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Archive for the ‘Divertissement’ Category

La « Anne », elle avait pas son pareil pour tournicoter du coton perlé d’agenda ironique.
Juin, qu’elle avait dit, c’est une affaire dans l’sac.
Alors dans son fourre-tout, elle y a collé
deux images, sages comme des gros lézards du Nil qui dormiraient au soleil, (pas besoin de lunettes noires), et quelques phrases suspectes comme, insérer OBLIGATOIREMENT « C’était à … faubourg de… dans les jardins de ou d’…»  dans l’titre, (zut, le titre, je l’avais loupée cette consigne là), et puis les mots « cannibale, fourbir, niquedouille, praliné, rentable, sautiller, tellurique ».
Pfffftt !!! Pourquoi faire simple quand on peut faire simple ?

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Pis qu’en plusse, on n’a même plus l’droit d’râler !!!
Qu’est-ce que t’as dit ?
Non, non, rien ! J’ai rien dit.
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Famille Addams bis.
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Il y avait réunion de famille, l’heure du gong avait sonné, grand-père Gomaize fêtait ses 150 ans de décès, et Mortencia, drapée dans son digne deuil, allait enfin pouvoir exécuter les dernières volontés de son défunt époux. A ne pas confondre avec ses dernières voluptés, bien entendu, qu’elle exécutait encore fidèlement jusqu’au dernier souffle de Gomaize, mais laissons sous silence leur intimité.
Il lui avait remis, sur son lit funéraire, le contrat de confiance dans lequel elle s’engageait, sait-on jamais, légalement, à ne pas confondre avec létalement, et pour une durée contractuelle du nombre d’année précisé ci-dessus, plus haut, à ne pas prendre aperçu ne serait-ce que de près ou de loin de son testament avant cette date.
Gomaize aimait, à l’époque de son existant, tirer vers le haut du panier, aussi disait-il toujours : « Patience est mère de charité, mais ne moquez pas l’hôtel-Dieu, il touche le fiel ».
Il avait un petit cheveu sur la langue, papy.
Mortensia n’avait plus la grâce d’antan, ni le mordant d’ailleurs. Mais elle avait gardé la blancheur laiteuse de ses vingt ans grâce à l’onguent du docteur sangsuet, cosmétique intégral, indice 6, ayant la caractéristique de maintenir le taux d’hémoglobine sanguin à l’indice correspondant. Affaiblie mais résistante à tout, suivant sa philosophie « atout prendre », Mortencia prétendait mordicus que la lividité consécutive à l’application de cet onguent lui permettait de rester visible à feu Gomaize, qui sinon ne pourrait la reconnaître de l’au-delà. Au delà de quoi, le taux risquerait de flamber, laissant exsangue et sans sang les vaisseaux laissés à sec de ce fait incendiaire. Et rajoutait souvent à qui voulait bien l’entendre, les flammes éclairent mais la nuit porte conseil. Optant pour le style bénitier, lancé par le célèbre couturier Maryvonnet saint Lacroix, elle avait revêtu une veste écossaise portée par lady Conne Doyle dans les années 20 lorsqu’elle a joué le fameux personnage d’
Irène Adler dans « Un scandale en Bohême », achetée au vide grenier de Louvain sainte Uccle Wilsèle pour la modique somme astronomique de dix neptunes.


Elle découvrirait, tout comme le reste de la famille, mais pas avant 90h52mn de la nuit, le contenu du testament que celui-ci avait rédigé en vue de cet instant poignant.
Toute la vérité, rien que la vérité, sur l’origine de la fabuleuse richesse qui allait alimenter les comptes bancaires et ne tarderait pas à dévider sa fortune sur les différents entrepreneurs qui se pressaient aux portes du manoir pour en restaurer les coins et recoins dégradés par le temps.
C’était à Golgothique, faubourg de Baldhoween, dans les jardins d’Addams et Dave.
Grand-mère Mortensia, mortifiée par le froid, s’était emmitouflée jusqu’aux oreilles. Son foulard Kermesse lui donnait l’air comprimé des veuves de bonne loi, son doux sourire revêtu pour l’occasion, elle évitait tout de même d’ouvrir la bouche, n’ayant pas honoré son dernier rendez-vous chez le dentiste, qui devait lui fourbir un dentier flambant blanc, assorti au teint, nous comprendrons un peu plus tard la raison de ce loupé.
Il y avait son frère, oncle Pestilent, de son prénom d’alliance avec Bondéanause, le père de la cousine Germaine. Il a endossé la combinaison rose réservée aux panthères, prétendant que la souplesse est un gage de gri-gri. La dernière fois qu’il a assisté à la lecture d’un testament, dit-il, il a hérité personnellement d’une dette de jeu à hauteur de trois atouts, dont un passage par la case départ. Ce qui lui a permis tout de même d’empocher un mois de salaire, mais a suffit à le rendre méfiant à l’égard des héritages. Pestilent est venu accompagné de ses trois enfants et demi. Ne pouvant en encadrer que deux et demi sur trois, il a décidé de lâcher-prise avec le benjamin, dont le jaune est assorti à son jumeau, à peine plus égal en âge que lui-même. Ils ont la réputation de n’être pas des comics, préférant largement la carrière saurienne à celle ornithienne, plus empennée.
Mon frère, Louis XII, a tenu à se placer à la gauche de Mortensia. « Comme ça, je ne suis pas loin des biscuits à thé », a-t-il avoué ce matin en lorgnant sur son téléphone portable pour voir si l’heure du dé-jeûner allait bientôt arriver. Notre demi-sœur Rellente s’est glissée discrètement du même côté pour ne pas être loin de la table, tout en restant approximativement la niquedouille préférée d’haute-maman. Vu que personne ne l’a jamais vue entièrement, elle reste comme une effluve dans les jardins d’Addams et Dave. Parlons-en de ces deux là, ils sont allongés par terre, toujours prêts à partir en voyage tellurique, sac à portée de main. Ne les confondez pas avec le paysage Pelousain, ce sont des hommes, trans-sexualisés, mariés de surcroît, depuis les années lumières, et bien décidés à affirmer leur position, c’est-à-dire au repos, mais attentifs. Ils ont connu l’époque des attentats aux tifs, celle où les coiffeurs coupaient toutes les franges de travers, et ont décidé de mener le combat de la frange droite, quoiqu’il leur en coûterait. Etant donné les nombreux frais auxquels ils sont exposés, du fait de leur engagement, ils espèrent bien retirer de leur présence un pécule modulatoire, leur permettant d’essorer la majeure partie de leurs dettes de jeux. Car couper de la frange droite, croyez-le bien, est une entreprise hasardeuse, les paris sont relevés à hauteur de sourcils la plupart du temps.
Moi, j’ai choisi d’épauler haute-maman plutôt côté bras droit. Je ne sais pas, une intuition, sans doute. Non pas que je défende le patronat, ou une quelconque accointance avec mon banquier. Simplement, Jules m’a dit, si tu ne restes pas à côté de moi, je ne viens pas avec toi dans ta famille. Moi, Jules, je ne peux pas m’en passer, alors comme il s’est assis sur le fauteuil du mort… Mais Gomaize, de là où il est, n’ira plus jouer les cannibales. D’habitude, il envoyait griller en enfer tous ceux qui osaient s’asseoir sur son fauteuil, histoire de les déguster à point un peu plus tard. Là, il ne bouffe plus grand chose, pauvre grand-père, il doit avoir les dents qui grincent d’écume, à ne rien plus pouvoir faire, de là-haut de l’au-delà. Pépère, c’était pas du praliné. Plutôt du piment de Cayenne. Quand il ouvrait la bouche, c’était pas pour faire des bonbons, qu’on disait de lui.
Grand-maman Mortensia présentait son meilleur profil au photographe venu spécialement de la ville pour immortaliser l’instant.
Ce qui tombait plutôt bien, c’est que le notaire et ce dernier ne faisaient qu’un, vu que la mode était au cumul des emplois, les temps sont durs il faut dire, un peu comme les dents de grand-père.
Une fois le paysage familial fixé sur la pellicule, l’intérêt d’avoir des représentants de la cause capillaire pu parfaitement s’entendre. On entendit aussi la lecture du document, légèrement fossilisé sur les coins vu son âge.
Mortensia versa une larme, en entendant la voix de son époux retransmise en direct par le notairographe, la larme toucha le sol, le sol s’ouvrit sur la piscine, une grosse larme de crocodile qui prit soudain forme, baudruchienne, ce n’était pas le moment de faire l’autruche. Dans l’affolement de l’instant, j’ai vu Rellente sautiller sur le bord de la piscine, prête à perdre l’équilibre..
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Famille Addams bis 2
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Les reptiles grouillaient, se multipliant comme des petits pains gonflés d’hélium, comme des fourmis à la gueule allongée, des termites dentues, crantées, rouage funeste de gri-gri mal réglé. Je l’avais dit à Mortensia, n’invite pas l’oncle Pestilent, tu connais sa capacité à être psychédélique. Cette vieille carne n’avait rien voulu entendre. Raison pour laquelle aucun saurien n’en viendrait à bout, la carne est une substance dure, inattaquable, angulaire et saillante, aussi dure que la semelle de ses pompes.
J’ai donc compris pourquoi elle avait raté son rendez-vous chez le dentiste. Vu que les caïmans, crocodiles, alligators et autres dragons du Komodo, ne sont pas commodes, traverser la propriété pour se rendre à son rendez-vous présentait trop de dangers dangereux pour sa vie, elle préféra rester cloîtrée dans le manoir en attendant qu’un prédateur à reptiles vint faire un peu de ménage dans le jardin d’Addams et Dave.
Nous ne pûmes donc qu’assister à la lecture des premières lignes du fameux testament. Le peu dont je me souvienne fut ceci :
« Meurtricia, mon amour, ma chérie, ma tendre, ma seule, mon unique, si j’ai mis 150 ans à te dévoiler la vérité, c’est que les affaires n’étaient pas rentables du tout. Notre culture d’avocats si florissante au début de notre mariage a souffert depuis quelques années du solanum tuberosum. Nous avons du emprunter deux millions d’heures supplémentaires pour la construction d’une usine de déshydratation pour les transformer en fécule, notre pécule a fondu comme larmes au soleil, les spéculateurs ont bouffé le reste, et je ne laisse que ma collection d’ailes de mouches a ton frère qui me l’a soutiré contre un talisman en forme de trèfle à cheval. Sauras-tu m’en tenir griefs aussi longtemps que la mort ?
N’oublie jamais que je t’ai aimée, Meurtricia, que je t’aime, et que je t’aimerai encore, foi de moitié légitime. »
C’est là que je me suis dit, tout d’même, il n’est même pas foutu de citer le prénom de grand-maman correctement. Et que je me suis redit encore en plus, il faudra que je lui demande pourquoi, à la vieille. Franchement, ça manque largement de respect pour elle.

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Réédition d’une redécouverte d’un de mes écrits partagé sur papier libre en décembre 2012, sur une photo que voici :
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C’est un désert aride forgeant sa terre brûlée
Rien n’y pousse depuis de si nombreuses années
Que même les nuages ne feront que passer
Là où flotte le vent d’incandescente ardeur.

Ce désert immobile fait naître l’illusion
Dans ces rêves fragiles en fugaces visions
Où s’élève une reine au milieu de nulle part
Qui viendrait agiter la flamme de son foulard.

Ganté de rouge carmin en doigt accusateur
Le voile montre la brume qui traverse le ciel
Chargé de cette vie qui ne le voit qu’à peine
Si cuisante est l’écharpe qu’elle dissipe la vapeur.

Dans sa robe de deuil la reine espère encore
Que l’un d’entre eux se crève plutôt qu’il s’évapore
On dirait que le songe épaissit le mirage
Préparant sa tempête dans le creux de l’orage.

 

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J’ai eu envie de me pencher sur « Le questionnaire de Proust », histoire de voir ce que je réussis à en faire. Répondre à tout, je ne sais pas, mais essayer, pourquoi pas.
Les définitions sont en
rouge. Ça a parti dans tous les sens une fois commencé, et encore, je n’ai pas tout creusé.

Les listes de vertus et qualités sont en vert.

Le questionnaire de Proust

• Ma vertu préférée :
J’aime bien la simplicité.
Et puis l’authenticité.
Et puis la souplesse aussi
Sans oublier l’altruisme : parce que dans altruisme, il y a halte, et il y a truisme.
Oh ! Ça va ! Si on ne peut plus déc….r quoi !

• Le principal trait de mon caractère :
Lente et rêveuse, je trouve que ça va bien ensemble. Quand je dis que j’ai le cerf-volant, ce n’est pas une plaisanterie. Quoique que lente, il me semble que c’est encore un poil trop rapide pour me caractériser.
• La qualité que je préfère chez les hommes :
Réceptivité et disponibilité psychique. Avec humour et dérision. C’est top. Un peu d’sérieux, voyons !
• La qualité que je préfère chez les femmes :
Réflexion et analyse, avec dérision et humour, c’est encore top.
• Mon principal défaut :
La paresse.
La oisiveté. [Sonorement préférable à « l’oisiveté »]
La contemplation.
La contestation.
Ça en fait quatre ! Et alors, être paresseuse ne veut pas pour autant dire réductrice !
D’ailleurs je commence à avoir une de ces flemmes.
La suite est plus bas.

• Ma principale qualité :
• Ce que j’apprécie le plus chez mes amis :
• Mon occupation préférée :
• Mon rêve de bonheur :
• Quel serait mon plus grand malheur ?
• À part moi – même, qui voudrais-je être ?
• Où aimerais-je vivre ?
• La couleur que je préfère :
• La fleur que j’aime :
• L’oiseau que je préfère :
• Mes auteurs favoris en prose :
• Mes poètes préférés :
• Mes héros dans la fiction :
• Mes héroïnes favorites dans la fiction :
• Mes compositeurs préférés :
• Mes peintres préférés :
• Mes héros dans la vie réelle :
• Mes héroïnes préférées dans la vie réelle :
• Mes héros dans l’histoire :
• Ma nourriture et boisson préférée :
• Ce que je déteste par-dessus tout :
• Le personnage historique que je n’aime pas :
• Les faits historiques que je méprise le plus :
• Le fait militaire que j’estime le plus : • La réforme que j’estime le plus :
• Le don de la nature que je voudrais avoir :
• Comment j’aimerais mourir :
• L’état présent de mon esprit :
• La faute qui m’inspire le plus d’indulgence :
• Ma devise :


Ma vertu préférée :

J’aime bien la simplicité.
Et puis l’authenticité.
Et puis la souplesse aussi : Etre souple ne signifie pas céder à tout instant, mais exactement le contraire. Cela veut dire apprendre à dire oui et à dire non au moment opportun. Et, pour le reste, être ouvert au processus d’amélioration que permettent les multiples occasions de tous les jours.
La personne souple adapte avec promptitude son comportement aux personnes ou aux situations, sans abandonner pour autant ses propres critères d’action”.
Sans oublier l’altruisme : parce que dans altruisme, il y a halte, et il y a truisme.
Oh ! Ça va ! Si on ne peut plus déc….r M…E quoi !

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Altruisme.htm

L’altruisme est une disposition de caractère qui conduit à s’intéresser, à se dévouer, à se consacrer et à vouloir faire le bien aux autres, à les aider, à faire preuve de générosité envers eux, sans rien attendre en retour.

Truisme :
Vérité trop évidente pour devoir être énoncée. Synon. banalité, évidence, lapalissade.Pas de vie propre, créatrice, pour la pensée, sans indépendance: c’est un truisme que de l’affirmer (Civilis. écr., 1939, p. 16-4).Pour que nous puissions connaître un secteur du passé, (…) il faut encore qu’il se rencontre un historien capable de les repérer et surtout de les comprendre. Cela pourrait passer pour un truisme, mais l’expérience montre que le rappel d’une telle évidence n’est peut-être pas inutile (MarrouConnaiss. hist., 1954, p. 102).

http://jean.heutte.free.fr/spip.php?article62

C’est quoi une vertu ? Disposition habituelle, comportement permanent, force avec laquelle l’individu se porte volontairement vers le bien, vers son devoir, se conforme à un idéal moral, religieux, en dépit des obstacles qu’il rencontre.
Force morale, force d’âme, valeur, vaillance.


Les six vertus humaines fondamentales (Seligman, Peterson , 2003)
Six vertus et vingt quatre forces en psychologie positives

D’après cette étude, ces valeurs universelles seraient les suivantes :

- SAGESSE ET CONNAISSANCE
Forces cognitives qui favorisent l’acquisition et l’usage de la connaissance.

  • Créativité : trouver des manières originales et productives de faire les choses. Cela comprend les réalisations artistiques, mais ne s’y limite pas.
  • Curiosité : trouver un intérêt à toute expérience en cours ; s’intéresser à tel ou tel sujet ; explorer et découvrir.
  • Ouverture d’esprit : examiner les choses sous tous les angles ; ne pas tirer de conclusions hâtives ; être capable de changer d’avis à la lumière de nouvelles informations.
  • Amour de l’apprentissage : acquérir de nouvelles compétences et de nouveaux domaines de connaissance (en autodidacte ou non). Cette force est évidemment liée à la curiosité, mais s’en distingue par la tendance à vouloir acquérir systématiquement de nouvelles connaissances.
  • Sagesse : être capable de donner des conseils avisés ; posséder une manière de voir le monde qui soit porteuse de sens, tant pour soi que pour les autres.

- COURAGE
Forces émotionnelles qui impliquent l’exercice de la volonté pour atteindre les buts que l’on s’est fixés, malgré les obstacles internes et externes.

  • Bravoure : ne pas reculer devant la menace, les difficultés ou la douleur ; défendre ce qui est juste envers et contre tous ; agir selon ses convictions, même si c’est impopulaire. Cela inclut le courage physique, mais ne s’y limite pas.
  • Persévérance : finir ce qu’on a commencé ; persister malgré les difficultés ; aimer mener à bien un travail.
  • Authenticité : dire la vérité, mais plus généralement se présenter de façon authentique ; être sans prétention ; assumer ses sentiments et ses actes.
  • Vitalité : aborder la vie avec enthousiasme et énergie : ne pas faire les choses à moitié ; vivre la vie comme une aventure ; se sentir bien vivant.

- HUMANITE
Forces interpersonnelles consistant à tendre vers les autres et à leur venir en aide.

  • Amour : valoriser les relations étroites avec les autres, particulièrement lorsque les sentiments (partage, affection) sont réciproques ; être proche des gens.
  • Gentillesse : rendre des services, faire de bonnes actions ; aider les autres, prendre soin d’eux.
  • Intelligence sociale : être conscient des motivations et émotions des autres (et des siennes propres) ; savoir faire ce qui convient dans différents contextes ; comprendre les ressorts du comportement des gens.

- JUSTICE
Forces qui sont à la base d’une vie sociale harmonieuse.

  • Travail en groupe : savoir travailler au sein d’un groupe ou d’une équipe ; avoir l’esprit d’équipe : accomplir sa part.
  • Sens de l’équité : traiter toute personne équitablement ; ne pas se laisser influencer par ses sentiments personnels dans les décisions concernant autrui ; donner à chacun sa chance.
  • Leadership : encourager le groupe dont on fait partie à réaliser des choses, tout en s’efforçant de maintenir de bonnes relations en son sein ; organiser des activités collectives.

- TEMPERANCE
Forces qui protègent contre les excès.

  • Pardon : pardonner à ceux qui ont mal agi ; accepter les défauts des autres ; savoir donner une seconde chance ; ne pas être animé par la vengeance.
  • Modestie : laisser des réalisations parler d’elles-mêmes ; ne pas se mettre en avant ; ne pas se prendre pour plus que ce que l’on est. Prudence : être prudent dans ses choix ; ne pas prendre de risques inutiles ; ne pas dire ou faire des choses que l’on pourrait regretter par la suite.
  • Maîtrise de soi : rester maître de ses sentiments et de ses actes ; être discipliné ; maîtriser ses appétits et ses émotions.

- TRANSCENDANCE
Forces qui favorisent l’ouverture à une dimension universelle et donnent un sens à la vie.

  • Appréciation de la beauté et de l’excellence : remarquer et apprécier la beauté, l’excellence et/ou la maîtrise technique dans les domaines les plus divers.
  • Gratitude : être conscient et reconnaissant des bonnes choses qui arrivent ; prendre le temps d’exprimer des remerciements.
  • Optimisme : attendre le meilleur de l’avenir et œuvrer à sa réalisation ; penser qu’un avenir heureux est quelque chose que l’on peut provoquer.
  • Humour : aimer rire et taquiner ; être souriant ; voir le côté drôle des choses ; faire des plaisanteries.
  • Spiritualité : connaître sa place au sein de l’Univers ; croire au sens de la vie, en tirer un réconfort et une ligne de conduite.

http://eduka.free.fr/education/vertushumaines/texte/listevertus.html

Vertus étudiées dans le livre d’Isaacs

Amitié
Arriver à entretenir, avec quelques personnes déjà connues de par une communauté d’intérêts de type professionnel ou récréatif, des contacts personnels réguliers, nés d’une sympathie mutuelle, chacun s’intéressant à l’autre et à son progrès.

Assiduité au travail
Accomplir avec diligence ce qui est nécessaire pour atteindre progressivement une maturité naturelle et surnaturelle, et aider les autres à faire de même, dans le travail quotidien comme dans les autres tâches.

Audace
Entreprendre et réaliser différentes actions qui peuvent paraître peu prudentes, en étant convaincu, après une réflexion sereine sur la réalité, avec les possibilités et les risques qu’elle comporte, que l’on peut atteindre un bien authentique.

Compréhension
Reconnaître l’influence de divers facteurs sur les sentiments ou le comportement ; approfondir le sens de chacun de ces facteurs et leur interaction et aider les autres à faire de même ; en tenir compte avant d’agir.

Force
Dans des situations peu propices à notre amélioration, résister aux influences nocives, supporter toutes les difficultés et s’efforcer d’agir positivement pour surmonter les obstacles et se lancer dans des entreprises de grande envergure.

Générosité
Agir de façon joyeuse et désintéressée en faveur des autres, conscient de la valeur de ce qu’on leur apporte et sans considérer l’effort que cela demandera.

Humilité
Reconnaître nos propres insuffisances, nos qualités et nos capacités et les exploiter au service du bien, sans essayer d’attirer l’attention ni rechercher les applaudissements.

Justice
S’efforcer continuellement de donner aux autres ce qui leur est dû, de façon à ce qu’ils puissent faire face à leurs devoirs et exercer leurs droits (droits à la vie, aux biens moraux et culturels, aux biens matériels), en tant que personnes – parents, enfants, citoyens, professeurs ou dirigeants – et faire en sorte que les autres se comportent de la même façon.

Loyauté
Accepter les liens qu’impliquent les relations avec les autres — parents, amis, supérieurs, pays, institutions — de façon à défendre et à renforcer les valeurs que ces liens représentent.

Obéissance
Accepter les décisions de celui qui détient et exerce l’autorité, en les assumant comme étant les nôtres, à condition qu’elles ne s’opposent pas à la justice, et réaliser avec promptitude ce qui a été décidé, en s’efforçant d’interpréter fidèlement la volonté de celui qui commande.

Optimisme
Avoir une confiance raisonnable en nos propres aptitudes, en l’aide que les autres peuvent nous procurer et en leurs capacités. Ainsi, pouvoir discerner, en premier lieu, les éléments positifs et les possibilités d’amélioration que chaque situation offre et, en second lieu, les difficultés et les obstacles qui s’opposent à cette amélioration, en tirant parti de tout ce qui est favorable et en affrontant le reste avec un esprit sportif et joyeux.

Ordre
Suivre une procédure logique, nécessaire pour atteindre les objectifs fixés, dans l’organisation de nos affaires, l’utilisation de notre temps et la réalisation de nos activités, de notre propre initiative et sans qu’il soit nécessaire qu’on nous le rappelle.

Patience
Une fois connus ou pressentis les difficultés à surmonter ou les biens désirés qui se font attendre, en supporter avec sérénité tous les désagréments éventuels.

Patriotisme
Reconnaître ce qu’un pays a donné et continue de donner. Lui rendre l’honneur et le service qui lui sont dûs, en défendant et en renforçant les valeurs qu’il représente, tout en partageant les nobles aspirations de tous les pays.

Persévérance
Une fois notre décision prise, mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour atteindre le but poursuivi, en dépit des difficultés internes ou externes, même si la motivation s’affaiblit au fil du temps.

Prudence
Dans notre travail et dans nos relations avec les autres, relever des informations que l’on juge à la lumière de critères droits et vrais : avant de prendre une décision, en mesurer les conséquences positives et négatives, pour soi et pour les autres, puis agir ou s’abstenir, en s’en tenant à la décision prise.

Pudeur
Reconnaître la valeur de son intimité et respecter celle d’autrui. Protéger son intimité du regard des autres ; rejeter ce qui peut l’altérer et ne la dévoiler que pour notre bien ou celui d’autrui.

Respect d’autrui
Agir ou s’abstenir selon le cas, de façon à ne nuire ni à soi-même ni aux autres, mais à faire le bien selon ses droits, sa condition et les circonstances de sa vie.

Responsabilité
Assumer les conséquences de ses actes, qu’il soient délibérés – c’est-à-dire résultant d’une décision prise ou acceptée (ou non)- de telle façon que les autres en bénéficient au maximum ou, du moins, n’en souffrent pas. En même temps, faire en sorte que les autres se comportent de la même façon.

Simplicité
Faire en sorte que notre comportement habituel — notre façon de parler, de s’habiller, d’agir — soit conforme à nos intentions véritables, de façon à ce que les autres puissent nous connaître tels que nous sommes ; être ce que l’on paraît.

Sincérité
Révéler avec clarté, si c’est opportun, à la personne qui convient et au bon moment, tout ce que l’on a fait ou vu, tout ce que l’on pense ou ressent sur sa situation personnelle ou sur celle des autres.

Sociabilité
Savoir créer et profiter des occasions d’établir des liens avec toutes sortes de personnes, en réussissant à communiquer avec chacune d’elles grâce à un intérêt sincère pour ce qu’elle est, ce qu’elle dit, ce qu’elle fait, ce qu’elle pense et ce qu’elle ressent.

Souplesse
Adapter avec promptitude son comportement aux personnes ou aux situations, sans abandonner pour autant ses propres critères d’action.

Tempérance
Distinguer entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas ; utiliser avec modération ses cinq sens, son temps, son argent, ses efforts, en accord avec des critères droits et vrais.

http://www.cosmovisions.com/vertu.htm

La parfaite raison fuit toute extrémité, 
Et veut que l’on soit sage avec sobriété.
Molière « le misanthrope ».

Le principal trait de mon caractère :

Les traits de caractère :
– Expansif (tourné vers les autres) ou Introverti (secret, plus renfermé) ?

– Consciencieux ou Etourdi ?

– Idéaliste ou Réaliste ?

– Rebelle ou Docile (qui se laisse facile conduire) ?

– Dynamique ou Nonchalant (Cool…) ?

– Original ou Conformiste ?

– Enthousiaste (qui s’enflamme vite) ou Indifférent ?

– Serviable ou Perso ?

– Curieux ou Blasé (vite saoulé) ?

– Impulsif ou Réfléchi ?

– Méthodique ou Brouillon ?

– Persévérant ou Vite découragé ?

-Tolérant ou Intolérant ?

– Autoritaire ou Soumis ?

– Energique ou Passif ?

– Attentif ou Rêveur ?

– Attiré par les responsabilités ou Pas attiré par les responsabilités ?

– Audacieux ou Timide ?

– Calme ou Remuant ?

– Coléreux (vous montez vite) ou Placide (vous encaissez sans pb) ?

– Sociable ou Solitaire ?

– Solidaire (soucieux d’aider les autres) ou Individualiste (moi d’abord) ?

– Travailleur (le boulot ne vous fait pas peur) ou Plutôt paresseux (c’est dur de s’y mettre) ?

– Rapide ou Lent ?

– Ambitieux ou Modeste ?

– Sûr(e) de vous ou Pas sûr(e) de vous ?

– Confiant dans les autres ou Méfiant ?

– Patient ou Impatient ?

– Casse-cou ou Prudent ?


Lente et rêveuse, je trouve que ça va bien ensemble. Quand je dis que j’ai le cerf-volant, ce n’est pas une plaisanterie. Quoique que lente, il me semble que c’est encore un poil trop rapide pour me caractériser.

La qualité que je préfère chez les hommes :
La bonté, l’intelligence.

La qualité que je préfère chez les femmes :

La réflexion. Non pas que je suggère que les femmes ne réfléchissent pas, mais quand elles expriment leur sens du recul et le l’analyse, partager la vision qu’elles ont d’un sujet ou d’un point de vue, c’est du bonheur en puissance, de l’enrichissement mutuel.
Trouver cette qualité là chez un homme, c’est un peu plus compliqué. Je ne dis pas non plus qu’ils ne réfléchissent pas, mais peut-être que leur structure d’analyse étant différente, les points de vue auront davantage de difficultés à se rejoindre.
J’attends la polémique à ce sujet, avec un immense plaisir anticipé.
Non, je ne suis pas une fouteuse de m…e !
Le débat est ouvert.

Mon principal défaut :

La paresse.
La oisiveté. [Sonorement préférable à « l’oisiveté »]
La contemplation.
La contestation.
Ça en fait quatre ! Et alors, être paresseuse ne veut pas pour autant dire réductrice !

Ma principale qualité :
La curiosité

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis :
Leur gentillesse.

Mon occupation préférée :
Apprendre.

Mon rêve de bonheur :
Prouver que l’amour durable existe en le vivant.
En suis-je capable ?
Je lis « Je t’aime » de Francesco Alberoni. Cet auteur décortique toutes les sortes de sentiment à la loupe, et affirme que oui, c’est possible, et il nous apprend à reconnaître ce qu’il nomme « l’état naissant », « l’énamourement », les ersatz ou dérivés approchés.
Bien entendu, ce regard est issu de recherches et de réflexions qui n’engagent que son auteur. Mais après tout, qui peut prétendre avoir la science infuse à ce sujet ?

Quel serait mon plus grand malheur ?
Vivre entourée de barbares, être témoin et/ou victime d’actes de cruauté.

À part moi – même, qui voudrais-je être ?
Personne, je n’ai pas d’idole.
Ou sinon, être moi, en plus heureuse.

Où aimerais-je vivre ?
Je t’en pose, moi, des questions, monsieur Proust ? Mais j’en sais rien, mouaaah !

Bref, je me demande comment il est possible de répondre à de telles questions sachant combien tout me semble important, combien tout est impermanent, ce que je vais dire aujourd’hui va-t-il être encore valable demain ?
Alors la grande question. Comment vivre l’impermanence au mieux pour ne pas en souffrir ?
La vertu m’a conduite au cynisme.
Le cynisme est une attitude face à la vie provenant d’une école philosophique de la Grèce antique, fondée par Antisthène1, et connue principalement pour les propos et les actions spectaculaires de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope. Cette école a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l’humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique. Radicalement matérialistes et anticonformistes, les cyniques, et à leur tête Diogène, proposaient une autre pratique de la philosophie et de la vie en général, subversive et jubilatoire.

L’école cynique prône la vertu et la sagesse, qualités qu’on ne peut atteindre que par la liberté. Cette liberté, étape nécessaire à un état vertueux et non finalité en soi, se veut radicale face aux conventions communément admises, dans un souci constant de se rapprocher de la nature.


De là à déboucher sur l’ironie, y’a pas si loin !
Comme quoi, tous les chemins mènent au rhum.
Vous allez me dire, on n’est pas rendus, à c’compte là !
Ben non, je n’ai pas encore fini de le remplir, ce questionnaire.
Mais si jamais l’envie vous prenait d’y répondre, surtout, ne vous en privez pas, et ne me privez pas du plaisir de venir vous lire, donque !

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La lettre se jette dans le mot,
Le mot se jette dans la rime,
La rime se jette dans le poème,
Le poème se jette dans le recueil,
Le recueil se jette dans les rayons,
Les rayons se jettent dans les étagères,
Les étagères se jettent dans la librairie,
La librairie fait déborder le niveau,
Il était une fois la poésie en crue.

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Ecrire à l’agenda, c’est poudrer les méandres du boulon de l’écriture avec de l’encre toner de Brest, pas franchement coton, me disais-je, mais c’était un peu chaque fois un challenge auquel je m’accrochais comme un wagon à la voiture de tête. Fallait-il que je sois addict pour relever le défi ! Pourtant, Patte et Carnet ce mois-ci y avaient mis du leurre, je ne pouvais le nier, (des histoires de rail’leries ou un truc du genre je crois), bref, je pris donc mon clavier à deux mains, ce qui faisait exactement dix doigts, et m’y mis.
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Foi de Bassan, la galère ne passera pas par moi ! Proverbe capillaire en tête, tartuferies d’escarpin aux pieds, Fulgence Marie Auguste Bienvenüe s’engouffra dans la bouche Boucicaut, ligne 8, mais que diable allait-il faire dans cette galère ?
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Nul ne le sut jamais car il disparut avec le secret de la création du métro, qui comme chacun sait, est recouvert d’un mystère de Paris.
Les suppositions allaient bon train, il s’était fait digérer par le ventre de Paris, Gervaise l’avait assommé, c’était la faute de l’abbé Mouret, bref, Eugène suait sang et eau pour élucider l’affaire. Toute la capitale ne parlait plus que de ça, les journaux battaient rames à partir de tout ce qu’ils pouvaient se mettre sous la dent. Alors, afin d’alléger l’ambiance funèbre relative au drame de l’époque, Zola lança un nouveau défi à la population : Trouver deux proverbes qui rétabliraient la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, avec pour espoir d’y dénicher un indice déterminant.
Les propositions affluaient.
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« Rails de bois, rails de fer, quand le métro sifflera la mélodie du bonheur trois fois, les dents de Fulgence seront bien gardées ».
«  Partir de l’opéra pour aller bouffer à la Poissonnière, c’est comme demander à un marseillais s’il est de l’Estaque ».
« Il y a du jeu dans la rame 4 de saint Supplice, c’est de la triche ».
« Tricher à la station Cambronne n’est pas jouer du mot Quai de la râpée ».
« Les moqueries du Cadet Roussel de ses soucis n’atteignent pas la station Blanche ».
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Mais comme aucune d’entre elles ne venait résoudre la plus que suspecte disparition funeste de Fulgence. les gobelins, petites créatures légendaires peuplant alors les sous-sols de la ville, s’emparèrent de cette chance en se mêlant de l’affaire afin de remonter une notoriété sérieusement entamée par le succès du premier tome de la saga Harry Potter. Ils avaient colonisé l’endroit à la suite d’une migration aviaire en provenance du ministère de la magie, situé au centre de Londres, et en empruntant un chemin de traverse. Maurice de l’île, premier ambassadeur des gobelins, décida de publier le recueil en vers en retravaillant les indices proverbiaux existants de plus près.
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« Dodo bouilli, Dronte de Maurice tari ».
« A tarissement de Raphus Cucullatus
rien d’impossible ».
« Chat émondé craint les amandes ».
« Un dodo échaudé vaut plus que deux chapelets tu auras ». Vous leur réciterez deux « je vous salue Marie », trois « pater noster », paix à leur âme.
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Jean Cocteau réagit vivement devant le manque de rimes, et décida alors d’éditer en retour son ouvrage populaire intitulé : « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le métro parisien sans jamais oser le demander ». Eugène qui suait encore pas mal de gouttes y découvrira l’indice capitale, l’existence des stations fantômes du métro de Paris.
Le cinéaste Steven Spielberg reprendra l’enquête dans son film « il faut sauver le disparu Fulgence » et finira par le retrouver dans le terminal, une des galeries sombres et désaffectée « porte Molitor » dite aussi « Murat » qui servait de garage pour les trains. Fulgence ramait dans un wagon en criant à tue-tête : « Vogue la galère ! ». En voyant arriver un troisième type, il s’écriera « arrête-moi su tu peux », je vous préviens, je chevauche un cheval de guerre doté d’une intelligence artificielle, vous n’aurez pas la liste de Schindler, ni l’Alsacienne, ni la Lorraine, sinon je sors mes dents de la mer.
A la suite de quoi Fulgence Bienvenüe fut envoyé dans la quatrième dimension et le secret de la création du métro parisien suivit le même chemin en direction de l’arche des aventuriers.
Morale de toute cette histoire :
Qui va à la rame perd sa place.
Reformulé plus tard par l’auteur comme ceci :
Qui va à la rame « Boucicaut » ou « Bourricot », (j’ai un doute là !) perd sa place.
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En faisant les fonds de tiroir, j’ai bien encore deux ou trois trucs qui traînent : Par exemple.
Tenir une rame de métro par la barbichette de Fulgence vaut toujours mieux que deux galériens tu pinceras dans un bateau.
Un être effiloché par le silence de la mer en vaut deux.
Si tu veux friser droit, accroche tes cheveux à une rame de métro et tes boucles méandroïformes à une équerre. Proverbe Byzantin.

La semaine prochaine, l’incroyable histoire de Brodway :
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Trouvé ici 

L’INCROYABLE HISTOIRE DU MÉTRO À VENT OUBLIÉ 

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Ecrit pour les impromptus littéraires : Semaine du 29 février au 6 mars 2016 – Tout était en déséquilibre.
Nous tentons cette semaine une autre approche pour une consigne d’écriture vous demandant de démarrer obligatoirement votre texte par l’incipit suivant :
« Tout était en déséquilibre ».
http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/2016/02/semaine-du-29-fevrier-au-6-mars-2016.html
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Tout était en déséquilibre, tout juste à cause du 29 février, et que ceux qui ne vieillissent qu’une fois tous les quatre ans, et uniquement les années bissextiles, avaient décidé de se venger de ce triste sort qui les condamnait à mourir quatre fois plus jeunes que les autres.
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Evidemment, il y a toujours un petit farceur pour prétendre que la boite d’œufs pouvant en contenir six, même si je n’y voyais aucun rapport, il fallait bien admettre l’originalité de la contestation.
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Pierre-Beteille-autoportrait-humour-8
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Et qu’il convenait plutôt de prévoir ces années particulières, à 366 jours, une fois tous les six tours d’années. Sauf que sa demande avait finalement été rejetée par l’assemblée nationale et l’académie française, il du alors, pour être entendu, soudoyer les chercheurs du CNRS afin que le cycle révolutionnaire de la Terre fut légèrement diminué à hauteur d’un seul jour en plus tous les six ans.
Et je vous le donne en mille, sur qui tombit-il* ? Louisette Dezan et Herman Castain.
Nos deux chercheurs, qui cherchaient toujours avec autant de passion, s’emparèrent immédiatement du projet qu’il trouvèrent original.
Dans un premier temps, le théorème de l’idée fixe de Kleene**, communément acquis à partir du CP, les porta à vouloir agir directement sur le temps révolutionnaire terrestre mais sans succès.
Ensuite, l’idée suivante fut découverte par Jack Lousma*** alors âgé de 25 ans, photo ci-dessous,
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Idée derrière la tête
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qui proposa d’aller s’accrocher à la lune afin de ralentir légèrement l’orbite terrestre.
A l’aide d’un filet à papillons, ils tentèrent l’expérience,
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c’est comme ça qu’ils la décrochèrent malencontreusement.
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Herman, qui était plutôt bon jardinier, replanta tout ça,
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PLANTING THE MOON

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et en fit une chanson qui sera reprise par Indochine plus tard : « J’ai demandé à la lune », chanson responsable du syndrome de Saïgon chez Valérie Lemercier.
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Sauf qu’à la suite de l’incident, la terre se scinda en quatre saisons bien distinctes, et que pour passer d’une saison à une autre, il fallut dorénavant les relier par RER satellisés.
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saisons
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Bref, tout était en déséquilibre, mais, natifs du 29 février, je vous souhaite tout de même un très bon anniversaire.
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dessin-de-presse
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La boite reste à six œufs, et une année bissextile tous les quatre ans semble suffire pour l’instant. Ceux qui voudraient que ça change peuvent déposer leurs suggestion dans l’urne ci-jointe, componctionnairement**** au règlement ci-joint :
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Boite-aux-lettres
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Article 1 : Tu ne feras de Tartuferie qu’en présence de Molière.
Article 2 : Les filets à papillons sont interdits les nuits de pleine lune.
Article 3 : Le satellite en provenance de l’hiver entre en gare, veuillez vous écarter de la bordure du quai.
Article 4 : En cas d’année chinoise sous le signe du singe couplée à la bissextilité, nous ne répondons d’aucun dommages quels qu’ils soient.

* Recevable à la nouvelle orthographe mais sans l’accent circonflexe

**Théorème du point fixe de Kleene
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_du_point_fixe_de_Kleene

***Jack Lousma astronaute américain né le 29 février 1936
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Lousma

 

****Mot découvert ce matin, CF commentaire d’un carnet débonnaire « ici ».
http://bodoblog.net/2016/02/28/agenda-ironique-de-fevrier-remise-des-sphinx/

 

Syndrome d’Indochine
https://www.youtube.com/watch?v=I3QuMHjKTIw

 

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Une retardature plus tard que stipulé dans le règlement de miss Asphodèle, je m’en fus vagabonder du côté du scabreux domaine de Lachaise en bois percé dont on fit les arbres naguère. Voici une petite prose en forme de dernière demeure.
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Les mots à utiliser sont : Flânerie, pacager, liberté, baguenauder, circonstance, enthousiasme, prisonnier, errance, prairie, libellule, céleste, nuage, délire, rencontre, bohème, paria, alouette, gironde, évanescent, agripper.
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A partir de cette photo proposée par les impromptus littéraires.

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Impromptu littéraire
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Regardez-nous bien, nous sommes les habitants célèbres du cimetière le plus réputé au monde. Au 16 rue du repos, quand le bon samaritain s’endort du sommeil du juste, nous sortons de nos tombes pour aller danser au GBPPPR*, après avoir rassemblé mandibules, vertèbres et phalanges, en cliquetis serrés. De gauche à droite, Frédéric Chopin, Jim Morrison, Héloïse, Oscar Wilde, Edith Piaf, Molière, Jean de la Fontaine, Colette, Camille Pleyel, Alain Bashung, Michel Petrucciani, Jean-François Champollion, Gustave Doré, Simone Signoret, Marcel Proust, etc, j’en passe et des meilleurs, tous les autres non moins célèbres danseurs de ces lieux.
Nous sommes les rois du tango. Au rythme palatin de nos zygomatiques, nous renversons trapèzes, scaphoïdes, rotules et boites crâniennes, tournoyons aux sons des vertèbres coccygiennes, virevoltons en cadences claviculaires, sternales ou maxillaires, claquons du lunatum, du métacarpe ou du sésamoïde. Nous rediffuserons régulièrement la scène culte avec Elena et Alejandro afin de réviser les pas de danses classiques.
https://www.youtube.com/watch?v=NMTkG88SNJE
Car nous sommes encore bien de ce monde. L’errance de l’au-delà est un leurre, nous en témoignons dans la trame de nos os, dans les allées parcourant les quarante quatre hectares de notre nécropole, baguenaudant sous la pleine lune, au gré de nos squelettiques libertés. Nous, célèbres enterrés, avons cette particularité de n’être pas prisonniers de nos tombeaux, mais bien d’être les parias bohèmes du vingtième arrondissement. Notre enthousiasme dérange, réveille, provoquant le délire des uns, le dégoût des autres, la répulsion des parisiens qui veulent notre silence de mort plutôt que nos célestes et bruyants jeux. C’est pourquoi personne ne nous verra jamais danser dans les allées, entre les monuments funéraires, sauf peut-être quelqu’alouette gironde ou quelque libellule insomniaque grisées par nos ballets claquetants et hasardeusement passant par là. Il nous arrive d’organiser des rencontres inter-cimetières, en nous décentralisant vers des lieux plus calmes, afin de donner un peu de répit à la capitale, lorsque les circonstances nous y poussent. Nos hôtes nous font découvrir les pacages et prairies où paissent les troupeaux, bovins de toutes espèces, qui nous accueillent dans un premier temps avec des beuglements inquiets, puis une fois familiarisés à notre présence, offrent ballades et flâneries nocturnes à dos de vache à nos vieux os. Frédéric promène ainsi ses phalanges en touches de piano, auxquelles Michel répond plutôt en mode jazzy, Jim exhibe ses côtes recouvertes auparavant d’un torse qui eut son heure de gloire, Simone a gardé son casque d’or (qu’elle a tenu à retirer pour la photo, refusant d’être reconnue) et Marcel sa Madeleine, (planquée entre deux os iliaques), Héloïse et Abélard sont toujours inséparables. Les nuits où les nuages crèvent en longs rideaux de pluies évanescentes, nous laissons l’eau rincer les diverses pièces de notre anatomie osseuse avant de, bien rafraîchis et ressourcés, réintégrer nos sépultures pour une journée de repos bien méritée.

* Le grand bal populaire des parias-pour-rire (honteusement repiqué chez Anne de Louvain la Neuve)

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