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Archive for the ‘Pensée du jour’ Category

Le sarcophage de l’évidence, c’est la réalité.
Vie et acceptation
Lyane Bolac
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S’il m’arrive de passer sans rien dire, ce n’est que rarement par indifférence. Parfois je préfère me taire, aucune parole ne correspondrait au ressenti, soit que je sois par trop déconcertée par une œuvre, soit que les mots soient à ce point insuffisants que tenter d’en trouver ne donnera qu’une idée atrophiée de ce que l’esprit a perçu.
L’art pictural est l’entre-majesté des mots.
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Celui-là émane, les yeux bandés, de l’invisible effort d’en approcher la flamme.
Quand je sens sa présence m’envahir par vos paroles qui n’en disent que si peu et pourtant ouvrent à une dimension symphonique, c’est comme l’eau d’un torrent qui m’emporte en son ciel.

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Faire des siamoiseries,
C’est comme débarber la folie.
Il y a ceux qui s’y jettent,
Ceux que la chose inquiète.
Juste à la pince à épiler,
Même pas moyen d’y échapper.
L’arrachage n’est pas compliqué,
Une paire de lunettes sur le nez.
Tu t’approches du bulbe du poil,
Tu pinces la base, ça fait pas mal,
Et d’un coup sec un peu brutal,
Tu le déracines aïe aïe aîe.
Ceusse qu’ont trois poils sur le menton,
Auront vite fait d’avoir raison,
De chaque repousse à l’avenir,
En surveillant l’entretenir.

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Si vous ne savez pas qu’elle existe, vous n’aurez pas idée de la chercher.
Pour la sortie, et bien c’est pareil.
Raison pour laquelle il existe l’entropie et la sérendipité.

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L’augmentation de l’entropie conduit inéluctablement à l’avènement de la conscience.

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J’ai traversé le fleuve,
Guidée par les rires enfantins,
Et la poésie était neuve,
Sous l’arc en ciel des cabrioles,
Eclats de rimes où vos paroles,
Dansaient dans l’or de ce matin.
J’ai traversé le fleuve,
Né des larmes du ciel,
Guidée par les rimes où s’abreuvent,
Les oiseaux de la fantaisie,
Les éclatantes étoiles de nuit,
L’éclair joyeux de l’éternel.
L’instant fugace faisait éclore,
Le sentiment multicolore,
Qui fait de la vie un présent,
A savourer infiniment.

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J’ai passé à la moulinette,
Toutes mes ruminations inquiètes.
Au batteur à œuf toutes mes peurs,
Mais l’écumoire de la tempête,
Appréhende encore les défaites,
Et ses vents agitent les casse-tête,
Du fond d’un passé antérieur,
Dans la marmite où la vapeur,
Chuchote encore quelques tristesses.
Alors dans un moule à manqué,
J’ai versé la pâte à détresse,
Pour cuire au four de la sagesse,
Le gâteau de prospérité,
Qui finira par se goûter.

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Les plumes d’Asphodèle

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http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/02/01/les-plumes-21-les-textes-en-transparence/

Transparence
Invisible, fantôme, innocence, introuvable, voile, dentelle, brouillard, psyché, honnête, insignifiant, dessous, eau, politique, nudité, diaphane, visible, cristal, blog, lumière, lagon, briller, vérité, fantaisie, traverser,  vagabonder, vapeur, vin.

Je n’aurai pas le temps d’aller vagabonder du côté des blogs, ce week-end sera traversé de lumière et les vapeurs ne seront pas celles du vin mais celles de la fantaisie où l’innocence dans ses dessous de cristal fait briller d’invisible vérité les âmes en joie.
C’est un diaphane fantôme d’éternité qui brillera sous le voile de brouillard, et sa nudité authentique n’aura d’égale que sa simplicité.
Le visible ne pourra jamais refléter l’étendue de la psyché, de la même façon que l’eau du lagon en recouvre les fonds.  Sous la dentelle de son écume, restent insaisissables parfois les remous de son activité. Mais par d’insignifiants détails, ils affleurent en pointillés, reliefs honnêtes d’une transparence ourlée de grâce, qui demeurent introuvables pour peu qu’on tente de les posséder. Ce sont ces fugaces instants qui font le tissu du bonheur, qu’aucune politique d’esprit ne maîtrisera jamais.

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Asterias

La pensée est au centre d’une étoile,
Des branches s’approchent ou s’en éloignent,
A la jonction de nos présents,
Des fils d’hier qui nous résument,
Des tentacules qui nous enroulent,
Dans ses volutes bordées d’écume,
Dans le futur et maintenant,
A préciser nos ressentis,
A imaginer nos futurs…
La pensée n’est jamais qu’un mur,
Où s’inscrivent les images du temps,
Des lieux, des rencontres, des échanges,
Des représentations naissantes,
Venues d’un langage qui relie,
Les hommes entre eux, plateau commun,
Au singulier pour chaque humain,
Là où se vivent nos différences.
Nos perceptions sont notre prisme,
Chaque rayon détient l’empirisme,
Doublé des connaissances acquises,
De confusions, d’idées précises,
La pensée est pleine de balises,
Elle est un peu comme une valise,
Une boite à outils, un trésor,
Un pêle-mêle un peu collector,
Elle flotte dans toutes les directions,
Elle s’invente même des questions,
Quand son raisonnement suit un plan,
Aussi labyrinthique soit-il,
Dans sa logique en enchaînement,
Elle ouvre à des champs si fertiles,
Qu’elle crée du sens à notre monde,
Là où règne encore le chaos,
Quand d’aventure elle fait une ronde,
C’est pour nous conduire au repos.
Elle est un peu cet autre en nous,
Cette entité qui nous dirige,
Qu’on la nomme âme ou bien esprit,
Ses facultés font la survie,
D’une espèce qui tient du prodige,
En sortant de la grande nuit.

Inspiré d’un article de Jean-Paul Galibert
http://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2013/04/30/la-pensee-est-elle-un-plan-ou-un-labyrinthe/

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La feuille est dure comme de la soie,
Elle mordrait presque mais elle aboie,
Le loup n’est pas un convaincu,
Dans sa forêt il est déçu.
Elle a les Carpates associés,
Il voudrait lui faire capoter,
Toute une collection d’entretoises,
Sans venir goûter son armoise.
La collection de papillons,
Au bout des doigts un peu ça fond,
ça fait du chocolat fondu,
Mais ça donne pas d’air convaincu.
En fait c’était une libellule,
Qui sous la lune un peu hulule,
En fait ce n’était qu’un corbeau,
Un oiseau noir un peu cabot.

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Je compasse,
Tu compasses,
Il compasse,
Vous compassez,
Nous compassons,
Par tous les tons,
La la la
Ils compassent.
Cachons notre joie,
Sous des airs compassés.
Compassons,
Nos révolutions.

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La question n’est pas si bien posée, j’aurais plutôt dû dire par quels détours en suis-je arrivée là ?
Il serait long et fastidieux de tout reprendre, ce que je sais aujourd’hui touche à quelques essentiels simples mais si extravagants par leur extrême en matière d’absence de contrainte que la seule déclinaison possible semble n’être que celle qui existe maintenant. D’autres personnages l’avaient mis en pratique bien avant, pour ne pas nommer Jean-Paul Sartre et son indubitable goût de la liberté et de l’étude, Hermann Hesse et sa personnalité lupique. Ce rien qui n’est pas me sauve de moi-même et je me rattrape à sa branche dès qu’un marais fait mine de me prendre dans ses sables mouvants. Il est mon havre de paix et pour l’avoir mis à l’épreuve plus d’une fois, il ne peut mourir que par la seule nature du bois dont il tient la vie sauve.
Mais qu’il meure, et que me reste-t-il ? Je n’ose même pas imaginer tant la fin ferait de la terre ce grand désert aride où l’âme meurt de soif errante et sans rien qui retient, devrais-je m’en aller sans rien dire, sans même ouvrir la grande porte de l’intime profondeur des entrailles de la terre ? Elle n’a pas été huilée depuis tant de temps qu’elle grince et résiste, la serrure est bloquée, la déformation emploie toute sa discrétion pour la laisser fermée. C’est une réserve prudente qui sait évacuer ses déchets de façon routinière. Mais je ne prétends pas que l’odeur ne soit pas pestilentielle si je tente de l’ouvrir, quand de prudente elle devient purulente. Quoique je la soupçonne d’être compartimentée, avec des espaces fleuris comme des jardins d’été, des rivières chantantes et des collines vertes, et puis un spectre de lumière qui traverse le ciel, celui de l’arc-en-ciel où habite le bonheur.
Evidemment, ceci est ou n’est pas, dans une jungle sauvage pour vivre l’éléphant doit avoir des défenses. Les miennes sont de l’ordre du rêve flottant, de la réserve secrète et de l’écart entre le spectacle et son auditoire. Je les recouvre d’un mouchoir pour rentrer dans le musée parfois éreintant de la vie active, je soulève son étoffe claire lors de mes recueillements sur les plages tranquilles de mon ile flottante.
Sur le filet de pêche lorsque l’écran m’occupe, je butine cent saveurs et goûte leur beauté, distille le nectar qui fera la rosée de demain, et puis de temps en temps, une pierre de saison bouscule, trouant l’ouvrage, que je passe des mois à raccommoder, les mains déformées par la fatigue de l’inéluctable avarie.
C’est une course contre les étoiles perdue d’avance, mais qu’importe. Elles sont bien là et veillent un peu sur moi. Quand je regarde alentour je déchiffre les terres brûlées, les pendaisons douces, les squelettes affamés de directions à prendre, les fantômes d’indifférence et le sang âpre de la peur. Alors je continue à broder en attendant. C’est mieux comme ça. Un poème à l’endroit, un poème à l’envers, et le grand pull se monte en recueil de mes ombres. Ici ou bien ailleurs.

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