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Archive for the ‘Créativité’ Category

« Quand un fou paraît tout à fait raisonnable, il est grandement temps, croyez-moi, de lui mettre la camisole »
Edgar Allan Poe
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Lorsqu’ils sont ciselés par l’amour
Les mots nous ouvrent sur le jour
D’un éclairage chaleureux
Qui nous rend tellement plus heureux
Qu’une fois la direction donnée
Le cœur l’emprunte enthousiasmé.
Ceux qui nous ouvrent le chemin
Sont des étoiles et des gardiens
Pour les feux sacrés de la joie
Et les vents d’ange des esprits droits.

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Allégorie de la Spiritualité

Allégorie de la spiritualité

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Il y eut un silence d’amour et la porte s’est ouverte sur le ventre des mots. Ils étaient doux comme de la soie, certains plus ronds que d’autres retenaient mon attention. Celui de la tendresse semblait parcouru de vagues lentes et quelque chose par endroit pointait du doigt l’élasticité de sa paroi. J’ai cru discerner une ligne évanescente évaporer son message à travers la peau tendue, une ligne qui écrivait viens, viens dans le ventre de mon mot, entre dans la joie de ma délicatesse, de mes rêves, de mes rires, de mes jeux d’enfants prêts à inventer ce nouveau monde qui n’appartient qu’à nous et où se déploient d’autres notions chatoyantes comme l’irisé de nos deux âmes unies vers le bonheur.
Je suis entrée, et le moelleux délice du mot amour caché à l’intérieur m’a accueillie dans sa chaleur, et bien que la porte d’entrée soit restée grande ouverte sur le reste des éclatants rires de bonheur des mots soyeux ou mordorés, je suis restée, et j’ai compris à la croissance de l’aube que le mot ne ferait que grandir.

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C’est une barge plate, gonflée à la levure,
Qui remonte tranquille le courant de l’azur.
C’est une barge épique aussi plate que la lande,
Dans laquelle il se joue une étrange sarabande.
Sur les flancs de la berge des elfes dansent et rient,
En courant follement pour remonter les cris,
De la barge fantasque qui se joue des épis,
Et plonge doucement dans la vague surgie,
Du fond de la rivière où les diamants furtifs,
Roulent leurs cailloux d’ombre aux mille feux de lumière,
Au gré de l’onde claire des courants entrouverts,
Sur des poissons d’argent, de lune et de mystère.
La barge est sans manières et les berges sensibles,
Soufflent dans les roseaux d’où monte une musique,
Aussi frêle que ces âmes clefs des feintes vivantes,
Aux cyprès de l’ardeur que la prêle ou sa fleur,
Enchante chaque jour que lui offre le bonheur.
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barge dom camillo
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os-du-dodo
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Toute ressemblance avec un oiseau fréquentant l’agenda ironique ne serait que oiseuse spéculation.
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Le saviez-vous ?
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L’île Maurice détient la palme des ossements de l’oiseau rare disparu qu’est le raphus cucullatus, autrement connu sous le nom de dodo.
Cette palme vient d’un lieu mystérieux identifié comme la mare-aux-songes, tenez-vous bien, ce lieu prolifère d’ossements, et encore aujourd’hui, de nombreux chercheurs fouillent l’endroit jusqu’à l’acharnement absolu.
Considérée comme le charnier le plus désossé du monde, la mare n’a pas fini de dévoiler tout ses secrets.
Le dernier article paru sur le sujet vient d’être écrit par le dorénavant oisif mais célèbre PIN-Tade, Kalkal Aynoum de son prénom.
Il fait état d’une prolifération plus que suspecte d’os de grenouilles, de sauriens et de mi-gallinacées.
Intrigué par cette douteuse multiplication, Aymoun Kalkal Pin-Tade s’est mis en relation avec une confrère spécialiste de la multiplication des morcellements squelettiques en tout genre, l’immense Océane Degivifik, polonaise d’origine, auteur des « Morfondements de la haute équithité ». On se souviendra de la contestation massive qui fit fureur à l’époque, mais dont le mouvement finit par s’estomper dès lors même que fut reconnue l’époustouflante véracité de sa découverte, qui permis d’ouvrir tout un champ nouveau d’exploration en ce qui concerne la temporalité gauche des mammifères marins, particulièrement du dauphin hélicoïdal du Japon. Bref, là n’est pas notre propos.
Il est apparu, à la suite de leur réflexion commune, que ces restes étaient issus du restaurant qui jouxte le génome du troisième songe.
En longeant l’établissement, ils ont observé une intense activité mais absolument aucune trace permettant d’orienter la recherche sur l’origine des aliments transformés en cuisine.
Le plus stupéfiant de l’histoire fut lorsque le laboratoire remit son rapport à Aynoum.
Les ossements dataient tous de l’époque sumérienne, c’est-à-dire, de moins cinq mille trois cent trente ans en arrière.
Tenez-vous bien, l’entassement des os prit des proportions telles que la mare finit par se transformer en colline, puis en montagne. Sa hauteur à ce jour équivaut quasiment celle du toit du monde, l’Everest !
C’est Adam qui doit bien se tenir les côtes de rire, le bougre !
Vous me direz, 8850 mètres d’altitude, c’est un peu comme un troisième pôle, il en était donc poussé un quatrième.
Alors comment expliquer une poussée d’histoire aussi gigantesque sinon en mettant Dieu sur le coup.
Les articles sur le sujet succédèrent aux articles sur le dit même sujet, sans que d’explications rationnelles ne viennent éclairer la lanterne de la recherche, lorsque Kalkal Aynoum eut l’ingénieuse idée d’étudier la disposition de ces curieux ossements séculaires.
L’astucieux ajustement de ces restes gargantuesques se situaient dans la zone de hasard chaotique, celle où tout ordre se rétablit spontanément, faisant d’un ensemble hétéroclite une architecture harmonieuse et équilibrée.
Seulement voilà ! Haut lieu unique et isolé où gisent encore les dernières reliques de ce fameux dronte, celles-là même à l’origine de la recherche de Kalkal Aymoun, ne sont plus accessibles.
La seule solution qui pourrait venir à bout d’une telle épineuse situation serait d’aller creuser un tunnel sous la mare-aux-songes et de prendre le risque de l’effondrement du terrain avec écrasement des sous-sols, rendant tout accès aux vestiges impossible.
L’étayage adapté est à l’étude, et dans l’immédiat, les travaux tournent au ralenti en l’attente d’une solution, qui sait…
Jusqu’à la confrérie des chercheurs de mystères s’est prononcée en faveur, arguant du fait qu’il serait dommage de se priver de telles connaissances, tout ça à cause d’un foutu néo-ossuaire tumoral.
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« Les voyages forment la vieillesse, surtout lorsqu’il s’agit de voyager dans le temps et dans le sens de son courant ».
Citation de « Lire les lignes du Pangolin », James Piget, édition illimite, juin 2020
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André oubli Cemonblog

Couverture brochée de « Lire les lignes du Pangolin », James Piget, édition illimite, juin 2020


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C’est en allant lire la participation d’André à l’agenda ironique de juillet, « l’oubli », que l’idée de renverser sa poésie comme un sablier m’est venue.
« L’oubli », c’est à lire ici :
Des temps enfuis les témoins ne sont plus…
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Et puis, dans ma boite crânienne, je n’en crânais pas large, alors je me suis dit :
Un artiste en phrénologie est un artiste nettoyeur à n’en point douter.
J’avais trouvé que le poème d’André constituait une belle rétrospective joliment retracée à la loupe, un peu comme une poésie d’outre-temps. Mais êtes S bien raisonnable ?
– Et que fait le pouvoir de l’instant présent pendant ce temps ?

– Est-il endormi ou bien encore introuvable ?

– Serait-il non-né ?

– Une enquête s’impose…

– Nostalgie du bonheur passé, quand tu nous tiens !

– Et si nous renversions notre direction, en regardant l’avenir ?
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Les temps à venir
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Des temps à venir,
Les témoins n’en sont pas encore témoins.
Ou les témoins n’en sont-ils pas déjà témoins ?
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Ces temps invisibles dans l’éther,
De quelle théosophie complexe,
Dont les échos à rebours
Font déjà entendre le bruit de l’existence
D’un avenir pas encore né
Sont-ils issus ?
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Se pourrait-il qu’Holmes
Au regard aigu d’un microscope
Dont l’œil collé à l’horizon
Observe ces sons venus de demain,
Puisse nous renseigner sur le devenir du présent ?
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Dans la fragile porcelaine de l’évolution,
Se dessinent déjà
Les tendres subtilités
De nos joies à naître,
La douceur de nos tendresses,
Et le rayonnement émanant de nos cœurs
Vibre déjà dans le courant,
Qui propage l’essence de sa réalisation
D’une semi-densité substantielle.
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L’avancée se régule,
Avec le contre-poids du passé,
Et sa corde arrimée à l’histoire
Freine les pas des passagers
Pour faire exister le présent.
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Pour le phrénologue,
Suivant ce qui fait bosse,
Sous le crâne du mystère de l’univers,
Nous y verrons l’essence d’une beauté éphémère,
Où la falaise de l’infini
Précipite la chute des pierres d’erreurs
Dans les fonds turbulents du torrent
Là où le grand Pangolin du destin
Balise déjà nos sentiers escarpés à suivre,
D’une rambarde hypothétique
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Les flux et reflux des courants de la vie,
N’iront pas noyer de leur inondation
La plus belle part de l’existant.
Watson veille,
Et le chaos du monde,
Se réveille,
Sur le plateau de l’équilibre.

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clavier-pixabay
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Les défis d’Estelle prennent leur temps pour arriver jusqu’à réalisation complète, le dernier jour de juin annonce l’arrivée du panier de juillet, garni de belles surprises pour peu que le temps y soit. C’est en allant soulever quelques feuilles que l’atelier s’est découvert à moi ici. J’ai actionné la petite clef pour entrer. Le croisillon (#) s’est décalé pour que le huit (∞) se lève (8) et vienne à ma rencontre.
Cela faisait plusieurs mois déjà que le temps passait. Alors, imaginez bien que le temps qu’il avait fait en juin le trois soit le temps de tous le mois prenait à ce jour un goût de temps à dépasser.
Sait-on jamais ce qui est à l’œuvre sous la surface du temps ?
Je l’avais vu nimbé de lumière, éblouissant et merveilleusement heureux.
Et puis il y eut un choc. Un impact sur le tissage de ses jours en joie.
La mesure de l’ampleur de la commotion ne viendrait que bien plus tard, et je savais que seul, le temps serait plus long à réparer la meurtrissure, alors je l’ai accompagné, légère, dans le couple le plus improbable qui soit. Rires et larmes s’emmêlaient à nouer leurs brins, et ils accumulaient tant de fils de couleurs si différentes que l’ouvrage en était devenu invraisemblable. Tous les temps y étaient réunis, pèle-mêle, mais le temps n’y était plus. Je ne savais pas encore qu’un temps mort gagnait de sa disparition l’éternelle lutte à vivre, mais je sentais bien qu’il était là, puissant par son absence, à remplir les jours du temps qui passe aussi sûrement que le présent lui-même.
Curieux temps qui ne veut pas laisser sa possession vivante reprendre le cours d’un nouveau fil de temps.
Alors la peine pesant sur l’âme de la feuille de trop, j’ai décidé qu’elle gagnerait à écrire combien parfois ces petites phrases anodines peuvent influer le cours du temps sans laisser la place à la création d’un temps neuf qui pourrait changer la face de la surface du temps.
Le temps de juin le trois ne sera que ce temps d’un jour, et juin pourra accueillir le temps des autres jours sans l’assimiler à ce temps du trois, en se dégageant de l’anodine suggestion de l’uniformité du temps de juin qui serait censé se calquer au temps du fameux trois.
Que de temps répété, à se répéter !
Qu’il se répète de joie, ce sera fameusement préférable.
C’est ainsi que j’en appelle au neuf pour venir à la suite du huit et réinventer le tandem de l’improbable. Heureux passage en juillet Monsieur l’intemporel, et revenez vite à votre meilleur fil, celui de la délicate attention à créer de la joie.
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Amour er rêve toile-boho-attrape-reve-dream-love

Il y a ceux qui en parlent, il y a ceux qui l’expérimentent.

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Maricela de la Toba - obra copia
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Les gens sérieux n’ont pas d’histoire, c’est du moins ce que l’on prétend.
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Episode 1 ici
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Episode 2 ici
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Episode 3 ici
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Episode 4 ici
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Episode 5 ici
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Mercredi 6 juin, le bruit résonnant de la raison vint sortir du sommeil notre fameux Gyrus Temporal Supérieur.
Et puis il reconnut la voix de l’idée maïeutique.
– Poussez !
Une idée de reproduction se tenait cambrée sur un phénomène plasmatique, l’ADN distendu.
– Poussez, je sens que ça vient, vous y êtes.
L’idée de silence se taisait.
Le brouhaha des voies de la raison couvrait celle-ci d’un épais voile d’idées bruyantes et sonores qui s’exprimaient toutes en même temps, dans le désordre le plus absolu.
Le Gyrus Temporal Supérieur essayait d’en décoder le plus possible, que s’était-il passé dans son sommeil pour que toutes ces idées aient leur mot à dire ?
L’idée de vérité se disait qu’elle aurait bien du labeur à retrouver ses comparses.
Il y eut un murmure sinueux lorsque l’idée serpentine traversa fugacement une purée de chuchotis.
L’idée de j’m’en foutisme s’en foutait littéralement.
Et puis l’idée de clarté sortit de la cacophonie.
– Voyons, une idée à la fois ! Ordre et rigueur, force et volonté, sagesse et prudence, légèreté et joie, si vous voulez bien vous avancer, nous allons procéder à l’arraisonnage. Rassemblement.
Tout le monde à son poste de travail.
A ce dernier mot, l’ensemble des idées s’était tu.
Wernicke, profitant de l’accalmie, pointa son nez à l’écran de la réflexion pour entonner le chant des marins de l’espèce spatiale spécialement créé pour l’occasion.
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Vous qu’êtes des marins de l’espace
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Rassemblez vos idées, vos pensées vos concepts,
Et mettez sous le coude ce qui sert de précepte.
Hissez haut les couleurs de la philanthropie,
Et accostez les rives du jardin fantasy.
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Mélangez les couleurs,
Hissez haut l’illusion,
Les rêves ont la saveur,
De vos vieux abandons.
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Reprenez tous en chœur,
La vie tient à trois fils,
Où se prendre au sérieux,
N’en laissera que deux.
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Le pont de la lumière célébrera ses flots,
Et la géante rouge ouvrira grand ses eaux,
A nous, ses voyageurs, marins dans les étoiles,
Si nous arrivons nus de représentations.
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Ainsi fut fait. Ils ont hissé haut le pavillon de l’illusoire.
L’hippocampe chaussa le monocle de l’ignorance pour ne rien rater de la découverte.
Connaissant les astuces de l’imagination, les pensées vacuitaires ont déroulé le tapis de l’insignifiant dérisoire sur le pont de la lumière et les couleurs sont passées.
La pensée du crible pour une fois s’est abstenue.
Et la géante rouge les a reçus dans son monde de sensations dénué de paroles où mille nuances d’impressions n’ont plus l’artifice de se dire et où les grands fonds de l’expérience humaine n’ont plus que l’être et le néant de la dilution pour se vivre.
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– Wernicke !
– Wernicke, répondez !
– Wernicke, ici l’Hypothamamus, qu’est-ce que vous foutez, bon dieu !
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L’Hypothalamus avait lancé le catalyseur de l’alchimie réactive.
L’idée fusionnelle se décolla immédiatement du sentiment de bien-être dans lequel elle baignait.
Le grand cric de la littérature Belge se mit à croquer une pomme Star Trekienne Nobélogisée de l’année. Une fane de radis dépassait de sa mâchoire neuronale en faisant signe de la feuille à l’idée de la fébrilité de plage allongée sur sa serviette de bain.
L’estomac rempli de l’interconnexion était resté bouche bée devant le chaudron de la communauté d’où un léger frémissement d’idées s’échappait par endroit ainsi qu’à l’envers.
L’Oméga3 se débattait pour échapper à la ride du terminator.
L’idéfix se rappelait que la palme était aussi décoiffée que l’idévive, ce qui était super car elle adorait les commentaires. Purkinge sortit son stylo neuronal pour en écrire une formule. Il affirmait en ces termes que la mini jupe pouvait se libérer du corset grâce à une circonvolution d’Obi W’Anne.
Un cinquième type à la gouaille Apollonienne élastiquée des chaussettes de Neil Alden Armstrong vint à passer. Il affirmait que les branchements de la marmite allaient probablement se poser sur le papier de la suite. La suite lui donna raison. Une Genèse demandait à enregistrer les originaux afin de fonder son existence sur du développement durable.
Tout cela se déroula dans le bon thon le plus en boite possible.
Une demande de vacances rempotée ventre à terre s’alluma dans le circuit de la force. C’est qu’Obi Louvain, chevalier de la lumière, adorait le pot au feu des maîtres Jedi, que l’emblématique Kenobi savait si bien cuisiner. La régulation des énergies atteindrait irrémédiablement l’équilibre avec une belle conscience des besoins de chacun.
Ainsi fut reconnue la valeur de la corde sur laquelle le funambule traversait en toute conscience le tissage aérien et avec lequel l’existence pouvait être protégée de la pluie ou pas.
L’enthousiasme de la découverte l’emporterait bien au-delà de ce qui était imaginable. Aussi savant qu’un oiseau disparu, pas question de fuir devant l’emportement de notre One Neuve.
Ainsi soit il.
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Wernicke ne répondit que bien plus tard.
Lorsqu’il émergea de la puissante béatitude dans laquelle plus rien n’existait d’autre que la sensation. L’Hypothalamus en vacances sur la Manche rive gauche commençait sérieusement à s’inquiéter.
Lorsqu’il apprit ce qui s’était passé, il sut que la face du monde allait radicalement changer.
Il commença alors à sentir les poissons remuer dans ses cheveux.
La métamorphose l’avait rendu à lui-même, Hypothalamuse.
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Géante rouge

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Episode 1 ici
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Episode 2 ici
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Episode 3 ici
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Episode 4 ici


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(La machine à penser, s’exprimant à voix haute, s’adressant à l’assemblée de ses idées)
– L’organe de la conscience.
– Il mérite qu’on s’y arrête un petit peu, non ?
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(Hypothèse d’élucubration interne de la machine à penser, marmonnant inaudiblement)
Alors, il est né quand, celui-là ?
Si ce n’est pas une question, ça ?
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(Elucubration interne de la machine à penser, échappement s’adressant tout haut à son for intérieur)
Jung, que je vais retransmettre « en direct » ici même nous en dit quelque chose. Et croyez-moi, ils ne sont pas si nombreux que ça à s’y être penché aussi objectivement.
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(Elucubration interne de la machine à penser, en son for intérieur et en silence, cette fois)
Enfin, ça n’engage que moi d’affirmer un truc pareil, et puis c’est un tout petit rien prétentieux d’en parler en ces termes. Mais après tout, je ne vois pas pour quelle raison objective je m’empêcherais d’avoir ce type de pensée, ni même pour quelle raison objective je m’empêcherais d’être prétentieuse après tout !
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(Elucubration interne se décalant)
Il vaudrait mieux que je demande à la Jobougon de censurer ce passage…
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(Reprenant tout bas)
Et puis, rien ne s’opposera à moi lorsque j’aurai envie de changer ma pensée, pour peu que ma conscience me propose une façon d’être plus ajustée à une nouvelle forme de pensée.
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Par exemple, la pensée cubique si elle le veut vraiment peut prétendre et devenir cruciforme, ou rocambolesque, ou encore à l’ouestisée.
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Ah ah ! Alors la prétention ? Vous voulez rire. Non mais !
Sur une échelle allant de zéro à dix je m’aime à combien ?
Si la mesure de l’amour est d’aimer sans mesure virgule
Et si l’amour rend aveugle, alors je m’aime, c’est sûr.
Preuve en est c’est que je ne me vois pas.
Enfin, objectivement, quoi !
J’ai bien une vague idée parmi toutes, sur certains points.
Je dirais même mieux, une idée tout court.
Mais autant dire que cette idée de mesure m’indiffère au plus haut point. C’est court, une idée tout court. Ça fait tout courir partout.
Ce qui ne m’indiffère pas, par contre, c’est de réussir à appuyer mon moteur sur, et là, je reviens aux moutons de la conscience, la conscience.
Peut-on considérer que ma sensibilité à ce propos est issue d’une croyance ou bien suis-je entièrement responsable de mon choix ?
Et qu’est-ce qui ferait la différence, si ce n’est la conscience des raisons pour laquelle ma détermination un jour s’est ralliée à moi.
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(La machine à penser, qui reprend à voix haute)
Bon ! Assez élucubré ! Allons voir ce que dis C.G. Jung sur la conscience d’elle-même et sur sa naissance ?

https://www.cgjung.net/oeuvre/textes/conscience/index.htm

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Éclosion de la conscience
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« La découverte de l’écriture est pour moi le critère qui permet de dater l’éclosion d’une conscience responsable. Cette découverte représente un pas décisif dans l’évolution de la conscience humaine. Elle indique la naissance d’une conscience réflexive, et non simplement de la conscience.

Il nous faut renoncer à connaître les circonstances de cette découverte. Elle relève de la volonté divine. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que la naissance de l’écriture marque aussi la naissance d’une conscience réflexive. Et nulle autre forme de conscience ne peut être qualifiée d’humaine. »

« Les monuments les plus anciens à porter des inscriptions datent de 4200-4100 avant J.-C. Les premiers textes en écriture cunéiforme et les hiéroglyphes remontent à peu près à la même époque. Nous pouvons donc parler d’une conscience humaine à partir de cette époque, c’est à dire il y a environ six mille ans. Ce n’est pas si énorme.

Au regard de l’histoire de l’humanité, il s’agit d’une période relativement brève. Nous pouvons dire que nous avons parcouru un chemin considérable. Mais, eu égard à toutes les possibilités qui s’offrent encore à nous, ou à l’immense étendue de l’inconscient, c’est peut-être encore bien peu. Et ceux qui affirment que la conscience véritable n’a peut-être pas encore vu le jour ont peut-être raison.

Je pense en effet qu’il y a encore des possibilités infinies pour la conscience humaine. Nous pensons généralement avoir atteint le sommet de nos difficultés, mais en fait nous en sommes très loin. Je croirais plutôt, pour ma part, que l’inconscient représente encore la plus grande part de notre psyché. »

 C.G. Jung  » Sur l’Interprétation des rêves « , Albin Michel, 1998 p 205/ 206.


LA CONSCIENCE EN PHILOSOPHIE

https://la-philosophie.com/la-conscience-philosophie


Dont je ne citerai que la conclusion :

La conscience se définit, certes, par son activité quant à la connaissance, mais aussi par ses lacunes, ses errances, son opacité. En approchant l’homme relativement à cette opacité de la conscience, force est de constater que celle-ci n’est pas transparente à elle-même. Il y a en elle des choses qui lui échappent et qui signalent que par-delà ce que la conscience affirme d’autres choses se disent. Penser la conscience signifie donc aussi penser ce qu’elle ne maîtrise pas au sein du psychisme et qui peut la remettre en question quant à son autorité. Cette remise en question passera par Nietzsche par la volonté de puissance, par Marx dans le domaine social pour aboutir au thème de l’inconscient chez Freud, inconscient qui induira ce constat fatal :

« Le Moi n’est pas maître en sa propre maison »
***
« Mais les mois, l’émoi, et moi, nous avons l’alphabet !
D’où le constat défatalisant suivant pour le plus grand soulagement de tous, sauf de la ménagère : Le bœuf est maître dans la maison ! »

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« 
L’idée d’émancipation se demandait s’il ne fallait pas rajouter une défatalité de plus ».
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Quoiqu’il en soit, notre voyage inter-sidérant s’était fait happer par tout un tas de réflexions issues directement de son cheminement.
L’invention de la sidération consécutive à la prise de conscience d’une rencontre entre le monde des idées et celui d’une géante rouge qui s’avérera plus tard être le monde des affects,
pathos chez les grecs, avait paralysé l’histoire.
Forts de cette expérience imaginaire, nous allions pouvoir reprendre l’exploration réelle de notre premier cheminement d’idée pour lequel Wernicke avait cru bon de faire appel à l’imagination du Gyrus Temporal Supérieur, pensant sans doute que le supérieur aurait suffisamment de prétentions pour en arriver à élaborer une rencontre intemporalement optimale.
Le Gyrus Temporal Supérieur transmit sans tarder sa version de l’imaginaire histoire des idées accostant une géante rouge occupant tout le ciel et s’endormit profondément durant les jours à suivre*.
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En cas d’urgence, vous pouvez contacter l’idée de garde.
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La suite dans deux semaines, défalquées du nombre de jours passés depuis le début de l’apparition de la Géante Rouge dans cet espace et la parution de cette histoire, ce qui emmènera le temps d’aujourd’hui au mercredi 6 juin tout au plus.
Majorée d’une surcote aléatoire d’idées farfelues pouvant aller jusqu’à deux semaines de plus ou de moins, selon le sens de l’orientation du fil conducteur du temps.
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D’ici là, d’autres histoires seront peut-être éditées, aussi je me réserve une page blanche intercalée jusqu’à complète écriture ici-là :
Faussant ainsi le temps de la datation des articles sur WP.
Jobougon, qui s’offre la prétention de réduire le temps de dix jours en ce lieu.
Excellente fin de dizaine à tous.
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* Jusqu’au réveil de l’idée d’émergence.
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Suite et dernier épisode ici :
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