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Archive for février 2013

Le portail

On s’est rencontrés comment ?
Oh ! Si simplement !
En ne gardant qu’une conviction,
Et puis le doute un peu au fond.
L’abordage se fait à tâtons,
Pour en faire la plus belle leçon,
Que la terre ait jamais porté,
Quand elle n’est pas un nid moulé,
Mais bien l’invention de chaque jour,
Qui réinvente un peu l’amour.
La solitude est un atout,
Quand elle nous laisse encore debout.
La réunion est un fanion,
Quand elle est un lieu de passion.
Les dosages auront du courage,
Et toute la patience d’un ouvrage,
Qui aura besoin de patience,
Pour donner forme de renaissance.
Je n’ai plus le doute d’y croire,
Mais fais semblant encore d’y voir,
Autre chose qu’un petit mouchoir,
Quand la vie n’est plus qu’illusoire.
Dans les rideaux qui sont posés,
Les ramages sont si enchantés,
Que toute la nature s’éveillait,
En contenant bien ses secrets.
Le pain était sur le plancher,
De la connaissance ouvragée.

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La montagne

Ce jour-là ne sera identique à aucun autre, et pourtant, il sera tout aussi égal.
La différence entre le fantasme et la réalité, c’est l’inconscient.
Comment faire confiance à cet individu suspect, si ce n’est en le reconnaissant comme entité entière et vivante. Tout ce qui est stocké existe, invisible mais présent.
Le regarder n’empêche pas l’oubli salvateur. Mais se souvenir de sa constitution, avoir l’idée que cet auteur de farces et attrapes est parfois notre pire ennemi, voilà de quoi réfléchir avant d’agir.
Si ce dernier frappe comme une obsession, il s’agit de quelque chose de si fort que le mettre au placard ne fait que le renforcer, aucun cogito quel qu’il soit ne vient à bout d’un tel désastre indispensable.
Soit il se subit, soit il se vit.
Et cette perfection étouffante mais oh combien anticipatrice ne me quitte pas. J’en reçois toute l’ampleur et mes chevaux se cabrent encore mais perçoivent le vrai et l’erreur.
Puis-je y changer encore quelque chose ?
Il me semble que les forces puisées là me permettent d’aller chercher l’essence des choix qui mettront non pas du sel dans la mine de cette montagne, mais bien du plomb.
Quoiqu’il en soit il m’est permis de comprendre combien la frustration est à accepter et combien le caprice est à disparaître. Aucun otage ne sera retenu, aucun chantage ne sera acceptable. Tout sera mis en lumière dès que possible. Et les chemins de traverse n’auront plus lieux d’être. Se tromper c’est faire l’expérimentation de la vie, en reconnaissant les erreurs.
La poésie continue pourtant à enjoliver le réel, elle est sa trame messagère pour rendre visible l’imperceptible. Elle amplifie à outrance pour mieux le voir.
Parfois, la part des choses prête confusion, d’où l’intérêt d’avoir des garde-fous autour de soi.
Mais le jeu de la dérision, où le situer, alors ?
Je le mets un peu n’importe où, quand il me sied, quand il révèle des sérieux si prononcés que l’on n’entend plus qu’eux.
Et puis un paternalisme affecté, s’il n’est qu’affecté…
L’imprégnation d’un milieu aqueux à un milieu aérien se fera progressivement, les tombes ont déjà de beaux jours. Et l’oreille est active.

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Grimoire, vient voir maman

Aucune frontière n’irait jamais,
Fermer la serrure de la fée.
Seulement des choix un peu usés,
Qui fermeraient un livre entier.
Faire aux autres ce qui vient blesser,
Ne ferait que les mutiler.
Un non bien ferme et bien posé,
En construction d’identité,
C’est donner l’ampleur du sacré,
Qui vient alors se déposer.
L’ange au sourire en cathédrale,
Sait combien l’amer se ravale,
Pour peu qu’il donne sa débâcle,
Sans le partage de ses miracles.
Si Lourdes aussi m’était conté,
Elle marcherais encore sur l’eau,
Avec sa troupe fatiguée,
D’aller chercher tout le troupeau.
Chacun de ces moutons dorés,
Avaient un chapeau d’éléphant,
Et la jument un peu sonnée,
Prenait encore du bout des gants,
Les pincettes qui ouvraient les yeux,
Sur le voyage des jours heureux.

Hocus Pocus

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L’envol des perdreaux

Une perdrix qui fait le paon,
Un éléphant énormément,
Toute une collection de bestiaire,
Qui trompe un peu l’ennui en l’air.
Un escargot un peu futile,
Un fusible un peu inutile,
C’est la fin du temps des lumières,
D’un soleil qui serait si fier.
La perdrix n’a plus de chasseur,
Elle peut s’envoler sans une peur,
Pour mitrailler dans ses entrailles,
Et semer un peu la pagaille.
L’escargot avance doucement,
Vers la grande porte du néant.
Elle n’éteindra plus tous les feux,
De la grande Jeanne D’Arc et ses jeux.
Dans ses oreilles de papillon,
Un éléphant monte le son,
Il fait une brioche somnifère,
Mais il entend le lampadaire,
Du petit prince sur sa planète,
Qui ramone les volcans primaires.

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La tentacule planétaire

Qu’est devenue la nettoyeuse ?
Avec ses vers de lune oiseuse,
Elle est sans doute si nettoyée,
Qu’elle en oublie même les éviers !
C’est une tentacule de lumière,
Qui a surgit sous ses paupières.
La jubilation est intense,
Quoique la paix mène la danse,
Juste un petit remous de braise,
D’une douceur sans mal à l’aise.
Dans la douzième maison du son,
La nettoyeuse écrit des ronds ,
Des petits paquets de bonbons,
Qu’elle déguste avec attention.
Si la terre tourne tellement rond,
C’est bien que la lune fait un pont,
Au-dessus de la forêt sombre,
Pour que le soleil dans sa tombe,
Se relève à jamais d’une terre,
Qui mènerait au cimetière.
La lune au centre dégustait,
Comme un festin de miel sucré.

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Bulles d’encre

J’avais perché un chat debout,
Sur les volutes de mon grand cou,
Rattaché les fils des guirlandes,
Au grand dessein des ailes brillantes.
J’avais effacé toute l’ardoise,
Au bénéfice de la turquoise,
Et recueilli la grande roue,
Sous l’écart temps de l’eau qui bout,
Quand le champagne est annoncé,
Que les bulles sont aussi des clefs,
Que faut-il de plus au centaure,
Pour aller voir un peu dehors,
Si la douce magicienne Circée,
N’est pas non plus aussi bien née,
Qu’un doux éléphant des savanes,
Qui tricote la peau d’une sultane.
La glissade s’annonçait sévère,
Quand l’entre-deux sous ses paupières,
Passait son temps à négocier,
On ne sait quels châteaux rouillés.
Donner sa confiance au destin,
C’est reconnaître que la fin,
Justifie aussi les moyens,
Qui sait si le plus grand hasard,
N’aurait phare sous ses doux regards,
Quand la brume vient y déposer,
Sur des volutes un peu serrées
Sa collection de papillons,
Sous des airs de faux cornichon.

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Devant le porche discret de mon repos,
Il y a des frémissements de bleu,
Et puis mon âme qui entend en dessous,
Comme un élancement dans tes yeux.
Le retranchement n’est pas un manque,
Il est détendu en sous pente,
Juste un peu plus que rutilant,
En espérant qu’un feu de camp,
Vienne éveiller la grande étoile,
Qui dort encore dans la grand-voile.
Les écorchures cicatrisées,
Ne se sont pas déshabillées,
Elles sont déjà presque invisibles,
Et toujours bien indivisibles.
L’entrée discrète de mon repos,
Lisse encore l’espoir sous la peau.
Combien encore de perles tendres,
Pour arriver à se surprendre,
Car le repos m’est tant précieux,
Quand il pourrait se faire à deux,
Sans que l’un d’entre eux ne s’égare,
Dans l’errance de nos désespoirs.

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Le silence

Oui je l’aspire ce recueillement,
Cette baie vitrée, ce scintillement.
Faire du compact inexistant mais réel,
ça donne encore bien mieux deux ailes,
L’esprit s’évade à travers rien,
Il reprend là son vrai chemin.
Ne rien dire qui ne soit de l’or,
Nous rendrait tous si bien d’accord,
La note a sonné le rappel,
Et je m’endors, et le veau vêle,
Le chant de la nature existe,
Il est lumineux, c’est une piste,
Bien plus belle que les fonds sonores,
Quand ils veulent trouver un abord,
C’est comme un ressac de joie pure,
Tout ce qui s’éveille est d’azur,
Je l’accroche à mes deux oreilles,
Et je retrouve un bon sommeil.

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Y’a qu’à faire ci, y’a qu’à faire ça,
Y’a qu’à faire mi, y’a qu’à faire là.
Do ré mi fa sol la si do,
Les illusions sont dans la peau,
Do si la sol fa mi ré do,
Fallait pas se mettre au tricot.
Une collection de vieux éclairs,
Zébraient les cieux sous ses faux airs,
Un peu plié sous la lumière,
Une tortue gambade à l’envers.
Avoir passé toutes ces années,
Sans avoir dû se référer,
A une quelconque autorité,
Pour finalement se retrouver,
Par terre dans ses propres paniers,
Fallait sans doute être bien givré,
En petit citron de chantier.
Une casquette est rafraichie,
Par le voile de ses illusions,
Pour que ça ne tourne pas rond,
Dans les feuillages réfléchis.
La nature est toujours fidèle,
A la base y’avait l’hirondelle,
Qui se cachait sous les pruneaux,
Mais qui tournait à tire d’ailes,
Vers le voilage de ses rideaux.

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La cruche

C’était une bien jolie perruche,
Qui regardait droit dans la ruche,
Avec une toute petite autruche,
Qui aimait bien les fanfreluches.
Les voyages forment la jeunesse,
Se disaient-elles en grande liesse,
Le tour du monde en une seconde,
Devrait faire que ça corresponde.
Les kilomètres tout en finesse,
Finiront bien dans la sagesse,
Toutes les abeilles se sont levées,
La ruche était indisposée.
Et les oiseaux embarrassés,
Ne savent plus qui écouter.
Pas de signal entourloupé,
Tant que la terre n’a pas tourné.
C’était une toute petite autruche,
Qui aimait bien être nunuche,
C’était une très belle perruche,
Qui collectionnait les peluches.

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