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Archive for the ‘Gazouillis’ Category

Monsieur Windows,
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Je me posais la question de savoir si vous êtes professionnel ou familial.
Car de dos, langage immature et désuet que vous avez dorénavant quitté, la situation est tout à fait impossible à identifier. Veuillez ouvrir une fenêtre s’il vous plaît, afin que la clarté entre en vos circuits.
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Quoiqu’il en soit, en tant que personne, votre existence demeure à prouver, mais vu votre témoignage en nos terres wordpress ici présentes, je me demandais comment votre mère avait pu être en relation téléphonique avec internet. Je vous saurai gré de me transmettre ses coordonnées téléphoniques en allant vous en enquérir directement auprès de votre génitrice.
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Monsieur Windows, vous suscitez tant de questionnements qu’il me paraît nécessaire de partir à votre découverte. Voilà pourquoi c’est internet en personne qui m’a contactée en Wi-fi afin d’approcher au plus près vos qualités et témoigner de votre intelligence dual core inartificielle.
N’allez pas croire que je suis un traitement de texte. Je suis bien plus que cela. Car si je traite les maladies textuelles à leurs racines, je fais aussi office de définisseuse, de renseigneuse, de cultiveuse, de dérisieuse, de monogamieuse, d’encyclopédieuse et de foireuse.
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N’éteignez pas votre terminal il va procéder à la mise à jour de toutes les informations nécessaires à notre dual corps.
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Pour ce faire nous allons faire un petit jeu.
Dans un premier temps, je vais vérifier votre connexion.
Si je vous dis par exemple que le 4 décembre à la sainte Barbe je vais semer des graines qui ne seront pas du blé, savez-vous de quelles graines il s’agit ?
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Lentilles vertes J 2

C’est pas finit de souffler non mais ! Dis-donc internet, ça suffit.

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Une fois votre réseau Oui-Fi vérifié, nous passerons du côté obscur de la question.
Les mises à jour sont-elles complètes ou bien au contraire sources de bugs divers et chronophages ?
Ce côté obscur deviendra-t-il un jour lumineux ?
Il paraîtrait qu’une seule lumière peut vaincre les ténèbres, c’est donc munis d’une lampe à l’aide rechargeable que nous progresserons dans les méandres de vos rouages.

Si le contrat vous convient, je vous propose de procéder à la signature électronique du document joint. N’hésitez pas à me faire part de vos propositions afin que nous puissions étendre notre connaissance ainsi que nos compétences en allant surfer de concert tout net.

En vous remerciant à l’avance d’accepter mon offre pour cette belle association, veuillez recevoir, monsieur Windows, l’assurance de ma parfaite coopération.

Mélinda Cyclopédie Encarta.

Document joint :

An de cybernéthique deux mille et dix oui-poussières.
Cliquer ici pour m’ouvrir :

Ouvrir : 

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Temps de préparation : Variable mais long
Temps de cuisson : En fonction de la variabilité
Ingrédients : Les plus nombreux possibles

https://jobougon.wordpress.com/2015/10/15/tete-en-lair-poetique-tete-dans-lair-des-courants-dair/

Préparation de la recette :

Préparez votre état d’esprit en conséquence. Dormez peu, soyez perturbé, accumulez sources d’épuisement, ruminations anxieuses, interrogations existentielles, sentiments de révolte, maltraitances de la part de votre entourage, stress, somatisations, sensibilité exacerbée, lucidité négative, frustrations, difficultés en tout genres, désespoir et désillusions.
Noyez vous.
Ou plutôt, sombrez au fond de votre boite.
Regardez passer un lapin blanc.
Donnez un grand coup de pied.
Remontez à la surface, sortez de la boite, secouez vous les plumes, faites vous aider au besoin.
Regardez disparaître le lapin blanc.
Croisez le regard d’une personne, soyez traversé par un rayon, restez étonné, interrogateurs, cherchez à comprendre.
Menez l’enquête sans faillir, sans doctrine, montez doucement dans l’aérien du sentiment.
Laissez vous transporter.
Vous êtes prêts.

Posez une poêle anti-adhésive sur le gaz allumé à feu doux.
Disposez de la chapelure au fond.
Vaquez à vos occupations. Par exemple, allez prendre une douche, non, trop long, me communique marmiton.com, donc optez plutôt pour un brin de vaisselle, un léger rangement, type rassemblement d’objets en un seul lieu plutôt que dispersés dans toute la maison, un rang de tricot, une lecture de page, rêvez de ce regard, entendez la sonnerie du minuteur, courrez pour rejoindre la cuisine.
Voilà, c’est fait.
Vous y découvrirez avec une immense gratitude que votre capacité culinaire est désormais opérationnelle, que vous vous êtes dépassé.
La boite siège bien sur le lit de chapelure, le fond est bien fondu à point, et cette fois, grâce à la chapelure, elle n’a pas copié-collé au fond anti-adhésif de la poêle.
Les choses se sont faites sans vous, bien qu’avec vous.

Allez manger au restaurant et ne déclarez pas votre sentiment au porteur de ce regard si merveilleux. Parlez lui de la recette du tupperware pané.
Si le rayon est encore là, il manifestera son goût prononcé de la cuisson lente et à feu doux.

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Qu’importent les espèces, pourvu qu’on ait l’espace.

J’aurais aussi pu écrire :
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Qu’importe l’hippocampe pourvu qu’on ait la lampe.
Qu’importe la question pourvu qu’on ait paresse.
Qu’importe le mimosa, pourvu qu’on sente le chat.
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Mais les historiens ont préféré la version originale du premier jet d’encre.
Copié aimablement et sans son accord sur le modèle suivant :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2017/01/08/quimporte-le-flocon/

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Tout était parti d’une gravure. En fait, Léonard en avait laissé tellement, que les archivistes ne savaient plus par quel bout commencer le classement. Alors, comme chacun sait, dans les cas épineux, lorsque l’homme est accablé d’une tâche qui le dépasse, c’est le hasard qui s’en mêle. Le hasard qui les a fait commencer par celui-là. Tout simplement parce-qu’il était en haut de la pile du premier tas qui se présenta à eux.
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micronef-storm.
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Il fallait choisir dans quel registre le faire entrer. Une partie des archivistes penchait vers le nombre d’or, une autre vers la quadrature du cercle, ce qui laissait dubitatifs les historiens qui ne comprenaient pas l’origine d’une telle divergence, et enfin, une partie pensait que le registre de l’homme de Vitruve était le plus approprié.
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Le premier groupe avait mis en évidence la présence flagrante de mimosas dans la végétation, il ne faisait aucun doute pour eux que le mimosa étant couleur de l’or, De Vinci avait forcément travaillé sur ce sujet du nombre d’or.
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Le deuxième groupe y décryptait plutôt une forme de lèvres, pulpeuses, qui semblaient vouloir signifier le désir de manger le paysage, le goût du voyage, ce qui s’inscrivait directement dans l’emboîtement des symboles, dans la logique évidente des choses, de fil en anguilles, si j’ose dire, cela évoquait de manière flagrante la symbolique de la quadrature du cercle.
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Enfin, le troisième groupe, opposant à toute nuance, catégorisait l’œuvre de Léonard toute entière dans son registre de Vitruve, pour la simple et bonne raison qu’il n’en existait pas d’autre pour eux. Ainsi, toute polémique plombée, plus aucune question ne se posait.
Un peu radical, mais bon, pourquoi pas…
L’idée étant que le débat était ouvert, et toute idée aussi recevable qu’une autre.
Nous classerons ce débat dans la catégorie « liberté de penser ».
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Il n’empêche que, et c’est à cet endroit précis que le hasard frappa. L’un d’entre eux, atteint de nyctalopie, se rendit compte, un soir de ciel couvert, que sous la couleur rouge se trouvait un autre dessin, et que l’œuvre d’origine représentait un cheval de mer.
Un peu comme « La chambre bleue » de Picasso, qui cache le portrait d’un inconnu.
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http://www.maxisciences.com/peinture/un-mysterieux-portrait-decouvert-sous-un-tableau-de-picasso_art32878.html

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http://www.lepoint.fr/arts/un-mysterieux-homme-barbu-sous-la-chambre-bleue-de-picasso-17-06-2014-1837162_36.php

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Forts de cette découverte, tout le monde se prit à chercher les dessins de Léonard en relation avec cet hippocampe. Et c’est là que le récit devient intéressant, car, caché sous un cheval de Vitruve que voici,
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cheval-de-vitruve.
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ils découvrirent ceci.
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lhippocampe-mythologique.
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Et encore ceci.
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chimere-hippocampe.
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Ils détenaient donc la preuve que la théorie de l’évolution de l’espèce selon Darwin était vraie.
Avec en prime, que l’homme descend du cheval, le cheval descend de la chimère, qui descend de l’hippocampe, qui lui-même descendrait du tableau.
Une avancée manifeste dans la science.
Ce qui rendra tentaculaire la légende de Léonard, penseur des siècles, et jamais encore totalement démystifié. Une légende des siècles que n’importe quel Victor Hugo n’irait contester, avec son conte du chat vert, dans Cosette Toulmonde, superbe fresque romanesque où Jean-Albert Valjean-Dupontel donne de l’équin à retordre à Thénardaurevilly.
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Ainsi, après avoir épuisé toutes les facettes de la question, il ne fut plus jamais question de classement, de quelqu’ordre que ce soit.
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A la suite de quoi, le peintre Walter Crane, fabuleusement atteint de grand galop à l’huile, décréta nécessaire de réaliser cette œuvre immortelle afin de ne jamais oublier l’origine de toutes choses y compris du monde.
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les-chevaux-de-neptune-2.
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Mais aussi et surtout de ne jamais oublier que sous l’hippocampe, se trouve une tentacule limbique qui fait le tour du bocal, enfin, de la boite crânienne, une fois tous les 64 du mois, et qui, en provoquant remous et bastringue, est à l’origine des créations les plus… « euh »… « Originales ? ».
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Vous connaissez maintenant tout sur le sens du mot original.
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Voici, écrit pour l’agenda ironique de janvier, chez l’espèce de Dodo paresseux dont l’espace carnets du même nom dédié est accessible par ce lien inclus, espèces d’espaces, issu de l’hippocampe droit de Georges Perec, ici même, les espèces sont identifiées, déclassées par désordres, répertoriées par déclassements dans les espaces peints t’ou bien t’écrits.
Il fallait y inclure les mots :
hippocampe, mimosa, n’importe, chat, manger, tentacule, épuiser, vert.
Et déposer les copies avant le mercredi 18 janvier 2017.

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Ecrit il y a quelques mois déjà, sur une proposition de moi-même à moi-même, et modifiée pour l’édition du jour J, proposition que je soumets à carnetsparesseux dans le cadre de nos échanges sur son blog à l’occasion de l’affaire novembre, ou décembre, enfin, ce n’est pas très clair comme affaire, voyez par vous-même…
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Whouhahouh ! Qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai plus de… Mince alors !
Je ne sentais plus rien, mes jambes, mon corps, plus rien ne bougeait, et pourtant, je voyais toujours mon corps, mais ne sentais plus rien !
Je me suis tourné vers mon pote de comptoir, et l’ai poussé du doigt, pour lui demander comment il me voyait. Mon bras est passé à travers son corps, et il n’a pas semblé sentir quelque chose. Par contre, il s’est soudain penché vers un corps allongé au sol.
– OH ! Merde ! Mais c’est moi !
Mon pote a hurlé :
– Adam, Adam, qu’est-ce-que tu fous nom de Dieu !
– Adam ! Merde, arrête de déconner, fais pas semblant d’être mort !
Tout s’est brouillé d’un seul coup, je me suis retrouvé sur un nuage.
Mince alors ! La porte du Paradis ?
Devant, il y avait un bonhomme. Il avait pas l’air commode, le gugusse. L’air un peu armoire à glace, assez refroidissant pour tout dire. Il avait l’air de réfléchir grave, une plume d’ange à la main. Une plume d’ange ? Mais pourquoi je dis ça, moi ?
J’ai tenté de l’interpeller, après tout, si c’était le Saint-Pierre, il me verrait, lui, au moins.
– Dis-donc vieux loup de mer du ciel qui êtes aux cieux, c’est toi qui ouvre les grilles ?
– Pas d’bol mon vieux, c’est complet ! T’as pas vu le panneau ?
– Celui qu’est punaisé sur rien, là ?
Au moins, lui, il m’entendait, et en plus, il avait l’air de me voir. C’était déjà ça.
Même qu’il me répondit encore :
– Ben oui, c’est trop tard, fallait arriver avant, il y a encore deux minutes, il restait une place !
– Il y a deux minutes, je vivais encore !
– Ce n’est pas mon problème, mon vieux, fallait te débrouiller comme tu pouvais, mais arriver à l’heure. Point !
Mouais ! Ça confirmait ma première impression, il était pas facile, le gonze. J’allais devoir négocier.
– Tu sais qui je suis au moins ?
– ça m’est fichtrement égal, les consignes, c’est les consignes !
– Je suis Adam, caboche !

– …
– Oh, et puis arrêtes de faire croire que c’est complet là-d’dans ! La créativité n’a pas été inventée par l’opération du saint esprit, que je sache !
– T’en sais quoi, toi, l’Adam, si c’est complet ou pas ! Tu en as été chassé par ton père, alors hein ! Viens pas me la faire, récupère ton serpent et tout le bataclan, y’a pas d’place, que j’te dis !
– Pffff ! Caractère !
– Roule-toi par terre pendant qu’t’y es !
– J’ai quand même reproduit une sacrée lignée, tu pourrais au moins reconnaître ça !
– Te monte pas le bourrichon, mon vieux ! Tu as vu le résultat ? Une bande de sauvages prêts à s’entre-tuer pour un p’tit bout d’gras supplémentaire, lamentable !
– Ben quand même ! Y sont pas tous comme ça, pourquoi tu ne vois que ceux qui se déchirent ?
– Les autres, qui en parle ?
– Moi !
– Vas-y !
– Et d’un, ils sont créatifs.
– Et de deux, ils font des créations, eux !
– Et de trois, ils créent aussi de la créativité.
– Meeeerde ! Ils se prennent pour Dieu ou quoi ?
– Reste poli, dis-donc !
– Ouais, bon, ok ! Tu veux une place à quel endroit alors, l’Adam ?
– Moi, Adam, je veux une place à ma place !
– Ah ! Si tu ne m’aides pas, je vais avoir du mal à te trouver une place à ta place !
– C’est pas faux !
– Alors ?
– Je veux d’abord retrouver l’Eve, elle est à l’intérieur ;
– D’habitude, c’est l’contraire !
– Oui, beh là ! C’est pas comme d’habitude, alors tu dis quoi ?
– C’est une fouteuse de merde, elle fout la pagaille partout où elle passe. En ce moment, les saints légifèrent, ils ne sont pas sûrs de la garder.
– Aller ! Qu’est-ce qui s’est encore passé ?
– Sais pas, elle fait rien comme personne !
– C’est qui ce Personne ?
– Ben t’es con ou tu le fais exprès ? Personne, c’est personne ! Elle fait rien comme nul autre, quoi !
– Ben encore heureux, mon vieux, sinon, elle ne serait pas elle-même !
– C’est vrai, j’y avais pas pensé.
– Tu penses à quoi, toi ?
– Moi, je ne pense pas. Je fais ce que Dieu me dit de faire.
– Et il te dit quoi, mon père ?
– Il me dit, les méritants d’un côté, les autres de l’autre !
– ça va être pratique ! Je suis tout seul ! Et les méritants, ils méritent comment ?
– Ils suivent la procédure, ils remplissent le formulaire et ils rentrent dans la case.
– Elle est où, ta case, bonhomme ? Tu es en train de me dire que moi, Adam, je dépasse ?
– Je suis en train de te dire que je n’ai pas reçu ta demande.
– Eh, dis-moi, vieux loup saint Pierre ? La Eve, elle a rempli le formulaire ?
– Faut croire ! Et si tu permets, l’Adam, loup et saint pierre, c’est pas le même poisson.
– C’est quoi la différence ?
– Le loup, il a les dents longues, alors que le saint pierre reste de marbre.
– Et je le trouve où, moi, ce foutu formulaire de marbre ?
– Demande à ton père ?
Évidemment, comme il n’était pas visible, ou présent, enfin, j’allais vite le savoir, je me suis tourné vers la grille.
– Papa ?
Voix d’outre-tombe :
– Oui, mon fils ?
– Comment je fais pour entrer au paradis ? Ton sbire de saint marbre n’a plus un seul formulaire valide à fournir !
– Demande à ta mère, elle sait mieux que moi ! Tu sais, moi, les procédures, c’est pas mon truc.
– Et qui c’est, ma mère ?
Voix d’outre-tombe :
– Saint Pierre ?
– Oui, Dieu ?
– Fais le rentrer, parce-que sinon, on n’en sortira jamais !!!

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Fin



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Très chère Madame, j’accuse la réception de n’être qu’une pâle copie de vos mots. Vous m’aviez habituée à plus aigu, plus lacérant que ça, et je ne peux que constater combien la pâleur de vos particules d’ouvrages lignifugés sortent des rangs de nos clichés les plus transparents qui soient, mais n’atteignent pas la dimension du quart de la feuille de papier entière, qui, soit énoncé au passage, ne s’est pas fêlée pour l’autre demi-cinquième, mais est bien mâchée et remastiquée en pourcentage inconnu de nos services comptables. Je dois reconnaître par contre que votre piment de voyelle est d’un tout autre monde. C’est donc armé de ma tronche en cuttercut biaisé que je déségloquerai les deux premières lettres résiduelles en m’interrogeant sur la qualité étonnamment parfumée de vos éxéglocutions, digitalement parlant, que nous catacyclopédirons immédiatement en donnant un peu plus de cervelle à nos, ah, on me dit de ne pas les citer, je ne parlerai donc pas des moutons qui se comptent à pas lents, jusqu’à ce que sommeil ne s’ensuive pas toujours, car il arrive parfois que le…
Ah, on me dit de ne pas citer non plus le loup, donc laissons le sous le silence. Le silence, ça saoule. Remarquez bien qu’avec quatre pattes à son actif il a un équilibre hors du commun.
Voilà donc une proposition que me refourgue donc le vieux Noël ! Quel poilu des deux mains celui-là ! S’est-il foiré, pas frit de vous écrire lui-même que les verbes hauts et les syntaxes décentrées, lui, il n’a pas les yeux pour les parcourir en face des trous. Il a une déjante à gauche, c’est ce qu’aurait dit le document incisif.
C’est pourquoi : Primo, voilà ce que je vous propose.
Vous allez commencer par trier les premiers jets, puis nous regarderons ensuite les horaires des suivants. Le vol 4985 en direction de Singapourien me semble correct, ils ont du papier W-C imprimé à l’encre d’œil de biche, mieux que le pied, c’est exactement ce qu’il nous faut.
Ensuite, vous ferez exactement le contraire de ce que je vous dirai. Quand je prononcerai ardoise, vous ferai la tuile, vous comprenez ?
Par exemple je dis Balthazar vous dites ?
Vous dites ?…
Je vois, on n’est pas rendu.
Bon, assez épilogué, sans sept ans d’insupportable légèreté de Noël, vous ne changez rien à vos écrits, vous continuez comme bon vous inspire votre loufoquerie légendaire.
Et j’arrive.

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René Magritte L'Art de la conversation

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Un p’tit délire de vacances avec la consigne de Martine mais sans appliquer la règle de la disparition lipogrammique.

La majuscule :
Alors comme ça, tu minusculises les majuscules en prétendant que je ne pense à rien, n’est-ce pas ?
La minuscule :
Bah ! Faut dire, c’est tout d’même pas toi qui m’envoies du déroulement, qu’est-ce que tu veux au juste ?
La majuscule :
C‘est juste revoir une majuscule de temps en temps, dont j’ai besoin.
La minuscule :
D‘abord, tu voudrais me faire croire que la majuscule est délicate, ensuite, elle est tendre, et enfin, elle devient confiante, pour peu que tu l’apprivoises, les gens heureux n’ont pas d’histoire, c’est du moins ce que l’on prétend…
La majuscule :
Et puis quoi, encore ?
La minuscule :
Fiche toi de moi !
La majuscule :
Garde toi bien de penser un truc pareil, je ne banalise pas en rapport avec la taille, belle amie.
La minuscule :
Hep, je te rappelle quand même que l’autre jour, tu as osé prétendre que je me prenais pour le centre du monde sous prétexte que j’étais nombreuse.
La majuscule :
Il est évident que tu occupais tellement l’espace que je ne savais plus où donner de la tête, ouest, est, tu étais partout, quelle mégalomane tu fais parfois !
La minuscule :
Je te donne du fil à retordre, n’est-ce-pas ?
La majuscule :
Kesque tu vas pas chercher là, « vieilles biques », retordre du fil de minuscules, tu as donc perdu le nord, tordue que tu es ?
La minuscule :
Largement dépassé, ce nord, mon petit bouchon !
La majuscule :
Méééééh !
La minuscule :
Nan mais qui c’est qui se la joue « vieilles biques » plurielle dans l’histoire, c’est celui, qui dit qui l’est !
La majuscule :
Oh la puérile, mais je n’ai jamais dit ça, moaaaah !
La minuscule :
Paix à son âme….
La majuscule :
Quelle petite garce !
La minuscule :
Reste que c’est comme ça que tu m’aimes, aller, avoue, sinon tu t’ennuierais volontiers dans toute ta belle parade majusculaire comme un hit.
La majuscule :
Soit petite et t’es toi !
La minuscule :
Tant que tu ne me prendras pas au sérieux, j’irai sillonner du sud au centre, du nord largement dépassé, au sud-ouest mon préféré pour le foie de canard.
La majuscule :
Une fois, une marchande de foie, qui n’attendais que majuscule, décida de garder la foi, le crois-tu ?
La minuscule :
Vé, pour sûr, que je connais l’histoire, c’est même moi qui te l’ai racontée dans sa presque totalité !
La majuscule :
Whouah, la grosse mytho !
La minuscule :
X-traordinaire, enfin, tu me cernes de près, de très près, même, puisque je deviens aussi grosse que toi maintenant que tu le reconnais comme tel !
La majuscule :
Zentendez bien, très chère minuscule combien ce dialogue ne rime à rien, puisqu’aucune sonorité ne s’assonne à aucune autre, mais zavez bien raison, on s’en fiche, nous, au moins, on rigole de tout et de rien, n’est-ce pas ce qui compte ?
La minuscule :
Avec ta gueule de métèque on ne va pas remettre ça en repartantà zéro ?
La majuscule :
Bécasson, mais que si, nous zallons repartentationner tout depuis le début.
La minuscule :
C‘est du Zébulon, comme langage ?
La majuscule :
Décidément ma petite, vous mettez de la majuscule partout !
La minuscule :
Epi quoi, encore, Laissez moi au moins le dernier mot, puisque vous gardez la première lettre, cachez donc moi ce « f » que je ne saurais voir !
La majuscule :
fin, je vous l’accorde, accordez-moi ce « f », minuscule, n’est-il point ?

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Ma participation à l’agenda ironique d’Août chez Martine : Merci de me laisser trace de votre passage dans le monde de ma grande folie douce.
Car toute minuscule soit-elle, je gage qu’elle saura admettre que la majuscule contrainte était nécessaire à sa créativité.
Bonne lecture à tous.

Et moi qui me débat encore avec ce terrible exercice de style, mais qui gagne chaque jour un peu plus de terrain.

Je serai chevelue barbue avant le 24 août, c’est dit. Yapuka. Avec deux essais en route, il faudra bien que j’en termine un. Car si la consigne est complexe, pour autant, visiblement, elle n’est pas impossible à remplir. Sauf que dans le style, j’aurais tendance à sembler un peu incohérente de prime abord, et travailler sur la clarté du langage m’ôte toute ma compétence. Furieux paradoxe que celui-là.

Attenter contre lettrine est un crime de lèse-prestige, fulminer ne modifie rien, même si c’est une solution d’hypoesthésie virtuelle.
Bien malgré lui, Eson suffoquait de vindicte devant tant d’indiscipline, son omnipotence se voulait incontestée, patente, manifeste, et il se faisait fort de l’imposer, surtout pas de vague, c’était la règle.

Ces minuscules n’en étaient pas à leur premier soulèvement, mais elles n’avaient apparemment toujours pas entendu sa domination.
Dorénavant, la stratégie à mettre en œuvre se nommait « influence peaufinée », il l’avait affûtée durant les siècles passés, à moult reprises, faire régner la peur pour convaincre et soumettre, il savait très bien faire, voire même encore mieux, puisque cela n’apparaissait plus de façon lisible, il était invisible, invincible, enfin, le pensait-il comme tel.
Eson n’avait jamais banni l’union du savoir assorti aux dispositions d’un plan adroit, nul n’irait sans lui, ni lui sans nul.
Fort de ce postulat, il s’avança vers le lieu des négociations.
Glandeur nature, le peuple des minuscules s’était rassemblé, arborant des banderoles de couleurs vives et brandissant des porte-voix tonitruants, ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers.
Hurlant que la fin des majuscules venait d’arriver, que le Nord sonnait le glas du sud, que le soleil devrait dorénavant se lever à l’Ouest, arguant tout et son contraire à la fois, dépêchant du missionnaire, [sic], satellisant de la fin du monde à tout va autour du grain de trop du grand et puissant Eson.
– « 
Il mélange l’évanescence du blanc avec son envers, chuchota la plus grande des majuscules au plus jeune des paragraphes, c’est un peu cruel tout de même ! »
– « 
Je gage que le résultat produira du chapitre, c’est la moindre des choses ! »
– « 
Kidnappons les interstices, il ne restera plus que la race dominante, c’est-à dire le grand maître et nous, ce sera le bonheur. »
– « 
L‘ouvrage ne voudra rien dire, sans eux, nous risquons de devenir bien insignifiants. »
– « 
Mais qui parle ainsi ? »
– « 
Nous, les livres ; réduits à quelques mauvaises pages, quel futur se profilerait sans la postérité des bibliothèques ?
– « 
Organisez un référendum et tentez de définir ce qui fera trait d’alliance, ce serait en effet regrettable de perdre le sens de l’identité de la culture générale. »
Particulièrement interloqué, Eson, à l’écoute des échanges d’idées, entrevit alors la brèche, mais suffisamment tard, quelques secondes gagnées et le flot des minuscules avait envahi l’édition en rangées bien alignées, régulières, légitimes et alternées, enfin, cadencées, devrait dire l’éditeur ensuite, car les majuscules s’étaient noyées dans la masse, elles formaient les îlots sur lesquels chaque section s’arrimait.
– « 
Quel chaos, rien ne se passe comme prévu, c’est à rendre perplexe un régiment de pictogrammes ! »
– « 
Restons logiques, pas de panique, ceci n’est pas un langage connu. » S’écrièrent de concert au piano un malabar bouchant d’une bulle la porte de l’échappée belle et un acolyte lieutenant coiffé d’une raie au milieu et d’un képi d’acier.
– « 
Tous ensemble, sinon rien ! »
– « 
Unissons nos forces, rassemblons-nous, l’avenir est là. »
Visiblement interdits, certains bouquins ne réagissaient même plus.
– « 
What do you say » ?
– « 
Xénophobes de tout poil, cessez d’exclure, de cliver, d’éradiquer, de rejeter, de castrer, d’eugéniser, j’en passe et des meilleures, vous vous en porterez tellement mieux ! »
– « 
Youpi, il fallait bien que ça arrive un jour, ces enfantillages idiots ont assez duré, serrons-nous les coudes pour le bénéfice de l’ensemble et l’existence de la littérature. »
Zoner du verbe de droite à gauche, de la majuscule du nord au sud, du milieu du centre au centre de l’est-ouest, n’avons-nous donc rien de mieux à faire que de guerroyer sans relâche jusqu’à faire disparaître de la minuscule ?

Ici c’est encore un peu le serpent qui se mord la queue, mais est-ce pour autant possible autrement ? Eson géant gagnant, où sont les petites minuscules libérées, si ce n’est remplacées par d’autres ? La performance littéraire est fabuleuse, mais le procédé décrit est plus que contestable. Lol, ce n’est pas le procès qui compte, c’est ce qui reste à l’intérieur des encriers. Tous les goûts sont dans la nature.

A moins que je ne sois pas allée assez loin dans mon raisonnement, auquel cas ce que j’y verrai ne sera plus ce que j’y ai vu à ce jour.

Pour ce qui concerne l’idée d’écriture à proposer pour le mois de septembre, je vais le mettre en forme, de quoi, je ne sais pas encore, mais ne tarderai pas à te l’adresser, Martine, dès qu’il est en page.


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