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Archive for the ‘Digerbissement’ Category

Clef de sol horloge

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Ah pour sûr, elle ne ferme rien,
C’est pire, elle donne des ailes dorées,
Puis t’envoie t’aller te jeter,
Du haut d’un falaise de chagrin.

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Alors de Charybde en Scylla,
Toujours n’y voir que feu de bois,
Sans que d’appui jamais ne trouve,
Laisse donc mourir si c’est pour ça.

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Donner l’espoir et puis ensuite,
Foutre le camp comme s’évaporent,
Des rêves pourtant qu’iraient bon port,
Pour peu qu’un retour soit sans fuite.

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La clef de sauvetage n’a courage,
Que pour leçons donner à d’autres,
Mais jamais elle ne fait naufrage,
Car dans la vie n’est que mirage.

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Il n’y a pas de Gabonais au numéro que vous avez demandé. Parlez après le signal sonore. Bip – Bip – Bip – Bi – Bop – Be – Bop – A – Lula.
C’est toujours comme ça, quand tu as besoin de ta meilleure copine parce-que tu sens que tu couves une grosse pintade, et que la pintade, c’est toi, bin croyez-le ou pas, ça fait râler de chez craquer.
Bon, dans ces cas là, il me reste encore une sortie de secours. Aller me payer un gloubi-boulga chez Casimir, ça tombe plutôt bien, il y a quatre jeudis cette semaine, voyons, voyons, jeudi ou jeudi ?
Plutôt jeudi au final. Quoique, jeudi, c’est pas mal non plus. Bref, je ferme les yeux, je lance mon doigt à l’aveuglette sur les jeudis de la semaine, et là… Surprise, je tombe sur jeudi. Ça tombe plutôt bien encore une fois, puisqu’on est jeudi. Ouf ! J’ai bien cru ne jamais m’en sortir.

Donc, c’est décidé, je file au carnet bleu, chez Casimir et Susy, sa copine la nymphomane, avec mon tricycle. On l’appelle comme ça parce-qu’elle est capable d’engloutir dix gloubi-boulgas d’affilées et d’avoir encore faim. Bon, tu me diras, avec Casimir, ils forment un super beau couple. Lui, il a la ligne arrondie devant, elle c’est derrière, ce qui fait qu’ils s’emboîtent si parfaitement bien qu’à eux deux ils posent pour les magazines Tao. Tiens, je vous envoie un portrait.
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Pingouin de la banquise

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Allo les studios, ce n’est pas tao cette photo, mais qu’est-ce qu’y fout… à la télé, tu veux pas qu’ça rende rogneugneu ! Rhhhôôô !
Bref, je continue.
Ils me surnomment le
dragon. Oh, c’est toute une histoire. C’était le jour où je leur avait commandé un smoothies barbe bleue. En fait, le bouchon doseur est tombé avec le curaçao, et la coupe était pleine. Je reconnais que je m’étais bâfrée, c’est pas tous les jours que t’es servi copieux dans un établissement pareil. J’avais juste pas prévu que mon estomac se retourne, dans un hoquet général, sur glace pilée, je vous dis pas, ça fait du désordre, comme une grosse gerbe. Alors ils m’ont raconté qu’à me voir déposer un renard triple boyaux sur le parquet fraîchement lavé, ils ont cru voir un dragon cracheur de feu bleu. Paraît qu’en Chine, y sont sacré, et protégés. Depuis, on en rigole encore quand on se voit.
J’adore les regarder travailler en cuisine. Ils sont inséparables, imparables, impeccables, imperméables, improbables, cherchez l’intrus, et tellement heureux d’être ensemble. Oh, ça ne se voit pas du premier coup d’œil, c’est fin, juste assez pour l’intuiter, à peine pour le voir pour qui ne les côtoient pas. Ils ont une grâce infinie à se savoir, à se sentir là, ensemble c’est tout, à se vivre. Ils dégagent une aura de fraise tagada, tagada, tagada, tagada tsoin tsoin, tagada, tagada, tagada tsoin tsoin, enfin, ils sentent bon, ils sentent le bonbon.
Deuxième acte, la scène se déroule devant la carte, le choix s’avère cornélien, mais ce n’est pas la première fois, comme on dit, les goûts et les couleurs…
Bref, les couleurs qui se faisaient plus vives, même si c’était le mois dernier, continuaient à se densifier, s’y fier, danser, dans ses fieffées cartes, les mélanges s’intensifiaient. Au point que même Casimir en eut des suées. Trop de couleur tue la couleur, divise-moi tout ça par une racine carrée !
Hippolyte son meilleur ami arriva juste à temps pour l’arrêter.
– Stop, fais gaffe mon vieux, choisis bien ton chiffre. Diviser de la racine au carré, c’est comme faire de la compote de pommes, si tu ne mets pas un peu de sucre, y’a comme un pépin.
– Ah ! Quel est le chiffre préféré des Français alors ?
– C’est le 28, parce que dans le 28, il y a 2 et il y a 8.
– Allons pour la
racine carrée de 28, je ne suis pas contrariant pour la futilité populaire. D’ailleurs, la popularité n’est pas mon fort. Il me semble que la maison a opté plutôt pour la qualité dégustative que pour le chiffre d’affaire. Mais quitte à marier les deux, je préfère que la clientèle sorte satisfaite plutôt que la bourse à plat. Je ne ferai pas un cour complet d’algèbre, ni un tour complet du cadran solaire, pour dire que la saveur ne se compte pas, bien au contraire, la saveur compte, c’est ce qui fait son goût de reviens-y.
Revenons-en à nos couleurs. Dans une comédie en trois actes, il y a comédie, et il y a …
Quatrième de couverture, passage à l’acte.
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– Je prendrai la coupe
paléobotanique s’il vous plaît.
Casimir se retourne et me toise de haut en bas.
Pour s’écrier de son bon ton le plus orange qui soit.
– Qu’est-ce que c’est que ce vous !?
Oh la la, je sentais déjà le clafouillis arriver, j’ai piqué un far, puis le nez dans un gloubi-boulga imaginaire pour tenter de sauver la façade. Peine perdue, et c’est rouge comme une pivoine que je bégeya lâmentablement dans la semaine des quatre jeudis.
Si vous voulez le numéro de mon répondeur, composez le gabonais absent et faites l’étoile.
Je vous remercie de votre attention dans le cadre de cette comédie en racine carrée de 28 actes, à partir de ce tombé de rideau, la scène sera jouée en cryptée.
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Une histoire de fil qui se déroule, associé à une machine à en découdre, voilà de quoi alimenter les réflexions studieuses de nos étudiants en herbe d’âme. A chercher à comprendre à la fin tout est tellement bien rangé que la vie elle même s’en trouve anesthésiée. Une étiquette sur les pots de malchance, une autre sur les pas de pots qui marchent sur le fil, ou encore comment faire rentrer les âmes dans des cases. C’est tellement plus simple ainsi.
Donc la méthode, c’est d’avoir un mode d’emploi, une procédure, et de la suivre à la lettre. C’est ainsi que je devins une femme de lettres en allant aux toilettes. Imaginons un segment W-C dans le graphique où l’ordonnée est le champ du connu, et l’abscisse le champ de l’inconnu. Soit un angle O-Q-P, situé sur ces points précis. Je vais donc devoir réfléchir à comment ouvrir le triangle WO-Q-PC ainsi constitué afin de pouvoir π c. Partant du point commun C, il m’apparaît nécessaire de voir si la bobine est ou n’est pas. De plus, une vérification s’avère nécessaire, le rouleau peut-il s’assimiler à une bobine ?
Ainsi, de fil en aiguille, le C serait le semblant d’une clef, à trois quarts de lettres prêt.
Pendant ce temps, j’aurais largement eu le temps d’aller sonner chez la voisine, ou encore d’aller soulager ma vessie derrière un arbre.
Bref, il est des raccourcis qui font chemins de traverse, ou pas.
La méthode du bout de la bobine serait à ce titre une étiquette de plus.
Mais au fond, si je retire tout, que reste-t-il ?
Rien.

Chez carnetsparesseux, une histoire d’agenda ironique suspendu au fil d’avril, voilà de quoi gazouiller sur le fil des mathématiques littéraires.

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Il était une fois un mouton noir prénommé Zébu qui était bien malheureux de n’être pas encore marié. Un jour, il rencontra au hasard d’une histoire d’Alphonse Daudet une chèvre directement sortie par ses soins d’un réseau ferroviaire attenant à la montagne où le loup hurlait de désespoir de n’avoir pas pu manger la chèvre. Appelons la Ernestine, comme ça se prononce. Bref, la chèvre, touchée de tant de détresse, accepta de suivre le mouton noir dans son antre. Ils se marièrent et n’eurent qu’un seul spécimen de leurs races croisées.
Cette petite chevragnelle fut baptisée dûment à l’église de la capitale lorsque les moutons parents de Zébu apprirent sa naissance.
Le papa de Zébu était un flambant aventurier, il aimait les choux, les cigognes, les roses et leurs épines. Sur le tard, il devint blanchissant, on vit des taches claires apparaître sur son pelage lainé.
La maman était beaucoup moins visible d’un premier coup d’œil, elle bêlait à qui voulait bien l’entendre qu’on ne l’y surprendrait plus et se cachait sous un rideau de pluies.
Zébu et Ernestine filaient un amour d’éffiloche, un de ceux qui s’appuie sur la couleur de l’un pour timbrer la couleur de l’autre.
Bref, la vie suivait son cours lorsque, 150 ans s’étant écoulés dans la franche joie et le parfait bonheur, c’est qu’on vivait vieux en ces temps reculés, 150 ans ne représentaient donc qu’un quinzénnie dans le monde des Zébus. Chevragnelle, de son vrai prénom Hectorine, grandissait paisiblement arrosée de seaux d’amour pas trop détachés.
Une fois de plus, je note que le temps est bizarre dans ces contrées contées.
Donc 150 ans finissaient de sonner lorsqu’Ernestine ressentit le besoin de reprendre le train du réseau ferroviaire cette fois urbain. Elle en fit part à son époux qui, ne partageant pas la même opinion du goût du risque, lui déconseilla fortement de suivre cette idée fixe.
Ernestine décida donc de prendre un ticket à la gare de gauche en catimini, que ne fit-elle pas là ce jour là.
La gare était sous surveillance électronique et le paiement en carte bleue la trahit. Aussitôt, le délit fut remonté au Zébu qui prit en main la situation.
Il fit monter une tour pour y ranger son épouse et, rejouant Barbe Bleue, garda la clef dans sa poche. Zébuline, euh, pardon, Ernestine, avait des amis dans la Haute Finance. Ils vinrent monnayer l’ouverture des grilles. Ce qui fut fait, au grand Dam de Zébu qui pleurait abondamment sur l’échappée belle malgré le prix fort.
Il décida que sa défaite serait sa victoire en déversant tout son amour de père sur sa fille.
Celle-ci maintint donc la décision de rester avec son père, ce qui les rendit épanouis.
C’est là que Fantômette décida d’intervenir.
Deux cent ans plus tard, Zébuline-Ernestine, de son prénom composé, décida de refaire sa vie. Le bruit des locomotives à vapeur commençait à la lasser. Elle alla demander conseil à un allumeur de réverbères qui habitait la planète B612.
Les flashs d’allumette de temps en temps lui brûlaient la rétine, jusqu’au jour où elle comprit qu’elle devait porter des lunettes noires.
Elle s’interrogeait à savoir si, avec l’aide de Fantômette, elle ne devait pas procéder à une réparation simple en remettant en état un appareil que nous désignerons sous le nom commun masculin d’ascenseur.
Avant toute chose, il lui semblait logique de ne rien engager comme action avant d’être certaine du bien fondé de la réparation des câbles.
C’est pourquoi elle convoqua Fantômette et lui raconta toute l’histoire.
Ainsi qu’un plan d’action sur la base d’un échiquiénariat des plus élaborés.
C’est qu’elle avait lu plusieurs ouvrages qui semblaient être de référence et avait revu récemment sur la toile de ses nuits tissées un fil hautement révélateur.
Ci-joint les pièces du dossier en vue de travailler au sens et à la finalité tout autant qu’à l’impact.
Fantômette se joint à Zébuline et demandera suite une fois réflexion suffisamment mijotée.
Toute ressemblance avec des animaux ayant réellement existé ne serait que fortuite et hasardeuse.
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L'effort pour rendre l'autre fou.
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Voici un psychanalyste qui dit ce qu’il fait, qui donne à entendre les mots simples des passions humaines – haine et amour, chagrin, vengeance, mépris, adoration – , qui rapporte ce qu’il ressent et le parti qu’il tire de ses propres émotions dans la rencontre éprouvante, bouleversante, avec le psychotique. Rarement on a vu un psychanalyste aussi présent, aussi engagé dans ses cures. Jamais l’idée qu’il n’y a pas de psychose sans interaction de processus inconscients n’a été pareillement mise en évidence.
« Rendre l’autre fou est dans le pouvoir de chacun. L’enjeu en est le meurtre psychique de l’autre : qu’il ne puisse pas exister pour son compte, penser, sentir, désirer en se souvenant de lui-même et de ce qui lui revient en propre », écrit Pierre Fédida dans sa préface.
Le docteur Searles, psychiatre et psychanalyste américain, a travaillé pendant 15 ans à Chestnut Lodge, établissement internationalement connu pour le rôle pilote qu’il a joué dans l’approche psychothérapique des schizophrènes. Ce livre n’établit pas un bilan mais transcrit l’évolution d’une immense et profonde expérience. Ici la construction théorique ne quitte jamais le sol de la clinique quotidienne. L’auteur et, avec lui, le lecteur qui l’accompagne en ami sont sans cesse confrontés à l’intolérable souffrance psychique du « fou », si souvent méconnue aujourd’hui.
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Huis_clos_suivi_de_Les_Mouches.
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Le_jaguar-20090305013939.
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La suite ici :
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https://jobougon.wordpress.com/2015/09/13/fantomette-joue-au-ping-pong-avec-le-mouton-noir/
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J’ai connu un résistant du travail qui un beau jour eu l’idée lumineuse de se jouer du système productif en allant chasser le lion des savanes. Voici un témoignage de son mouvement.
Si cela pouvait en inspirer d’autres, ce serait merveilleux, le monde reprendrait sa couleur originelle. Merci de venir lire ce courrier qu’il adressa à sa propre personne.
Et venez vous joindre à la résistance si le cœur vous en dit.
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Monsieur le directeur de ma conscience professionnelle.
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Je vous écris du fin fond de la brousse afin de ne plus être victime de surmenage. C’est que voyez-vous, passer du burn-out d’août au out de septembre demande quelques précautions d’usage. Ma santé décline, et obtenir un rendez-vous en brousse est plus compliqué qu’il n’y paraît. Il a fallu louvoyer longtemps pour ce faire, et le dispensaire a fini par le fixer mardi prochain, date à laquelle, quelle mouche me pique, je serai en vue d’être fixé sur l’origine de ma neurasthénie. Le résultat de la démarche ci jointe ne devrait pas se faire attendre. Toute conviction autorisée, je reste confiante sur la pandémie Tsé-Tsé qui s’est abattue sur tout le pays. Quelques chercheurs mènent des travaux sur un vaccin, mais pour l’instant, seul le repos semble être efficace. Vous comprendrez aussi que mon arrêt de travail se prolonge au regard de mes états de service, et vous prie de bien vouloir agréer, monsieur, l’expression de toute ma grande considération. Si le médecin du travail souhaite de plus amples désinformations, il lui suffira de prendre contact avec le généraliste référent du dispensaire.
Je précise enfin que le brun-out, c’est tabou, on en viendra tous à bout. Je reprendrai donc mes fonctions au sein de votre rétablissement lorsque le médecin conseil de la sécurité sociale me donnera le feu vert. J’éviterai cependant de passer à l’orange sanguine, et continuerai à chasser le lion en pleine brousse jusqu’à ce que mort s’ensuive, ou pas. Il me semble que les braconniers ont assez fait de dégâts comme ça. Ce sera donc ou pas. Ebola sévit sur le singe des savanes, monsieur, bien heureusement, vous me proposez un poste futur en pleine forêt d’Amazonie, c’est du luxe. Les bûcherons y sont de deuxième génération, et la hache n’a qu’à bien se tenir.
Je tiens à vous remercier de votre patience à mon égard.
Votre dévoué Jason.
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Voilà, j’ai admiré son style, je voulais partager ça avec vous, et je sens comme un message d’espoir dans ce courrier officieusement officiel. Pourvu qu’il fasse des émules…

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Episode précédent : https://jobougon.wordpress.com/2015/06/21/rebondissement-dans-laffaire-du-banquet-2/

*Ou plus précisément les aventuriers du temps perdu qui a un temps d’avance.
Episode de l’idée

Pour resituer l’histoire, suite à la création du calendrier, une rumeur circulait bon train comme quoi un appareil à sonner les heures d’un nombre de coucous correspondant était en fabrication. Deux saints envoyés spéciaux furent mis sur le coup : père Ubusoiff et saint inventaire hygiéniste.
Entre temps, le découpeur de temps faisait son ravage. Les deux saints furent portés disparus, puis retrouvés dans un copeau de temps perdu dans l’engrenage de l’horloge solaire.
En reporters, dignes, ils prirent nombre de notes au cours de cette aventure. Voici leur témoignage.

– Pour commencer, on a trébuché sur une seconde d’inattention. Après avoir fait une chute de plus d’une hauteur d’homme, nous étions sur une première marche. Pour commencer la deuxième, il a fallu qu’on se relève.
– Ensuite, on s’est rendu compte que la pierre était entièrement recouverte de végétation, alors que juste avant de tomber, elle était comme neuve.
– On s’est dit qu’il y avait un truc.
– On a cherché. Et puis on s’est trouvé nez à nez avec un animal métallique qui faisait grand bruit.
– On a eu peur, on s’est planqués derrière un buisson.
– Là, on a vu de loin le discernement arriver. Quand il s’est approché assez près pour qu’on le voit bien, le père a eu une idée.
– Et si on n’était plus dans notre temps ?
– Voilà ! C’est exactement l’idée qu’il a eue. C’est qu’on n’avait jamais vu une bestiole pareille !
– ça nous à fichu une de ces frousses d’un coup.
– J’ai vu saint inventaire se gratter le nez, je m’suis dit, on n’est pas frais !
– En général, quand je fais ça, c’est qu’ya un problème, père Ubu* (*diminue tif d’Ubusoiff) me connaît bien.
– On s’est dit que le retour allait être compliqué. C’est qu’on n’avait aucune idée de comment on était arrivés là.
– Bah, le père a dit, on n’a plus qu’à explorer ce monde, je ne vois rien d’autre à faire.
– Et c’est c’qu’on a fait.

L’interwiouveur :
– Vous avez dit à quelqu’un que vous étiez perdus en pleine heure supplémentaire, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
– Oui, on s’est rendu compte de ça quand Madame Irma avec sa boule nous a appris que nous étions en trop dans le temps, que le gouverneur du compteur chrono avait le projet de les supprimer toutes.
– Parce qu’il y en avait beaucoup ?
– En fait, oui. Mais elles faisaient déformation, comme une éruption cutanée sur la surface du temps. Ils ont pensé à inventer les dermatochronologues.
– Mais ça faisait coupe d’éruption, sans empêcher la repousse. Les excroissances se multipliaient les une sur les autres.
– Du coup, les temps équitables ne trouvaient plus d’espace.

– Quand avez-vous pensé au cataplasme du remontoir ?
Père Ubusoiff
– En fait, on s’est dit, si on peut remonter le temps, alors on peut le redescendre.
– Donc, on a fabriqué des heures soustractionnaires.
– En creusant l’histoire, ce qui n’a pas été facile, vu le grand nombre d’approximations qu’on y a découvert.
– Ploum ploum ! Au bout de trois ce sera toi qui y seras. Mais comme la reine et le roi ne le veulent pas, ce sera toi !
– Et qu’est-ce qui s’est passé à ce moment là ?
– Le technicien a débloqué le morceau, on est revenus à l’âge de bronze avec la compagnie du discernement.
– La compagnie qui a mis en scène la fameuse pièce, « jus d’agrumes » de William Chexpire ?
– C’est bien celle-là.

La suite ici : https://jobougon.wordpress.com/2015/06/26/les-aventuriers-du-temps-perdu-davance-2/

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Dès maintenant, commencez à ne plus mourir de rien, mais à vivre de tout.

Des cahots du carrosse, De la fée Carabosse, Des crépitements de craie, Sous la semelle des fées. De la semence opaque, A la clémence obscure, Du silence qui murmure, Qu’elle est aphrodisiaque, Des chevaux qui s’emballent, Où les aimants s’installent, Et du son qui l’emporte, Sans logique ni raison, Au delà du ponton.

La jubilatatoire s’entonne, tâtonne, siphonne et se mâchonne, tel un tapir venu à Paris en tapinois sans partition.

Les conséquences de nos inconséquences nous rattrapent toujours.

Jardin d’Eden,
Un livre,
Posé sur une table.

Opter pour un chignon sur rue qui se fiche des jours du temps, des augustes rivages, de l’insolente griffe d’une fantaisie de caractère, de l’équarrissage homogène des volontés prêtes à revêtir une morale conformiste, des contraintes familiales, des comptes à rendre et des professeurs de crastination en tout genre, mais qui tient pour intouchable la saveur aigre-douce amère du sentiment qui se nomme Amour.

Micro-saut de lupus à contre-sens du poil. Le seigneur nous a dit : Persécutez-vous les uns les autres. Nihilez-vous les uns les autres. Distinguez-vous les uns des autres. Dangerosisez-vous l’un sur l’autre N’en rosissez pas pour des prunes.

Un tapir parti à Paris sans son air.
La lumière seule n’y suffira pas. Il faudra du grain à moudre, L’étoffe à coudre, le pain d’épices, La croûte devra se détacher, Mettant bas le vif du sujet, A la jonction de nos deux ombres.

La quarantaine désaxée : Celui que je préfère n’est pas encore écrit.

Elle est cuisante, la proximité à soi-même. Aussi cuisante soit-elle, elle nous ramène à notre flamme, là où il n’est aucun mot pour dire ce qui s’agite.

Ma plus belle extension d’arbre : Hargneuse junior.

Défractation de l’acuité. Il est grand temps, Que j’aille me coucher…

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