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Archive for février 2016

Ecrit pour les impromptus littéraires : Semaine du 29 février au 6 mars 2016 – Tout était en déséquilibre.
Nous tentons cette semaine une autre approche pour une consigne d’écriture vous demandant de démarrer obligatoirement votre texte par l’incipit suivant :
« Tout était en déséquilibre ».
http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/2016/02/semaine-du-29-fevrier-au-6-mars-2016.html
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Tout était en déséquilibre, tout juste à cause du 29 février, et que ceux qui ne vieillissent qu’une fois tous les quatre ans, et uniquement les années bissextiles, avaient décidé de se venger de ce triste sort qui les condamnait à mourir quatre fois plus jeunes que les autres.
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Evidemment, il y a toujours un petit farceur pour prétendre que la boite d’œufs pouvant en contenir six, même si je n’y voyais aucun rapport, il fallait bien admettre l’originalité de la contestation.
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Pierre-Beteille-autoportrait-humour-8
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Et qu’il convenait plutôt de prévoir ces années particulières, à 366 jours, une fois tous les six tours d’années. Sauf que sa demande avait finalement été rejetée par l’assemblée nationale et l’académie française, il du alors, pour être entendu, soudoyer les chercheurs du CNRS afin que le cycle révolutionnaire de la Terre fut légèrement diminué à hauteur d’un seul jour en plus tous les six ans.
Et je vous le donne en mille, sur qui tombit-il* ? Louisette Dezan et Herman Castain.
Nos deux chercheurs, qui cherchaient toujours avec autant de passion, s’emparèrent immédiatement du projet qu’il trouvèrent original.
Dans un premier temps, le théorème de l’idée fixe de Kleene**, communément acquis à partir du CP, les porta à vouloir agir directement sur le temps révolutionnaire terrestre mais sans succès.
Ensuite, l’idée suivante fut découverte par Jack Lousma*** alors âgé de 25 ans, photo ci-dessous,
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Idée derrière la tête
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qui proposa d’aller s’accrocher à la lune afin de ralentir légèrement l’orbite terrestre.
A l’aide d’un filet à papillons, ils tentèrent l’expérience,
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c’est comme ça qu’ils la décrochèrent malencontreusement.
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110913_5912
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Herman, qui était plutôt bon jardinier, replanta tout ça,
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PLANTING THE MOON

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et en fit une chanson qui sera reprise par Indochine plus tard : « J’ai demandé à la lune », chanson responsable du syndrome de Saïgon chez Valérie Lemercier.
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Sauf qu’à la suite de l’incident, la terre se scinda en quatre saisons bien distinctes, et que pour passer d’une saison à une autre, il fallut dorénavant les relier par RER satellisés.
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saisons
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Bref, tout était en déséquilibre, mais, natifs du 29 février, je vous souhaite tout de même un très bon anniversaire.
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dessin-de-presse
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La boite reste à six œufs, et une année bissextile tous les quatre ans semble suffire pour l’instant. Ceux qui voudraient que ça change peuvent déposer leurs suggestion dans l’urne ci-jointe, componctionnairement**** au règlement ci-joint :
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Boite-aux-lettres
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Article 1 : Tu ne feras de Tartuferie qu’en présence de Molière.
Article 2 : Les filets à papillons sont interdits les nuits de pleine lune.
Article 3 : Le satellite en provenance de l’hiver entre en gare, veuillez vous écarter de la bordure du quai.
Article 4 : En cas d’année chinoise sous le signe du singe couplée à la bissextilité, nous ne répondons d’aucun dommages quels qu’ils soient.

* Recevable à la nouvelle orthographe mais sans l’accent circonflexe

**Théorème du point fixe de Kleene
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_du_point_fixe_de_Kleene

***Jack Lousma astronaute américain né le 29 février 1936
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Lousma

 

****Mot découvert ce matin, CF commentaire d’un carnet débonnaire « ici ».
http://bodoblog.net/2016/02/28/agenda-ironique-de-fevrier-remise-des-sphinx/

 

Syndrome d’Indochine
https://www.youtube.com/watch?v=I3QuMHjKTIw

 

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Une retardature plus tard que stipulé dans le règlement de miss Asphodèle, je m’en fus vagabonder du côté du scabreux domaine de Lachaise en bois percé dont on fit les arbres naguère. Voici une petite prose en forme de dernière demeure.
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Les mots à utiliser sont : Flânerie, pacager, liberté, baguenauder, circonstance, enthousiasme, prisonnier, errance, prairie, libellule, céleste, nuage, délire, rencontre, bohème, paria, alouette, gironde, évanescent, agripper.
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A partir de cette photo proposée par les impromptus littéraires.

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Impromptu littéraire
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Regardez-nous bien, nous sommes les habitants célèbres du cimetière le plus réputé au monde. Au 16 rue du repos, quand le bon samaritain s’endort du sommeil du juste, nous sortons de nos tombes pour aller danser au GBPPPR*, après avoir rassemblé mandibules, vertèbres et phalanges, en cliquetis serrés. De gauche à droite, Frédéric Chopin, Jim Morrison, Héloïse, Oscar Wilde, Edith Piaf, Molière, Jean de la Fontaine, Colette, Camille Pleyel, Alain Bashung, Michel Petrucciani, Jean-François Champollion, Gustave Doré, Simone Signoret, Marcel Proust, etc, j’en passe et des meilleurs, tous les autres non moins célèbres danseurs de ces lieux.
Nous sommes les rois du tango. Au rythme palatin de nos zygomatiques, nous renversons trapèzes, scaphoïdes, rotules et boites crâniennes, tournoyons aux sons des vertèbres coccygiennes, virevoltons en cadences claviculaires, sternales ou maxillaires, claquons du lunatum, du métacarpe ou du sésamoïde. Nous rediffuserons régulièrement la scène culte avec Elena et Alejandro afin de réviser les pas de danses classiques.
https://www.youtube.com/watch?v=NMTkG88SNJE
Car nous sommes encore bien de ce monde. L’errance de l’au-delà est un leurre, nous en témoignons dans la trame de nos os, dans les allées parcourant les quarante quatre hectares de notre nécropole, baguenaudant sous la pleine lune, au gré de nos squelettiques libertés. Nous, célèbres enterrés, avons cette particularité de n’être pas prisonniers de nos tombeaux, mais bien d’être les parias bohèmes du vingtième arrondissement. Notre enthousiasme dérange, réveille, provoquant le délire des uns, le dégoût des autres, la répulsion des parisiens qui veulent notre silence de mort plutôt que nos célestes et bruyants jeux. C’est pourquoi personne ne nous verra jamais danser dans les allées, entre les monuments funéraires, sauf peut-être quelqu’alouette gironde ou quelque libellule insomniaque grisées par nos ballets claquetants et hasardeusement passant par là. Il nous arrive d’organiser des rencontres inter-cimetières, en nous décentralisant vers des lieux plus calmes, afin de donner un peu de répit à la capitale, lorsque les circonstances nous y poussent. Nos hôtes nous font découvrir les pacages et prairies où paissent les troupeaux, bovins de toutes espèces, qui nous accueillent dans un premier temps avec des beuglements inquiets, puis une fois familiarisés à notre présence, offrent ballades et flâneries nocturnes à dos de vache à nos vieux os. Frédéric promène ainsi ses phalanges en touches de piano, auxquelles Michel répond plutôt en mode jazzy, Jim exhibe ses côtes recouvertes auparavant d’un torse qui eut son heure de gloire, Simone a gardé son casque d’or (qu’elle a tenu à retirer pour la photo, refusant d’être reconnue) et Marcel sa Madeleine, (planquée entre deux os iliaques), Héloïse et Abélard sont toujours inséparables. Les nuits où les nuages crèvent en longs rideaux de pluies évanescentes, nous laissons l’eau rincer les diverses pièces de notre anatomie osseuse avant de, bien rafraîchis et ressourcés, réintégrer nos sépultures pour une journée de repos bien méritée.

* Le grand bal populaire des parias-pour-rire (honteusement repiqué chez Anne de Louvain la Neuve)

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Résumé acrylique de ses travaux.

Il existe plusieurs théories du premier stade selon les archives Gizehiennes, que nous ne citerons que par pure curiosité, n’en ayant retenu qu’une seule.
– Naissance dans les choux. (1)
– Transporté à vol de chauve-souris dans un balluchon en toile de filet de pèche.
(1) Selon nos sources, les choux du Nil remontant encore le courant, le sphinx n’évoluant pas en mode amphibien, il convenait d’éliminer cette hypothèse.
Par contre, en dépiagétisant la deuxième formule, la conclusion s’imposa d’elle-même de façon évidente :
– A la naissance, le sphinx peut s’assimiler à un schmilblick, c’est un donc œuf ! Il fait partie de la génération spontanée décrite par Pasteur en 1859. Génération spontanée qui fait état à cette époque d’arrivée fortuite de souris dans les tas de linge sale, ainsi que de serpents et de crocodiles formés à partir de la boue du Nil, d’œufs arrivant dans les jardins à périodes fixes, citons celle de Pâques, etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_spontan%C3%A9e

Le deuxième stade dit « de la brisure ovationnée » se déroule hors et à l’intérieur de l’œuf.
Le bébé sphinx commence à manquer de place, la matrice coquillée devenant trop petite, il commence à gratter la partie en contact direct avec ses pattes et l’use progressivement jusqu’à la fendiller totalement, fragilisant ainsi le spontané habitat d’origine.
En général, toute la famille y assiste : (2) Satyres, centaures, malins sorciers, farfadets et incubes, ogres, lutins, faunes, follets, lamies, diables, diablots, diablotins, chèvre-pieds, gnomes, démons, loups-garous, elfes, myrmidons, enchanteurs et mages, stryges, sylphes, moines-bourrus, cyclopes, djinns, gobelins, Korrigans, nécromants, kobolds, faunesses, bacchantes, mâles fées, satyresses, ogresses, babaïagas, centauresses et diablesses, Goules sortant du sabbat, farfadettes et démones, larves, nymphes, myrmidones, hamadryades, dryades, naïades, ménades, thyades, follettes, lémures, gnomides, succubes, gorgones, gobelines, béchamelles et pygmées-lions valentyniens, pour ne pas les citer, qui se font les avocats du diable…
(2) Documentation presqu’issue en totalité d’un article « alambic génératif » récemment publié par l’éminente scientisque née sous « x » Madame Anne de Louvain chez la non moins éminente née sous « y » Madame Martine l’écrevisse « ici » avec toute la féconde faconde dithalambique que nous lui reconnaissons.
(Nous ne pouvions passer sous silence un tel travail Vatilacanien de sa part sans le lapsusciter ci-joint.)
D’ailleurs nous conseillerons fortement la lecture de ses travaux de recherche sur l’énigme de la nouvelle orthographe afin de mieux appréhender dans sa globalité la suite du présent article.
Ceci dit, pour revenir à nos moutons ainsi qu’aux origines, la famille y assiste sans pour autant intervenir de façon trop intrusive, au risque de provoquer le symptôme célébrissime (3) traité talentueusement par le psychiatre de renom « Professeur Taurus » et repris dans la chanson non moins célèbre de Marcel Amont : J’ai le nez, qui s’dilate, le naseau, qu’est pas droit, J’ai l’nombril, tout en vrille  et l’coccyx  qui s’dévisse.
Par contre l’ovation est totale à l’arrivée.

https://www.youtube.com/watch?v=5VszFIyk5eI


Une fois identifié précisément le second stade de développement du sphinx-terrien, Shinx-Freud, qui pensait que ses recherches en découleraient de soi, ira de surprises en

abasourdissement
s.
Le troisième stade arrive d’emblée, bruitalement, en vocalises borborygmées, assourdissantes, puissamment déclinées sur tous les tons.
Il l’identifia plus précisément au « stade vocabulise » en priant pour qu’il soit court.

Le quatrième stade dit « Stade de la voletaille » ou encore « stade plumitif » dit aussi « Stade du déploiement » est relatif aux deux « L » qui commencent à se déployer, d’où la tiers dénomination gallinacée.
En général, à ce stade de la croissance, les parents envoient leur rejeton faire un stage chez un oncle célèbre, rouge, impair et faites le gagner, (il a un sujet pour le mois prochain). Ici, TER du nom, nous-en sphinx un rayon.

Ensuite survient la phase de latence, durant laquelle sphinx-terrien joue aux billes, à la marelle, à la corde à sphincter, à sphinx perché et à la poupée Barbue.
C’est à ce stade qu’il développe ses préférences alimentaires.
Sa curiosité n’a de cesse d’aller au front des questionnements existentiels, très bien illustrés par le docteur Jacou dite « trente trois » de son prénom.
C’est une période riche en rebondissements, l’intégration du langage est progressive.
Elle est d’abord cuneïlinguistiquement retracée, ce qui donnera plus tard de vives contestations au parlement lors du discours sphinxtasique de Madame Sphindati à l’assemblée générale séquelleïforme des rhinifellastroses aiguës (CF 3).

L’apprentissage des énigmes se fait en trois temps.
1 – Il apprend à voir sans rien n’en rien savoir.
2 – A écouter sans rien ne rien y entendre.
3 – A parler sans rien ne rien dire.

Illustration d’une analyse impertinente du genre « ici ».

A partir de là, Sphinx-Freud s’associe à Emile Loupé de la date butoir, ancien maire de Montélimar, et découvre un sixième stade dit du « tendre nougat ». C’est l’adolescentaurescence. Les repères sont en mouvance, les gestes plus maladroits, occasionnant parfois des conduites à risque accompagnées de chutes de mauvais goût linguistiques telles que :
– Va mourir !
– Ce soir, je ne sors pas, j’ai 39 de flemme.
– Peut-on laisser un message avant le bip sonore ?
– J’ai fini le portrait illimité !
– Va rembobiner tes DVD.
– Aujourd’hui la SNCF et Air France nous souhaite bonne année 2008 et s’excuse pour ce retard.
– En 2020 les gens feront des fautes d’orthographes à « lol » et « mdr ».
– La seule chose qui arrive à la cheville d’un sphinx est sa chaussette.
Ou encore rentrer dans un mur en criant :
– Tous a Poudlard !

Pour finir enfin sur l’adultât moderne, d’où une chertaine shagesse n’est pas echclue, avec une vision toute éricksénienne de l’olympien chfinche du shquare chentre-ville de Londres.
Doublée d’une vision cheminote où le sphinx sifflera trois fois avant de procéder à la couvade qui fera reprendre les travaux de sphinx-Freud à zéro par la cosmogonie de l’ordre des Dodos disparus en voie de reproduction. Et qui déboucha heureusement sur le naufragé rebelle de l’asticotage du crabe aux pinces non-paresseuses, ce qui permit de sauveter le dernier Dodo recensé de sa population.

Nous tairons l’âge mental de cinq ans du postulant suivant qui écrivit la fin de l’histoire :

La suite de 

Demandeur d’emploi

Martine ayant si tant insisté pour me tirer les vers du nez, me prit à ce point au dépourvu que la suite m’est venue.
– Age mental ?
– Euh ! A l’emporte moulinette, je dirais… 5 ans.
Le sphinx se tourne vers le patron et lui demande :
– Quelle est l’étoile à 5 ans d’ici ?
Le patron consulte sa carte, prend les mesures, fait un bref calcul avec sa casio texas graphique HP power pickpocket 33E et répond.
– L’étoile du Nord !
Le sphinx :
– Vous êtes embauché, mon garçon !

(4) Hors concours pour l’agenda ironique de février chez Rx Bodo

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Prenez une grosse motte d’idées, équarrissez les coins, travaillez la masse aux ciseaux à Pierre, ciselez les bords en quinconce, malaxez la chaux pendant qu’elle est encore vive, plâtrez les murs avec.
Reprenez votre morceau de départ. En fonction de sa nature, maintenant, il vous faut choisir les outils adaptés. Prenons l’exemple du marbre. Ce sont la marteline et le trépan qui seront d’usage.
Les roches sédimentaires, plus friables, seront plus fragiles et moins durables. Mais pour peu que vous utilisiez une roche métamorphique issue du protolithe, vous aurez affaire à une foliation avec intrusion plutonique. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, l’art de la taille du texte doit toujours avoir grand soin de ménager la matière. Les grands maîtres littéraires de ce monde vous conseilleront burin, pointerolle et maillet. Si vous estimez nécessaire d’inventer vos propres outils, libre à vous de les créer. Cela demandera probablement plus de temps, mais aura pour avantage de singulariser votre art. Ne reculez devant aucune expérience, ce sont elles qui vous permettront d’être dans la recherche plutôt que la reproduction, et qui vous guideront sur la piste de votre tessiture.
Les roches magmatiques, qu’elles soient extrusives ou effusives, ne sont pas sans intérêt.
Avancez sans hâte dans la taille du texte. Décrochez morceaux par morceaux avec attention. Une fois l’ébauche terminée, le raffinage s’effectue à la gradine ou à la gouge, puis vient l’étape finale du polissage au papier de verre ou à la pierre d’émeri. Une finition à l’étain donne à l’ensemble un aspect extérieur très réfléchissant.
Voici donc une deuxième méthode pour écrire. L’ensemble fera naître la sculpture générale dont les formes en volume pourront rejoindre les rayons des bibliothèques.
Merci de votre attention.
Professeur Drosselmeyer Curie
De la chaire universitaire de Santiago en Arizona

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Ce matin la lune enrhumée,
Dans les aigus prend son air grave.
Elle a les yeux tout éplorés,
Même son nez est un ravage.
Sur ses joues coulent des étoiles,
Quand elle éternue un nuage,
Envoie sa poudre de comète,
Dans un geyser de gouttelettes,
Pendant que le soleil dévale,
Les cimes des arbres reverdis,
Pour caresser l’étourderie,
D’un hiver tendre et doux qui fait,
Germer les pousses dans les prés.
Ce soir la lune aux yeux mouillés,
Ira moucher toutes ses étoiles,
Sur les grandes cimes des vieux cyprès,
Et son débordement nasal,
Fera étinceler la nuit,
De mille éclats de lacrymal,
Pour que le soleil lui sourie,
De son extrême horizontal.
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Avec sa version déclamée nez bouché
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Catarrhe à la lude
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Ce batin la lude enrhubée,
Dans les aigus prend son air grave.
Elle a les yeux tout éplorés,
Bêbe son dez est un ravage.
Sur ses joues coulent des étoiles,
Quand elle éterdue un duage,
Envoie sa poudre de cobète,
Dans un geyser de gouttelettes,
Pendant que le soleil dévale,
Les cibes des arbres reverdis,
Pour caresser l’étourderie,
D’un d’hiver tendre et doux qui fait,
Gerber les pousses dans les près.
Ce soir la lude aux yeux bouillés,
Ira boucher toutes ses étoiles,
Sur les grandes cibes des vieux cyprès,
Et son débordebent dasal,
Fera étinceler la duit,
De bile éclats de lacrybal,
Pour que le soleil lui sourie,
De son extrêbe horizontal.
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lune pleine

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Pas kestion d’abandonner mon diktionnair que je compulsiverai toujours avec autant d’ardeur ! Et s’il faut diphtonguer au plus-que-passé-impératif, archiphonèmement parlant, je camperai derechef sur la grammaire et la syntaxe archéologique de ma primaire. Je ne suis pas née de la dernière phonétique, et ce n’est pas à une vieille méninge qu’on fait la sémantique.
J’en était là de mes circonsflexions introspectives lorsque le verbe « vocabulaire » prit la parole.
Le lexique d’une langue est un ensemble de lemmes aux dimensions floues et variables. On l’a dit, outre qu’il est impossible de tous les recenser pour un état précis d’une langue, certains apparaissent ou disparaissent, rendant les limites encore plus difficiles à cerner.
– Ce n’est tout de même pas une raison pour bousculer tout le crible rhétorique de l
paryponoïan.
– Pourquoi, c’est en quelle langue ?
– En français sonore et trébuchant.
– Ça fait partie des soldes…
– Deux s pour le prix d’un c moins la cédille, ça fait combien ?
– Ça dépend. Pour la salade niçoise, c’est moins que pour efforçâtes, par exemple. Le premier trébuche une seule fois, alors que le second se prend les pieds deux fois. Il perd et sa béquille et son chapeau. Et ce n’est qu’un aperçu !
– Il gagne en susurrement.
– Aussi sûrement que lentement.
– Finalement, elle n’est pas si âgée que ça, notre langue.
– Passer du gaulois au latin vulgaire, du premier au cinquième siècle.
– Au gallo-roman du cinquième au neuvième siècle.
– A l’ancien français, du neuvième au treizième siècle.
– Au moyen français du quatorzième au quinzième siècle.
– La renaissance et François premier lui donnent un statut officiel. A partir de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539, le droit doit être écrit en français. C’est l’époque du français classique, du seizième au dix-huitième siècle.
– Enfin, c’est la révolution de 1789 qui va imposer le français comme langue universelle des lumières. Et par conséquent, comme langue maternelle obligatoire pour tous. Nous sommes au temps du français moderne, à partir du dix-huitième siècle jusqu’à nos jours.
La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l’œuvre de groupes 
intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Molière : on parle d’ailleurs de la « langue de Molière ».

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_langue_fran%C3%A7aise
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts

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La suite, c’est la dernière histoire à éditer dans la série sphinx, la première à avoir été écrite. N’en étant que relativement satisfaite après les brillants textes de patte et Martine, j’ai hésité, et c’est comme ça qu’en retravaillant d’autres textes m’est venue l’idée de les mettre en ligne en partant du dernier et d’en jouer, usant de la formule « le premier sera le dernier ». Et puis l’encrier est venu rajouter sa patte avec « le début du centre » (voir commentaires) et j’ai embrayé immédiatement sur le jeu des graduations : Centre-centre, entouré du centre-gauche, centre-droite, extrême-gauche, extrême-droite. Avec dans l’ordre de parution : Le début, le début du milieu, le milieu/centre également appelé centre/milieu, (suivant l’angle de vue), le début de la fin du milieu, la fin de la fin du milieu qui ne sera peut-être jamais écrit, en tout cas qui ne l’est pas pour l’instant, et enfin la fin.
Ainsi, bien emberlificoté, le sphinx ne pourra pas dire que je n’ai pas tenté le dialogue avec lui…
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sphinx
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N’allez pas croire que je vous raconte des histoires, tout ceci m’est REELLEMENT arrivé.
A l’époque, j’étais pilote dans l’aéropostale et, obligé de me poser au milieu du désert Libyque, en partance pour Saïgon. Je tentais de réparer mon avion lorsque je vis s’approcher une créature absolument extraordinaire. Elle avait un corps de lion, une tête humaine, et d’immenses ailes de couleur orange.
Je m’attendais davantage à voir arriver un petit garçon blond en plein désert, aussi ai-je fait le faux en me plaçant derrière mon appareil à faire semblant de bricoler tout en ne ratant rien de ce que faisait la créature qui ne cessait de me fixer en souriant. Elle s’approcha de l’avion et, brisant le silence, m’adressa la parole.
– Bonjour Antoine, je suis le sphinx.
– Je l’avais remarqué, merci !
– Tu sais pourquoi je suis là ?
– Ben tiens, Pardi ! Pour me poser une colle genre, qu’est-ce qui a quatre pattes etc etc.
– Ok, tu connais tes classiques. Etant donné que tu connais la chanson, une autre devinette fera l’affaire.
– Et si je ne sais pas répondre, tu vas me tuer, bien sûr…
– Je te laisserai une chance au cas où.
– Laquelle ?
– Réponds déjà à l’énigme.
Vu qu’en plein désert, il n’y a guère de distraction, je me suis dit, quitte à mourir, autant le faire avec brio. Je me suis promis tout de même de trouver la réponse.
– Vas-y, Léonidas, crache le morceau.
J’ai vu passer un éclair malicieux dans les yeux du sphinx qui s’ouvrit d’un large sourire en prononçant ces mots :
– A quoi sert de vivre ?
Il n’y était pas allé de langue morte, le bougre.
– Ok… Je dois faire une dissertation ?
– Non ! Une seule phrase, mon vieux Toinou !
– Tonio, c’est comme ça qu’on m’appelait dans ma famille.
– Donc tu n’as pas la réponse, n’est-ce pas ?
– J’en ai plusieurs, je ne sais que choisir…
– Tu veux la chance ?
– Pourquoi pas !
– Alors tu vois ce cactus. C’est là que tu vas creuser.
Le sphinx déracina le cactus pour le replanter plus loin et je commençai à creuser. Le soir, épuisé, avec Léonidas, on allait à l’oasis le plus proche. La nourriture et l’eau ne manquaient pas.
Le matin, je retournais creuser, assisté de Léonidas qui remontait les seaux de sable pendant que moi, au fond du puits, je les remplissais.
Quand j’avais fait mon quota, c’est moi qui m’asseyais sur le seau et lui qui me remontait.
A la fin, exténué par le labeur, je lui ai demandé ce qu’il y avait à trouver pour creuser si profond.
Il m’a juste répondu :
– Tu verras.
Jour après jour, le puits devenait si profond que la lumière elle-même avait bien du mal à éclairer le fond. Je travaillais en pleine obscurité. Jusqu’au jour où la pelle buta sur quelque chose de dur. Je me suis dit que j’étais probablement arrivé au noyau de la Terre tellement c’était profond. Une fois dégagé du sable, il s’avéra que c’était une pierre, qui, dès que remontée par Léonidas, fut identifiée par lui comme étant l’œil du sphinx, autant dire, le sien. Visiblement, cela ne devait pas lui suffire car j’ai du continuer à creuser. Quelques jours plus tard, c’est un coffret que j’ai désablé. Là, Léonidas ne cacha pas sa joie. Il l’ouvrit et il en sortit une âme, la sienne. C’est alors que Léonidas, de sphinx, se transforma en chat, venant à se frotter à mes pieds en ronronnant de bonheur.
J’ai remis le sable à sa place, rebouchant le puits. J’ai réparé le moteur de l’avion où le chat et moi avons pris place, et repris mon vol en direction de Saïgon afin de mener à bien la livraison du courrier. Depuis, Léonidas et moi, vivons en parfaite harmonie. J’ai adopté un chat.
Mon patron, quand je lui ai raconté tout ça pour expliquer mon retard, m’a regardé d’un drôle d’air, puis en soupirant a juste ajouté :
– Tu devais être au t’Aker alors !
Moi, j’ai compris « au taquet », alors je n’ai rien dit.
Léonidas, lui, il a rigolé.
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Aker-Inherkau

 

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