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Archive for the ‘Allégorie’ Category

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prevert-numerique-livre
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Il se disait que vert,
Est la couleur complémentaire,
De celle du rouge à l’opposé.
Il se disait que vert,
En cours d’anglais des temps scolaires,
Rimait si bien avec osé,
Que rouge pourrait s’y essayer.
En relisant les exercices,
Une écriture fine et serrée,
D’une main patiente avait tracé,
Une râme alors psychomotrice,
Avec laquelle je pagayais.
Et cet anglais si imparfait,
Se moque bien du temps qui passe,
Pourvu que le vert soit loquace,
Devant le rouge de mes deux joues,
Quand c’est Jacques qui ose le Tout,
Dans l’air circonflexe de l’âme.
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hekate 1901 Maximilian Pirner
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L’Hécate Vérité
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Elle mérite bien qu’on s’y arrête,
La lune à l’œil anachorète.
Elle qui dans l’ombre se décroît,
Jusqu’à sembler n’être plus là.
Elle tourne comme un regard fossile,
Qui d’un volte-face immobile,
Métamorphose son alumine,
Renversant sa vue sur la ligne,
Et gonfle sa croûte infertile,
Pour se remplir de la lumière,
Au-delà de doutes et ornières.
Et de sa carte en mer du froid,
S’engage un voyage susceptible,
De cheminer vers l’invisible.
Partant du golfe de l’Iris,
Réputé pour son vaste abysse,
Il est une mer qui vous dévisse,
En contrebas du Mont Pico.
Celle des Pluies où la poussée,
Va s’orienter vers le haut.
Puis vient l’Océan des tempêtes,
Où attend la chute qui nous guette,
Sur la vague une pente nous glisse,
Vers les fonds courants qui nous hissent,
Dans la mer des Humeurs salées.
N’allez pas vous décourager,
Car de loin la mer des Nuages,
Véhicule le vaisseau des sages,
Qui demande de faire le réglage,
Des amplitudes pour embarquer.
Prenez son temps, stabilisez,
La solidité de l’ouvrage.
Elle demande patience et courage.
Et tout en pratiquant cet art,
Atteignez la mer du Nectar,
Où rutile le saphir du phare.
La mer de la Fécondité,
N’est plus très loin, continuez,
Jusqu’à traduire d’un grand silence,
La tranquillité et l’aisance,
Dans l’anse de la Sérénité.
Alunissez le pavillon,
Et gonflez tout grand le ballon,
Du lac de la Félicité.
Il est une Baie de la Rosée,
Doté du Golfe du Succès,
Où la rime pourra s’arrimer,
C’est là qu’est l’Hécate Vérité.

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aisance-de-marbre.jpg
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Il règne un silence caverneux dans l’hémicycle, on entendrait une mouche voler.
D’ailleurs, la voici. Ses yeux voient tout sur la ligne de cent quatre vingt degrés.
Sont-ils Celsius que le frisson parcoure ses ailes veinées de filaments plus sombres ?
Chaque prisme enregistre son information.
Chaque information est codée dans l’holocontainer central, puis stockée sur le rayon du souvenir.
Maintenant, le silence caverneux résonne doucement au rythme du décodeur convertisseur.
L’ensemble des sons provenant du moteur de l’appareil produit une petite musique, celle des chœurs de l’abside vient répondre en chuchotis inaudibles comme une frangipane.
J’entends bien, dit la mouche !
La ligne recto verso renverse l’hémicycle.
Le cycle est aussi complet que la dalle.
J’ai la dalle, rajoute alors la mouche.
La musique s’arrête. Tous les prismes se lèvent et applaudissent.
La mouche sort dans un bourdonnement profond.
C’est un triomphe dans le bihémicycle.
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Des yeux de mouches pour modèle
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Anne me dit qu’elle ne participera pas cette fois tout en me demandant si « on » lui en voudra.
Offusquée, j’en dégaine mon plan B en lui proposant de lui écrire sa participation commune.
Lire les commentaires :
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Me vient l’idée de chez Martine.
Un lapsus de lecture, encore, qui me fait de l’œil. Pas moyen d’en réchapper, je m’enfile dans la faille inconsciente de mon cerveau bibidineux pour ce faire. (A repasser ?)
Lire en fin d’article :

*Pour rappel : la politique, c’est ce qui concerne la constipation et donc la structure et le fonctionnement d’une communauté, d’une société, d’un groupe social, qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités.
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A partir de là, vous avez une heure pour en parler.

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Sibélius et la petite vieille se regardèrent, pouffèrent de rire sous cape, et décidèrent de s’associer pour réusssir l’examen proposé au concours de « la plus grande découverte du siècle », frisant l’indélicatesse de forme la plus profonde tout en se donnant les moyens de toucher le fond de la question.
Réunis sur les bancs de première classe verte saison, nos deux compères s’étaient naturellement assis l’un à côté de l’autre, le premier pour avoir eu le sentiment que celle-là le ferait bien c…., la seconde pour avoir compris qu’elle ne serait jamais loin des W-C grâce à lui.
Il faut savoir que le cours comprenait en introduction une grande partie de culture pin-punaise, c’est comme ça qu’on appelait les longs débats d’humeur que les maîtres plombés de la politique avaient eu le don de nous transmettre. Il s’avérait nécessaire voire incontournable de connaître les rouages des bases afin d’en déterminer toute la qualité fonctionnelle.
Une fois que la formation était lancée, le chapitre suivant laissait entrevoir la possibilité d’innover le système existant en imaginant comment passer de la communauté à l’individuel. Les exemples de l’histoire n’étaient pas si légion que ça, mais ceux cités donnaient à penser.
Il fallait d’abord digérer le contenu de la première partie pour en déployer toute la saveur. Sur une échelle cartonnée, Sibélius et la petite vieille se firent un plaisir de mesurer la chose. Le mètre ruban ayant disparu, il fallut chercher une unité de mesure sans étalon or. Un simple bristol quadrillé à l’échelle fera l’affaire.
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(Petit aparté, en attendant, la petite vieille cherche encore son mètre ruban, disparu lors d’un exercice écossais sur tissu tartan, rien à voir avec Tarzan, mais disparu ça oui.)
Bref, sans en dire plus là-dessus, la politique du curieux besoin de mesurer la chose donnait du travail à ces deux étudiants, et coroyez bien que ce cursus n’était pas prévu au chapitre trois, sauf que la société des gens de la politique ne le voyait pas du même œil et avait décidé de chercher des trouveurs.
Evidemment, le troisième chapitre consistait à apprendre l’art de chercher et de trouver des trous du c.. suffisamment engagés dans une démarche collective pour en faire une société.
Donc, il ne fallut pas longtemps à ces deux compères pour en comprendre tous les enjeux.
C’est dans ce courant d’air primitif qu’ils firent leur devoir de citoyen, et qu’ils décrochèrent le pot aux roses.
Ils furent reçus en grande pompe par le président de la corporation qui n’en était pas à son premier tronc commun venu.
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C’est ainsi que Sibélius et la petite vieille parfirent leur culture générale en la matière, ils en chièrent beaucoup mais finirent par tout évacuer, comme le fit si bien ce grand monsieur de la chanson atchoum rhythm and blues dont voici un morceau.

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https://www.youtube.com/watch?v=VAzSvhioo34

 

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Entrer en maison de retraite n’est pas une mince affaire quand on y pense. J’ai rencontré la grand-Sophie alors que je faisais un reportage sur la qualité des sols en institution dans le cadre du grand concours de circonstances de l’amélioration de la qualité des sols en institution organisé par le haut comité de la qualité des sols en institutions.
L’établissement est sis sur la crête du mont Manaslu, on y accède à dos de chameaux jusqu’à mi-nauteur, puis le périple se termine à dos de chameau jusqu’à la dernière moitié gravie.
La période qui précède l’entrée est souvent la plus difficile, il s’agit de rassembler les effets nécessaires et suffisants à la vie dans la dernière demeure.
La seule chose qu’elle avait souhaité conserver se résumait à quelques feuilles de papier et un stylo.
Rien n’est important ici bas, dans la mesure où ce qui est passé n’est plus, ce qui est présent est là mais s’échappe déjà, et ce qui est futur reste à écrire, l’essentiel étant d’écrire un avenir heureux.
Mais je m’égare, à raconter déjà la rencontre avec elle alors que je n’ai même pas encore décrit les lieux.
C’est une petite maison accrochée à flanc de rocher. Elle comprend dix chambres, spacieuses, et de pièces attenantes utilisées à la logistique.
L’enquête précédente faisait état de « fissures suspectes nécessitant la nécessité d’une nouvelle étude plus poussée ». En allant inspecter l’endroit, j’ai donc constaté ceci.
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pelage-tigre_h-624x409.
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Il était encore un peu compliqué pour moi de déterminer l’origine de ces stigmates mais je ne décourageais pas de réussir à boucler mon article.
C’est là qu’elle est arrivée.
Elle parlait doucement avec un accent suffoqué du manque d’oxygène, elle ne voulait pas perdre le souffle qui était, disai-telle, le secret du longévisme longétidudinal de son gran-tâge.
– Je suis venue là, me confia-t-elle, pour rencontrer l’esprit du lieu.
– Depuis, j’ai compris que cet ésprit est partagé par la petite communauté, et je me demande comment je n’ai pas eu le réflexe de la photographie lorsque je les ai rencontrés au fil de ma retraite. Mais si vous voulez que je vous parle d’eux, vous allez oublier un peu vos recherches au sol et regarder les yeux grands ouverts autour de vous.
Puis elle claqua des mains.
Un premier pensionnaire arriva. Courbé sur sa canne, il me tendit une main de velours dans un mouvement d’humeur joyeuse et me serra la mienne.
Lui, me dit-elle, c’est Barnabé, il est spécialiste des plans d’eau. Barnabé est sourd, raison pour laquelle tu dois lui écrire ce que tu souhaites lui communiquer. Il ne perçoit que les vibrations mais n’a le décodeur que si tu le partages avec lui.
Barnabé me fit un petit clin d’œil puis traversa la pièce sur la tranche et sortit.
Deuxième claquement de mains de Grand-Sophie.
Une toute petite bonne femme dégringola du lustre. Je ne l’avais pas vue jusqu’ici. Elle était agile comme un singe et vint se percher sur l’épaule de ma conteuse de diamants.
Je dis ça parce-que sont dentifrice préféré à l’époque où elle avait encore des dents, ben c’était celui de la marque émail, à partir de là, vous allez comprendre la suite.
Je ne corrige rien.
Elle, poursuivit-elle sans se départir de son calme, c’est Lucette. Elle fut une grande dam pour son époux feu le grand un sans dits.
Même pas peur.
Sur sa lèvre supérieure restait encore une trace blanchâtre, stigmate du temps où elle laissait des inessuyés au brossage. Elle fit mine de soulever le coin, ouvrit un peu la bouche, puis se mit à bailler.
– Elle non plus elle n’a pas le décodeur ?
– Non, elle non plus elle n’a pas encore atteint l’âge du décodeur.
Complètement insensé, je restai dans la plus grande insension qui soit lorsqu’un quatrième personnage fit son entrée. Il était couvert de peauvres bêtes en lampeaux, semblait glisser sur le sol et s’y confondre, j’allais peut-être avancer du côté zébré de l’affaire.
– Aucune correction ne sera effectuée, mon brâve, alors faites bien attention à la faute d’ortho-graphe !
Il me tendit un papier sur lequel un nom était inscrit.
– C’est le nom du père, me dit-il ! Tu ne dois jamais le prononcer.
A l’instant où le nom me sautait aux yeux, une jolie pensionnaire en robe des champs arriva en clopant-clopin et me tendit un mouchoir.
– Ne pleurez pas jeannette, cela n’est jamais qu’une histoire de passage sans tabac.
– Mais c’est quoi ce délire ?
Grand-Sophie reprit d’un ton tranquille et sentant les cieux.
– Pas d’affolement, vous aurez votre idée de la question plus tard.
Ils ont tous défilés les uns après les autres, les uns tous plus défilants que les autres, je n’en revenais pas.
Oscarabé le pionnier, Blaise spécialiste des grands-aises, Corneille au flambeau, Apolline en fond sonore, toute l’équipe de la maison de retraite du Manaslu m’a débitée sa petite histoire en forme de sol.
Grand-Sophie à la fin me tendit une loupe.
– Voilà pour vos recherches.
Après une longue, longue étude de la question, j’ai scribouillé un rapport authentifié par attestation jointe.
Le sol de la maison de retraite semble présenter quelques zébrures brunes sur fond orange qui laissent présupposer que la lumière ne vient pas des fissures mais bien au contraire de l’ensemble du reste.
Ci-joint ma conclusion.
Le défaut d’aspect ne présentant aucun danger, le choix de réfection vous reste à charge.
Veuillez recevoir, Monsieur, Bla bla bla de circonstances adaptées, en l’attente de votre réponse, veuillez recevoir etc etc signé : votre envoyé de recherche qui a trouvé.
Jean Dunette

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J’ai paniqué

J’organise, j’ouvre le bal.
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le-bal-des-vampires-roman-polanski-1967
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J’ai paniqué
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Ça fait un bout de temps déjà que le doc me dis, madame, sortez votre encre psychédélique.
Ce à quoi régulièrement je lui réponds, mais monsieur, je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Sauf que cette fois, il a pris sérieusement les choses en main. Après m’avoir envoyé une assistance sociale, pour m’aider à faire les démarches, voilà qu’il m’envoie, emballé dans un joli paquet cadeau, un magnifique déambulateur de quatrième génération.
Vous imaginez bien que j’ai tourné les talons devant autant d’acharnement à m’envoyer dans un mouroir, alors j’ai ouvert le catalogue du club med, histoire de détendre un peu l’élastique du string. Là, j’ai rempli le formulaire avec un sentiment de soulagement que pardon, je n’en dis pas plus, et je me suis fait la malle. Par acquis de conscience, j’ai embarqué avec mon déambulateur pliant offert par le bon doc et m’en suis servie pour déambuler dans le grand hall de l’aéroport, histoire de voir comment ça faisait d’être vieille et dépendante, et j’ai attendu de voir.
Ah beh pour voir j’ai vu !
J’ai vu arriver les infirmiers les forces de l’ordre les chasseurs de prime et les fayots.
Ça devait être une épidémie de syndrome de Stockholm.
Ils ont du les dupliquer, c’est pas possible autrement !
Donc j’arrive direct à la maison de retraite du père Lachaise, on m’accueille avec le sourire, on m’emmène dans une salle de soins.
Tout y passe.
Identité, poids, taille, nombre de dents, nombril, tour de taille, hauteur du talon d’Achille etc etc
Puis un aide-soignant un peu baraqué me traîne attachée en fauteuil roulant jusqu’à ma chambre.
J’attends une demie-heure.
Je commence à avoir des aiguilles d’escarres au sacrum.
Ils s’y mettent à plusieurs.
Ils m’allongent dans un lit avec des barrières.
Avec des liens serrés pour éviter que je ne me casse la gueule, ou que je ne m’échappe à nouveau, c’est au choix.
Je regarde le plafond, envisage un plan B de survie, attends.
Ils viennent me faire manger.
Je régurgite un peu, ça leur fera les pieds.
L’infirmière s’extasie, en s’exclamant : Oh ! Regarde, elle a fait son rôt.
L’autre hausse les épaules, passe le bavoir sur le vomi puis essuie ma bouche avec.
C’est d’un goût !
La nuit tombe, bientôt je vois arriver l’infirmière de nuit.
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Docteur zombi-bizarre-themed-horreur-
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Je ne sais pas pourquoi mais soudain j’ai le sang glacé.
Je pense au curé de ma paroisse. Bien, voilà qui va beaucoup mieux.
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Exorcisme.jpg
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C’est là que tout commence.
Mes liens sont détachés, je me lève, et sors dans les couloirs.
Ils ont bouclé toutes les sorties y compris celles de secours, va falloir faire preuve de créativité. J’envisage une coalition sous l’angle positif de la solidarité bon train.
Mais avec qui ?
Je crie haut et aigü : y’a quelqu’un ?
Un à un ils apparaissent.
Les vieux.
Ils sont autour de moi, je ne les voyais pas, d’invisibles ils sont bien là, et l’un d’eux me fait signe de me taire.
Ta gueule, tu vas ameuter les autres dingos.
Bordel de merde, c’est quoi cette histoire de maison de retraite ou que les vieux se planquent invisiblement et que soudain je peux les voir.
Ben t’es morte, patate ! Tu nous vois parce-que t’es morte.
Mais alors, pourquoi se planquer ?
Parce-que les tarés qui tiennent cette maison n’en sont pas à leur premier morticide.
Ah ben voilà la meilleure.
Même mort tu peux encore crever.
J’ai paniqué.
Mon sang glacé n’a fait qu’un tour.
Elle est où la porte de sortie ?
J’ai encore pensé au curé de ma paroisse.
Ils ne m’auront pas cette fois, je vais revenir à la vie, et oublier ce vieux cauchemar d’outre-outrage à la vieillesse heureuse.
Je coule un regard bienveillant sur le premier mort venu.
Il me répond positivement, la conversion est amorcée, ça s’essaime comme une pandémie, les morts se réveillent, ils sortent de leur léthargie, et nous avançons ensemble vers la fenêtre la plus proche.
Qui sont-ils, je ne le saurai jamais.
Il y avait une étoile dans le ciel, et elle avait un fil de lumière qui traînait jusqu’à terre.
Je me suis hissée sur le rebord de la fenêtre ouverte malgré la hauteur et le vide en dessous et j’ai attrapé le fil pour m’envoler.
Eux, ils sont restés.
Ils sont les passeurs des oublis et erreurs en tout genre, ils restent pour laisser repartir les vieux perdus vers leur véritable destination.
Qu’est-ce qui lui a pris au doc de m’envoyer un déambulateur de désarticulation de ma véritable voie ?
Tout bien réfléchi, je crois qu’il voulait savoir, lui aussi, de quel côté était mon âme.
Mon âme, vieux Jacques Knokke-le-Zout, elle est pas si pire que la tienne, point.
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A la chasse aux moutons,

Disait le père,

Sévère,

A son fils désarmé.

A la chasse aux moutons,

Essaie-toi donc !

Et le fils vit le père,

Sévèrement,

Tirer le ciel,

Moutonneux,

Descendre les nuages,

D’une carabine aride,

Une ride à son front,

Et le front des nuages,

Etendu là, sur l’herbe,

Formait un paysage,

De coton si moelleux,

Que l’herbe verte rase,

Broutée par les nuages,

S’y roula.

Et le jeu,

Prit le fils par la main.

Ne soit pas si sévère,

Avec ce père au front,

Qui tire sur la poussière,

Et qui tire sur le grain,

Car au fond il est bon,

N’aie pas tant de chagrin.

Le fils roula dans l’herbe,

Au milieu des moutons,

Et le père descendu,

Remit des balles à blanc,

Dans le fût du canon.


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Chasse aux moutons

La chasse aux moutons

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