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Archive for the ‘Lame de fond’ Category

Organiser l’agenda ironique de février 2017 et n’y écrire pas ?
J’avoue, c’était tentant, mais je n’ai pas lâché.
Voici le dernier buis qu’on court.
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J’irai pisser sur vos tombes de Flora Dardennes
Aux éditions Latrines. Février 2017
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C’est l’histoire d’un chien fidèle qui voit mourir un à un les membres de la famille avec laquelle il vit et qui décide de s’installer dans le cimetière en attendant sa propre mort sans prévoir que le gardien se prendrait d’amitié pour lui et va donc le nourrir, le soigner et finalement l’adopter, ce qui permettra à Milton de rester auprès de sa première famille et d’aller régulièrement arroser les plantes de leurs tombeaux respectifs en levant régulièrement la patte près des pots et en apprenant à viser droit jusqu’au jour où Milton se rend compte que d’autres sépultures auraient bien besoin de ses soins et où il décide de s’occuper à tour de rôle de tous ceux négligés qui sèchent sur place et un jour va constater toute la beauté de ce jardin presque d’Eden construit grâce à sa fidélité sur les cadavres de plusieurs générations de morts.
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Ce livre fleuve a fait les grands titres des journaux :
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Liberté pour les cyclamens, « Le figaro »
Au-delà du géranium, « pèlerin magazine »
Les cyprès de la rivière Styx, « Libération »
Dépotez les chrysanthèmes, « L’équipe »
Le buis qui court n’aura pas lieu, « Les échos »

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Clef de sol horloge

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Ah pour sûr, elle ne ferme rien,
C’est pire, elle donne des ailes dorées,
Puis t’envoie t’aller te jeter,
Du haut d’un falaise de chagrin.

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Alors de Charybde en Scylla,
Toujours n’y voir que feu de bois,
Sans que d’appui jamais ne trouve,
Laisse donc mourir si c’est pour ça.

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Donner l’espoir et puis ensuite,
Foutre le camp comme s’évaporent,
Des rêves pourtant qu’iraient bon port,
Pour peu qu’un retour soit sans fuite.

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La clef de sauvetage n’a courage,
Que pour leçons donner à d’autres,
Mais jamais elle ne fait naufrage,
Car dans la vie n’est que mirage.

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Quand en surfant sur les blogs je tombe sur un atelier comme celui-là et que l’envie me prend d’y participer…

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https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2014/11/22/les-plumes-37-les-textes-de-la-nuit/
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Les mots à utiliser sont :

vol, chat, transfigurer, chauve, blanc, solitude, silence, matin, se ressourcer, ivresse, ténébreux, épuisant, insomnie, étoilé, fête, rêver, sommeil, voyage, chanson fesse, recommencement, voluptueux, sarabande, passeur, prologue, pavillon.

Sur la trace de l’ivresse, cette nuit, l’insomnie m’a portée sur son vol ténébreux. Tout là-haut, une sarabande d’étoiles déployait ses soieries chinoises et froufroutantes au nez d’une lune décolorée, le chat blanc passeur de rêves avait baissé pavillon, de la fête ne resterait qu’un silence épuisant, éternel recommencement de matins blêmes, de chauves-solitudes aux cris inaudibles, lanceurs de chansons de fesses, vaines paroles creuses, interminables attentes aussi vides que l’immensité infinie de cet espace insensé. C’est alors qu’un minuscule son, sorti de rien, vint transfigurer l’errance de ce voyage. Infime trace de vie, la note vint ébrécher la paroi de ce cauchemar funeste, où s’engouffra l’eau, ruisselante, phénoménale, recouvrant tout sur son passage, du sommeil au prologue même de l’existence, de l’histoire du monde et sa mort annoncée, tout fut recouvert, tout y compris la grande faille du rien. Au milieu, j’ai vu l’île. Un endroit entre le ciel et l’eau, un lieu pour se ressourcer, avec ses immenses plages de sable chaud, voluptueux comme une caresse. Cette île, mon île, c’était celle de mon rêve, tant espérée, celle où tu m’attendais.

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Débranche, qu’il lui disait ! « Il », c’était son neurone de la réflexion. Débranche et laisse donc aller le fil là où il veut. Ambivalence, quand tu nous tiens !
Car voilà, Melle Tirma pensait trop, tout le temps, et pas forcément juste. D’ailleurs, le juste flottait d’un gauche à droite puis d’un droite à gauche sans vouloir se fixer à un endroit précis. C’est que justement, si la fixation avait lieu, le juste ne serait plus que rigidité cadavérique. Voilà encore de quoi penser, alors où est la prise ?
Car cette fois, la question est de savoir s’il est possible de débrancher le neurone en question, ou bien s’il s’agit de l’orienter sur d’autres sujets de réflexion plus agréables finalement.
Là-dessus, Melle Tirma tenta de reprendre sa lecture pour laisser penser l’auteur du livre à sa place.

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L’épine celait
L’épineuse
Question.
A partir de là
S’étendait
A perte de vue
L’éblouissement oiseux
De toute la réponse.
Point de gant
Mais du juste
Rallier la cause
Sans démesure
Et avancer
Vers sa césure.

Petit n’enlève rien,
De ce que fut le bien.
L’étang qui s’étendait,
Avait couleur des blés,
Juste pour y grandir,
Et donner son cachot,
Comme on offre le beau.
L’assomure lui servit,
Tout le sel de la vie,
Pour en faire bon usage,
Une fois le marécage,
Un peu élucidé.
L’épine est un repère,
Sans doute un peu sévère,
Mais lui seul réussit,
Là où rien n’avait pris.

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Dans les décombres encore fumants,
Une grosse empreinte de Dodo,
Laisse imaginer le brigand,
Mais ça n’brûle plus, ce matin tôt.
La pluie froide déversée du ciel,
A arrêté l’été en flamme,
Et le froid glace la capitale,
Jusqu’au duvet de l’arc-en-ciel.
C’est au moins une hibernation,
De preuve tangible et ostensible,
Qui prend son essor en champion,
Des grands comas imperceptibles.
C’est comme si le couvercle gris,
Du ciel obscurcissait la vie.
Ça la retient au ralenti,
Pour qu’elle recharge les batteries.

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Remous bastingue

A perte de pieds, les fonds sonores rebondissent et ramènent en surface les naufragés ruisselants à petits coups d’empreintes, pour que les sonars transmettent et circulent à nouveau. Ces petites traces agissent, activent, dissipent, ravivent la couleur. Un paquebot revient à la surface, une croisière reprend, une baleine respire ces vents du large qui sèchent les passagers. Sur le pont, l’orchestre reprend le concert, les danseurs s’élancent à nouveau sur la piste. La noyade était passagère. Ce n’était qu’un cauchemar sans fond, cloisonné dans une soute obscure. Au bout d’un fil électrique, une ampoule se balance aux battements du ressac, et la porte est ouverte. Toute traversée comprend ses abysses, l’expédition reprend son cours mais cette fois avec un rythme plus mesuré, plus posé. Posé sur une houle qui ne cesse ses remous, entraînant l’embarcation d’un courant fluide aux reflets bleus azur. C’était un mauvais rêve, un curieux remous nécessaire.
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PetitManuelDuParfaitNaufrage1mr_09102005

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