fugace faisait éclore,
Le sentiment multicolore,
Qui fait de la vie un présent,
A savourer infiniment.

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J’ai passé à la moulinette,
Toutes mes ruminations inquiètes.
Au batteur à œuf toutes mes peurs,
Mais l’écumoire de la tempête,
Appréhende encore les défaites,
Et ses vents agitent les casse-tête,
Du fond d’un passé antérieur,
Dans la marmite où la vapeur,
Chuchote encore quelques tristesses.
Alors dans un moule à manqué,
J’ai versé la pâte à détresse,
Pour cuire au four de la sagesse,
Le gâteau de prospérité,
Qui finira par se goûter.

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Les plumes d’Asphodèle

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http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/02/01/les-plumes-21-les-textes-en-transparence/

Transparence
Invisible, fantôme, innocence, introuvable, voile, dentelle, brouillard, psyché, honnête, insignifiant, dessous, eau, politique, nudité, diaphane, visible, cristal, blog, lumière, lagon, briller, vérité, fantaisie, traverser,  vagabonder, vapeur, vin.

Je n’aurai pas le temps d’aller vagabonder du côté des blogs, ce week-end sera traversé de lumière et les vapeurs ne seront pas celles du vin mais celles de la fantaisie où l’innocence dans ses dessous de cristal fait briller d’invisible vérité les âmes en joie.
C’est un diaphane fantôme d’éternité qui brillera sous le voile de brouillard, et sa nudité authentique n’aura d’égale que sa simplicité.
Le visible ne pourra jamais refléter l’étendue de la psyché, de la même façon que l’eau du lagon en recouvre les fonds.  Sous la dentelle de son écume, restent insaisissables parfois les remous de son activité. Mais par d’insignifiants détails, ils affleurent en pointillés, reliefs honnêtes d’une transparence ourlée de grâce, qui demeurent introuvables pour peu qu’on tente de les posséder. Ce sont ces fugaces instants qui font le tissu du bonheur, qu’aucune politique d’esprit ne maîtrisera jamais.

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Asterias

La pensée est au centre d’une étoile,
Des branches s’approchent ou s’en éloignent,
A la jonction de nos présents,
Des fils d’hier qui nous résument,
Des tentacules qui nous enroulent,
Dans ses volutes bordées d’écume,
Dans le futur et maintenant,
A préciser nos ressentis,
A imaginer nos futurs…
La pensée n’est jamais qu’un mur,
Où s’inscrivent les images du temps,
Des lieux, des rencontres, des échanges,
Des représentations naissantes,
Venues d’un langage qui relie,
Les hommes entre eux, plateau commun,
Au singulier pour chaque humain,
Là où se vivent nos différences.
Nos perceptions sont notre prisme,
Chaque rayon détient l’empirisme,
Doublé des connaissances acquises,
De confusions, d’idées précises,
La pensée est pleine de balises,
Elle est un peu comme une valise,
Une boite à outils, un trésor,
Un pêle-mêle un peu collector,
Elle flotte dans toutes les directions,
Elle s’invente même des questions,
Quand son raisonnement suit un plan,
Aussi labyrinthique soit-il,
Dans sa logique en enchaînement,
Elle ouvre à des champs si fertiles,
Qu’elle crée du sens à notre monde,
Là où règne encore le chaos,
Quand d’aventure elle fait une ronde,
C’est pour nous conduire au repos.
Elle est un peu cet autre en nous,
Cette entité qui nous dirige,
Qu’on la nomme âme ou bien esprit,
Ses facultés font la survie,
D’une espèce qui tient du prodige,
En sortant de la grande nuit.

Inspiré d’un article de Jean-Paul Galibert
http://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2013/04/30/la-pensee-est-elle-un-plan-ou-un-labyrinthe/

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La feuille est dure comme de la soie,
Elle mordrait presque mais elle aboie,
Le loup n’est pas un convaincu,
Dans sa forêt il est déçu.
Elle a les Carpates associés,
Il voudrait lui faire capoter,
Toute une collection d’entretoises,
Sans venir goûter son armoise.
La collection de papillons,
Au bout des doigts un peu ça fond,
ça fait du chocolat fondu,
Mais ça donne pas d’air convaincu.
En fait c’était une libellule,
Qui sous la lune un peu hulule,
En fait ce n’était qu’un corbeau,
Un oiseau noir un peu cabot.

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