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Archive for mars 2012

Catarrhe

La nature répand son pollen en poussières
J’ai le nez pris comme une soupière
Et viens remplir d’eau les mouchoirs
Mon nez ressemble à une baignoire
Trois hoquets un éternuement
Un sinus plein qui fout le camp
La nature est pleine de surprises
Sa semence comme une entreprise
A fait cafouiller ma muqueuse
Qui jouerait à la lessiveuse
Deux quintes de toux quatre explosions
Il est temps de prendre une potion
Mais la nature est résistante
Cils vibratiles paupières battantes
Un comprimé séance tenante
La nuit portera son conseil
Pourvu que demain au réveil
L’œdème déserte dans mon sommeil.

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Héritage

Le trajet en orbe de lumière
Elle est l’étincelle de l’adieu
Une dernière flèche dans un éclair
Ceux qui la voient feront un vœu

Elle prendrait l’allure d’une fusée
Dans la nuit des étoiles filantes
Ce matin une étoile est née
Et ce soir une autre est mourante

C’est l’infini qui nous héberge
Et le temps qui fait sa superbe
Vient pourtant marquer la limite
Pour qu’un jour la mort nous invite

La fin viendra toujours trop tôt
Mais où vont les étoiles filantes
Les âmes délivrées de substances
De ces mystères quel est le lot.

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Il faudra prendre au tic-tac du carillon sa mécanique glacée
Et flâner lentement sous le ciel de l’été
Oublier les poèmes, les fils à dévider
Et accueillir tranquilles le souffle reposé
Ce que les saisons offrent de joies à apprécier
Dans l’absence des mots, dans la douceur du temps retrouvé.

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Si Hector Volieri retrouvait sa mémoire, voici ce qu’il nous décrirait de ce qu’il a vécu dans la crypte secrète du Vatican. Car loin d’être inscrite dans le quinzième arcane, cet endroit ne devait pas être encore dévoilé aux yeux de tous car le temps n’était pas encore mûr. Il aurait fallu pour ça que les Hommes abandonnent le goût de la guerre, pour qu’il n’y ait plus de perdants, mais seulement des tentatives à faire d’une vie un jeu de réussite d’où les plus assidus ou même les plus perspicaces en sortiraient régénérés. Sous la voûte sonore du son primordial, le Om, il a déchiffré le tour du malheur, et sous son pavé battu d’infortune, il a souhaité si fort recouvrir la tache au fond de la pupille dilatée que son crâne n’a pu supporter la pression, faisant tinter la cabale de l’oubli.
Mais je m’égare, et plus aucune clef de voûte ne viendra confirmer son origine. Il ne restera que la buée en ersatz pour combler de son verbe l’étincelle de ses feux. Un détail si infime soit-il ferait toute la différence. Aussi c’est en poésie que je tourne l’horloge, et perchée sur son aiguille je tourne encore le remontoir pour qu’elle vienne égrener ses perles de silence.
Le monde est un chariot rempli du mochi de janvier quand je voyage à travers sa géographie, pour peu que je révise le code de la route. De panneaux ronds à ceux un peu plus angulaires, je résumerai du haut d’une falaise en accords enracinés que sa descente verticale nous a préparé une échelle pour descendre sous l’océan de nos retrouvailles, si jamais tu cessais de faire la sourde oreille.
Tu cueilles encore des bouquets épineux pour ne pas tuer d’éphémère l’existence des pétales en tapis auxquels seuls les naïfs croient encore. Et pourtant, ce matin en ouvrant mon courrier, un message d’espoir m’attendait dans son bel écrin électronique.
«Qui s’embarrasse à regretter le passé perd le présent et risque l’avenir.»
– Francisco de Quevedo
«Oubliez les erreurs du passé. Oubliez les échecs. Oubliez tout, excepté ce que vous allez faire maintenant et faites-le.» – William Durant

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Va savoir pourquoi…

La vie serait bien fade sans l’existence du rêve
Sans cette part de folie qui prend et se soulève
A la moindre pensée du doute de l’hypothèse
C’est sans plus reculer que je cherche à savoir
L’inclinaison des feuilles aux reflets veloutés
Où les fruits comme des prunes brunissent pour se plisser
Jusqu’à dégringoler dans l’étau du pressoir
Coule l’or du soleil comme le jus d’un nectar
Sous le ciel de novembre et même un peu plus tard
La part du rêve persiste à résister au glas
Et s’il n’en restait qu’un, ce serait celui-là.

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Les entrelacs de mes prémices
Guideraient mes pas jusqu’à Nice
Pour peu que la nuit me conseille
De faire un crochet par Marseille
Je voyage en géographie
A travers les villes de France
Et viendrait jouer de la science
Au rythme de l’arithmancie
Sans oublier l’art du roman
J’irai faire un tour par Le Mans
Qui directement me conduit
A visiter la ville d’Annecy
Je croyais en avoir fini
Avec ma bibliographie
Quand m’est venue cette évidence
Il me manquait encore Valence
Si une seule ville manque à l’appel
Ce serait bien accidentel
Et l’entrelacs de mes prémices
Entrouvre le circuit où je glisse
Le répertoire de la constance
Avec laquelle je fais cette danse.

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Feux en sourdine

Je ne ferai aucune promesse
Depuis les fonds où je paresse
Et si les étoiles m’interpellent
Dans le bruissement de leurs ailes
J’irai frotter une allumette
Pour voir plus loin que la tempête
Qui s’éveille au cœur de l’entaille
Et au milieu de sa grisaille
Je dévoilerai l’exigence
D’une pensée en émergence
Jusqu’à dépouiller dans l’aurore
Le dernier souffle de l’effort
Il faudrait sûrement un séisme
Pour que le goût et l’enthousiasme
Déserté de tout son sarcasme
Retrouve tout son romantisme
En filigrane résonne pourtant
L’histoire qui traverse les ans
Par son immuable récurrence
A œuvrer au prix de l’absence.

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Comme une note de musique

Un rayon bleu caresse l’écume
Dans l’indigo de sa virgule
En réponse aux remous dansant
De la vague soulevée de blanc
Dans les fonds sableux une sole
S’étire au courant qui la frôle
L’œil entrouvert capte le jeu
Des grains de sable tumultueux
Qui se déposent à l’infini
Pour la recouvrir sans un bruit
Un trait d’azur pour l’éveiller
Une pointe de bleu pour l’éclairer
La sole que l’éclair interpelle
Miroite sous les feux du soleil.

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Je préserve mon goût de l’étude
Souhaite conserver son prélude
Depuis la première page du ciel
Si tu as gardé l’essentiel
Longtemps restera sans pareil
Ce temps qui vient d’on ne sait quel
Jour coloré d’un arc-en-ciel
Où les étoiles soufflaient du miel
Tu sortais d’un nuage épais
Viendras tu voir si le soleil
Me colore encore de ses traits
Serrer l’étreinte au goût sauvage
Dans la bourrasque de l’orage
Tes mots sont doublés de partage
Bras tendus vers nos deux rivages
Même si la poésie me nargue
Si son flot ne tend plus mon arc
Je me suffirai de ses riens
Ne cherchant plus aucun chemin
Crois tu à l’impulsion première
Plus qu’à ce verbe qui nous perd
Aux phénix j’offre mes histoires
Contes chargés par ma mémoire
De véhiculer tranquillement
Fées et lutins vers l’océan.

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Aux traits d’humour à peine tirés
De l’école des subtilités
Que tu dessines à fleur d’écran
Pendant que la houle va battant
Sur la cadence de tes questions
Pourquoi écrire et faire des ponts
Jusqu’à enjamber le néant
Touchant au grand art fulgurant
Par la finesse de son écho
Cette fois je dois dire que bravo
Je déterre encore le flambeau
Du grandiose de la parano.

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