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Archive for the ‘Fer à repasser’ Category

C’est une barge plate, gonflée à la levure,
Qui remonte tranquille le courant de l’azur.
C’est une barge épique aussi plate que la lande,
Dans laquelle il se joue une étrange sarabande.
Sur les flancs de la berge des elfes dansent et rient,
En courant follement pour remonter les cris,
De la barge fantasque qui se joue des épis,
Et plonge doucement dans la vague surgie,
Du fond de la rivière où les diamants furtifs,
Roulent leurs cailloux d’ombre aux mille feux de lumière,
Au gré de l’onde claire des courants entrouverts,
Sur des poissons d’argent, de lune et de mystère.
La barge est sans manières et les berges sensibles,
Soufflent dans les roseaux d’où monte une musique,
Aussi frêle que ces âmes clefs des feintes vivantes,
Aux cyprès de l’ardeur que la prêle ou sa fleur,
Enchante chaque jour que lui offre le bonheur.
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barge dom camillo
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os-du-dodo
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Toute ressemblance avec un oiseau fréquentant l’agenda ironique ne serait que oiseuse spéculation.
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Le saviez-vous ?
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L’île Maurice détient la palme des ossements de l’oiseau rare disparu qu’est le raphus cucullatus, autrement connu sous le nom de dodo.
Cette palme vient d’un lieu mystérieux identifié comme la mare-aux-songes, tenez-vous bien, ce lieu prolifère d’ossements, et encore aujourd’hui, de nombreux chercheurs fouillent l’endroit jusqu’à l’acharnement absolu.
Considérée comme le charnier le plus désossé du monde, la mare n’a pas fini de dévoiler tout ses secrets.
Le dernier article paru sur le sujet vient d’être écrit par le dorénavant oisif mais célèbre PIN-Tade, Kalkal Aynoum de son prénom.
Il fait état d’une prolifération plus que suspecte d’os de grenouilles, de sauriens et de mi-gallinacées.
Intrigué par cette douteuse multiplication, Aymoun Kalkal Pin-Tade s’est mis en relation avec une confrère spécialiste de la multiplication des morcellements squelettiques en tout genre, l’immense Océane Degivifik, polonaise d’origine, auteur des « Morfondements de la haute équithité ». On se souviendra de la contestation massive qui fit fureur à l’époque, mais dont le mouvement finit par s’estomper dès lors même que fut reconnue l’époustouflante véracité de sa découverte, qui permis d’ouvrir tout un champ nouveau d’exploration en ce qui concerne la temporalité gauche des mammifères marins, particulièrement du dauphin hélicoïdal du Japon. Bref, là n’est pas notre propos.
Il est apparu, à la suite de leur réflexion commune, que ces restes étaient issus du restaurant qui jouxte le génome du troisième songe.
En longeant l’établissement, ils ont observé une intense activité mais absolument aucune trace permettant d’orienter la recherche sur l’origine des aliments transformés en cuisine.
Le plus stupéfiant de l’histoire fut lorsque le laboratoire remit son rapport à Aynoum.
Les ossements dataient tous de l’époque sumérienne, c’est-à-dire, de moins cinq mille trois cent trente ans en arrière.
Tenez-vous bien, l’entassement des os prit des proportions telles que la mare finit par se transformer en colline, puis en montagne. Sa hauteur à ce jour équivaut quasiment celle du toit du monde, l’Everest !
C’est Adam qui doit bien se tenir les côtes de rire, le bougre !
Vous me direz, 8850 mètres d’altitude, c’est un peu comme un troisième pôle, il en était donc poussé un quatrième.
Alors comment expliquer une poussée d’histoire aussi gigantesque sinon en mettant Dieu sur le coup.
Les articles sur le sujet succédèrent aux articles sur le dit même sujet, sans que d’explications rationnelles ne viennent éclairer la lanterne de la recherche, lorsque Kalkal Aynoum eut l’ingénieuse idée d’étudier la disposition de ces curieux ossements séculaires.
L’astucieux ajustement de ces restes gargantuesques se situaient dans la zone de hasard chaotique, celle où tout ordre se rétablit spontanément, faisant d’un ensemble hétéroclite une architecture harmonieuse et équilibrée.
Seulement voilà ! Haut lieu unique et isolé où gisent encore les dernières reliques de ce fameux dronte, celles-là même à l’origine de la recherche de Kalkal Aymoun, ne sont plus accessibles.
La seule solution qui pourrait venir à bout d’une telle épineuse situation serait d’aller creuser un tunnel sous la mare-aux-songes et de prendre le risque de l’effondrement du terrain avec écrasement des sous-sols, rendant tout accès aux vestiges impossible.
L’étayage adapté est à l’étude, et dans l’immédiat, les travaux tournent au ralenti en l’attente d’une solution, qui sait…
Jusqu’à la confrérie des chercheurs de mystères s’est prononcée en faveur, arguant du fait qu’il serait dommage de se priver de telles connaissances, tout ça à cause d’un foutu néo-ossuaire tumoral.
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Toujours en hommage à Pierre Desproges, né le 9 mai 1939, mort le 18 avril 1988, à l’âge de 49 ans.
C’est chez Valentyne que chacun ici peut s’y essayer.
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desproges-chroniques-poche
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Testons l’hibernation printanière de la quiche au poireaux
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Vous connaissez tous ici le principe des mathématiques statistiques appliquées.
En voici un exemple.
Quelque part, dans le monde, toutes les trois minutes une quiche aux poireaux meurt. Mais précise-t-on jamais combien il en naît ?
Avec l’accord du participe passé, nous avons fait une enquête menée par l’institut Français d’opinion publique.
Le complément d’objet direct est placé avant, ou après le verbe, et en fonction, Sophie cassera l’assiette.
Premier cas COD devant : L’assiette que Sophie a cassée était ancienne.
Seconde situation COD derrière : Cette assiette, Sophie l’a cassée hier.
Il suffit alors de remplacer l’assiette par la quiche aux poireaux et Sophie par Sosso.
Nous nous trouvons alors devant les deux affirmations suivantes :
La quiche aux poireaux que Sosso a cassée était ancienne.
Cette quiche aux poireaux, Sosso l’a cassée hier.
Ce qui fait en tout deux quiches, donc six minutes.
En 2017, les chiffres indiquent la naissance de 767000 tartes en France.
Imaginons qu’il y ait 50% de quiches nées, et que de ces 50% nous retenons 50% de quiches aux poireaux.
Cela fait en divisant 767000 par deux, 383500, puis encore divisé par deux 191750 quiches aux poireaux.
Dans une année, il y a 525600 minutes.
Il naît donc une quiche aux poireaux toutes les 2,74 minutes : 525600 divisé par 191750.
Raisonnons bien. Il naît plus de quiches aux poireaux qu’il n’en meurt !
Considérons que dans une année, il y a trois mois d’hibernation.
Soit 191750 divisé par 4 ce qui est égal à 47937,5.
Toujours autant que Sosso n’aura pas l’occasion de casser.
Autant dire que l’hibernation aura permis de sauver un nombre de quiches au poireaux égal au résultat de la petite opération que je vous propose de résoudre dans l’exercice suivant.
Sachant qu’une quiche aux poireaux meurt toutes les trois minutes dans le monde, combien de quiches aux poireaux Françaises nées dans l’année seront sauvées par une hibernation dont la durée est de trois mois ?
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Etonnant, non ?
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Je ne suis pas sûre…
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Desproges 2
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L’interview phare de deux stars de la plume, Cardamone Cyclopédie et Pléäde Pénélopédie

Sur une idée repiquée chez qui ? Encore lui ?
Nan, cette fois, on dira pas qui…
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paris-match-de-1967

PARIS MATCH de 1967

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Paris Match : Pourrait-on dire que vous avez conquis un public l’une grâce à l’image, l’autre grâce à la voix ?
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Cardamone : De qui parle-t-on ?
Pléïade : Les conquistadors seraient-ils ou ne seraient-ils pas ?
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Paris Match : Vous avez toujours l’habitude de répondre à une question par une autre réponse questionnée ?
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Cardamone : J’aime savoir exactement de quoi nous parlons, je suis une femme de précision, alors lorsque vous évoquez l’idée d’un public jusqu’ici ignoré de ma ligne comptable, je me permets d’envoyer du clair de l’une en illuminant la question.
Pléïade : Quant à l’image, vous savez bien qu’elle n’est que ce qu’elle veut bien être, et que conquérir en image une voix de l’être n’est jamais qu’une utopie bien sympathique, mais une utopie quand même, d’où l’image que j’adore tout particulièrement, je suis conquise j’t’adore.
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Conquistador
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Paris Match : Vous avez évoqué avec Juan Ponce de León la notion de pudeur. Comment préserver sa pudeur au sein d’une époque impudique ?
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Cardamone : La pudeur, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale !
Pléïade : Ce que ma sœur veut dire est en fait exactement le contraire, c’est à dire, que la pudeur, c’est comme la confiture, plus on en a, moins on l’étale.
Cardamone : Ce que ma sœur veut dire par là c’est que la pudeur, il s’agit d’abord d’en cueillir les fruits mûrs et à points, ensuite, les dénoyauter, les laisser macérer dans du sucre toute la nuit, puis faire cuire et mijoter longtemps jusqu’à épaississement et juste avant caramélisation.
La mise en pots se fait à chaud.
Pléïade : Aucun rapport avec le conquistador ?
Cardamone : C’est toi qui pose les questions, maintenant ?
Pléïade : Laissons Paris Match poser la suivante, tu as raison, ma sœur.
Cardamone : Mais à propos, qui est Paris Match ?
Pléïade : Oh, tu ne vas pas t’y mettre toi non plus !
Cardamone : Je me mets à ce que je veux, OK !
Paris Match : Bon, ça suffit maintenant ! Vous voulez déconquérir le public ou quoi ?
Cardamone : Ah, mais c’est vous le public ?
Pléïade : Pfff, c’qu’elle peut être bête parfois !
Cardamone : Je ne te permets pas, m’enfin, d’où tu viens pour me parler comme ça toi ?
Pléïade : De ventre de ma mère !
Cardamone : Je te signale que c’est la mienne aussi !
Pléïade : Et alors, on peut se tromper, non ?
Cardamone : Non, une mère ne se trompe jamais, compris !!!
Pléïade : Compris la frangine, mais baisse d’un ton, tu vas le réveiller.
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Les deux sœurs se tournent vers Paris Match qui ronfle dans un fauteuil les yeux grands ouverts.
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Paris Match : Qui a les yeux grands ouverts, est-ce le fauteuil ou bien est-ce moi ?
Cardamone : Mais enfin, allez vous nous dire qui êtes moi ?
Pléïade : Tu as entendu ce que tu viens de dire, Carda ?
Cardamone : Non mais je l’ai vu. Et puis si tu pouvais m’appeler par mon petit nom, franchement, Carda, Carda, comme si j’allais carder les chardons ensemble, tu n’arrêtes pas le progrès toi !
Pléïade : Tu préfères quoi ? Mone ?
Cardamone : Pour que je te lise ?
Paris Match : Alors les yeux, ils sont où ?
Cardamone : Pas dans ma poche, mon gros béta.
Pléïade : Ménage le, ma Mone sœur, il est encore un peu endormi !
Cardamone : Sous le coup, mouais !
Paris Match : Sous le coup de quoi mes bichettes ?
Pléäde : Bon, on va se calmer, là, parce-que sinon je ne réponds plus de rien, hein ?
Cardamone : Biche oh ma biche quand tu me regardes…
Pléïade : TA BOUCHE ! C’est lorsque tu soulignes, pour une femme précise, va falloir repasser !
Cardamone : Et aller, ça recommence !
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Paris Match : Vous avez compris qu’à l’impossible nul n’est tenu. Je vais donc mettre fin à cet interview faute d’avoir pu en placer une.
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Cardamone : Ingrat !
Pléïade : Toujours pareil, hein, la voix de l’image est muette ?
Cardamone : Et l’image de la voix invisible !
Pléïade : Vous ne vous en tirerez pas comme ça, comptez sur nous !

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Un œuf
Virgule,
Chaussé de bottes de sept lieux,
En parcourut sept
Point.
Arrivé là
Virgule,
Il souffrit d’ampoule,
Surtout du blanc,
Et instaura,
D’un commun accord avec ses pairs,
La paire de bottes,
De neuf lieux
Point.
Ce même œuf,
Chaussé de bottes,
De neuf lieux,
Cette fois,
N’eut plus d’ampoule,
Ne souffrit plus,
Mais en perdit la vue.
Un œuf,
Toujours le même,
Chaussé de bottes de neuf lieux,
et porteur de lunettes,
Rencontra un autre œuf,
Qui se fendit la coquille à sa vue.
Moralité
Deux points :
Tant va l’ampoule au blanc qu’à la fin l’œuf gai rit .

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L’A.I. voyage de blog en blog et ce, depuis trois ans.
Souhaitons lui un très bon anniversaire.

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Anniversaire trois ans
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Issu d’une idée impromptue chez différence propre, il ne faillit pas.
Il vient de passer février chez Max-Louis, que je salue au passage, et les votants ont décidé de me passer le relais, merci de ne pas vous lasser de mes bougonneries.
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Et puis trois ans, c’est jeune !
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Pourtant, il paraît qu’il y a un fer à repasser le temps qui déplie des bouts de temps cachés dans le tissu froissé. Qui déploie devrais-je dire, car il s’est passé quelque chose au repassage.
Mais quoi ?
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Vous allez nous en dire un peu plus, puisque vous allez rentrer en maison de retraite.
Vous auriez préféré un autre âge ?
Il faudra repasser alors !
Ben c’est trop c.. !
Car c’est bien un temps de maison de retraite qui s’est déplié et qui demande à se déployer.
En entrant dans cette maison de retraite, alors que tout semblait normal vu de l’extérieur, vous allez découvrir que rien n’est comme vous l’auriez supposé. Les pensionnaires, les locaux, le personnel soignant…
Tout est devenu étrange, surréaliste et décalé depuis que vous vivez à l’intérieur.
Et vous allez vivre des situations complètement « d’un autre monde ».
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L’agenda ironique de mars 2018 est heureux de vous laisser la parole.
A vous de jouer.
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Maison de retraite

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C’est une minute de vérité,
Qui se présente en buanderie,
Et se demande si elle est vraie.
Vous n’avez qu’à vous repassez,
Répond la repasseuse âgée.
La minute se repasse au fer,
Température un peu amère,
Ou température satinée ?
Pour une minute de vérité,
La question était trop osée.
Je repasserai,
Une fois posée,
La décision du bon degré.
Répondit la minute d’en vie.

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