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Archive for the ‘Fer à repasser’ Category

bibliotheque-vol-de-nuit.
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Une étagère bien remplie, voilà qui donne envie de s’y installer et de lire tous ces livres dont vous nous avez parlé.
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Les résultats sont arrivés,
l’agenda ironique de février 2017 vient de clôturer ses votes.
Il s’agissait d’écrire une critique littéraire d’un livre ayant réellement été écrit ou pas.
Le livre élu en tête de votes sélectionné par vos soins est :
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« Un livre qui vous veut du bien » de notre cher carnetsparesseux.
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Parce-que la critique ouvre le débat de l’orientation des choix littéraires, de l’influence que peuvent avoir les critiques sur le public, du peu de chances qu’il reste aux autres pour peu qu’ils ne rentrent pas dans le champ d’appréciation des critiques officiels, voilà de quoi faire réfléchir.
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Parce-que toute critique passe par le prisme de celui qui l’émet, et que bien évidemment, elle n’est de ce fait jamais totalement neutre et objective,
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carnetsparesseux décide à travers la sienne d’en faire état et de démontrer combien parfois elle s’avère dérisoire et excluante finalement.
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Merci aux électeurs d’avoir brillamment fait l’apologie de ce phénomène en élisant haut la main la critique de la critique avec ce texte.
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Jean Cottraux, dans son ouvrage « A chacun sa créativité », met très bien en lumière le mécanisme du succès d’un livre ou d’une œuvre d’art, qui survient dans un courant sociétal particulier, et explique pourquoi certains artistes n’ayant pas eu la reconnaissance de leur œuvre au moment de la création peuvent à titre posthume parfois être redécouverts et devenir des célébrités ensuite.
L’animateur élu pour l’agenda ironique de mars 2017 est :
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Ariel Littel.
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Qui nous a parlé de « Lecture du soir » de Julien Green.
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Bravo Ariel.
Je tiens à te dire aussi que si tu ne souhaites pas relever le défi de l’animation de mars,
monesille se propose de le faire, ayant un peu de temps à offrir à l’agenda.
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A vous de jouer, et merci pour vos nombreuses participations.

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lettre-vintage

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Madame Cyclopédie
22 rue du liber Floridus
1717 Alembert

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Le 30 décembre 2016
Alembert

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Monsieur Noël,
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Voilà, comme convenu, et suite à notre conversation téléphonique du 25 décembre courant, je vous écris pour vous demander une faveur. Nous avons en commun le goût des mots, et comme vous le savez, leur saveur est essentiellement reliée au fait que nous aimons jouer avec eux, nous jouer d’eux aussi, et surtout, jouer ensemble.
C’est pourquoi je vous propose de nous associer.
Je vous promets une coopération irréprochable pour les trier, les étriller, les caresser dans le sens du poil, et les parfumer de la saveur que vous voudrez. Nous disposons en rayons de piment de Vienne, de poivre du Bengale tigré, de curry persan et de mille et une herbes aromatiques aux fragrances rondes en bouche.
Je ne sais pas si les mots seront aussi curieux de vous que moi, mais je languis déjà de votre réponse.
Acceptez je vous en supplie, il y va de leur santé. C’est qu’il me semble que depuis quelque temps ils commencent à ternir. Ce serait tellement regrettable de les priver de vos lumières. Ils ne seraient plus si éclairants, vous savez.
Je n’ose imaginer ce qu’ils deviendront sans la fameuse Alice Wonder, face à la pile de mots qui continue de s’accumuler en vrac, dans le plus grand désordre. Pourquoi je cite cette grande dame de la littérature Spirouquoise ? Une étincelle croisée entre les mots mêlés, sans doute !
Car oui, les mots éclairent. Pas besoin d’éolienne pour produire l’énergie à leur lanterne, mais la radiation de votre vêtement rouge couplée à ou deux flocons serait la bienvenue.
Je me tiens à votre disposition pour notre future collaboration, si vous acceptez bien sûr. N’hésitez pas à me contacter sur la ligne Seyes téléphonique du 22 Alembert ou bien encore à l’adresse ci-dessus.

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Avec toute ma considération et en l’attente de votre réponse, cher Noël, soyez assuré de toute ma gratitude à votre égard.

Madame Cyclopédie

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machine-a-ecrire-underwood-n6

Machine à écrire Under Wood N°6

Passer le langage à la machine,
Celle à écrire,
Pour savoir si le sens qui l’anime,
Est solide,
Est-ce qu’on peut ravoir à l’imprimante,
La précision,
La portée d’une pensée transparente,
Le don,

Pour retrouver une verve d’accords,
De ces mots devenus fades,
Convient-il de faire certains efforts,
Acceptables ?

Passer le langage à la machine,
Celle à écrire,
Pour savoir si le sens qui l’anime,
Est solide,
Est-ce qu’on peut ravoir à l’imprimante,
La précision,
La portée d’une pensée transparente,
Le don,

Petit Robert ces mots que tu donnes,
S’oxydent-ils à l’usage ?
Ces bûcherons parfois qui tronçonnent,
Les clefs du déchiffrage.

Ecrire ! A la machine !!

Est-ce l’encre qui fait la misère,
Ou encore l’usage commun ?
L’amalgame d’une culture ordinaire,
Repris par tout un chacun ?

Passer le langage à la machine,
Celle à écrire,
Pour savoir si le sens qui l’anime,
Est solide,
Est-ce qu’on peut ravoir à l’imprimante,
La précision,
La portée d’une pensée transparente,
Le don,

Ecrire ! A la machine !!

Le langage est un ami mais aussi un traître, développons un peu l’idée, et découvrons tout un pan de recherche aussi phénoménal que surprenant.
C’est l’histoire d’un stylo plume qui demande à son propriétaire, prénommons le Jean-Pierre, au hasard, de le recharger en encre.
Extrait d’une autrum propositionnum : (En latin dans le texte)
– Hey, men ?
– Oui, quoi ? Tu veux quelque chose Mont Blanc ?
– Pfffttt ! Tu te moques de moi, JP, je suis tout juste un Caran d’Ache !
– Tiens donc, enlève tes bottes mon vieux, tu as les chevilles qui enflent !
– Oh, c’est bon, hein ! On ne va pas remettre cette discussion sur le tapis vert, ok !
– Toujours cette même tendance à vouloir avoir raison, hein ?
– Mais J’AI ! Raison.
– Mouais ! Tu veux quoi ?
– Pas la peine de maugréer, t’as même pas vu que je suis en panne ?
– ça m’fait des vacances…
– Ah ben merci !
– Et voilà, il boude.
– Non Môssieur, je ne boude pas ! J’exige !
– Et puis quoi encore, il ne manquerait plus que ça !
– J’ai des choses à dire, Môa, Môssieur !
– Bon, aller, sors là ta pastille ! Tu la veux de quelle couleur ta cartouche ?
– Bleu marine.

Et voilà, vous avez bien compris.
Les associations, les mots, les formules, l’idée qui vient en tête dans la majeure partie des cas à la lecture c’est quoi ? C’est Marine ! Et son parti d’extrême droite !
Et tout ce que ce parti véhicule avec lui !
Je ne vais pas en faire le détail ici, là n’est pas le sujet justement.
Mais la question qui vient ensuite est : Qu’est devenue l’idée première, la simple couleur, qui permettrait à ce brave stylo plume de reprendre en toute quiétude son écriture sans se retrouver catalogué de lePéniste ou un truc du même genre ?
Et bien elle est tout bonnement écartée, dégradée, elle a été pratiquement effacée devant le signifié qui s’est collé sur le signifiant.
Ainsi se complexifie le langage en se chargeant ainsi de représentations associées, un peu comme une voiture de jeunes mariés traînant les casseroles de la fête. Et ça fait du boucan !
Cela finit même par constituer des strates, un peu comme les alluvions du Rhône dans lesquelles Monsieur Luc Long a repêché le buste de César en personne.
C’est dire !
Existe-t-il des archéologues du langage pour restituer ses couleurs d’origines ?
Vous voyez bien comment l’invisible peut être sous nos yeux et que nous ne le voyons pas toujours bien clairement ?
La dictature de la formule est une torture pour le sens, apprenons à en jouer pour le déjouer !
Apprenons à écrire à la machine.

Signé : Le stylo plume
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machine-a-ecrire-1

Machine à écrire Eche Velée un peu plus d’origine


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