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Archive for mars 2015

La semelle des ciels

L’Eros brisé à la semelle,
Tu déclines ses lamentations,
Que le vent baigne sous ton front,
Sans même voir s’ouvrir vers le ciel,
Le réveil de l’irrationnel,
Dans le doux souffle d’attraction,
Qui te retient les pieds sur terre,
Et la tête pleine de fantaisie.
Il est temps de mettre en chantier,
Autant de bonheur au pluriel,
Que d’amitiés exceptionnelles,
A la bannière de tes projets.

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J’ai passé à la moulinette,
Toutes mes ruminations inquiètes.
Au batteur à œuf toutes mes peurs,
Mais l’écumoire de la tempête,
Appréhende encore les défaites,
Et ses vents agitent les casse-tête,
Du fond d’un passé antérieur,
Dans la marmite où la vapeur,
Chuchote encore quelques tristesses.
Alors dans un moule à manqué,
J’ai versé la pâte à détresse,
Pour cuire au four de la sagesse,
Le gâteau de prospérité,
Qui finira par se goûter.

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L’œil rond majuscule

Ce soir la lune est suspendue,
Au cordon d’or du crépuscule,
Et de son œil rond majuscule,
Observe les chatoiements diffus,
De l’astre solaire disparu.
Ce soir la lune au cordon d’or,
Suspendue au dôme de la nuit,
Balance son œil sur le décor,
Anthracite pour tromper l’ennui.
Du coin de l’œil un peu surpris,
Elle y découvre une poésie,
Qui faisait pour elle comme un nid.
Elle s’en approcha hésitante,
Se saisit d’une brindille d’encre,
Qui écrivait comme le duvet,
Des mots soyeux, des feux follets,
Des rimes bonheur des doux billets.
Alors au plafond de la nuit,
Elle alla cueillir les étoiles,
Garnit le nid de leurs pétales,
Puis s’installa et s’assoupit.
L’aube annonçait ses lueurs d’or,
Que la lune y dormait encore.
Le soleil qui trompait l’ennui,
Trouvant la lune dans son nid,
La recouvrit d’une poésie,
Pour lui éviter l’incendie.

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Le réglage de la longueur d’onde,
Sur le poste des différences,
Ne se fait pas en trente secondes,
Mais au curseur de la patience.
Et si le besoin prête l’oreille,
Qu’en est-il de l’indisponible ?
Il remue le vent et n’accueille,
Que le faisceau de l’accessible.
On n’a pas tous les mêmes repères,
Les mêmes limites, les mêmes frontières.
Longtemps après le point d’impact,
Parfois le rayon nous contacte,
Et ouvre un champ de la conscience,
Qui n’était pas encore pensé,
Mettant ainsi en évidence,
Les niveaux du jeu de l’abstrait.
Derrière des mots bien ajustés,
Parfois se glissent en contre-jour,
Les reflets des perles d’idées,
Le diaphane bleu de leurs contours.
L’esprit aborde si peu de choses,
Et la masse d’idées décompose,
La clarté qui parfois survient,
Et puis emprunte d’autres chemins.
Mais de ce qui fait nos racines,
Nos repères dans la multitude,
Ils se perdent parfois sous la bruine,
Tant ils sont dans l’incertitude.
Aucune équation ne ramène,
Leur précision qui se promène,
Dans la mouvance de l’onde vive,
Et l’exploration de ses rives,
Laisse parfois le voyageur,
Aussi perplexe que songeur.
Le jeu des miroirs en gigogne,
Quand il réfléchit m’impressionne.

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Dans un premier temps, ils ont décidé de faire un « grand rassemblement pour savoir comment se défrise le ridicule ». Y’avait l’gros Léon qui courait partout à la recherche d’un coiffeur. Il a finit par tourner en colimaçon dans les anglaises, tout ça pour descendre un escalier à bout portant sans réussir à l’achever. Au final, le plus grand, Dédé je crois, s’est chargé de l’arrêter dans sa course en modifiant l’intitulé. Ils allaient faire un « grand rassemblement pour savoir si finalement on appelle un chat un chat et pas l’inverse ». Le gros Léon, qu’avait pas la langue dans sa poche, la sortit d’un grand fourre-rien et sans les mâcher, il avala ses mots tout rond. Il essayait encore de péter plus haut que la mygale de son plafond quand le vieux Zazard, « César » pour les intimes, les traita tous de vrais-jetons. Les doigts dans le museau, il sorti son aide-souvenir des poches qu’il avait sous les yeux et le feuilleta un instant.
– Au nasomètre, je vais vous retrouver ça, assura-t-il ! J’ai passé une nuit verte à ne pas fermer l’œil, alors croyez moi, je pense ! ça m’évite de filer de la mauvaise ouate. Pas comme ces jeunes noirs-becs qui passent l’arme à droite à la première vague d’insomnie venue. Bon, où je l’ai mis ce machin ? Je croyais l’avoir empoché ce matin, j’ai du me lever du pied bot.
La Marthe, elle le regardait en ricanant bêtement.
– T’as qu’à arrêter de travailler d’arrache bouchées doubles, mon pov’Zazard. Tu l’as rangé la semaine des quatre jeudis, on est vendredi espèce de vieil écervelé ! T’as toujours des histoires qui finissent en queue d’bonite, tu comptes pour de la margarine vieux renard. Range ton pense-crétin et laisse parler les femmes.
Elle avait pas les portugaises cimentées, la Marthe, quand elle a entendu le Léon chuchoter qu’elle n’avait pas le compas dans l’oreille et qu’à force de tirer des plans sur leur casse-tête, elle allait finir par les rendre dingos comme le père Limpinpin. Elle lui a lancé un regard dégondé par la colère qui atterrit droit dans la sourde oreille de Maurice qui traversait le passage vissé juste à ce moment là :
– Si vous vous en tamponnez la coquille, c’est vot’affaire. Rester de granit devant tant d’incivilités, ça n’me pend pas au bout du nez, c’est moi qui vous’l’dit bande de vieilles crapules ! Mais vous allez vous r’trouver dans de sales linceuls si vous continuez à poussez l’capuchon un peu trop plus moins près. Tiens, pour que ça tombe face poil ! Si on créait un « grand rassemblement pour savoir qui va déshabiller Pierre pour habiller Guy » ?
Quoiqu’il en soit, en deux coup de fourchette à potage, elle réussit à mettre d’accord le coiffeur et les autres sans avoir à pleurer toutes les humeurs des crocodiles de sa paroisse. Et pour finir cette histoire à dormir debout en deux coups de cuillère à prose, « à l’impossible, nul n’est boulonné, au saugrenu, Pierre est tout nu » !
Et si on faisait un grand rassemblement pour…
– Ta g….. ! Il va faire nuit.

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Une petite pomme reine des cuvettes,
Montée sur des talons vachette,
Sévissait sous un gant pelure,
Haute comme trois fois son imposture.
Elle ordonnait ses cabinets,
Sur un principe de langue de fouet,
Lacérant sans modération,
Les sujets et leurs conditions.
Elle avait des ânes de combat,
Qu’elle menait durement à son pas,
Vivait sur un arbre dédié,
A accueillir et protéger.
Un jour elle cracha un pépin,
Dans l’œil vairon de la lunette,
Si bien qu’elle boucha le destin,
De l’évacuation secrète.
Les déchets vinrent à s’entasser,
En collection d’indifférences,
Montant jusqu’aux dernières branches,
Sans que la chasse put se tirer.
On fit changer les cabinets,
Rien n’y fit la pomme s’en fichait,
Sauf qu’elle dut un jour regarder,
L’amoncellement de ces déchets.
Outrée de voir la saleté,
La petite pomme vint à crier,
A ses larbins de dégager,
Toute cette crasse accumulée.
Les ânes de combat épuisés,
Ne bougeaient plus ni pieds ni pattes,
Et l’arbre était si desséché,
Qu’il s’effondra à leurs chevets.
Les négligences accumulées,
Avaient eues raison de ce nid,
Qui vivement laissa tomber,
La petite pomme qui du rouler,
Sans qu’aucun âne vint la sauver.
Je crois qu’une jument l’a croquée,
Et qu’elle est morte empoisonnée…

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J’abats les cartes du château,
Qui enfermait une règle d’or,
Pour griffer les os sous la peau,
Réveiller la bête qui dort.
J’écorche l’enveloppe sous les mots,
Quand elle l’adresse à la lorgnette,
Par le petit bout du couteau,
Je gratte jusqu’à sous la casquette.
A faire s’échauffer l’écheveau,
Sous les cuirasses de la sourdine,
Je finis par rendre le pot,
Aussi fleuri qu’entre les lignes.
J’arrose le tout d’un brin d’engrais,
Pour ne pas perdre le bout du fil,
Qui recoudra tout un palais,
Doté de cartes plus subtiles.
Ouvrir les portes en angle mort,
N’est pas un métier très facile,
Surtout quand l’angle nous endort,
De pointes obtuses parfois habiles.
J’abats les cartes du château,
Pour libérer sa règle d’or,
Et mesurer de son niveau,
L’évolution de ses abords.

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