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Archive for the ‘Inclassable’ Category

Aller, tiens, une petite divagation du matin.
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moineau_et_cerises___estampe_-chadel_jules_clafouti céleste et jumeleine
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L’acajou divagador
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J’ai relu
Mépatou
Et partout par contre
Le culinaire vocabulé
Du vocabulaire cuisiné
Exhale un parfum d’encrier
Dans la craie de mon tableau fou
Et l’encre collée au papier
Sur la peinture où crisse la craie
Tente bien de déshabiller
Le vocabulaire cuisiné
Sous la purée des mots cajous
Ceux à la noix touchent la joue
Du cœur de l’ambre d’avant-goût
Il s’impose à moi l’avant-goût
Prémice d’une syntaxe ordonnée
Sur l’abscisse de la volonté.
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Ecrit pour ne pas oublier d’aller voter l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux.

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Non,les silences du samedi saint jardinier de Dieu-mind
Cet espace n’est pas mort.
Il bruisse doucement.
Il émet et se tait, il étreint le silence,
Et dans son doux rayon sa lumière de tendresse,
Dépose en mon âme un parfum de sagesse,
Qui enivre mon cœur et suspend l’allégresse,
Au dessus du grand vide,
Qui descend, insondable,
Au cœur de mes ténèbres,
A tourner mon regard,
Bien plus loin que l’ivresse.
Non,
Cet espace n’est pas mort,
Il ressemble à l’aurore qui se lève doucement,
Dans le cœur généreux du monde des enfants,
Où se tient une porte au parfum de mystère.
Il se hisse,
Sur la pointe des jeux dans un souffle d’hiver,
Pour mieux laisser ensuite s’exprimer la lumière.
Et sa graine lentement hausse à l’abri d’hier,
Les deux pôles de demain, les silences de naguère.

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Corbeau parapluie et

Don’t worry about what i’m doing, worry about why you’re worried about what i’m doing.

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Ce mois-ci, il s’agit de tordre le fil de la corde pour sauver sa peau.
Et ça se passe chez André, qui, après l’oubli, va s’en balancer ensuite sur son hamac bleu, mais avant ça, nous propose d’écrire pour l’agenda ironique d’août, ici, césonmondeblog.
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Alpha n’est ni un animal, ni une machine, ni quoique ce soit d’autre qui puisse détenir un dos aussi surprenant.
Alpha, c’est La première lettre de l’alphabet !
Celle que tout le monde cherche, celle que personne ne trouve.
Et pour cause, vous allez comprendre pourquoi lorsque vous aurez lu ce récit de voyage à dos d’Alpha.
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Il y a bien longtemps se lamentait une merveilleuse princesse enfermée en haut d’une tour inaccessible sauf pour les corbeaux. L’un d’eux, touché de tant de chagrin, et comprenant que nul miracle ne rendrait la liberté à cette jolie princesse, lui proposa un jeu.
Il lui rapporterait des objets de toutes sortes qu’elle disposerait artistiquement autour d’elle et dont elle ferait une œuvre d’art.
La princesse, toute excitée, accepta volontiers, et chaque jour que le soleil offrait à leur vie, le corbeau apportait son présent.
Le premier fut un mois de février complet.
La princesse, en le dépliant, se prit à pleurer de plus belle.
– Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse avec un mois pareil, tu ne vois donc pas qu’il manque des jours ?
Le corbeau, de tout heureux et réjouis qu’il était d’avoir rapporté son premier présent fut fort déçu, mais comme il était courageux, il ne dit rien et le lendemain, il apporta à la princesse une année civile entière, grand sourire au bec.
La princesse, dépliant toute l’année sur le mur arrondi de la tour se prit à pleurer de plus belle.
– Mais l’année est complète, se défendit-il. Il ne manque pas un seul jour.
La princesse larmoyante, se moucha bruyamment.
– Regarde, corbeau, il reste droit ce calendrier, il ne s’adapte pas à mon mur circulaire, je vais perdre de l’espace, il m’en reste déjà si peu.
Le corbeau étonné réfléchit et le lendemain, il revint avec dans son bec une perle de sirop Wilhelm Eduard Weber.

– Pose la sur ta langue, dit-il à la princesse. C’est magnétique et ça va changer ta vie.
Ce qu’elle fit. Et là, elle se mit à rire.
– C’est ça ton effet magnétique, corbeau ? Je dois te dire que c’est d’un goût absolument suave mais je te ferais remarquer que je suis toujours enfermée dans ma tour.
Le corbeau, qui avait plus d’un tour dans son sac, croassa un grelot de travers en toussotant discrètement pour ne pas paraître trop satisfait et s’envola à tire d’ailes jusqu’au lendemain.
Le lendemain, il rapporta l’insight.
– Tiens, quel est donc cet objet étonnant demanda la princesse au corbeau ?
– Je te laisse deviner, jolie princesse. Tu en feras ce qui te plaît, suspens-le à tes oreilles comme le font les étoiles de mer ou encore à tes yeux comme le font les aurores boréales, je suis sûr que tu sauras trouver l’accord le plus adéquat à ton utilisation, je te fais confiance pour ça.
La princesse semblait songeuse, mais pris l’insigth dans sa main et regardant l’oiseau droit dans les yeux le remercia car l’originalité de ce présent l’émerveillait littéralement.
Le corbeau repartit de plus belle à la recherche du présent suivant.
N’ayant pas grande inspiration, il se posa sur la branche d’un olivier millénaire et fermant les yeux, s’endormit d’un trait. Le lendemain, un souffle musical doux vint le tirer de ses rêves.
C’était un accordéoniste qui, en route pour la foire annuelle régionale, s’était assis au pied de l’arbre et se délassait en jouant quelques notes au hasard.
Le corbeau se pencha vers lui et engagea la conversation.
– Voyez-vous, monsieur, je ne connais pas votre nom, mais je ne sais pas ce que vous en pensez, j’aimerais que vous veniez avec moi pour offrir un joli morceau de musique à une également aussi jolie princesse enfermée dans une tour et qui se lamentait d’être bien seule et prisonnière avant que je ne décide de lui offrir quelques instants de liberté comme celui que je vous demande maintenant.
– Tu peux m’appeler par mon prénom, corbeau. Je m’appelle Roméo.
– Très bien Roméo. Alors, c’est oui ?
– C’est oui !
Et ils se dirigèrent vers la tour où la princesse faisait des vocalises.
– Mais elle chante ? Demanda Roméo.
– Je ne le savais pas non plus, répondit corbeau. Sans doute l’effet insight, je ne vois rien d’autre.
Alors s’adossant au mur de la tour, Roméo se mit à jouer de l’accordéon.
La princesse s’arrêta immédiatement de chanter et se pencha du haut de la tour pour voir ce qui se passait en bas. Voyant l’accordéoniste et le corbeau, elle comprit bien vite de quoi il retournait et accompagna les notes de sa voix la plus mélodieuse.
Corbeau, très satisfait de lui se frottait les rémiges en applaudissant intérieurement la prouesse musicale de ces deux là.
La princesse n’avait jamais été aussi rayonnante.
Et cela rendait corbeau heureux.
L’accordéoniste, ayant terminé de jouer son plus beau morceau, se leva et reprit la direction de la foire, où un public l’attendait déjà. C’est qu’il était renommé dans la région, et jamais avare de nouvelles créations.
Le lendemain était un jour de pluie. Pour voler, en tant que corbeau, conte de fée ou pas, cela rendait l’opération délicate. Un coup d’aile sur une goutte par trop glissante, et c’était la chute. Mais corbeau devait à tout prix apporter le cadeau du jour à la jolie princesse. Alors il eut une idée de génie. Il inventa le parapluie.
La princesse était très occupée. Les jours de pluie, elle faisait les vitres. Juchée sur son escabeau, elle frottait le haut de la baie vitrée lorsque corbeau arriva.
Il ne vit pas la vitre fraîchement lavée et s’écrasa dessus en glissant lamentablement le long de la baie vitrée, puis le long du mur arrondi jusqu’à aller s’écraser mollement au sol.
Car heureusement, dans sa chute, le parapluie ouvert avait amorti sa réception à terre.
La princesse, penchée à la baie, chiffon à la main, s’inquiétait pour le corbeau.
– Hé ho ? Du corbeau ? Dois-je appeler les secours ?
Le corbeau, un peu sonné tout de même, ne répondit pas tout de suite.
Affolée, la princesse secouait dans tout les sens son torchon en hurlant à qui voulait bien l’entendre qu’il y avait un blessé au pied de la tour.
– Pas la peine de faire tant de bruit, princesse ! Il en faudra un peu plus pour m’enterrer ! Mais qu’est-ce que c’est cette manie de faire les vitres les jours de pluie maintenant ? Plus moyen de savoir si la fenêtre est ouverte ou fermée, vraiment, princesse, avertissez-moi la prochaine fois.
– Oh ! Corbeau, comme je suis contente de t’entendre ! J’ai eu si peur !
La princesse perchée en haut de la tour, penchée à la fenêtre, glissa malencontreusement sur l’escabeau mouillé par la pluie et… Bascula !
En une seconde voire moins, le corbeau comprit que la princesse allait rejoindre la mort s’il n’intervenait pas rapidement.
Il s’élança vers elle avec le parapluie grand ouvert et, invoquant tous les anges du paradis, il attrapa la princesse par les cheveux et ralentit la descente jusqu’en bas.
– Whouah ! Corbeau, où donc as-tu appris à faire des sauvetages improbables ? S’écria la princesse en se relevant, indemne.
– Le hasard, jolie Vancouver, le hasard ! Répondit le corbeau.
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Voilà, cette histoire est finie, ou bien ne fait-elle que commencer, qui sait ?
Vous allez me dire, et l’alpha dans tout ça ?
Je vous laisse le chercher.
Même pas besoin de tordre le fil de la corde dans l’histoire, pas de corde, pas de corde !
Vous connaissez l’histoire du bol ?
Non ?
C’est pas d’bol !
Vous connaissez l’histoire de la peau ?
Non plus ?
C’est pas d’pot ?
Vous connaissez…
Non ?

Car oui, toi qui lit cette histoire à tomber des tours, toi qui pâlis au nom de Vancouver, toi qui cherche l’alpha là où il n’est pas, et bien oui, toi, que sais-tu donc des transports à dos d’alpha ?
Alors puisque je pense que tu en sais sans doute quelque chose, vient m’en dire un peu, je t’en conterai encore quelques uns…
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carte-du-ciel-constellation du cygne
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Changer le monde
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Il y a un petit jeu chez La Licorne qui consiste à changer le monde par transmutation.
Je me suis embarquée à dos de ce phénomène et voilà où j’ai Galatéri.
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http://filigrane1234.blogspot.fr/2018/05/jeu-36-changer-le-monde.html

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Monde – fonde – fonce – ponce – pince – pinte – tinte – tente – teste – peste – piste – pisse – passe – masse – messe – fesse – cesse – casse – caste – casée – rasée – rusée – musée – fusée – fumée – futée – butée – saut de puce – basée – basse – lasse – lisse – hisse – saut de géant – monde pluriel.
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En parcourant le monde,
il se peut que ton temps fonde
comme neige au soleil pour peu que sa machine fonce
droit dans le mur. Si le mur est en pierre ponce,
il adoucira les mœurs. Tu en serreras la pince
à l’architecte et boiras une pinte
à sa santé. Mais si l’horloge tinte
à ce moment là, ne tente
pas de forcer le passage. L’âme se teste
du bout des maux par voie de l’indicible, ne peste
pas contre elle car il suffit de la suivre comme une piste
où même la pluie pisse
et passe
telle la masse
informe que tu étais avant de t’y frotter. Ecoute le vent faire sa messe
haute, au-dessus de la montagne posée sur une fesse
et pourtant sans cesse en entrain d’avancer. Dans cette direction pas de casse,
et encore moins de caste.
L’idée de sa direction est casée
entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore. L’heure rasée
par la montre rusée
n’ira pas s’exposer au musée
du temps passé. Si tu fais preuve d’endurance dans tes projets et de détermination dans tes choix, tu finiras par embarquer sur la fusée
de réalisation de ta légende personnelle. C’est un monde qui ne partira pas en fumée.
Il est écrit sur la ligne de cette embarcation futée
que le point qui relie à la butée,
est celui où l’ancre est basée,
à marée basse,

quand de guerre lasse
sur une eau lisse,
le cœur se hisse
Dans d’autres mondes.
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En voici un par exemple qu’un voyageur nous conta un soir au coin du feu durant une longue soirée d’hiver. Il avait fait le tour du monde, écoutez ce qu’il en raconte :
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L’histoire du monde
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Voici l’histoire du monde.
Où il suffit qu’un oiseau ponde,
Pour que ses œufs dessinent une ronde,
Autour du jour et de la nuit.
Il a suffit qu’un oiseau ponde,
Des œufs brillants et lumineux,

Pour que la voûte en voie lactée,
Traverse le ciel illustré,
Des transports de l’humanité.
Un jour vient la curiosité,
Des grands espaces à explorer.
Une grande ourse qui joue de la lyre,
Dans la constellation du chien,
Vit passer une grande fusée,
En direction de Cassiopée.
Un dragon monté sur une flèche,
Suivait un phénix de très près.
Un poisson filait une boussole,
Et le cocher sur la licorne,
Tentait d’imiter une colombe,
Posée sur le nez d’une girafe.
Persée passa près du panier,
Et ramassa tout l’illustré,
Pour faire l’omelette du déjeuner.
Il a suffit qu’une voie lactée,
Dans la grande nuit fasse rêver,
Pour que l’oiseau vint à chanter,
Au cœur de notre humanité.
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Planisphæri_cœleste
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Le cyclopède

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Valentyne nous propose d’écrire un hommage à Pierre Desproges.
Ici
Et là
Après avoir tourné l’idée plaisante dans tous les sens, je me suis dit que partir d’une expression française pourrait faire venir l’inspiration.
Alors je me suis amusée.
J’ai commencé en ajustant à la suite les unes des autres les expressions trouvées sur cette liste :
http://www.expressio.fr/toutes_les_expressions.php
Ensuite j’ai bricolé l’une d’entre elles pour monter une histoire en bec d’épingle à la Desproges.
Mais « ça », se sera pour l’article suivant « suivez le fil ».

Citations de Pierre Desproges: 

« Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d’une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffonneux de ses fantasmes étriqués, et cela, jusqu’au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ?
Je t’en prie, ma femme, ma sœur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur. »

« Moi, j’ai pas de cancer, j’en aurai jamais je suis contre. »

« La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute… »


http://orel-mirabel.over-blog.com/article-24886821.html

Et pour reprendre sur les notes de l’ïle aux enfants :

Voici venu le temps de Pierre Cyclopède,
Dans cette minute où Desproges est dans l’air,
C’est un instant joyeux même quand c’est sérieux,
Pourquoi être cons quand on peut être bons.
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La bigresse !
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C’est à tirer le diable par la queue les doigts dans le nez qu’elle prend son pied en tout bien tout honneur, cette cucul la praline qui tombe des nues au diable Vauvert par un froid de canard à pisser dans un violon.
Un de ces quatre, elle ira toucher du bois à vau-l’eau en baillant aux corneilles par monts et par vaux, telle une cour des miracles qui poserait un lapin à la mords-moi le nœud et tomberait dans les pommes du bon entendeur salut, peigneur de girafe au taquet, fleur bleue au cœur d’artichaut, dont la tête de linotte soupe-au-lait voit midi à sa porte.
Allez sucrer les fraises à vos souhaits, ou tremper votre biscuit dans la bave du crapaud qui n’atteint pas la blanche colombe, l’habit ne fait pas le moine et la grenouille de bénitier veut le beurre et l’argent du beurre. Bon vent pour celui qui prendrait ses vessies pour des lanternes. Ce n’est pas être sorti de l’auberge comme de la cuisse de Jupiter que d’avoir le cul bordé de nouilles, ni être le dindon de la farce d’un enfer pavé de bonnes intentions que d’être mal en point à la bonne franquette. Ce qui pend au nez reste sur l’estomac, ou au ras des pâquerettes, à point nommé.
Du même tonneau sage comme une image, être rond comme une levée de bouclier, c’est pas l’Pérou. Un ange passe et ça se corse. Autant que faire se peut, l’œil de Moscou s’en paye une bonne tranche en coupant la poire en deux, nul n’est prophète en son pays ! Risquer sa peau pour faire passer un chameau par le chas d’une aiguille fera les gorges chaudes des bêtes à manger du foin. Tirer par les cheveux la part du lion, c’est la loi de la jungle. Un vieux de la vieille y perdrait sa face, l’erreur est humaine. Mais si, pour une bouchée de pain, peu te chaut, la politique de l’autruche ne lésinera pas sur les moyens en s’en moquant comme de colin-tampon. Elle ira monter le bourrichon à bouche que veux-tu au coup de Trafalgar en allant faire le coup du père François au cadet de ses soucis et en s’attirant* les foudres du tir à boulets rouges. Par acquit de conscience, un remède de bonne femme prendra le taureau par les cornes et mettra les pieds dans le plat en grande pompe dans l’assiette au beurre où Dieu reconnaîtra les siens.

* Relatif au verbe satyrer où ça tirait,
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Desproges cyclopede-farfeluesque-

Pierre comme on l’aime.


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C’est un galet suspendu au plafond du silence,
Qui se balance, qui se balance,
Qui se balance à la suspension.
Le point de suspension du plafond du silence,
Tient dans une main,
Alors que le galet,
Qui se balance, qui se balance,
Ne tient même pas la place du point,
Du point du point de suspension.
C’est un galet suspendu au plafond du silence,
Qui ne tient pas la place du point,
Mais détient la clef de silence,
Sous la balance, sous la balance,
Et la balance est une cadence,
Qui flirterait avec le temps,
Le temps de saisir en silence,
La clef cachée sous le galet.

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L’interview phare de deux stars de la plume, Cardamone Cyclopédie et Pléäde Pénélopédie

Sur une idée repiquée chez qui ? Encore lui ?
Nan, cette fois, on dira pas qui…
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PARIS MATCH de 1967

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Paris Match : Pourrait-on dire que vous avez conquis un public l’une grâce à l’image, l’autre grâce à la voix ?
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Cardamone : De qui parle-t-on ?
Pléïade : Les conquistadors seraient-ils ou ne seraient-ils pas ?
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Paris Match : Vous avez toujours l’habitude de répondre à une question par une autre réponse questionnée ?
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Cardamone : J’aime savoir exactement de quoi nous parlons, je suis une femme de précision, alors lorsque vous évoquez l’idée d’un public jusqu’ici ignoré de ma ligne comptable, je me permets d’envoyer du clair de l’une en illuminant la question.
Pléïade : Quant à l’image, vous savez bien qu’elle n’est que ce qu’elle veut bien être, et que conquérir en image une voix de l’être n’est jamais qu’une utopie bien sympathique, mais une utopie quand même, d’où l’image que j’adore tout particulièrement, je suis conquise j’t’adore.
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Conquistador
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Paris Match : Vous avez évoqué avec Juan Ponce de León la notion de pudeur. Comment préserver sa pudeur au sein d’une époque impudique ?
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Cardamone : La pudeur, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale !
Pléïade : Ce que ma sœur veut dire est en fait exactement le contraire, c’est à dire, que la pudeur, c’est comme la confiture, plus on en a, moins on l’étale.
Cardamone : Ce que ma sœur veut dire par là c’est que la pudeur, il s’agit d’abord d’en cueillir les fruits mûrs et à points, ensuite, les dénoyauter, les laisser macérer dans du sucre toute la nuit, puis faire cuire et mijoter longtemps jusqu’à épaississement et juste avant caramélisation.
La mise en pots se fait à chaud.
Pléïade : Aucun rapport avec le conquistador ?
Cardamone : C’est toi qui pose les questions, maintenant ?
Pléïade : Laissons Paris Match poser la suivante, tu as raison, ma sœur.
Cardamone : Mais à propos, qui est Paris Match ?
Pléïade : Oh, tu ne vas pas t’y mettre toi non plus !
Cardamone : Je me mets à ce que je veux, OK !
Paris Match : Bon, ça suffit maintenant ! Vous voulez déconquérir le public ou quoi ?
Cardamone : Ah, mais c’est vous le public ?
Pléïade : Pfff, c’qu’elle peut être bête parfois !
Cardamone : Je ne te permets pas, m’enfin, d’où tu viens pour me parler comme ça toi ?
Pléïade : De ventre de ma mère !
Cardamone : Je te signale que c’est la mienne aussi !
Pléïade : Et alors, on peut se tromper, non ?
Cardamone : Non, une mère ne se trompe jamais, compris !!!
Pléïade : Compris la frangine, mais baisse d’un ton, tu vas le réveiller.
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Les deux sœurs se tournent vers Paris Match qui ronfle dans un fauteuil les yeux grands ouverts.
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Paris Match : Qui a les yeux grands ouverts, est-ce le fauteuil ou bien est-ce moi ?
Cardamone : Mais enfin, allez vous nous dire qui êtes moi ?
Pléïade : Tu as entendu ce que tu viens de dire, Carda ?
Cardamone : Non mais je l’ai vu. Et puis si tu pouvais m’appeler par mon petit nom, franchement, Carda, Carda, comme si j’allais carder les chardons ensemble, tu n’arrêtes pas le progrès toi !
Pléïade : Tu préfères quoi ? Mone ?
Cardamone : Pour que je te lise ?
Paris Match : Alors les yeux, ils sont où ?
Cardamone : Pas dans ma poche, mon gros béta.
Pléïade : Ménage le, ma Mone sœur, il est encore un peu endormi !
Cardamone : Sous le coup, mouais !
Paris Match : Sous le coup de quoi mes bichettes ?
Pléäde : Bon, on va se calmer, là, parce-que sinon je ne réponds plus de rien, hein ?
Cardamone : Biche oh ma biche quand tu me regardes…
Pléïade : TA BOUCHE ! C’est lorsque tu soulignes, pour une femme précise, va falloir repasser !
Cardamone : Et aller, ça recommence !
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Paris Match : Vous avez compris qu’à l’impossible nul n’est tenu. Je vais donc mettre fin à cet interview faute d’avoir pu en placer une.
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Cardamone : Ingrat !
Pléïade : Toujours pareil, hein, la voix de l’image est muette ?
Cardamone : Et l’image de la voix invisible !
Pléïade : Vous ne vous en tirerez pas comme ça, comptez sur nous !

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