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Archive for the ‘Amour’ Category

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Qui a gribouillé cette page ?
Elle a du être très blanche.
Est-ce que son grain était doux ?
Est-ce qu’il y avait d’autres lignes ?
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Dans les angles de chaque carreau,
J’aurais bien aimé deviner,
Le paysage de l’autre côté.
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Qui a parcouru ce vélin ?
Vous prétendez qu’il était vierge,
Issu tout droit d’une papeterie,
N’y avait-il pas quelques rimes ?
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Dans le creux de chaque strophe,
Vous y inventiez cette plage,
Dont je rêve les grands soirs d’orage.
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Dites, ne me racontez pas d’histoires.
J’ai bien lu ce poème d’amour,
Tout ceci a vraiment existé.
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Vous m’affirmez que la feuille de papier,
N’avait pas été griffonnée.
J’y ai vu une fleur aux épines,
Un petit prince sans carabine,
Et des étoiles au firmament.
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Ne vous moquez pas de moi.
Dans ses cheveux couleur de blés,
Les rayons étaient enchantés,
Caressés des vents Alizés.
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Tout ceci a vraiment existé,
Je vous l’assure. Un renard y était,
Un mouton, une caisse. S’il vous plaît,
Dites moi que tout ça y était.
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C’est vrai ?
Ces mots bleus ont vraiment existé ?
Ça a vraiment existé ? Vraiment ?

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Coco Chanel

Calligramme à suspendre

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Ce mois-ci, Alphonsine et Marianne nous demandent d’écrire en musique, sur la musique, avec la musique, de la musique et en avant la musique… avec un impératif, « se laisser inspirer par Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni ». Et puis, c’est peut-être un détail pour vous, cinq titres d’autres chansons.
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Quelqu’un nous a dit que consonnes et voyelles s’accouplaient la nuit pour créer les syllabes, et puis, que les syllabes entre elles s’associaient, en nuées cristallisées, de différentes tailles et différentes formes.
Il paraît que les nuées s’ajustent en longues guirlandes ponctuées d’ailes d’oiseaux (1), de clochers (2), de lunes (2) ou encore d’hameçons (3).
Il se dit aussi que des ampoules s’allument au passage du fil de la guirlande pour peu qu’il soit ajusté à la pensée qui le reçoit, ou qu’un hameçon d’interrogation (3) s’accroche à un poisson éclair ou une baleine en chocolat du premier avril.
Il se dit pour finir que les mots volent au vent en pâtés croustillants, en drapeaux ondoyants, en éclats de soleil ou reflets irisés, et que de ces lumières naissent parfois les concerts.
Nous, peuple des étoiles, avons vu naître un chœur de ces notes discrètes, de ces pointes de si, de ces rondeurs de la, du sol penché vers l’eau d’où émergea une île.
Divers sons fulguraient, attachant au passage par des liens invisibles une guirlande d’idées à un temple lumière, un chapelet chantant à un roseau penseur, ou encore un feston de culture à une inspiration, ainsi l’orgue de vie enflait sa vague lente en Alpha Lyrae, et Sirius s’éveillait.
Sous cette étoile rouge, Madame Cyclopédie entendit la musique. Prise de frénésie elle voulut en rendre compte et dressa
« le tableau » de la liste des titres du PACV (4) de l’instant T, ce fut Laurent Voulzy, pour en brosser une synthèse rapide.
Puis, dans une tentative illusoire de ranger l’espace, le temps, le monde, elle en fit une lettre succincte et sans fioritures qu’elle lui adressa, soigneusement cachetée à l’estampille d’ 
« Amélie Colvert ».
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En voici le duplicata.
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Très cher Laurent,
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Après avoir eu longtemps
le cœur couleur menthe à l’eau (5), j’avoue que la découverte de la grenadine a radicalement transformé mon approche du solfège.
« C’était déjà toi » qui m’avais appris que « le pouvoir des fleurs » dépasse celui, plus discret, « caché derrière » les « quatre nuages » disposés « sous la lune ».
« Il nous reste » l’ « idéal simplifié » tu sais ! Celui où le « soleil donne » « le rêve du pécheur », tu te souviens ? « Belle île en mer, Marie Galante », « le piano de la plage », tu m’appelais l’Océane.
Quelqu’un m’a dit que
« là où je vais », « du temps qui passe » le plus « clair » de « la nuit » à me faire rêver, je deviens chaque jour plus « folle de toi ».
Alors, si tu veux bien, j’insisterai pour que tu viennes boire un
« cocktail chez mademoiselle », là où « le ciel et la terre » se rejoignent, et apprennent par cœur et en chœur « le cantique mécanique » « dans le vent qui va » en direction de ta voix si douce.
Je te salue comme il se doit, dans ce courant de
« flirt » à la « Madrague» qui couvre l’époque « d’une héroîne » « rockollection », où « les interrogations d’Elisabeth » sur « la neuvième croisade » ne se répondent pas dans les salons de « Karine Redinger » mais « à bicyclette » comme avec Paulette.
Avoir un ré accroché à l’alizé, il me semble que ça pourrait faire un sacré concerto !
A si bientôt, très cher ami, de la fa son. Pardon, je résume, à très bientôt de façon musicale.
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Ton attachée de presse, fan jusqu’au boutisthme.
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Marie-Magdeleine Cyclopédie
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(1) Apostrophes et virgules.
(2) De clochers, de lunes, faisant référence à la première strophe du poème d’Alfred de Musset, ballade à la lune.
« 
C’était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i. »
(3) Hameçons : S’inspirer n’est pas copier, mais clairement je n’aurais pas eu l’idée de l’hameçon pour qualifier le point d’interrogation si carnetsparesseux ne l’avait utilisé pour la cédille.
(4) PACV : Premier artiste chanteur venu.
(5) Cherchez l’intrus. 😀
(6) Tous les titres des chansons de Laurent Voulzy utilisés sont entre guillemets et en rouge.
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Enluminure m

Une lettre enguirlandée

 

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YOU ARE MY ANCHOR declaration of love
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J’écris de l’ancre du bonheur,
A la réunion de nos cœurs,
Sur le papier du sentiment,
Qui se fait doux au fil du temps.
J’essaime à la brise de l’espoir,
L’agrandissement de nos accords,
Dans le concert des arrosoirs,
Et la croissance qui nous honore,
A construire les espaces communs,
Où se rejoignent nos deux mains.
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Par l’écriture à dos d’humeur,
Orientée vers la douceur,
J’écris à l’encre de l’ardeur,
Pour construire ce monde meilleur,
Dont nous rêvons depuis longtemps,
Jusqu’à la rime de la tendresse,
Avec laquelle ma plume caresse,
Ce goût de la délicatesse,
Qui fait le ciment de la paix,
Et le trait de solidité,
De notre belle complicité.

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La foi d’avant

Il y a dans ce qui ne se voit pas des brèches inoubliables. Ce qui se passe est transparent, mais existe bien pourtant. C’est un trésor soyeux de mots silencieux, de sensations, de perceptions, d’adorables lueurs dorées, d’émanations solaires, de filets verts luisants, d’instants brefs, étonnants, comme des éclats qui viendraient se fixer là, dans la chronique, pour en monter les fondations. Et elle s’élance, tour de plusieurs kilomètres, au vu de ceux qui peuvent encore la voir. Ces tours de brèches transparentes deviennent inviolables. Dotées d’une vie autonome et renouvelable, elles s’auto-restaurent d’elles-mêmes, finissent par disparaître du paysage, tant elles sont devenues communes, jusqu’à ce que leurs créateurs les investissent, domaines de prédilection pour génies oisifs, en quête d’oisiveté de niveau maximum.
Et c’est là, dans ce point de rien, que tout commence.
Elle est là, la porte.
Celle que personne ne voit jamais, mais que tout le monde cherche encore. Et seuls ceux qui auront réuni assez de brèches dans le concret pour en faire un saut dans le vide, seuls ceux-là sauront ce qui est derrière l’apparence de l’oisiveté dorée.
Ils sont deux, ils habitent ces brèches, communiquent autrement, se défient des disparitions, réapparaissent aux moments où ils s’attendent le moins. Ils sont joyeux, ont un joyau au cœur, qui s’appelle confiance, traversent la transparence d’un éclat de rire en plissant les yeux, et repartent encore plus loin, dans des directions nouvelles, jusqu’au jour où l’un d’entre eux va atteindre la porte et rester devant en attendant l’arrivée de l’autre. Ils ne savent pas encore ce qui les attend, mais ce qui est sûr, c’est que cela ne ressemblera à rien de connu ni de décrit jusqu’ici. Ils ont rassemblé toutes les pièces du puzzle, et vous allez découvrir avec eux comment ils vont s’y prendre pour relever le plus grand défi de leur existence. L’alliance la plus précieuse. Celle qui n’enferme personne, mais bien au contraire libère. Commandez-le au plus vite car les lecteurs vont se l’arracher.

La foi d’avant
Jean-Charles Cousturier
Editions de la Myrte
Achevé d’imprimer en mars 2017 sur les presses de l’imprimerie Lienhart & buis, rose ripotier haut 07200 Aubenas d’Ardèche. Dépôt légal mars 2017 N°4447

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Temps de préparation : Variable mais long
Temps de cuisson : En fonction de la variabilité
Ingrédients : Les plus nombreux possibles

https://jobougon.wordpress.com/2015/10/15/tete-en-lair-poetique-tete-dans-lair-des-courants-dair/

Préparation de la recette :

Préparez votre état d’esprit en conséquence. Dormez peu, soyez perturbé, accumulez sources d’épuisement, ruminations anxieuses, interrogations existentielles, sentiments de révolte, maltraitances de la part de votre entourage, stress, somatisations, sensibilité exacerbée, lucidité négative, frustrations, difficultés en tout genres, désespoir et désillusions.
Noyez vous.
Ou plutôt, sombrez au fond de votre boite.
Regardez passer un lapin blanc.
Donnez un grand coup de pied.
Remontez à la surface, sortez de la boite, secouez vous les plumes, faites vous aider au besoin.
Regardez disparaître le lapin blanc.
Croisez le regard d’une personne, soyez traversé par un rayon, restez étonné, interrogateurs, cherchez à comprendre.
Menez l’enquête sans faillir, sans doctrine, montez doucement dans l’aérien du sentiment.
Laissez vous transporter.
Vous êtes prêts.

Posez une poêle anti-adhésive sur le gaz allumé à feu doux.
Disposez de la chapelure au fond.
Vaquez à vos occupations. Par exemple, allez prendre une douche, non, trop long, me communique marmiton.com, donc optez plutôt pour un brin de vaisselle, un léger rangement, type rassemblement d’objets en un seul lieu plutôt que dispersés dans toute la maison, un rang de tricot, une lecture de page, rêvez de ce regard, entendez la sonnerie du minuteur, courrez pour rejoindre la cuisine.
Voilà, c’est fait.
Vous y découvrirez avec une immense gratitude que votre capacité culinaire est désormais opérationnelle, que vous vous êtes dépassé.
La boite siège bien sur le lit de chapelure, le fond est bien fondu à point, et cette fois, grâce à la chapelure, elle n’a pas copié-collé au fond anti-adhésif de la poêle.
Les choses se sont faites sans vous, bien qu’avec vous.

Allez manger au restaurant et ne déclarez pas votre sentiment au porteur de ce regard si merveilleux. Parlez lui de la recette du tupperware pané.
Si le rayon est encore là, il manifestera son goût prononcé de la cuisson lente et à feu doux.

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Ecrit il y a quelques mois déjà, sur une proposition de moi-même à moi-même, et modifiée pour l’édition du jour J, proposition que je soumets à carnetsparesseux dans le cadre de nos échanges sur son blog à l’occasion de l’affaire novembre, ou décembre, enfin, ce n’est pas très clair comme affaire, voyez par vous-même…
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Whouhahouh ! Qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai plus de… Mince alors !
Je ne sentais plus rien, mes jambes, mon corps, plus rien ne bougeait, et pourtant, je voyais toujours mon corps, mais ne sentais plus rien !
Je me suis tourné vers mon pote de comptoir, et l’ai poussé du doigt, pour lui demander comment il me voyait. Mon bras est passé à travers son corps, et il n’a pas semblé sentir quelque chose. Par contre, il s’est soudain penché vers un corps allongé au sol.
– OH ! Merde ! Mais c’est moi !
Mon pote a hurlé :
– Adam, Adam, qu’est-ce-que tu fous nom de Dieu !
– Adam ! Merde, arrête de déconner, fais pas semblant d’être mort !
Tout s’est brouillé d’un seul coup, je me suis retrouvé sur un nuage.
Mince alors ! La porte du Paradis ?
Devant, il y avait un bonhomme. Il avait pas l’air commode, le gugusse. L’air un peu armoire à glace, assez refroidissant pour tout dire. Il avait l’air de réfléchir grave, une plume d’ange à la main. Une plume d’ange ? Mais pourquoi je dis ça, moi ?
J’ai tenté de l’interpeller, après tout, si c’était le Saint-Pierre, il me verrait, lui, au moins.
– Dis-donc vieux loup de mer du ciel qui êtes aux cieux, c’est toi qui ouvre les grilles ?
– Pas d’bol mon vieux, c’est complet ! T’as pas vu le panneau ?
– Celui qu’est punaisé sur rien, là ?
Au moins, lui, il m’entendait, et en plus, il avait l’air de me voir. C’était déjà ça.
Même qu’il me répondit encore :
– Ben oui, c’est trop tard, fallait arriver avant, il y a encore deux minutes, il restait une place !
– Il y a deux minutes, je vivais encore !
– Ce n’est pas mon problème, mon vieux, fallait te débrouiller comme tu pouvais, mais arriver à l’heure. Point !
Mouais ! Ça confirmait ma première impression, il était pas facile, le gonze. J’allais devoir négocier.
– Tu sais qui je suis au moins ?
– ça m’est fichtrement égal, les consignes, c’est les consignes !
– Je suis Adam, caboche !

– …
– Oh, et puis arrêtes de faire croire que c’est complet là-d’dans ! La créativité n’a pas été inventée par l’opération du saint esprit, que je sache !
– T’en sais quoi, toi, l’Adam, si c’est complet ou pas ! Tu en as été chassé par ton père, alors hein ! Viens pas me la faire, récupère ton serpent et tout le bataclan, y’a pas d’place, que j’te dis !
– Pffff ! Caractère !
– Roule-toi par terre pendant qu’t’y es !
– J’ai quand même reproduit une sacrée lignée, tu pourrais au moins reconnaître ça !
– Te monte pas le bourrichon, mon vieux ! Tu as vu le résultat ? Une bande de sauvages prêts à s’entre-tuer pour un p’tit bout d’gras supplémentaire, lamentable !
– Ben quand même ! Y sont pas tous comme ça, pourquoi tu ne vois que ceux qui se déchirent ?
– Les autres, qui en parle ?
– Moi !
– Vas-y !
– Et d’un, ils sont créatifs.
– Et de deux, ils font des créations, eux !
– Et de trois, ils créent aussi de la créativité.
– Meeeerde ! Ils se prennent pour Dieu ou quoi ?
– Reste poli, dis-donc !
– Ouais, bon, ok ! Tu veux une place à quel endroit alors, l’Adam ?
– Moi, Adam, je veux une place à ma place !
– Ah ! Si tu ne m’aides pas, je vais avoir du mal à te trouver une place à ta place !
– C’est pas faux !
– Alors ?
– Je veux d’abord retrouver l’Eve, elle est à l’intérieur ;
– D’habitude, c’est l’contraire !
– Oui, beh là ! C’est pas comme d’habitude, alors tu dis quoi ?
– C’est une fouteuse de merde, elle fout la pagaille partout où elle passe. En ce moment, les saints légifèrent, ils ne sont pas sûrs de la garder.
– Aller ! Qu’est-ce qui s’est encore passé ?
– Sais pas, elle fait rien comme personne !
– C’est qui ce Personne ?
– Ben t’es con ou tu le fais exprès ? Personne, c’est personne ! Elle fait rien comme nul autre, quoi !
– Ben encore heureux, mon vieux, sinon, elle ne serait pas elle-même !
– C’est vrai, j’y avais pas pensé.
– Tu penses à quoi, toi ?
– Moi, je ne pense pas. Je fais ce que Dieu me dit de faire.
– Et il te dit quoi, mon père ?
– Il me dit, les méritants d’un côté, les autres de l’autre !
– ça va être pratique ! Je suis tout seul ! Et les méritants, ils méritent comment ?
– Ils suivent la procédure, ils remplissent le formulaire et ils rentrent dans la case.
– Elle est où, ta case, bonhomme ? Tu es en train de me dire que moi, Adam, je dépasse ?
– Je suis en train de te dire que je n’ai pas reçu ta demande.
– Eh, dis-moi, vieux loup saint Pierre ? La Eve, elle a rempli le formulaire ?
– Faut croire ! Et si tu permets, l’Adam, loup et saint pierre, c’est pas le même poisson.
– C’est quoi la différence ?
– Le loup, il a les dents longues, alors que le saint pierre reste de marbre.
– Et je le trouve où, moi, ce foutu formulaire de marbre ?
– Demande à ton père ?
Évidemment, comme il n’était pas visible, ou présent, enfin, j’allais vite le savoir, je me suis tourné vers la grille.
– Papa ?
Voix d’outre-tombe :
– Oui, mon fils ?
– Comment je fais pour entrer au paradis ? Ton sbire de saint marbre n’a plus un seul formulaire valide à fournir !
– Demande à ta mère, elle sait mieux que moi ! Tu sais, moi, les procédures, c’est pas mon truc.
– Et qui c’est, ma mère ?
Voix d’outre-tombe :
– Saint Pierre ?
– Oui, Dieu ?
– Fais le rentrer, parce-que sinon, on n’en sortira jamais !!!

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Fin



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Au fond des limbes la nuit veille,
Prête à passer hors du sommeil,
Pour faire reculer la lumière,
Et envahir toute l’atmosphère.
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Il règne un silence d’outre-tombe,
Dans une ambiance de catacombe,
La nuit recouvre le soleil,
D’un noir manteau cerclé d’éveil.
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Les ombres découpent leurs contours,
Dans une précision effroyable,
Toutes les nuances sont distinguables,
A des kilomètres alentours.
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Perchée sur le toit de la nuit,
Une chouette froufroute doucement,
Ses yeux voient tout sans aucun bruit,
Le jour n’est plus si important.

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