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Archive for the ‘Amour’ Category

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prevert-numerique-livre
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Il se disait que vert,
Est la couleur complémentaire,
De celle du rouge à l’opposé.
Il se disait que vert,
En cours d’anglais des temps scolaires,
Rimait si bien avec osé,
Que rouge pourrait s’y essayer.
En relisant les exercices,
Une écriture fine et serrée,
D’une main patiente avait tracé,
Une râme alors psychomotrice,
Avec laquelle je pagayais.
Et cet anglais si imparfait,
Se moque bien du temps qui passe,
Pourvu que le vert soit loquace,
Devant le rouge de mes deux joues,
Quand c’est Jacques qui ose le Tout,
Dans l’air circonflexe de l’âme.
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Rose du Cachemire

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Estelle, de cet endroit où l’on joue avec les mots à l’ombre d’une tonnelle, « L’atelier sous les feuilles », nous propose ce mois-ci un défi dont vous pourrez suivre l’avancée des participations ici :
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A VOS CLAVIERS #6
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Ce défi est celui d’écrire un texte contenant un certain nombre de mots tirés du titre ou du contenu des textes proposés au défi d’écriture précédent :
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A VOS CLAVIERS #5 – LES TEXTES
Ces mots sont les suivants :
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Energie – Partir – Destins – Cachemire – Belle – Soins – Mourir – Demain – Corps – Amants.
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Rose du Cachemire,
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Comme tu aimerais
partir,
Mais
demain avance sans cesse,
Et jamais son temps ne t’adresse,
L’
énergie d’aller le quérir,
Ce
destin qui te voit mourir,
Dans la
belle conque de jeunesse.
Mais tu prends
soin de ne rien dire,
Pour garder ton
corps désirable,
A l’
amant sage et vénérable.
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L’interview phare de deux stars de la plume, Cardamone Cyclopédie et Pléäde Pénélopédie

Sur une idée repiquée chez qui ? Encore lui ?
Nan, cette fois, on dira pas qui…
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paris-match-de-1967

PARIS MATCH de 1967

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Paris Match : Pourrait-on dire que vous avez conquis un public l’une grâce à l’image, l’autre grâce à la voix ?
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Cardamone : De qui parle-t-on ?
Pléïade : Les conquistadors seraient-ils ou ne seraient-ils pas ?
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Paris Match : Vous avez toujours l’habitude de répondre à une question par une autre réponse questionnée ?
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Cardamone : J’aime savoir exactement de quoi nous parlons, je suis une femme de précision, alors lorsque vous évoquez l’idée d’un public jusqu’ici ignoré de ma ligne comptable, je me permets d’envoyer du clair de l’une en illuminant la question.
Pléïade : Quant à l’image, vous savez bien qu’elle n’est que ce qu’elle veut bien être, et que conquérir en image une voix de l’être n’est jamais qu’une utopie bien sympathique, mais une utopie quand même, d’où l’image que j’adore tout particulièrement, je suis conquise j’t’adore.
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Conquistador
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Paris Match : Vous avez évoqué avec Juan Ponce de León la notion de pudeur. Comment préserver sa pudeur au sein d’une époque impudique ?
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Cardamone : La pudeur, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale !
Pléïade : Ce que ma sœur veut dire est en fait exactement le contraire, c’est à dire, que la pudeur, c’est comme la confiture, plus on en a, moins on l’étale.
Cardamone : Ce que ma sœur veut dire par là c’est que la pudeur, il s’agit d’abord d’en cueillir les fruits mûrs et à points, ensuite, les dénoyauter, les laisser macérer dans du sucre toute la nuit, puis faire cuire et mijoter longtemps jusqu’à épaississement et juste avant caramélisation.
La mise en pots se fait à chaud.
Pléïade : Aucun rapport avec le conquistador ?
Cardamone : C’est toi qui pose les questions, maintenant ?
Pléïade : Laissons Paris Match poser la suivante, tu as raison, ma sœur.
Cardamone : Mais à propos, qui est Paris Match ?
Pléïade : Oh, tu ne vas pas t’y mettre toi non plus !
Cardamone : Je me mets à ce que je veux, OK !
Paris Match : Bon, ça suffit maintenant ! Vous voulez déconquérir le public ou quoi ?
Cardamone : Ah, mais c’est vous le public ?
Pléïade : Pfff, c’qu’elle peut être bête parfois !
Cardamone : Je ne te permets pas, m’enfin, d’où tu viens pour me parler comme ça toi ?
Pléïade : De ventre de ma mère !
Cardamone : Je te signale que c’est la mienne aussi !
Pléïade : Et alors, on peut se tromper, non ?
Cardamone : Non, une mère ne se trompe jamais, compris !!!
Pléïade : Compris la frangine, mais baisse d’un ton, tu vas le réveiller.
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Les deux sœurs se tournent vers Paris Match qui ronfle dans un fauteuil les yeux grands ouverts.
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Paris Match : Qui a les yeux grands ouverts, est-ce le fauteuil ou bien est-ce moi ?
Cardamone : Mais enfin, allez vous nous dire qui êtes moi ?
Pléïade : Tu as entendu ce que tu viens de dire, Carda ?
Cardamone : Non mais je l’ai vu. Et puis si tu pouvais m’appeler par mon petit nom, franchement, Carda, Carda, comme si j’allais carder les chardons ensemble, tu n’arrêtes pas le progrès toi !
Pléïade : Tu préfères quoi ? Mone ?
Cardamone : Pour que je te lise ?
Paris Match : Alors les yeux, ils sont où ?
Cardamone : Pas dans ma poche, mon gros béta.
Pléïade : Ménage le, ma Mone sœur, il est encore un peu endormi !
Cardamone : Sous le coup, mouais !
Paris Match : Sous le coup de quoi mes bichettes ?
Pléäde : Bon, on va se calmer, là, parce-que sinon je ne réponds plus de rien, hein ?
Cardamone : Biche oh ma biche quand tu me regardes…
Pléïade : TA BOUCHE ! C’est lorsque tu soulignes, pour une femme précise, va falloir repasser !
Cardamone : Et aller, ça recommence !
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Paris Match : Vous avez compris qu’à l’impossible nul n’est tenu. Je vais donc mettre fin à cet interview faute d’avoir pu en placer une.
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Cardamone : Ingrat !
Pléïade : Toujours pareil, hein, la voix de l’image est muette ?
Cardamone : Et l’image de la voix invisible !
Pléïade : Vous ne vous en tirerez pas comme ça, comptez sur nous !

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J’ai tout décalé, l’agenda, la consigne, la pensée.
J’ai tout décalé et voici ce que ce matin au réveil mon esprit me souffle d’écrire.
Il me demande d’écrire une page blanche, rien que ça !
Franchement, franchement… Pffff, je sais pukoidire, du verbe pukoidirer, dérivé de la racine grecque pukoidésire, dans son paradoxe le plus complet qui soit.
Page blanche oblige, euh…
Epi on s’en fout.
La voici ma page blanche, et je ne m’agrippe pas à elle, mais elle ne veut pas me lâcher.
C’est un peu comme une grippe espagnole, une fois les anticorps faits, elle peut toujours revenir, elle continuera de déconner par tous les moyens possibles d’entrer jusqu’à ce qu’elle conne pour de bon.
Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.
Michel Audiard dans les tontons flingueurs. (1963)
J’ai même envie de rajouter, c’est aussi pour ça qu’on les aime.
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L’art d’écrire une page blanche n’est pas due à tout le monde. Il s’agit avant tout de ne rien imposer qui ne soit sous-tendu par un impératif de prudence et de réserve vitale, et encore… Déraper demande ses garde fous, saines limites acceptées par chacun, révisables en fonction des nécessités, des besoins, de l’évolution, avec ses réglages constants, ses ajustements perpétuels, ses errances incontournables mais complices. En matière de limites, si j’y réfléchis bien, il me semblait qu’au contraire, partager même la mort était un acte de résistance devant le blanc neigeux d’une couverture immaculée. Il existait des tas de fictions écrites, mais aucune ne correspondait à ce blanc silence flottant qui persistait à s’inscrire dans cet espace en attente de quatre mains pour l’écrire en le vivant. Il me semblait entendre mille voix qui contaient mille histoires dont aucune ne prenait sens à mes yeux, dont certaines m’encombraient l’esprit, alors je me demandais si un jour le petit prince susceptible de créer en duo cette histoire intime arriverait, histoire de vie simple et réaliste, créative et délirante, déjantée heureuse et humaine, dénuée de toute prétention si ce n’est celle d’être, à chaque seconde, chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque nuit, chaque semaine, chaque mois, chaque année, chaque siècle, chaque millénaire, chaque, chaque, chaque, chaque, chaque…
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Mais dis-moi, mon amour, ne serait-ce pas ce que nous sommes en train de faire ?
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Je ne suis sûre de rien mais ce qui est sûr, c’est que c’est comme cela que je la veux, cette vie de retraitée heureuse, sans fixités, sans sclérose, mais avec l’ancrage de l’amour que nous nous portons et la quasi-certitude que nous serons à la aime hauteur pour l’arroser mutuellement et le laisser respirer.

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Anne me dit qu’elle ne participera pas cette fois tout en me demandant si « on » lui en voudra.
Offusquée, j’en dégaine mon plan B en lui proposant de lui écrire sa participation commune.
Lire les commentaires :
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Me vient l’idée de chez Martine.
Un lapsus de lecture, encore, qui me fait de l’œil. Pas moyen d’en réchapper, je m’enfile dans la faille inconsciente de mon cerveau bibidineux pour ce faire. (A repasser ?)
Lire en fin d’article :

*Pour rappel : la politique, c’est ce qui concerne la constipation et donc la structure et le fonctionnement d’une communauté, d’une société, d’un groupe social, qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités.
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A partir de là, vous avez une heure pour en parler.

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Sibélius et la petite vieille se regardèrent, pouffèrent de rire sous cape, et décidèrent de s’associer pour réusssir l’examen proposé au concours de « la plus grande découverte du siècle », frisant l’indélicatesse de forme la plus profonde tout en se donnant les moyens de toucher le fond de la question.
Réunis sur les bancs de première classe verte saison, nos deux compères s’étaient naturellement assis l’un à côté de l’autre, le premier pour avoir eu le sentiment que celle-là le ferait bien c…., la seconde pour avoir compris qu’elle ne serait jamais loin des W-C grâce à lui.
Il faut savoir que le cours comprenait en introduction une grande partie de culture pin-punaise, c’est comme ça qu’on appelait les longs débats d’humeur que les maîtres plombés de la politique avaient eu le don de nous transmettre. Il s’avérait nécessaire voire incontournable de connaître les rouages des bases afin d’en déterminer toute la qualité fonctionnelle.
Une fois que la formation était lancée, le chapitre suivant laissait entrevoir la possibilité d’innover le système existant en imaginant comment passer de la communauté à l’individuel. Les exemples de l’histoire n’étaient pas si légion que ça, mais ceux cités donnaient à penser.
Il fallait d’abord digérer le contenu de la première partie pour en déployer toute la saveur. Sur une échelle cartonnée, Sibélius et la petite vieille se firent un plaisir de mesurer la chose. Le mètre ruban ayant disparu, il fallut chercher une unité de mesure sans étalon or. Un simple bristol quadrillé à l’échelle fera l’affaire.
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(Petit aparté, en attendant, la petite vieille cherche encore son mètre ruban, disparu lors d’un exercice écossais sur tissu tartan, rien à voir avec Tarzan, mais disparu ça oui.)
Bref, sans en dire plus là-dessus, la politique du curieux besoin de mesurer la chose donnait du travail à ces deux étudiants, et coroyez bien que ce cursus n’était pas prévu au chapitre trois, sauf que la société des gens de la politique ne le voyait pas du même œil et avait décidé de chercher des trouveurs.
Evidemment, le troisième chapitre consistait à apprendre l’art de chercher et de trouver des trous du c.. suffisamment engagés dans une démarche collective pour en faire une société.
Donc, il ne fallut pas longtemps à ces deux compères pour en comprendre tous les enjeux.
C’est dans ce courant d’air primitif qu’ils firent leur devoir de citoyen, et qu’ils décrochèrent le pot aux roses.
Ils furent reçus en grande pompe par le président de la corporation qui n’en était pas à son premier tronc commun venu.
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C’est ainsi que Sibélius et la petite vieille parfirent leur culture générale en la matière, ils en chièrent beaucoup mais finirent par tout évacuer, comme le fit si bien ce grand monsieur de la chanson atchoum rhythm and blues dont voici un morceau.

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https://www.youtube.com/watch?v=VAzSvhioo34

 

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Qui a gribouillé cette page ?
Elle a du être très blanche.
Est-ce que son grain était doux ?
Est-ce qu’il y avait d’autres lignes ?
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Dans les angles de chaque carreau,
J’aurais bien aimé deviner,
Le paysage de l’autre côté.
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Qui a parcouru ce vélin ?
Vous prétendez qu’il était vierge,
Issu tout droit d’une papeterie,
N’y avait-il pas quelques rimes ?
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Dans le creux de chaque strophe,
Vous y inventiez cette plage,
Dont je rêve les grands soirs d’orage.
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Dites, ne me racontez pas d’histoires.
J’ai bien lu ce poème d’amour,
Tout ceci a vraiment existé.
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Vous m’affirmez que la feuille de papier,
N’avait pas été griffonnée.
J’y ai vu une fleur aux épines,
Un petit prince sans carabine,
Et des étoiles au firmament.
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Ne vous moquez pas de moi.
Dans ses cheveux couleur de blés,
Les rayons étaient enchantés,
Caressés des vents Alizés.
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Tout ceci a vraiment existé,
Je vous l’assure. Un renard y était,
Un mouton, une caisse. S’il vous plaît,
Dites moi que tout ça y était.
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C’est vrai ?
Ces mots bleus ont vraiment existé ?
Ça a vraiment existé ? Vraiment ?

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Coco Chanel

Calligramme à suspendre

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Ce mois-ci, Alphonsine et Marianne nous demandent d’écrire en musique, sur la musique, avec la musique, de la musique et en avant la musique… avec un impératif, « se laisser inspirer par Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni ». Et puis, c’est peut-être un détail pour vous, cinq titres d’autres chansons.
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Quelqu’un nous a dit que consonnes et voyelles s’accouplaient la nuit pour créer les syllabes, et puis, que les syllabes entre elles s’associaient, en nuées cristallisées, de différentes tailles et différentes formes.
Il paraît que les nuées s’ajustent en longues guirlandes ponctuées d’ailes d’oiseaux (1), de clochers (2), de lunes (2) ou encore d’hameçons (3).
Il se dit aussi que des ampoules s’allument au passage du fil de la guirlande pour peu qu’il soit ajusté à la pensée qui le reçoit, ou qu’un hameçon d’interrogation (3) s’accroche à un poisson éclair ou une baleine en chocolat du premier avril.
Il se dit pour finir que les mots volent au vent en pâtés croustillants, en drapeaux ondoyants, en éclats de soleil ou reflets irisés, et que de ces lumières naissent parfois les concerts.
Nous, peuple des étoiles, avons vu naître un chœur de ces notes discrètes, de ces pointes de si, de ces rondeurs de la, du sol penché vers l’eau d’où émergea une île.
Divers sons fulguraient, attachant au passage par des liens invisibles une guirlande d’idées à un temple lumière, un chapelet chantant à un roseau penseur, ou encore un feston de culture à une inspiration, ainsi l’orgue de vie enflait sa vague lente en Alpha Lyrae, et Sirius s’éveillait.
Sous cette étoile rouge, Madame Cyclopédie entendit la musique. Prise de frénésie elle voulut en rendre compte et dressa
« le tableau » de la liste des titres du PACV (4) de l’instant T, ce fut Laurent Voulzy, pour en brosser une synthèse rapide.
Puis, dans une tentative illusoire de ranger l’espace, le temps, le monde, elle en fit une lettre succincte et sans fioritures qu’elle lui adressa, soigneusement cachetée à l’estampille d’ 
« Amélie Colvert ».
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En voici le duplicata.
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Très cher Laurent,
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Après avoir eu longtemps
le cœur couleur menthe à l’eau (5), j’avoue que la découverte de la grenadine a radicalement transformé mon approche du solfège.
« C’était déjà toi » qui m’avais appris que « le pouvoir des fleurs » dépasse celui, plus discret, « caché derrière » les « quatre nuages » disposés « sous la lune ».
« Il nous reste » l’ « idéal simplifié » tu sais ! Celui où le « soleil donne » « le rêve du pécheur », tu te souviens ? « Belle île en mer, Marie Galante », « le piano de la plage », tu m’appelais l’Océane.
Quelqu’un m’a dit que
« là où je vais », « du temps qui passe » le plus « clair » de « la nuit » à me faire rêver, je deviens chaque jour plus « folle de toi ».
Alors, si tu veux bien, j’insisterai pour que tu viennes boire un
« cocktail chez mademoiselle », là où « le ciel et la terre » se rejoignent, et apprennent par cœur et en chœur « le cantique mécanique » « dans le vent qui va » en direction de ta voix si douce.
Je te salue comme il se doit, dans ce courant de
« flirt » à la « Madrague» qui couvre l’époque « d’une héroîne » « rockollection », où « les interrogations d’Elisabeth » sur « la neuvième croisade » ne se répondent pas dans les salons de « Karine Redinger » mais « à bicyclette » comme avec Paulette.
Avoir un ré accroché à l’alizé, il me semble que ça pourrait faire un sacré concerto !
A si bientôt, très cher ami, de la fa son. Pardon, je résume, à très bientôt de façon musicale.
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Ton attachée de presse, fan jusqu’au boutisthme.
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Marie-Magdeleine Cyclopédie
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(1) Apostrophes et virgules.
(2) De clochers, de lunes, faisant référence à la première strophe du poème d’Alfred de Musset, ballade à la lune.
« 
C’était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i. »
(3) Hameçons : S’inspirer n’est pas copier, mais clairement je n’aurais pas eu l’idée de l’hameçon pour qualifier le point d’interrogation si carnetsparesseux ne l’avait utilisé pour la cédille.
(4) PACV : Premier artiste chanteur venu.
(5) Cherchez l’intrus. 😀
(6) Tous les titres des chansons de Laurent Voulzy utilisés sont entre guillemets et en rouge.
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Enluminure m

Une lettre enguirlandée

 

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