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Archive for janvier 2011

De travers

Le mauvais poil ne se combat pas à la pince à épiler. Le mauvais poil, ça pique, ça pousse de travers, ça se fiche dans les recoins humoraux et ça gratte la peau lisse, ça irrite, ça se manifeste par des rougeurs ou des frictions vives. Bref, ça dérange absolument tout le monde, y compris le porteur, qui n’est pas saint.
Alors devant un mauvais poil, que faire ?
Rien.
Surtout ne rien faire.
Car il faut savoir que celui-ci a la fâcheuse tendance à se démultiplier dès lors qu’il est mis en lumière, dès qu’on le voit dans tout son travers. Même la brosse en soie de sanglier n’arrange rien, c’est dire.
Attendre, c’est la seule solution.
Attendre qu’il meure de sa belle mort, de vieillesse et d’usure.
Car dans la famille des mauvais poils, je n’ai pas encore entendu dire qu’il existait des vampires, tout immortels qu’ils soient, ce qui serait alors dramatique.
Imaginez un mauvais poil immortel. Un de ceux qui se pencheraient sur vous, s’enracinerait sur votre cou en direction de votre carotide, qui pomperait votre énergie à jamais, s’enkysterait dans votre gorge jusqu’à vous rendre exsangue, pâle et livide, et vidé de toute vie joyeuse pour l’éternité.
Donc disais-je, laissons l’usure du temps faire son œuvre et faisons contre mauvais poil bon cheveu. C’est à mon avis la seule explication possible de l’existence de ces longs poils qui finissent inexorablement par pousser au bout des protubérances de chair sur les peaux suffisamment âgées pour les y accueillir.
Il n’empêche que quand le mauvais poil se repousse, pas de repousse.
Une bonne nuit de sommeil réparatrice et voilà tout.
Demain, tout un article étayé d’arguments scientifiques sur le bon poil ou comment faire que le poil ne soit plus votre pire ennemi.

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Sans aile

Rien ne rattrape
La sainte Marcelle
Aucun coup de pelle
C’est une vieille chatte
Grièche tête bêche
Toujours un peu sèche
Sévère comme la misère
Qu’elle cultive sous des airs
Diablement aigrefins
Elle n’a rien du bon pain
Pauvre animal des mares
Qui promène sa tare
Sans jamais entrevoir
L’espace paradisiaque
Elle ne garde que la niaque
L’esprit grand-démoniaque
Et la colossale solitude
De l’immense hébétude
Qui grignote les espaces
De sa bien triste tasse.

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Les sentiments

L’amour,
Ca ne se trouve pas au bout de trois p’tits tours.
Ca éclabousse d’abord,
Après ça sent un peu le mort,
Ca se choisit, ça se mûrit,
Ca se nourrit, parfois ça s’oublie.
L’amour ça court dans les forêts,
Ca se retire aux aguets,
Ca se retient quand ça s’enferme,
Ca finit toujours un peu de même,
Un jour c’est comme les vieux amis,
On les retrouve et on se dit,
Tiens, il est toujours là !
Et l’amour aussi pourquoi pas.
Mais les affres de la passion,
Dans l’horreur des séparations,
Dans la douleur et la frustration,
Vraiment pour moi plus question !

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Ben oui, écrire en ne faisant aucun cas d’aucun sens, pourquoi pas ?
Ecrire pour marier des mots, des sonorités, pour en jouer plutôt qu’en chie haie.
Durant la croissance de l’enfant, il y a ce moment où il apprend à jouer des sons en vocalises, où il va passer des heures à explorer cet organe de la phonation en découvrant la nuance du son, en ouvrant large ou en rond la bouche qui va donner d’autres tonalités, d’autres formes à ce qu’il entend de lui-même. Et bien là c’est pareil. Laisser libre cours à son clavier, les doigts ne choisissent que ce qui vient alors à la pensée et même si la pensée reste insensée, le jeu lui ne l’est pas. Tout est là. Dans la capacité à laisser le cerveau de côté et à lâcher la bride à ce qui vient. C’est dès lors jubilatoire.
Tiens, le voilà celui-là.
C’est ce terme de « JUBILATOIRE » qui ne me venait pas tout à l’heure lors d’une conversation et que je cherchais. Ma mémoire à libération prolongée vient de me le restituer.
C’est l’jeu ma pov’Lucette. Comme dans la publicité, repris et transformé à mon utilité toute entière pour dire simplement. Voilà. Je joue et j’en jubile.
Et lorsque le jeu est partagé, alors je suis aux anges.
Je suis aux anges.

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Pugnace

Saint Gildas
Blesse hélas
Laisse et lasse
Sans que passe
Ni trépasse
L’art perspicace
Qui délasse
Bien que grâce
A l’espace
Des préfaces
Ca tracasse
La surface
Qui dépasse
Toute menace
De volte-face
Quel vorace
De dédicace.

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Sans Elle

Pas de pire ennemi
Que de vivre sans lui
Ni de pire perspective
Que de ne plus en vivre
Ce sentiment funeste
Contre lequel je peste
Se nomme la jalousie
Et moi je la maudis
Je la jette de ma vie
Elle me rattrape encore
Qui sera le plus fort
Du doute ou de la confiance
Qui fera sans défaillance
Des bonheurs mitigés
Ces vrais bonheurs entiers.

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« On me disait toujours :
Ah ! Vous verrez, quand vous aurez cinquante ans !
J’ai cinquante ans ;
Et je n’ai rien vu !!! »

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