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Archive for the ‘Narration’ Category

Glacière 3

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.Glacière 2

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Quatre avril de l’an de glace 2017
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On a fait une escale par le département 13 de la chaîne du froid. La ficelle de camembert devenait tellement ténue qu’une consolidation devint nécessaire. Le rotor se tu. La glacière avait été prêtée par un émir du Soudain qui avait élu domicile à Paris, dans les glaces du palais de Versailles. Il était partageur, avait une devise : « A la fonte des glaces, pas d’palais, pas d’palais ». Sans doute suivait-il un traitement pour dyslexie. Il y avait deux occupants sur Pupuce qui ne voulaient pas la lâcher. Ils ont du être réanimés à la sortie car les glaçons synthétiques leur avaient donné l’aspect de sculptures en marbre grec de Carrare. L’un était noir comme du geai, l’autre orange comme un coucher de soleil. Mais ça, c’était avant. Ils avaient l’air d’être de mèche. Et ça, c’est toujours le cas. Je me demande bien ce qu’ils pouvaient bien comploter. En tout cas, quand on s’est rendu compte que le fil n’était pas assez consolidé par la chaîne du froid, c’est c comme noiraud qui s’est chargé de régler l’affaire. Il est allé voleter dans les broussailles, et quand on a vu arriver la colonie de ces trucs ronds à huit pattes, qu’on appelle des bestioles à phobies, moi, j’ai fichu l’camp.
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Araignée

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.Chouettaignée
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Ils se sont tous moqué de moi. T’as l’obsessionitude ! La décalitude ! La perturbitude ! La maboulitude siphonnière. Et vas-y t’y pas que j’ten balance du vocabulaire terminopondéré ! Et encore, je simplifie ! Je m’en fout ! Ils iront trouver un autre pilote pour l’hélicoptère . Je n’ai pas pris ma barrière à insecte en soute à bagage et n’ai aucun moyen de défense contre ces monstres pas tibulaires mais hideux qui ont parait-il tissé un fil à la capacité de tractation de Pupuce.
C’est l’Antoine qui n’a pas reculé devant la mission. Il est juste trop déraisonnable le bougre. C’est qu’il n’a pas peur des ces fiches bestioles d’un autre monde.
C’est que je la regrette déjà, moi, la Pupuce, avec ses deux inséparables accolytes.
Mais comment devenir déraisonnable ? Je devrais peut-être adopter la farfelitude.
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Toujours pour l’agenda ironique du fil d’avril cousu main chez Martine.
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Episodes sans précédent :
N°3 : https://jobougon.wordpress.com/2017/04/05/journal-de-bord-de-pupuce-episode-3/
N°2 : https://jobougon.wordpress.com/2017/04/03/journal-de-bord-de-pupuce-episode-2/
N°1 : https://jobougon.wordpress.com/2017/04/02/journal-de-bord-de-pupuce-episode-1/

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L’agenda ironique d’avril est hébergé par Martine, ici.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ses origines, c’est ici, chez carnets paresseux.
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J’apprends, à la publication de ce premier épisode, que Martine, pratiquante de la simplicitude d’une gestion écrevissante, nous oriente sur cette page, pour y débusquer les équipages ayant adopté la participativattitude. Voici donc où les trouver.
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Premier avril de l’an de grâce 2017
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Elle ne tient plus en place.
« Elle », c’est Pupuce. Une grosse baleine en chocolat de plusieurs tonnes qui tourne en rond dans un bassin de lait.
Ça a finit par prendre, et ça fait un de ces fromage !
L’association de protection des baleines en chocolat vient d’alerter la haute autorité de défense de défaire la santé des cétacés chocolatés, ils ont pris la haute décision de dépêcher une équipe d’urgence.
Il faut sauver Pupuce !
Immobilisée dans le lait fromagé, figé, enfromaginé par les mouvements rotatoires et natatoires, elle ne tient plus en place, c’est la cata, c’est la strophe, c’est la catastrophe !
Je suis très inquiet, l’odeur semble l’incommoder.
Et puis ce jet, oui, ce jet qui émerge de ses évents, et bien ce jet, il ressemble de plus en plus à un ruban de pâte dentifrice qui jaillirait de son tube, en grosses boucles, en multitudes d’énormes frisures qui se répandent sur elle, chevelure à l’anglaise, déversant ses cascades de fromage bouclé, jusqu’à vider le bassin en son complet-veston. Pupuce est recouverte, submergée, effervescente britanicus de frisottis en profusattitude, que faire ?
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Alors moi aussi je tourne et retourne. Mais pas dans le bassin, ah ça non, je m’y refuse. Pensez-donc, un fromage de cette taille, mais vous n’y pensez pas ! Un fromage de cette taille qui éructe comme un volcan cette perruque odorante sur la tête de Pupuce. On n’a jamais vu ça !
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Hein ? Quoi ? Ah oui, me présenter !
Mon nom ! Ça s’écrit c comme come, o comme oiseau, r comme renard, b comme branche, e comme évents, a comme arbre, u comme unique.
Pourquoi je vous l’épelle ?
Je ne sais pas, on a toujours fait comme ça, pffffff ! Quelle drôle de question !
De quoi ? Pourquoi ne pas avoir épelé Pupuce ?
Trop long, elle fait 30 mètres, c’est long.
C’est capillotracté mon histoire ?
Pffffff ! Ces adultes !
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Suite à suivre. Ici.

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La « Anne », elle avait pas son pareil pour tournicoter du coton perlé d’agenda ironique.
Juin, qu’elle avait dit, c’est une affaire dans l’sac.
Alors dans son fourre-tout, elle y a collé
deux images, sages comme des gros lézards du Nil qui dormiraient au soleil, (pas besoin de lunettes noires), et quelques phrases suspectes comme, insérer OBLIGATOIREMENT « C’était à … faubourg de… dans les jardins de ou d’…»  dans l’titre, (zut, le titre, je l’avais loupée cette consigne là), et puis les mots « cannibale, fourbir, niquedouille, praliné, rentable, sautiller, tellurique ».
Pfffftt !!! Pourquoi faire simple quand on peut faire simple ?

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Pis qu’en plusse, on n’a même plus l’droit d’râler !!!
Qu’est-ce que t’as dit ?
Non, non, rien ! J’ai rien dit.
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Famille Addams bis.
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Il y avait réunion de famille, l’heure du gong avait sonné, grand-père Gomaize fêtait ses 150 ans de décès, et Mortencia, drapée dans son digne deuil, allait enfin pouvoir exécuter les dernières volontés de son défunt époux. A ne pas confondre avec ses dernières voluptés, bien entendu, qu’elle exécutait encore fidèlement jusqu’au dernier souffle de Gomaize, mais laissons sous silence leur intimité.
Il lui avait remis, sur son lit funéraire, le contrat de confiance dans lequel elle s’engageait, sait-on jamais, légalement, à ne pas confondre avec létalement, et pour une durée contractuelle du nombre d’année précisé ci-dessus, plus haut, à ne pas prendre aperçu ne serait-ce que de près ou de loin de son testament avant cette date.
Gomaize aimait, à l’époque de son existant, tirer vers le haut du panier, aussi disait-il toujours : « Patience est mère de charité, mais ne moquez pas l’hôtel-Dieu, il touche le fiel ».
Il avait un petit cheveu sur la langue, papy.
Mortensia n’avait plus la grâce d’antan, ni le mordant d’ailleurs. Mais elle avait gardé la blancheur laiteuse de ses vingt ans grâce à l’onguent du docteur sangsuet, cosmétique intégral, indice 6, ayant la caractéristique de maintenir le taux d’hémoglobine sanguin à l’indice correspondant. Affaiblie mais résistante à tout, suivant sa philosophie « atout prendre », Mortencia prétendait mordicus que la lividité consécutive à l’application de cet onguent lui permettait de rester visible à feu Gomaize, qui sinon ne pourrait la reconnaître de l’au-delà. Au delà de quoi, le taux risquerait de flamber, laissant exsangue et sans sang les vaisseaux laissés à sec de ce fait incendiaire. Et rajoutait souvent à qui voulait bien l’entendre, les flammes éclairent mais la nuit porte conseil. Optant pour le style bénitier, lancé par le célèbre couturier Maryvonnet saint Lacroix, elle avait revêtu une veste écossaise portée par lady Conne Doyle dans les années 20 lorsqu’elle a joué le fameux personnage d’
Irène Adler dans « Un scandale en Bohême », achetée au vide grenier de Louvain sainte Uccle Wilsèle pour la modique somme astronomique de dix neptunes.


Elle découvrirait, tout comme le reste de la famille, mais pas avant 90h52mn de la nuit, le contenu du testament que celui-ci avait rédigé en vue de cet instant poignant.
Toute la vérité, rien que la vérité, sur l’origine de la fabuleuse richesse qui allait alimenter les comptes bancaires et ne tarderait pas à dévider sa fortune sur les différents entrepreneurs qui se pressaient aux portes du manoir pour en restaurer les coins et recoins dégradés par le temps.
C’était à Golgothique, faubourg de Baldhoween, dans les jardins d’Addams et Dave.
Grand-mère Mortensia, mortifiée par le froid, s’était emmitouflée jusqu’aux oreilles. Son foulard Kermesse lui donnait l’air comprimé des veuves de bonne loi, son doux sourire revêtu pour l’occasion, elle évitait tout de même d’ouvrir la bouche, n’ayant pas honoré son dernier rendez-vous chez le dentiste, qui devait lui fourbir un dentier flambant blanc, assorti au teint, nous comprendrons un peu plus tard la raison de ce loupé.
Il y avait son frère, oncle Pestilent, de son prénom d’alliance avec Bondéanause, le père de la cousine Germaine. Il a endossé la combinaison rose réservée aux panthères, prétendant que la souplesse est un gage de gri-gri. La dernière fois qu’il a assisté à la lecture d’un testament, dit-il, il a hérité personnellement d’une dette de jeu à hauteur de trois atouts, dont un passage par la case départ. Ce qui lui a permis tout de même d’empocher un mois de salaire, mais a suffit à le rendre méfiant à l’égard des héritages. Pestilent est venu accompagné de ses trois enfants et demi. Ne pouvant en encadrer que deux et demi sur trois, il a décidé de lâcher-prise avec le benjamin, dont le jaune est assorti à son jumeau, à peine plus égal en âge que lui-même. Ils ont la réputation de n’être pas des comics, préférant largement la carrière saurienne à celle ornithienne, plus empennée.
Mon frère, Louis XII, a tenu à se placer à la gauche de Mortensia. « Comme ça, je ne suis pas loin des biscuits à thé », a-t-il avoué ce matin en lorgnant sur son téléphone portable pour voir si l’heure du dé-jeûner allait bientôt arriver. Notre demi-sœur Rellente s’est glissée discrètement du même côté pour ne pas être loin de la table, tout en restant approximativement la niquedouille préférée d’haute-maman. Vu que personne ne l’a jamais vue entièrement, elle reste comme une effluve dans les jardins d’Addams et Dave. Parlons-en de ces deux là, ils sont allongés par terre, toujours prêts à partir en voyage tellurique, sac à portée de main. Ne les confondez pas avec le paysage Pelousain, ce sont des hommes, trans-sexualisés, mariés de surcroît, depuis les années lumières, et bien décidés à affirmer leur position, c’est-à-dire au repos, mais attentifs. Ils ont connu l’époque des attentats aux tifs, celle où les coiffeurs coupaient toutes les franges de travers, et ont décidé de mener le combat de la frange droite, quoiqu’il leur en coûterait. Etant donné les nombreux frais auxquels ils sont exposés, du fait de leur engagement, ils espèrent bien retirer de leur présence un pécule modulatoire, leur permettant d’essorer la majeure partie de leurs dettes de jeux. Car couper de la frange droite, croyez-le bien, est une entreprise hasardeuse, les paris sont relevés à hauteur de sourcils la plupart du temps.
Moi, j’ai choisi d’épauler haute-maman plutôt côté bras droit. Je ne sais pas, une intuition, sans doute. Non pas que je défende le patronat, ou une quelconque accointance avec mon banquier. Simplement, Jules m’a dit, si tu ne restes pas à côté de moi, je ne viens pas avec toi dans ta famille. Moi, Jules, je ne peux pas m’en passer, alors comme il s’est assis sur le fauteuil du mort… Mais Gomaize, de là où il est, n’ira plus jouer les cannibales. D’habitude, il envoyait griller en enfer tous ceux qui osaient s’asseoir sur son fauteuil, histoire de les déguster à point un peu plus tard. Là, il ne bouffe plus grand chose, pauvre grand-père, il doit avoir les dents qui grincent d’écume, à ne rien plus pouvoir faire, de là-haut de l’au-delà. Pépère, c’était pas du praliné. Plutôt du piment de Cayenne. Quand il ouvrait la bouche, c’était pas pour faire des bonbons, qu’on disait de lui.
Grand-maman Mortensia présentait son meilleur profil au photographe venu spécialement de la ville pour immortaliser l’instant.
Ce qui tombait plutôt bien, c’est que le notaire et ce dernier ne faisaient qu’un, vu que la mode était au cumul des emplois, les temps sont durs il faut dire, un peu comme les dents de grand-père.
Une fois le paysage familial fixé sur la pellicule, l’intérêt d’avoir des représentants de la cause capillaire pu parfaitement s’entendre. On entendit aussi la lecture du document, légèrement fossilisé sur les coins vu son âge.
Mortensia versa une larme, en entendant la voix de son époux retransmise en direct par le notairographe, la larme toucha le sol, le sol s’ouvrit sur la piscine, une grosse larme de crocodile qui prit soudain forme, baudruchienne, ce n’était pas le moment de faire l’autruche. Dans l’affolement de l’instant, j’ai vu Rellente sautiller sur le bord de la piscine, prête à perdre l’équilibre..
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Famille Addams bis 2
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Les reptiles grouillaient, se multipliant comme des petits pains gonflés d’hélium, comme des fourmis à la gueule allongée, des termites dentues, crantées, rouage funeste de gri-gri mal réglé. Je l’avais dit à Mortensia, n’invite pas l’oncle Pestilent, tu connais sa capacité à être psychédélique. Cette vieille carne n’avait rien voulu entendre. Raison pour laquelle aucun saurien n’en viendrait à bout, la carne est une substance dure, inattaquable, angulaire et saillante, aussi dure que la semelle de ses pompes.
J’ai donc compris pourquoi elle avait raté son rendez-vous chez le dentiste. Vu que les caïmans, crocodiles, alligators et autres dragons du Komodo, ne sont pas commodes, traverser la propriété pour se rendre à son rendez-vous présentait trop de dangers dangereux pour sa vie, elle préféra rester cloîtrée dans le manoir en attendant qu’un prédateur à reptiles vint faire un peu de ménage dans le jardin d’Addams et Dave.
Nous ne pûmes donc qu’assister à la lecture des premières lignes du fameux testament. Le peu dont je me souvienne fut ceci :
« Meurtricia, mon amour, ma chérie, ma tendre, ma seule, mon unique, si j’ai mis 150 ans à te dévoiler la vérité, c’est que les affaires n’étaient pas rentables du tout. Notre culture d’avocats si florissante au début de notre mariage a souffert depuis quelques années du solanum tuberosum. Nous avons du emprunter deux millions d’heures supplémentaires pour la construction d’une usine de déshydratation pour les transformer en fécule, notre pécule a fondu comme larmes au soleil, les spéculateurs ont bouffé le reste, et je ne laisse que ma collection d’ailes de mouches a ton frère qui me l’a soutiré contre un talisman en forme de trèfle à cheval. Sauras-tu m’en tenir griefs aussi longtemps que la mort ?
N’oublie jamais que je t’ai aimée, Meurtricia, que je t’aime, et que je t’aimerai encore, foi de moitié légitime. »
C’est là que je me suis dit, tout d’même, il n’est même pas foutu de citer le prénom de grand-maman correctement. Et que je me suis redit encore en plus, il faudra que je lui demande pourquoi, à la vieille. Franchement, ça manque largement de respect pour elle.

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Résumé acrylique de ses travaux.

Il existe plusieurs théories du premier stade selon les archives Gizehiennes, que nous ne citerons que par pure curiosité, n’en ayant retenu qu’une seule.
– Naissance dans les choux. (1)
– Transporté à vol de chauve-souris dans un balluchon en toile de filet de pèche.
(1) Selon nos sources, les choux du Nil remontant encore le courant, le sphinx n’évoluant pas en mode amphibien, il convenait d’éliminer cette hypothèse.
Par contre, en dépiagétisant la deuxième formule, la conclusion s’imposa d’elle-même de façon évidente :
– A la naissance, le sphinx peut s’assimiler à un schmilblick, c’est un donc œuf ! Il fait partie de la génération spontanée décrite par Pasteur en 1859. Génération spontanée qui fait état à cette époque d’arrivée fortuite de souris dans les tas de linge sale, ainsi que de serpents et de crocodiles formés à partir de la boue du Nil, d’œufs arrivant dans les jardins à périodes fixes, citons celle de Pâques, etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_spontan%C3%A9e

Le deuxième stade dit « de la brisure ovationnée » se déroule hors et à l’intérieur de l’œuf.
Le bébé sphinx commence à manquer de place, la matrice coquillée devenant trop petite, il commence à gratter la partie en contact direct avec ses pattes et l’use progressivement jusqu’à la fendiller totalement, fragilisant ainsi le spontané habitat d’origine.
En général, toute la famille y assiste : (2) Satyres, centaures, malins sorciers, farfadets et incubes, ogres, lutins, faunes, follets, lamies, diables, diablots, diablotins, chèvre-pieds, gnomes, démons, loups-garous, elfes, myrmidons, enchanteurs et mages, stryges, sylphes, moines-bourrus, cyclopes, djinns, gobelins, Korrigans, nécromants, kobolds, faunesses, bacchantes, mâles fées, satyresses, ogresses, babaïagas, centauresses et diablesses, Goules sortant du sabbat, farfadettes et démones, larves, nymphes, myrmidones, hamadryades, dryades, naïades, ménades, thyades, follettes, lémures, gnomides, succubes, gorgones, gobelines, béchamelles et pygmées-lions valentyniens, pour ne pas les citer, qui se font les avocats du diable…
(2) Documentation presqu’issue en totalité d’un article « alambic génératif » récemment publié par l’éminente scientisque née sous « x » Madame Anne de Louvain chez la non moins éminente née sous « y » Madame Martine l’écrevisse « ici » avec toute la féconde faconde dithalambique que nous lui reconnaissons.
(Nous ne pouvions passer sous silence un tel travail Vatilacanien de sa part sans le lapsusciter ci-joint.)
D’ailleurs nous conseillerons fortement la lecture de ses travaux de recherche sur l’énigme de la nouvelle orthographe afin de mieux appréhender dans sa globalité la suite du présent article.
Ceci dit, pour revenir à nos moutons ainsi qu’aux origines, la famille y assiste sans pour autant intervenir de façon trop intrusive, au risque de provoquer le symptôme célébrissime (3) traité talentueusement par le psychiatre de renom « Professeur Taurus » et repris dans la chanson non moins célèbre de Marcel Amont : J’ai le nez, qui s’dilate, le naseau, qu’est pas droit, J’ai l’nombril, tout en vrille  et l’coccyx  qui s’dévisse.
Par contre l’ovation est totale à l’arrivée.

https://www.youtube.com/watch?v=5VszFIyk5eI


Une fois identifié précisément le second stade de développement du sphinx-terrien, Shinx-Freud, qui pensait que ses recherches en découleraient de soi, ira de surprises en

abasourdissement
s.
Le troisième stade arrive d’emblée, bruitalement, en vocalises borborygmées, assourdissantes, puissamment déclinées sur tous les tons.
Il l’identifia plus précisément au « stade vocabulise » en priant pour qu’il soit court.

Le quatrième stade dit « Stade de la voletaille » ou encore « stade plumitif » dit aussi « Stade du déploiement » est relatif aux deux « L » qui commencent à se déployer, d’où la tiers dénomination gallinacée.
En général, à ce stade de la croissance, les parents envoient leur rejeton faire un stage chez un oncle célèbre, rouge, impair et faites le gagner, (il a un sujet pour le mois prochain). Ici, TER du nom, nous-en sphinx un rayon.

Ensuite survient la phase de latence, durant laquelle sphinx-terrien joue aux billes, à la marelle, à la corde à sphincter, à sphinx perché et à la poupée Barbue.
C’est à ce stade qu’il développe ses préférences alimentaires.
Sa curiosité n’a de cesse d’aller au front des questionnements existentiels, très bien illustrés par le docteur Jacou dite « trente trois » de son prénom.
C’est une période riche en rebondissements, l’intégration du langage est progressive.
Elle est d’abord cuneïlinguistiquement retracée, ce qui donnera plus tard de vives contestations au parlement lors du discours sphinxtasique de Madame Sphindati à l’assemblée générale séquelleïforme des rhinifellastroses aiguës (CF 3).

L’apprentissage des énigmes se fait en trois temps.
1 – Il apprend à voir sans rien n’en rien savoir.
2 – A écouter sans rien ne rien y entendre.
3 – A parler sans rien ne rien dire.

Illustration d’une analyse impertinente du genre « ici ».

A partir de là, Sphinx-Freud s’associe à Emile Loupé de la date butoir, ancien maire de Montélimar, et découvre un sixième stade dit du « tendre nougat ». C’est l’adolescentaurescence. Les repères sont en mouvance, les gestes plus maladroits, occasionnant parfois des conduites à risque accompagnées de chutes de mauvais goût linguistiques telles que :
– Va mourir !
– Ce soir, je ne sors pas, j’ai 39 de flemme.
– Peut-on laisser un message avant le bip sonore ?
– J’ai fini le portrait illimité !
– Va rembobiner tes DVD.
– Aujourd’hui la SNCF et Air France nous souhaite bonne année 2008 et s’excuse pour ce retard.
– En 2020 les gens feront des fautes d’orthographes à « lol » et « mdr ».
– La seule chose qui arrive à la cheville d’un sphinx est sa chaussette.
Ou encore rentrer dans un mur en criant :
– Tous a Poudlard !

Pour finir enfin sur l’adultât moderne, d’où une chertaine shagesse n’est pas echclue, avec une vision toute éricksénienne de l’olympien chfinche du shquare chentre-ville de Londres.
Doublée d’une vision cheminote où le sphinx sifflera trois fois avant de procéder à la couvade qui fera reprendre les travaux de sphinx-Freud à zéro par la cosmogonie de l’ordre des Dodos disparus en voie de reproduction. Et qui déboucha heureusement sur le naufragé rebelle de l’asticotage du crabe aux pinces non-paresseuses, ce qui permit de sauveter le dernier Dodo recensé de sa population.

Nous tairons l’âge mental de cinq ans du postulant suivant qui écrivit la fin de l’histoire :

La suite de 

Demandeur d’emploi

Martine ayant si tant insisté pour me tirer les vers du nez, me prit à ce point au dépourvu que la suite m’est venue.
– Age mental ?
– Euh ! A l’emporte moulinette, je dirais… 5 ans.
Le sphinx se tourne vers le patron et lui demande :
– Quelle est l’étoile à 5 ans d’ici ?
Le patron consulte sa carte, prend les mesures, fait un bref calcul avec sa casio texas graphique HP power pickpocket 33E et répond.
– L’étoile du Nord !
Le sphinx :
– Vous êtes embauché, mon garçon !

(4) Hors concours pour l’agenda ironique de février chez Rx Bodo

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Je suis partie chercher une tasse dans le buffet de la salle à manger, j’ai trouvé une veste, mis la veste, suis revenue dans la cuisine. Sans la tasse. Je suis à nouveau allée chercher la tasse oubliée, me suis assise à mon bureau, j’ai écrit. Je me suis levée, suis allée sortir la tasse du buffet, me suis rassise à mon bureau. Oui, rassise. Comme de la mie, comme une miche de plusieurs jours, vous avez bien lu. J’ai continué mon texte, me suis levée à nouveau, ai pris la tasse, suis allée finir mon repas. Ah, oui, la tasse ? C’était pourquoi déjà ?
Voilà, j’y verse un peu de vin. Pour voir s’il est meilleur que dans un verre.
J’ai voulu goûter mais c’est du râpeux, du qui prend le palais, le gosier et la langue avec. Franchement la bouteille était belle, mais pour le reste… Il finira inéluctablement dans la bonde de l’évier, quelle vie de misère que celle d’un mauvais vin.
Mon corps est imprévisible, il va, il obéit à mes impulsions* dans sa définition la plus simple, et puis se laisse distraire, il m’accompagne toujours car c’est lui qui me tient en vie, en envie de vie. Et quand mon corps se détend, c’est qu’il est en confiance.
L’autre jour, mon corps était tellement en confiance qu’il m’a fait cette drôle de farce. Je venais de faire la vaisselle, et puis pour faire de la place sur mon égouttoir, j’essuie une boite en plastique, et ma main la dépose dans une poêle propre posée sur la plaque de gaz.
Mon corps va s’asseoir devant l’ordinateur, puis revient à la cuisine. Mon cerveau pris de doute va vérifier la poêle. Mon corps l’accompagne toujours un peu, on ne sait jamais, des fois que mon cerveau se perde. Et bien oui, le gaz allumé à feu doux dessous attendait les poissons panés et avait reçu une boite en plastique, ce n’est pas tout à fait comparable et pourtant, c’est mon corps qui l’avait déposée là. Et mon cerveau, il faisait quoi encore, celui-là ?
Le fond de la boite avait fondu.
Et les poissons panés étaient toujours au frigo.
Bref, mon corps est un farceur. Mon cerveau ne lui est parfois d’aucun soutien. C’est déplorable, un peu comme un état avec son peuple, pitoyable devrais-je dire.
Et bien moi j’affirme que ce n’est pas une raison pour être défaitiste. Car si les feuilles mortes se ramassent à l’automne, elles sauront faire l’humus du printemps qui suivra.
C’est bien logique ! Enfin, tellement ça me paraît clair, que…
J’ai l’impression d’avoir perdu mon raisonnement, non ? De quoi je parlais ?
Ah oui ! C’est ça ! Le fond de la boite, le fond fondu, le fond fondu et collé, ainsi font font les petites boites en plastique collées… lui, il fera quoi ?
Déjà bien heureux qu’il se soit décollé du fond de la poêle une fois refroidie.
Je vais dans la salle de bain pour allumer le chauffage et je me souviens que j’ai du linge à plier dans la chambre. Je bifurque pour aller plier mon linge, je reviens devant mon bureau. Des tas de chaussures traînent devant le meuble prévu à effet de leur rangement. Pof, mon corps se penche, aligne tout ce petit monde sur les étagères. Le réveil sonne, c’est l’heure d’aller prendre la douche. Et voilà ! La salle de bain glacée, et mon corps frissonnant, mais où est donc passé mon cerveau ? Cette fois j’ose le dénoncer, il est égaré.
J’allume le chauffage, je repars lire un peu, en attendant. Je tombe sur l’horoscope du jour.
Natifs de janvier, ne lâchez rien, car même si la traversée est rude, elle finit toujours par amener à bon port.
Alors je ne lâche ni mon corps imprévisible, ni mon cerveau aéré.
Et mon cerveau se tient au dessus de ma tête, flottant.
En attendant, le radiateur chauffe la salle de bain.
Et puis l’état, n’est-il pas le représentant du peuple ?
Donc le peuple s’auto-maltraiterait-il finalement ?
Je demande à l’état de cesser de gaspiller les fonds fondus de boites en plastique, les fonds fondus et collés, ce sera ma doléance du jour.
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Conclusion : ça paraît évident bien sûr…
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le chat fondue bourguignonne.

* Impulsion : Action de pousser pour provoquer le mouvement.

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Dans les décombres encore fumants,
Une grosse empreinte de Dodo,
Laisse imaginer le brigand,
Mais ça n’brûle plus, ce matin tôt.
La pluie froide déversée du ciel,
A arrêté l’été en flamme,
Et le froid glace la capitale,
Jusqu’au duvet de l’arc-en-ciel.
C’est au moins une hibernation,
De preuve tangible et ostensible,
Qui prend son essor en champion,
Des grands comas imperceptibles.
C’est comme si le couvercle gris,
Du ciel obscurcissait la vie.
Ça la retient au ralenti,
Pour qu’elle recharge les batteries.

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Le voyageur

Sombrer dans un trou,
En ressortir debout.
Le voyage épuise le visiteur,
Qui n’a plus d’heure .
Quelques piliers tiennent encore,
Dans les ruines du décor.
C’est Dantesque,
Comme un cor,
Un cor de brume au milieu de nulle part,
Un voyage dans la boutique,
Dans la boutique des tics,
Des tocs et des pendules,
Où la pendule hulule,
Dans un coma d’aurore,
Aussi fine qu’une plume,
Aussi légère que l’or.
Le caddy se fait plein,
Comme une outre de mer.
Il fait beau, le chemin,
S’ouvre grand et tempère.
La vague ne fracasse,
Plus tant le capitaine,
Et les poissons rascasses,
N’y perdent plus haleine.
Au loin c’est un piano,
Qui égrenne ses notes,
Et le voyage est beau,
Et les plats qui mijotent,
Exhalent le fumet,
De la cuisine divine,
Au son d’un calumet,
Comme un clin d’œil qui cligne.
Car sombrer dans un trou,
Et ressortir debout,
Epuise le voyageur,
Mais conduit le bonheur,
Comme une locomotive,
Dans les rails d’une église.

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