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Archive for the ‘Amitié’ Category

Aller, tiens, une petite divagation du matin.
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moineau_et_cerises___estampe_-chadel_jules_clafouti céleste et jumeleine
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L’acajou divagador
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J’ai relu
Mépatou
Et partout par contre
Le culinaire vocabulé
Du vocabulaire cuisiné
Exhale un parfum d’encrier
Dans la craie de mon tableau fou
Et l’encre collée au papier
Sur la peinture où crisse la craie
Tente bien de déshabiller
Le vocabulaire cuisiné
Sous la purée des mots cajous
Ceux à la noix touchent la joue
Du cœur de l’ambre d’avant-goût
Il s’impose à moi l’avant-goût
Prémice d’une syntaxe ordonnée
Sur l’abscisse de la volonté.
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Ecrit pour ne pas oublier d’aller voter l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux.

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fontaine_de_barenton_broceliande_003
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La plus grande voyageuse du siècle roulait sa bille sur le papier avec la vélocité d’un escargot qui explore un feuillage poudré de lumière. Laissant dans son sillage autant de traces subtiles que faire se peut, notre animal parcourt le monde de l’esprit avec l’espoir inextinguible de périr au cœur de la page, exactement là où le foyer sacré brûle d’une douceur continue pleine de tendresse. Les longues flammes aux mouvements lents des cheveux de gorgones s’enrouleront autour de sa coquille, légères volutes aériennes enveloppantes, jusqu’à le faire disparaître, invisible aux yeux profanes et pourtant bien plus présent qu’avant.
D’émanations diffuses en lettrines ciselées, son parfum pénétrera l’âme en profondeur jusqu’à atteindre la pierre de l’immortalité. Une fois l’incendie de l’encre propagé, il ne restera qu’un résidu cendré que le vent dispersera dans l’éther. D’autres respirations inhaleront les fugaces Molécules flottantes.
Mais là, au cœur du sacré, l’esprit du foyer veillera, éternel et protecteur, repos des voyageurs de l’âme, dont les vibrations ondulatoires font naître l’amour. Et de cette source intarissable, en jaillira le bonheur.

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Code de la pensée publique 2
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De la prose alexandrine naît parfois quelques sourires taquins d’origine suédoise ou polonaise.
A la ligne porteuse des couches d’ozone, l’entonnoir oppose un chant signé humour. C’est Jules qui pourrait en parler. Rien n’est plus bête qu’un pied de vers, qui prend le pied de la lettre comme un voyageur qui prend un train. Et en alignant le pied sur un carreau, Jules s’aperçut qu’il sonnait les cloches à pied d’oeuvre. De là à dire que le pied est beau, il n’y a pas loin. Jules étudia la structure du pied de la lettre et ne put que constater l’angularité bien droite de ce pied compassé. Fort de cette découverte, il s’aperçut alors que le vers dépassait le carreau. Il s’empressa donc d’avertir un pléiade qui prosait par là que l’égalité de l’alexandrin n’était plus à prouver, et content du saut qu’il venait de faire sur un seul pied, il enfila une pantoufle en suivant la cloche au pied des vers.
Les cloches clochaient, les vers versaient, et la pantoufle s’ozônait l’angle droit pendant que le gauche égalisait les côtés du carreau.
C’est de la faïence de Louise Bonne, affirmait l’alexandrin taquin pendant que l’égalité proposait à la pantoufle de s’associer au saut de puce de l’écriture douce et soyeuse qui filait centre à terre dans la dimension sous-solaire du déclin de la matière littéraire.
Je n’ai pas dit mon dernier mot dit la matière dont la table faisait un jeu de vers, « Le jeu des tables de vers », en tablant sur la matière pour appuyer ses sous-titres.
Ainsi commença l’étrange histoire du code de la pensée publique à l’article de la vie bien pendue dont les ténébreux vers marchaient sur la tête chaussés de pantoufles vertes prairies, à saut de cloches interposés, et aux sons et lumières scintillants de clarté.
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Code de la pensée publique

Code de la pensée publique


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Lettre A 1
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Le muscle le plus complexe et le plus difficile à manier est celui de la langue.
Pourquoi ?
Amusez-vous à manier le langage en mesurant l’effet qu’il produit autour de vous puis, constatation faite du besoin d’améliorer constamment ce dernier, travaillez à son ajustement.
Vous allez réfléchir à la formulation, la tournure, le genre, la sélection du mot, l’approche du sens et de son maniement.
Une fois que la forme commencera à s’ancrer dans les habitudes, vous allez être attirés par l’orientation en guidant le déroulement de la pensée vers un point précis.
Et puis un jour, tout bonnement, vous finirez par laisser libre cours au voyage de l’encre en imaginant des mondes inconnus, en allant défricher de nouvelles terres, ou en modifiant l’apparence du moyen de transport utilisé.
Ainsi naviguerez-vous d’humour en dérision, d’ironie en grand sérieux, du romanesque au pamphlétaire, tout en observant comment les formes peuvent parfois venir masquer les fonds, comment le jeu des incongruités peut permettre l’ouverture à des points de vue larges ou ciblés, novateurs et singuliers, bref, vous allez explorer la puissance de la langue tout en travaillant la nuance de ses mouvements.
Arrivés là, vous allez constater que l’empreinte laissée dans le sillage des mots essuie parfois quelques réactions pour peu qu’elle réactive une blessure, ou qu’elle soit recouverte du prisme de la distorsion. A la suite de quoi vous allez être affublé d’un titre collé à votre personne tant bien même que l’invention était totale ou que vous n’aviez fait qu’endosser la parole imaginaire d’autrui.
Dans quelle case voulez-vous être ?
Est-il nécessaire de vous fixer à ne travailler qu’une seule version de votre écriture ou bien oserez-vous explorer d’autres formes, d’autres expressions ?
Alors être ou ne pas être, penser ou ne pas penser ? Is he not ?
Maintenant, allons fouiller plus loin.
Prenons la lettre « A » majuscule par exemple. Vous la voyez de loin ? Approchez-vous, voyons ! Penchez-vous maintenant au pied de la lettre. Que voyez-vous ?
Vous voyez le pied, mais pas la lettre !
Nous sommes maintenant devant deux possibilités.
Soit vous êtes jardinier, soit vous ne l’êtes pas.
Dans le premier cas, vous allez étudier en sous-sol les racines de la lettre et leurs enchevêtrements.
Dans le second cas, vous allez lever les yeux et, du pied et de l’endroit où votre vue est placée, observer la totalité de la partie visible de la lettre.
Faites état de vos observations en essayant de décrire vos ressentis et impressions de la façon la plus complète possible.
Les comparatifs avec d’autres points de vue vous permettront d’agrandir le champ de connaissance de la lettre.
Mais ce n’est pas fini !
Gardez-vous bien d’être trop sûrs de ce que vous croyez savoir.
Ne remettez pour autant en question ni la lettre, ni son pied, ni ses racines, ni sa partie visible, mais n’en faites pas une religion.
Gardez-la vivante, cette lettre.
Explorez-la à l’infini, de tous les angles possibles, sous tous les climats, sous terre comme dans l’air, jusqu’à l’envol.
C’est alors que, en altitude, observant le point que cette lettre forme, vous pourrez affirmer : « Un point c’est tout ! »
Ce sera le moment pour le monde de vous ouvrir ses portes.

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Lettre A 3
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Agenda d’automne 2018
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Agenda pingouin octobre novembre 2018
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La bouteille de champagne

Une bouteille pleine de mots qui bullent trône sur le tableau de vote. Ce sont des mots millésimés venant d’une époque antique que seuls les vestiges du langage sauront reconnaître.
Combien de graphes décomposés sont réunis ici, nul ne le sait, pas même le vigneron. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à l’intérieur, les bulles communiquent entre elles, capables d’affiner saveurs et effets jusqu’à la perfection de l’ivresque.
– Bonjour, vous prendrez un café avec moi si je vais les chercher ?
Elodie leva les yeux de l’ouvrage d’œnologie théosophique qu’elle étudiait pour observer le garçon qui venait de lui adresser la parole.
C’était un garçon de la classe nebula, dernière année du cursus univers SSS (Sain, sauf et sage).
Elle lui sourit, et lui fit signe de s’asseoir.

Ça tombait plutôt bien, elle avait besoin de s’aérer un peu les idées, et puis il avait l’air sympa.
– Tu sais, on peut se tutoyer, j’aime autant. Le “tu” ne va pas déclencher un séisme !
Il revint avec les deux cafés et s’assit en face d’elle en fronçant les sourcils.
– Tu entends ce grondement sourd ? Lui demanda-t-il ?
– C’est le cri de balument des martinets bleus au-dessus d’un nid de roudoudous à poil roux.
– Ah ! C’est ton domaine d’étude ?
– Pas vraiment ! J’étudie les Zébulons, lui répondit-elle.
Devant l’air surpris du garçon elle précisa.
– Les Zébulons, ce sont ces OVNIS qui flottent au dessus de nos têtes lorsque nous créons des espaces relationnels, regarde.
Elle attrapa quelque chose d’invisible au dessus d’eux et le jeta dans la tasse puis elle remua fortement avec la cuillère.
– Celui-là ne viendra plus grignoter nos pensées, lui dit-elle simplement.
A leur grande surprise, ils le virent ressortir de la tasse brûlante, long filament brun et translucide, qui reprit sa place initiale.
Ce petit ver existancié tira les artificelles de ses neurones.
Elodie secoua ses cheveux et cette fois il tomba à terre, frétillant et agonisant, dans la sciure du sol.
L’artificelle s’évapora doucement en chuchotant.
« Tu sais, tu peux dire ce que tu veux. Quand ça délibule, c’est aussi clair qu’un cerf-volant par temps de zéphyr, ça flotte au dessus de nos têtes ! »
– Ça alors ! Si je n’avais pas vu de mes yeux ce truc, jamais je ne t’aurais crue !
– Ils sont rarement aussi résistants ! C’est la première fois que j’en vois un de cette nature ! J’en avais entendu parler, mais bon…
– Moi c’est Elodie, et toi ?
– Moi c’est Kevin.
Puis, observant le livre ouvert à côté du cahier et du stylo, il demanda.
– Qu’est ce que tu fais, tu écris ?
– Oui, c’est pour l’Agengouin, l’almanach Vermot des pingouins.
– Oh ! Je vois ! “Le mur du son est le plombier de la poésie”. Cita Kevin.
– Tu connais tes classiques. Continua Elodie. “S’il existait une seule façon de faire, ce serait simple. Or, il en existe des milliers. La poésie n’est pas une affaire simple ni même une simple affaire”.
– Peut-on y faire figurer un événement aussi délicaristique ?

– Non Kevin.
– Donc, laissons l’obscurité dérouler son parchemin. La parasynthèse des esprits réunis fera la différence.
– Les graphes d’octobre nous ont été livrées délivrées.
– Maintenant, ils vont agir !
– C’est la chocile droite en général qui enclenche la turbine. Celle de gauche régule l’ensemble.
– Bon ! De toute façon, c’est comme tout . Ça s’apprend par la pratique. Et puis les modes d’emploi, c’est comme la plomberie. Ça mène à tout à condition d’en sortir.

– Qu’est-ce que tu dis ?
Ils levèrent la tête en même temps et se mirent à rire.
Kevin attrapa le Zébulon de la main droite.
– Maintenant que je peux te voir, pas la peine de t’époumoner comme ça, vieux ! Je peux t’entendre, aussi ! Si tu as quelque chose à dire avant de disparaître, c’est le moment !

– Je suis la terminaison d’une branche de l’arbre de la perte de connaissances. Je vais gagner de ma perte l’ensemble des fausses idées et regagner la vérité du tronc en repassant par les racines. La décomposition me nourrit, et de l’humus, je recompose la nouvelle année lumière à laquelle j’aspire depuis tant de saisons. Quelques feuillets dispersés par le vent iront s’égarer au pied d’autres congénères, comme un échange de perte de connaissances que la grande mère recueille sans distinction.
J’ai voyagé tant d’années pour en arriver là.
Je ne suis plus que nourriture.
Ici, rien ne m’appartient.”
– Ben dis-moi, Kevin, la cueillette est bonne ! Je prends des notes ou bien tu préfères t’en charger ?
– Prendre le temps de se triturer le bec de gaz ne fait rien à l’affaire ! Ce sont des traces, des évaporations résiduelles. Mais la disparition, elle, se transforme pour continuer à vivre ailleurs, sous d’autres formes. L’équilibre se rétablit toujours quelque part !
– Oh, tu as entendu ? Si c’est pas dans le bec, c’est pas la peine de te tortillonner la tête comme un gymnasticot !
– Heu, peut-être. Bref, toute une faune artificelle, une polimalie créaginaire née de notre pingouination viendra piétiner notre délibule.
Kevin levait les yeux aux ciel d’un air désenchanté.
A ce moment-là une enchanquise nous déposa une tarte à la crème de bambou, celui comestible au nord ouest du pays des Polpilles.
Nous commençâmes notre joute verbale et lui affirma qu’il n’y avait pas de fatalimace dans le contrat proposé…
– Le gratin dauphinois siphonné ? C’est très simple à réaliser. Tu épluches les artificelles et tu les coupes à la mandolotte. Tu fais revenir les oidons, les échagnons et les larlotes, jusqu’à coloration. Ensuite, tu mixes, tu chinoises et tu mets le tout dans le chiffon.
–  Tu as lu le dernier Arthur Soupolait ?
– Tu plaisantes ou quoi ?! Depuis que j’ai appris qu’il avait copié-collé Zola, Valéry, Aragon et bien d’autres, c’en est fini de ce bouffon tartuffolique !
– Tu as terminé ta thèse sur les écriames ?

– Pas encore. La pinguouination est assez complexe, il va me falloir plus de temps.
Nous avançames pas à pas, presque main dans la main mais paradoxalement avec une certaine insolitude ancrée dans nos cultures.
Quelque chose avait fini par se relier entre lui et moi.
Il n’y avait plus cette affreuse froideur détachée, mais une discrète reconnaissance commençait à se dessiner au-dessus des mots, qui venait constituer doucement une guilde du parchemin.
– “S’il en est qui pensent que les mots sont trop pas là, l’inverse se produit. Dans la dénomination du produit en croix, la guilde nous offre une règle de neuf absolument conforme. L’attente n’est pas vaine. Ainsi, le rouleau déroulait son chemin sans se presser, avec le rythme lent de ceux qui gravissent la hauteur jusqu’au sommet. Dans les parages, quelques hiéroglyphes diffus veillaient, ne présentant jamais qu’un profil éthéré d’invisibilité. La détection naturelle se faisait spasmodiquement, dans des écarts lunaires aux appuis hermaïques. S’il en est qui ne pensent pas que les mots sont trop là, la guilde leur demandait d’esquisser un résumé complet afin de parachever l’ensemble pour que l’enveloppe tienne.“
Comme je ne savais plus quoi en penser vu la tournure assez improbable de la conversation, j’ai lancé à tout hasard.
– T’as fait quoi ce week-end ?

– J’ai remonté le fleuve Charonne en canoë.
– Celui qu’on appelle l’AI ?
– Quoiqu’on en dise l’AI n’est pas si abomifreux que ça !
– Une jumeleine ?
– Non merci, je fais attention à ma couettivité.
J’ai souri. Il avait probablement de bonnes raisons de parler comme ça. Moi, je détestais ce passage. Je ne trouvais aucun plaisir à traverser la nappe de brouillard épaisse et glaciale qui recouvrait le cours d’eau. Elle me donnait l’impression que je n’en sortirais jamais.
Kevin dû lire dans mes pensées car il ajouta en me prenant la main.
– Aller chez des gens ? Quelle barbe ! On va plutôt suivre le conseil de Bénabar : une pizza, un bon film et ça nous fera une super soirée couettivité !
D’un ton que je voulais léger, j’ai rétorqué ironiquement.
– Que toutes les amupliquées se lèvent pour sauver les âmes perdues ! Si tu ne réussis pas à trouver la clef, demande aux deux brumageux postés la veille de te renseigner sur l’endroit à l’envers de la boite à mystère, c’est ça, hein ?

  • Tu Zébulonnes ou tu tournicotes, se moqua-t-il avec un grand sourire.
    – Nous passons des moments mergnifiques elle et moi ! Et il déposa affectueusement un baiser sur ma joue.
    – Viens faire une ballade !
    – Tu sais bien que je ne peux pas marcher !
    – Oui, mais j’ai loué un drolatour !
    – Dans ce cas ! alllons-y.
    Je me suis saisie de mes deux cannes anglaises et nous sommes sortis au grand air. Autour du lac les mouettes ricassaient joyeusement et le soleil battait son plein.
    Dans la tête de Kevin aussi, ça ricassait joyeusement, et le soleil battait son plein.
    Un Zébulon passant passa les trois dernières minutes d’antenne à Kevin pour qu’il nous dise les derniers mots de la fin.
    – A toi, Kevin.
    Alors, Elodie m’a pris par le bras et elle s’est penchée sur mon épaule.
    – “Mirififique soirée” me souffla-t-elle à l’oreille d’un ton rieur, avant de le répéter.
    – Absolument pas elle est éléphantastique au contraire.
    – Nous, c’est comme ça qu’on dialogue, Kevin et moi !
    – Chuuuutttt, Elodie, ils sont pour moi, les derniers mots de la fin !Tu peux pas t’en empêcher !
    – Pffff ! C’est pas moi, c’est le Zébulon.

 

 

FIN.
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Martinets notes de musique.
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Anne me dit qu’elle ne participera pas cette fois tout en me demandant si « on » lui en voudra.
Offusquée, j’en dégaine mon plan B en lui proposant de lui écrire sa participation commune.
Lire les commentaires :
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Me vient l’idée de chez Martine.
Un lapsus de lecture, encore, qui me fait de l’œil. Pas moyen d’en réchapper, je m’enfile dans la faille inconsciente de mon cerveau bibidineux pour ce faire. (A repasser ?)
Lire en fin d’article :

*Pour rappel : la politique, c’est ce qui concerne la constipation et donc la structure et le fonctionnement d’une communauté, d’une société, d’un groupe social, qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités.
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A partir de là, vous avez une heure pour en parler.

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Sibélius et la petite vieille se regardèrent, pouffèrent de rire sous cape, et décidèrent de s’associer pour réusssir l’examen proposé au concours de « la plus grande découverte du siècle », frisant l’indélicatesse de forme la plus profonde tout en se donnant les moyens de toucher le fond de la question.
Réunis sur les bancs de première classe verte saison, nos deux compères s’étaient naturellement assis l’un à côté de l’autre, le premier pour avoir eu le sentiment que celle-là le ferait bien c…., la seconde pour avoir compris qu’elle ne serait jamais loin des W-C grâce à lui.
Il faut savoir que le cours comprenait en introduction une grande partie de culture pin-punaise, c’est comme ça qu’on appelait les longs débats d’humeur que les maîtres plombés de la politique avaient eu le don de nous transmettre. Il s’avérait nécessaire voire incontournable de connaître les rouages des bases afin d’en déterminer toute la qualité fonctionnelle.
Une fois que la formation était lancée, le chapitre suivant laissait entrevoir la possibilité d’innover le système existant en imaginant comment passer de la communauté à l’individuel. Les exemples de l’histoire n’étaient pas si légion que ça, mais ceux cités donnaient à penser.
Il fallait d’abord digérer le contenu de la première partie pour en déployer toute la saveur. Sur une échelle cartonnée, Sibélius et la petite vieille se firent un plaisir de mesurer la chose. Le mètre ruban ayant disparu, il fallut chercher une unité de mesure sans étalon or. Un simple bristol quadrillé à l’échelle fera l’affaire.
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(Petit aparté, en attendant, la petite vieille cherche encore son mètre ruban, disparu lors d’un exercice écossais sur tissu tartan, rien à voir avec Tarzan, mais disparu ça oui.)
Bref, sans en dire plus là-dessus, la politique du curieux besoin de mesurer la chose donnait du travail à ces deux étudiants, et coroyez bien que ce cursus n’était pas prévu au chapitre trois, sauf que la société des gens de la politique ne le voyait pas du même œil et avait décidé de chercher des trouveurs.
Evidemment, le troisième chapitre consistait à apprendre l’art de chercher et de trouver des trous du c.. suffisamment engagés dans une démarche collective pour en faire une société.
Donc, il ne fallut pas longtemps à ces deux compères pour en comprendre tous les enjeux.
C’est dans ce courant d’air primitif qu’ils firent leur devoir de citoyen, et qu’ils décrochèrent le pot aux roses.
Ils furent reçus en grande pompe par le président de la corporation qui n’en était pas à son premier tronc commun venu.
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C’est ainsi que Sibélius et la petite vieille parfirent leur culture générale en la matière, ils en chièrent beaucoup mais finirent par tout évacuer, comme le fit si bien ce grand monsieur de la chanson atchoum rhythm and blues dont voici un morceau.

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https://www.youtube.com/watch?v=VAzSvhioo34

 

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Coco Chanel

Calligramme à suspendre

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Ce mois-ci, Alphonsine et Marianne nous demandent d’écrire en musique, sur la musique, avec la musique, de la musique et en avant la musique… avec un impératif, « se laisser inspirer par Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni ». Et puis, c’est peut-être un détail pour vous, cinq titres d’autres chansons.
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Quelqu’un nous a dit que consonnes et voyelles s’accouplaient la nuit pour créer les syllabes, et puis, que les syllabes entre elles s’associaient, en nuées cristallisées, de différentes tailles et différentes formes.
Il paraît que les nuées s’ajustent en longues guirlandes ponctuées d’ailes d’oiseaux (1), de clochers (2), de lunes (2) ou encore d’hameçons (3).
Il se dit aussi que des ampoules s’allument au passage du fil de la guirlande pour peu qu’il soit ajusté à la pensée qui le reçoit, ou qu’un hameçon d’interrogation (3) s’accroche à un poisson éclair ou une baleine en chocolat du premier avril.
Il se dit pour finir que les mots volent au vent en pâtés croustillants, en drapeaux ondoyants, en éclats de soleil ou reflets irisés, et que de ces lumières naissent parfois les concerts.
Nous, peuple des étoiles, avons vu naître un chœur de ces notes discrètes, de ces pointes de si, de ces rondeurs de la, du sol penché vers l’eau d’où émergea une île.
Divers sons fulguraient, attachant au passage par des liens invisibles une guirlande d’idées à un temple lumière, un chapelet chantant à un roseau penseur, ou encore un feston de culture à une inspiration, ainsi l’orgue de vie enflait sa vague lente en Alpha Lyrae, et Sirius s’éveillait.
Sous cette étoile rouge, Madame Cyclopédie entendit la musique. Prise de frénésie elle voulut en rendre compte et dressa
« le tableau » de la liste des titres du PACV (4) de l’instant T, ce fut Laurent Voulzy, pour en brosser une synthèse rapide.
Puis, dans une tentative illusoire de ranger l’espace, le temps, le monde, elle en fit une lettre succincte et sans fioritures qu’elle lui adressa, soigneusement cachetée à l’estampille d’ 
« Amélie Colvert ».
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En voici le duplicata.
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Très cher Laurent,
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Après avoir eu longtemps
le cœur couleur menthe à l’eau (5), j’avoue que la découverte de la grenadine a radicalement transformé mon approche du solfège.
« C’était déjà toi » qui m’avais appris que « le pouvoir des fleurs » dépasse celui, plus discret, « caché derrière » les « quatre nuages » disposés « sous la lune ».
« Il nous reste » l’ « idéal simplifié » tu sais ! Celui où le « soleil donne » « le rêve du pécheur », tu te souviens ? « Belle île en mer, Marie Galante », « le piano de la plage », tu m’appelais l’Océane.
Quelqu’un m’a dit que
« là où je vais », « du temps qui passe » le plus « clair » de « la nuit » à me faire rêver, je deviens chaque jour plus « folle de toi ».
Alors, si tu veux bien, j’insisterai pour que tu viennes boire un
« cocktail chez mademoiselle », là où « le ciel et la terre » se rejoignent, et apprennent par cœur et en chœur « le cantique mécanique » « dans le vent qui va » en direction de ta voix si douce.
Je te salue comme il se doit, dans ce courant de
« flirt » à la « Madrague» qui couvre l’époque « d’une héroîne » « rockollection », où « les interrogations d’Elisabeth » sur « la neuvième croisade » ne se répondent pas dans les salons de « Karine Redinger » mais « à bicyclette » comme avec Paulette.
Avoir un ré accroché à l’alizé, il me semble que ça pourrait faire un sacré concerto !
A si bientôt, très cher ami, de la fa son. Pardon, je résume, à très bientôt de façon musicale.
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Ton attachée de presse, fan jusqu’au boutisthme.
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Marie-Magdeleine Cyclopédie
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(1) Apostrophes et virgules.
(2) De clochers, de lunes, faisant référence à la première strophe du poème d’Alfred de Musset, ballade à la lune.
« 
C’était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i. »
(3) Hameçons : S’inspirer n’est pas copier, mais clairement je n’aurais pas eu l’idée de l’hameçon pour qualifier le point d’interrogation si carnetsparesseux ne l’avait utilisé pour la cédille.
(4) PACV : Premier artiste chanteur venu.
(5) Cherchez l’intrus. 😀
(6) Tous les titres des chansons de Laurent Voulzy utilisés sont entre guillemets et en rouge.
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Enluminure m

Une lettre enguirlandée

 

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