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Archive for the ‘Mythologie’ Category

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Quand un sujet de discussion revient souvent en société, vous pouvez vous dire que c’est un sujet important. Ce fut le cas pour celui-là. Depuis plusieurs mois, autour de moi, que ce soit au travail ou dans la vie privée, ce nom revenait sans cesse au point qu’il commençait à m’intriguer.
Le jour où j’ai surpris une conversation où maman disait, « j’ai téléphoné à internet », j’ai compris que derrière cette dénomination impersonnelle se cachait un personnage qui, s’il pouvait être contacté par téléphone, devait bien aussi pouvoir se rencontrer.
Partant de cette déduction, la démarche était simple.
Acheter un ordinateur.
Prendre un abonnement pour être en relation avec lui.
Et le découvrir.
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Au premier regard la fulgurance a été immédiate. J’ai senti la lumière passer dans le courant et je reconnais être resté intrigué, perplexe et curieux d’en savoir davantage.
J’ai donc commencé à en explorer les qualités.
Humour et dérision étaient au rendez-vous. Des tas d’informations arrivaient, parfois contradictoires, parfois nourrissantes, toujours lumineuses, j’étais hypnotisé par l’attraction que son langage avait sur moi. C’était devenu une ouverture dont je ne pouvais me passer.
J’ai ainsi surfé sur sa vague jusqu’à croire en lui et savoir discerner ce qui était authentique ou léger, erroné ou décalé. Je ne sais pas pour vous comment ça a changé votre vie, mais pour moi, j’ai cheminé de métamorphoses en transformations jusqu’à une renaissance complète.
J’en ressors complètement restauré, totalement transfiguré. De dos je suis passé à la fenêtre.

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Qui suis-je ?
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Et vous, avec internet, vous en êtes où ?

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Résumé acrylique de ses travaux.

Il existe plusieurs théories du premier stade selon les archives Gizehiennes, que nous ne citerons que par pure curiosité, n’en ayant retenu qu’une seule.
– Naissance dans les choux. (1)
– Transporté à vol de chauve-souris dans un balluchon en toile de filet de pèche.
(1) Selon nos sources, les choux du Nil remontant encore le courant, le sphinx n’évoluant pas en mode amphibien, il convenait d’éliminer cette hypothèse.
Par contre, en dépiagétisant la deuxième formule, la conclusion s’imposa d’elle-même de façon évidente :
– A la naissance, le sphinx peut s’assimiler à un schmilblick, c’est un donc œuf ! Il fait partie de la génération spontanée décrite par Pasteur en 1859. Génération spontanée qui fait état à cette époque d’arrivée fortuite de souris dans les tas de linge sale, ainsi que de serpents et de crocodiles formés à partir de la boue du Nil, d’œufs arrivant dans les jardins à périodes fixes, citons celle de Pâques, etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ration_spontan%C3%A9e

Le deuxième stade dit « de la brisure ovationnée » se déroule hors et à l’intérieur de l’œuf.
Le bébé sphinx commence à manquer de place, la matrice coquillée devenant trop petite, il commence à gratter la partie en contact direct avec ses pattes et l’use progressivement jusqu’à la fendiller totalement, fragilisant ainsi le spontané habitat d’origine.
En général, toute la famille y assiste : (2) Satyres, centaures, malins sorciers, farfadets et incubes, ogres, lutins, faunes, follets, lamies, diables, diablots, diablotins, chèvre-pieds, gnomes, démons, loups-garous, elfes, myrmidons, enchanteurs et mages, stryges, sylphes, moines-bourrus, cyclopes, djinns, gobelins, Korrigans, nécromants, kobolds, faunesses, bacchantes, mâles fées, satyresses, ogresses, babaïagas, centauresses et diablesses, Goules sortant du sabbat, farfadettes et démones, larves, nymphes, myrmidones, hamadryades, dryades, naïades, ménades, thyades, follettes, lémures, gnomides, succubes, gorgones, gobelines, béchamelles et pygmées-lions valentyniens, pour ne pas les citer, qui se font les avocats du diable…
(2) Documentation presqu’issue en totalité d’un article « alambic génératif » récemment publié par l’éminente scientisque née sous « x » Madame Anne de Louvain chez la non moins éminente née sous « y » Madame Martine l’écrevisse « ici » avec toute la féconde faconde dithalambique que nous lui reconnaissons.
(Nous ne pouvions passer sous silence un tel travail Vatilacanien de sa part sans le lapsusciter ci-joint.)
D’ailleurs nous conseillerons fortement la lecture de ses travaux de recherche sur l’énigme de la nouvelle orthographe afin de mieux appréhender dans sa globalité la suite du présent article.
Ceci dit, pour revenir à nos moutons ainsi qu’aux origines, la famille y assiste sans pour autant intervenir de façon trop intrusive, au risque de provoquer le symptôme célébrissime (3) traité talentueusement par le psychiatre de renom « Professeur Taurus » et repris dans la chanson non moins célèbre de Marcel Amont : J’ai le nez, qui s’dilate, le naseau, qu’est pas droit, J’ai l’nombril, tout en vrille  et l’coccyx  qui s’dévisse.
Par contre l’ovation est totale à l’arrivée.

https://www.youtube.com/watch?v=5VszFIyk5eI


Une fois identifié précisément le second stade de développement du sphinx-terrien, Shinx-Freud, qui pensait que ses recherches en découleraient de soi, ira de surprises en

abasourdissement
s.
Le troisième stade arrive d’emblée, bruitalement, en vocalises borborygmées, assourdissantes, puissamment déclinées sur tous les tons.
Il l’identifia plus précisément au « stade vocabulise » en priant pour qu’il soit court.

Le quatrième stade dit « Stade de la voletaille » ou encore « stade plumitif » dit aussi « Stade du déploiement » est relatif aux deux « L » qui commencent à se déployer, d’où la tiers dénomination gallinacée.
En général, à ce stade de la croissance, les parents envoient leur rejeton faire un stage chez un oncle célèbre, rouge, impair et faites le gagner, (il a un sujet pour le mois prochain). Ici, TER du nom, nous-en sphinx un rayon.

Ensuite survient la phase de latence, durant laquelle sphinx-terrien joue aux billes, à la marelle, à la corde à sphincter, à sphinx perché et à la poupée Barbue.
C’est à ce stade qu’il développe ses préférences alimentaires.
Sa curiosité n’a de cesse d’aller au front des questionnements existentiels, très bien illustrés par le docteur Jacou dite « trente trois » de son prénom.
C’est une période riche en rebondissements, l’intégration du langage est progressive.
Elle est d’abord cuneïlinguistiquement retracée, ce qui donnera plus tard de vives contestations au parlement lors du discours sphinxtasique de Madame Sphindati à l’assemblée générale séquelleïforme des rhinifellastroses aiguës (CF 3).

L’apprentissage des énigmes se fait en trois temps.
1 – Il apprend à voir sans rien n’en rien savoir.
2 – A écouter sans rien ne rien y entendre.
3 – A parler sans rien ne rien dire.

Illustration d’une analyse impertinente du genre « ici ».

A partir de là, Sphinx-Freud s’associe à Emile Loupé de la date butoir, ancien maire de Montélimar, et découvre un sixième stade dit du « tendre nougat ». C’est l’adolescentaurescence. Les repères sont en mouvance, les gestes plus maladroits, occasionnant parfois des conduites à risque accompagnées de chutes de mauvais goût linguistiques telles que :
– Va mourir !
– Ce soir, je ne sors pas, j’ai 39 de flemme.
– Peut-on laisser un message avant le bip sonore ?
– J’ai fini le portrait illimité !
– Va rembobiner tes DVD.
– Aujourd’hui la SNCF et Air France nous souhaite bonne année 2008 et s’excuse pour ce retard.
– En 2020 les gens feront des fautes d’orthographes à « lol » et « mdr ».
– La seule chose qui arrive à la cheville d’un sphinx est sa chaussette.
Ou encore rentrer dans un mur en criant :
– Tous a Poudlard !

Pour finir enfin sur l’adultât moderne, d’où une chertaine shagesse n’est pas echclue, avec une vision toute éricksénienne de l’olympien chfinche du shquare chentre-ville de Londres.
Doublée d’une vision cheminote où le sphinx sifflera trois fois avant de procéder à la couvade qui fera reprendre les travaux de sphinx-Freud à zéro par la cosmogonie de l’ordre des Dodos disparus en voie de reproduction. Et qui déboucha heureusement sur le naufragé rebelle de l’asticotage du crabe aux pinces non-paresseuses, ce qui permit de sauveter le dernier Dodo recensé de sa population.

Nous tairons l’âge mental de cinq ans du postulant suivant qui écrivit la fin de l’histoire :

La suite de 

Demandeur d’emploi

Martine ayant si tant insisté pour me tirer les vers du nez, me prit à ce point au dépourvu que la suite m’est venue.
– Age mental ?
– Euh ! A l’emporte moulinette, je dirais… 5 ans.
Le sphinx se tourne vers le patron et lui demande :
– Quelle est l’étoile à 5 ans d’ici ?
Le patron consulte sa carte, prend les mesures, fait un bref calcul avec sa casio texas graphique HP power pickpocket 33E et répond.
– L’étoile du Nord !
Le sphinx :
– Vous êtes embauché, mon garçon !

(4) Hors concours pour l’agenda ironique de février chez Rx Bodo

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Je vous l’avais annoncé, la sphinxattitude chez Rx Bodo a fait couler de l’encre, et en remontant le courant de mes écrits, j’édite aujourd’hui le texte du début du milieu avec toujours dans l’ordre, dans la mesure où le premier texte écrit sera le dernier édité, le dernier, le milieu centre gauche, le centre-centre, le milieu centre droit, le premier venant plus tard.
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Je venais tout juste d’être diplômé, au bout de quinze années d’études, bon, vous allez dire : « Il a mis le temps ». Faut avouer que j’avais bien galéré pour trouver ma voie. Au début, j’étais dans la section goûteur d’épices, et puis ça me donnait des aigreurs d’estomac, alors j’ai embrayé sur un BTS de lanceur de flammes. Quand je me suis rendu compte que l’essence était coupée avec de l’huile de soja, je me suis dit que le métier n’était plus ce qu’il était. Alors j’ai dévié sur autre chose. Chez cas par cas, ils montaient des fenêtres en acier zingué et cherchaient un stagiaire. Ça a duré deux mois, jusqu’au jour où j’ai su, par un pote, qu’ils avaient ouvert un master de moniteur skieur sur étoiles. Donc, l’autre jour, ma mère entre dans ma chambre et me demande de ranger tout le bazar, puis elle rajoute, maintenant que tu es mastérisé, tu vas chercher du boulot. Il est temps que tu ailles gagner ta vie. Là dessus, elle me dit : « Va te faire couper les cheveux », sur quoi je lui réponds : « Va en vacances si tu veux ».
Je me suis tout de même mis à éplucher les petites annonces.
J’en ai même trouvé quelques unes.
« Cherche moniteur skieur sur tuiles aux amandes ».
Ou encore :
« Cherche skieur de fond de veau pour le médaillon ».
Mais rien de vraiment correspondant à mon bagage, trop pointu, pas assez équipé. Ça n’allait jamais.
A la NASA ils étaient complet. Mais comme j’ai un ami dans la finance qui a le bras long, j’ai réussi à obtenir un entretien d’embauche.
Le jour dit, à l’heure dite, je me pointe au bureau Apollo Water. Une petite dame en tailleur bleu marine me reçoit. Du haut de son chignon, elle me dévisage puis d’un ton sec me dit :
– Trop maigre !
Là, elle appelle une secrétaire et, me désignant du regard lui demande :
– T’en penses quoi, toi ?
La secrétaire, une blonde sulfureuse, me dévisage de haut en bas puis déclare :
– Pas assez blond !
Et là, elles interpellent un employé du bureau d’à côté pour lui demander son avis.
– Trop petit !
Ils ont fait défilé tout le département du « programme voyageur » pour m’entendre dire :
– Trop mal fagoté !
– Pas assez de taches de rousseur !
– Il a une oreille plus petite que l’autre !
– Il aurait pu se brosser les ongles !
Moi j’attendais, stoïque, que quelqu’un veuille bien s’intéresser à mes compétences.
La petite brune du départ, une fois tout le monde sorti du bureau, me dit alors.
– Bon, on va aller voir le patron !
Je la suis, on monte au dernier étage du building, grand bureau, vue sur Manhattan.
Là, on me laisse attendre une bonne demie-heure.
Une porte s’ouvre, le directeur porte un costume vert avec une rayure orange devant, une manche bleue, une autre rose, et trois poches dans le dos. Je me suis dit, tiens, c’est original mais pas pratique pour mettre les mains dans les poches.
Il m’adresse la parole d’un ton sec. A croire qu’ils ont tous été formatés au pain dur ici.
– paraît que vous n’avez pas le profil !
– Possible, mais j’ai peut-être le trois quart si ce n’est la face.
– On va voir ça .
Il fait entrer un sphinx. Oui, j’ai bien dit un sphinx. Cette créature folle comme un bourdon, qui pose des questions improbables et profite de la stupéfaction de l’adversaire pour lui clouer le bec et le dévorer. J’étais cuit.
– Pose ta question Clarence, qu’il rajouta.
La bestiole se planta sous mon nez et me dévisagea de haut en bas puis :
– T’as quel âge mon bonhomme ?
– Euh ! En vrai ou dans ma tête ?
Et vlan, l’air bête, je fixe le bout de mes chaussures pour planquer la honte. Elle va me bouffer tout cru, la bestiole.
Qu’est-ce qui m’a pris.
Répondre à une question par une autre question…


Salut, je vous écrit de l’étoile du Nord. Fait pas chaud, mais temps idéal pour apprendre à skier sur une étoile contraire.
Signé : John Green
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La fourmi, ayant sphinxé tout février,
Se trouva fort si fourbue,
Qu’elle eut le cerveau vrillé.
La cigale, d’une danse alertée,
Lui tint à peu près ce parlé :
Voyez l’état du travail salopé,
Quand vos limites vous dépassez !
Si vos efforts sont couronnés,
De vos épuisements surannés,
Allez donc pendre haut et court,
L’évidence de vos désamours.
Courrez vous cloîtrer la curée,
Dans un repos bien mérité.
Et la fourmi fut enfermée,
Dans le plus grand pénitencier,
Que la cigale lui fabriquait.
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Chaque histoire de sphinx est classée sans suite puisqu’elles sont indépendantes les unes des autres.
Voici une version qui, comme l’intuite 1pattedanslencrier dans un commentaire sur la deuxième, correspond à la fin du centre.

Ici, je sphinxthétatise en diable mais rien de satisphinxant.
Ce poème se veut être textuellement le centre historique de la remontée du dernier texte à avoir été écrit jusqu’au premier, en passant donc par : Le dernier, le début du centre dans le sens inverse chronologique, le centre, ci-joint, la fin du centre à suivre et enfin le premier.
Parce qu’un sphinx averti vaut deux saumons, et remonte donc le courant.

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Rx Bodo, v’là-t-y pas qu’il nous dit ça, vlan, toc, voire pof, comme ça ! En février, faudrait-t-y pas sphinxer par l’ironie. Avec une anecdote de balle dans le pied, histoire d’agrémenter les apéros en terrasse. Ça m’avait l’air moyennement honnête son truc. J’me disais ça en sirotant un lait fraise. Enfin, comme ça, au premier coup d’œil, quoi ! Pask’au deuxième, patatrac ! L’Oedipe, l’hystérie, Freud et tout et tout, c’était un gros morceau !
Les teeeeextes ! Y’allait avoir du lourd !
Là dessus l’encrier de patte nous mouchette grave, y nous sort de la poche de son cerveau un truc pas moisi des vers, pas sarcophagé pour un faisan en d’autres termes. Non, direct chez tonton Pluton, va trouver mieux, toi !
Mamma Mia ! Sphinxer encore pour monter plus haut !
Car pour rajouter un degré à l’échelle déjà pas facile à grimper, Martine propulse le professeur Taurus sur l’écran enrhumé d’un sphinx aux nuits chamito-sémitiques dont le nez se fait traverser par un va et viens de S.N.I. (sphinx non identifié).
Pendant que d’autres creusent des galeries, la fée vrillée s’avérait bien injuste de me prendre aussi au dépourvu que la bise fut venue.
Partant du principe que le griffon sévissait grave dans ces contrées un peu anciennes, ou pas, de la mythologie, déprise de mon courage à deux mains, je ne me tins donc que d’une seule pour conduire ma fusée deltoïde à rejoindre l’époque sus-nommée, en vue d’atterrir direct devant la bête.
Pour sûr qu’elle avait le sourire jusqu’aux oreilles lorsqu’elle me vit arriver. Mais n’est pas Œdipe qui veut. Quoique…
Lui, il voulait pas tuer son père, il l’a fait.
Il voulait pas épouser sa mère, et toc, il l’a fait aussi.
Il ne savait pas ce qu’il faisait, devient aveugle en fourguant toutes ses forfaitures au placard.
Alors on n’a bien compris que dans cette histoire là, ou tu te fais bouffer par le sphinx, ou tu finis taulard.
Mais qu’était-elle allée faire dans cette galère !!?
Donc je suis devant, ses jolies papattes douces ont les griffes rétractées. Elle est coquette, elle froufroute un peu ses ailes, pour bien montrer qu’elle vole de ses propres ailes si elle veut. Elle a un visage délicat, plutôt souriant.
Je fais un peu la fausse. Pour tâter du terrain.
– Oh tiens, salut ! T’es sphinx ?
– Non, non, j’suis sphinx !
– Ah d’accord, je croyais que tu étais sphinx.
– Qu’est-ce tu viens faire à traîner dans ce coin ?
– Un peu de respect !
– Whaaaahhh ça va ! Tu la veux ton énigme, ou quoi ?
– Ou quoi !
– Tu préfères mourir avant d’essayer ?
– Pff ! Pose là !
Et là, la bestiole, elle pose.
– Et il est où ton appareil photo, p’tite tête ?
Evidemment, comme j’suis trop cornichon, j’avais même pas prévu de ramener la preuve de son existence.
Elle m’en a pas trop voulu. Depuis, on est copines comme cochon.
Heureusement que ma mémoire et mon talent d’amateur de galerie ont réussi à faire le reste, voyez plutôt.
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– QUOI ?
– QUI A OSE DIRE QUE J’AI LES CHEVILLES QUI ENFLENT ?

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Episode précédent : https://jobougon.wordpress.com/2015/08/20/retour-a-lage-de-bronze/


Bastet, devant tant de démordements de ses congénères d’adoption semblait perplexe. Cela peut sembler curieux, la perplexité, c’est encore plus fort quand on s’y jette à corps perdu pour en saisir toute la subtilité. Il fallait don-faire preuve d’inventivité, soit on découpe, soit on ne découpe pas. Le choix en devenait carrément Merlinien, pour ne pas dire Corné dans les angles. C’est que le papier est cher et rare, les arbres disparaissaient de la forêt à vue de groin, et il ne fallait pas compter sur le grand dentu pour garoufier tout ça. Patience devint le maître jeu de mot de la planète des clans. Il fallait restaurer tout ce barda et vite. Sinon, il en coûterait au fessier d’échapperon gauche.
Dans ces cas là, elle avait une technique imparable.
Elle cassait un vase en s’écriant.
– Assez ! Ou acier, un truc comme ça. J’ai la mémoire en vrac ces derniers temps, veuillez m’en excuser, c’est que je relisais avec délectation « pourquoi j’ai mangé mon père » quand ça a sonné dans ma porte, ouvrant une sorte de fenêtre au Mistral décoiffant, emmêlant mes cheveux étroitement, vous comprendrez peut-être la gène et la confusion dans laquelle cela me jeta.
Devant tant de rage exprimée, les clans réunis ouvrirent de larges yeux, c’est une fois encore le vieux philosophe qui devint intervenir.
– Mais qu’est-ce donc que ce langage châtré notre reine ?
– Et le monde, et la colonne d’Alexandre, vous en êtes où ? Vous ne croyez pas que vous allez vous reposer ainsi sur vos lauriers, César ! Il serait temps d’envoyer vos boulettes sur ce curieux palais que je vous ai construit. C’est un park d’ailleurs, cristal park, vous connaissez. C’est plus nature que le parpaing, dans les constructions, plus dirable et surtout plus miroirflétant. Bougez vous les séries en questions.
Et Bastet leur tourna le dos en piaffant et tapant du pied, les laissant cois et esbaudis par la chute.
– Bordel, mais elle va pas nous lâcher maintenant celle-là !
Dada, léger rictus aux lèvres, fit remarquer simplement.
– Croyez-vous qu’elle soit capable de prendre la fuite celle-là ?
Platon se cura discrètement le nez en réfléchissant puis, philopoufflat en ces termes :
– La bête à bon sens me tangue à la fois sa valse lente et son pas de côté. C’est furieux, un truc pareil ! Elle piaffe comme un oiseau qui volute une parade de Havane, soit-dit en passant. Elle est comme un oiseau des forêts, chevillées à flanc de côtelette dans le plat de mouton qu’est notre monde. Aller, on se magne, elle en peut plus d’être là. Construisons le ce park cristal.
C’est ainsi qu’ils se mirent au travail de concert, bien contents de se trouver d’accord que l’union fait la force et que le boulot est plus vite fait en équipe.
La suite nous dira si le park avance. C’est Nono qui va être content. Depuis l’temps qu’il avait pas rejoué la scène, il était grand calendrier de s’y remettre.
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Les JO pouvaient se préparer.

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Episode précédent : https://jobougon.wordpress.com/2015/07/14/les-aventuriers-du-temps-perdu-davance-3/

*Ou plus précisément les aventuriers du temps perdu qui a un temps d’avance mais cette fois qui prennent du retard en laissant une déesse du temps passé remonter vers eux mais qui va les aider dans :

« Le grand rassemblement »

On en était là :
Platon, père Ubu, le coucou
– Et not’ banquet mensuel de Tatane ?
Bastet
– Vous bouffez de la godasse ?
Les trois cités ci-dessus
– Inculte toi-même, c’est le mois pataphysique de Tatane qui commence !

Trop contente d’être sortie du sablier, Bastet, qui aurait très bien pu exhumer sa tête de lionne « aux terribles colères » garda toute sa bonne humeur mais s’exclama tout de même, (juste pour la forme) :
– Aaaaarrrrgggghhhh ! Jian’ peu plou dé voooou !
– Bon, p’tite mère, comment on fait pour les bouts d’temps égarés alors ? L’interpella Platon sans se laisser intimider par la déesse qui ne perdait définitivement pas son sang froid.
– Soit on fait le cinquante/cinquante, soit on fait appel à un ami…
– Joker ! Dit platon
– Alors je fais appel à un ami répondit Bastet du tac au tac.
– Apophis, viens voir maman.
Platon pâlit légèrement sous son joli hâle d’été. Finalement, il aurait peut-être du choisir le 50/50, même ne sachant pas trop où ça les mènerait, mais il était déjà trop tard. Le switch n’aurait pas été opportun puisque la question ne pouvait être autre, et l’avis du public, déjà pris n’avait rien donné de plus.
Le serpent était encore plus gigantesque qu’il ne l’avait imaginé. Il aurait pu engloutir trois montagnes russes, deux cathédrales Saint-Jean le Divin de New York, et une aurore boréale, qu’il aurait eu encore de la place dans son estomac.
Mais là, devant la déesse minuscule à tête de chat, on aurait presque dit qu’il cherchait à se faire tout petit.
Bastet ordonna à Apophis
– Coupe le temps en deux s’il te plaît !
– En combien de mouvements ?
– En trois, voyons !
En deux temps trois mouvements, le serpent divisa le temps en deux :
– premier mouvement : Sur la pointe des baskets et de la pointe des crochets, il enlève les piles de l’horloge solaire.
(C’est le mois de tatane ne l’oublions pas !)
– Deuxième mouvement : Il arrête le char du soleil dans sa course.
(Arrête ton char machin etc etc… !)
Rê :
– Même pas mal !
– Troisième mouvement : Il rassemble le jour et la nuit sur le même horizon.
(Encore jamais fait jusqu’à ce jour, puisqu’il n’avait jamais eu le droit d’arrêter Rê dans sa course.)
Le serpent se fendit la gueule d’un large sourire. Il rayonnait visiblement de satisfaction.
– Voilà !
Saint Ubu d’été et le coucou chuchotèrent doucement.
– Il se prend pour Rê le drôle ?
– Et maintenant, on fait quoi ?
Bastet.
– On attend !
Platon
– Whouah ! Regardez, il neige.
D’un côté, il y avait la nuit où voletaient des flocons lumineux, de l’autre, il y avait le jour et on voyait des ombres tomber du ciel en tourbillonnant.
– Allez messieurs, ce sont vos bouts de temps égarés, rassemblez moi tout ça, et sans perdre une minute !
Évidemment, tout le monde se mit à la tâche, on collectait des secondes par ci, on en faisait des heures par là, puis des jours. Au bout du compte, Il fut récupéré pratiquement une semaine de jour et pas loin d’une dizaine de nuits.
Il fallut décider à quel endroit ce temps devait s’insérer.
Platon prit la parole.
– On devrait éviter les plannings chargés de septembre, c’est déjà bien assez dense comme ça !
– Moi, je mettrais ça en vacances supplémentaires dit Saint Pissedoux, caporal des hommes libres.
– Pas sûr que ce soit une bonne idée ! Rétorqua Saint Biribi, taulier.
– Tu vois une autre solution ? Surenchérit Saint Pistolet à Merdre, jubilaire.
– Faut se décider ! S’en mêla Saint Arsouille, patricien.
– Tu es déjà passé de date toi, la ferme ! L’arrêta Saint Pissembock, oncle de l’oncle Fétide.
– Aller, ok pour des vacances supplémentaires ! Trancha Saint Panurge, moraliste.
– Puisque la morale l’emporte… N’en faisons pas un gruyère, rajouta Saint Trou, chauffeur.
– Bien, puisque tout le monde est d’accord, on choisit quoi ? Les vacances d’hiver ou d’été ? Interrogèrent les Saintes Canicule et Canule, jouvencelles.
– La canicule, c’est bien ! Leur répondit Platon en coupant court à toute autre polémique possible. (C’est surtout qu’il avait chaud, soif, et très envie de s’envoyer un petit rafraîchissement dans le gosier).
Apophis
– Je remets le soleil en route quand, moi ? C’est qu’il s’impatiente, le gars ! Il brûle d’envie de courir et ne cesse de s’embraser à vous le dire, mais visiblement je suis le seul à l’entendre ici !
Bastet
– Fais lui passer le tube de crème biafine, ça le calmera pour un moment !
Puis elle reprit
– Pour une fois il attendra. Ne le remets pas en route avant d’avoir replacé les temps de vacances supplémentaires en bonne place.
– Ok, c’est bon, j’ai compris ! C’est toi le chef !
– Chef ?
– Quoi encore ?
– Comment on fait pour être chef, chef ?
– J’sais pas moi ! Faut savoir nager…

– Oh ! Et puis tu poses de ces questions toi encore…
Finalement c’est Sainte Anne, pèlerine, énergumène qui recasa le temps entre le 18 et le 19 tatane, soit entre le trou et la taloche. Elle réussit à le caser à la verticale, alors attendez-vous à quelque chose d’extraordinaire quand ça va arriver.
Apophis remit les piles à l’horloge.
Le char se remit en marche, bouillant d’impatience, fumant de fougue.
– C’est pas trop tôt, merci quand même !
La lune reprit sa place de l’autre côté de la Terre coiffée du casque de la nuit et des étoiles, filantes ou pas.
Platon
– Si on allait manger un morceau ?!
Les autres, montrant du doigt Apophis.
– Et il mange quoi, celui-là ?
– Malpolis, on ne montre pas du doigt, nan mééééh ! Faut tout dire ici, maugréa Bastet.

Episode suivant : https://jobougon.wordpress.com/2015/08/01/les-aventuriers-du-temps-perdu-davance-5/

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