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Archive for the ‘Série gazouillis 3’ Category

Giboulée, zébu, cognassier et riboulaine : Une édition filaire de l’agenda ironique d’avril 2020 chez carnetsparesseux, le marionnettiste qui en tire les fils ce mois-ci.

Samedi 18 avril 2020, Saint Parfait !
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Un jour qui n’est déjà plus est un jour passé.
Mais où est-il donc passé ?
Une enquête en cours de passé suis sa trace. A la vitesse de la lumière, ce qui est éclairé aujourd’hui fait-il déjà partie du passé ? L’anquêteur s’appelle l’an Kevin.
Il s’est extrait la tête du tout petit bout de sa lorgnette terrestre pour se rendre compte que la nuit n’existe pas puisque le soleil continue de briller et d’éclairer la Terre en permanence.
Sa conclusion :
La nuit n’est qu’un phénomène en trompe-l’œil.
Le jour n’est donc pas passé. Il continue.
Merci à Kevin pour cette enquête rondement menée.
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Dimanche 19 avril 2020
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De quel humour était-il né ? Il en était encore à se le demander !
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C’est en suivant une ligne de vie que le zébu s’était cogné à un cognassier bizarre.
Il glissait là, paroles rares, des p’tits papiers ébouriffés, par le courant des ciels rêvés.
Zébu laissait passer l’papier d’Art, Ménie Grégoire se chanterait en onde bleue, légèrement soulevée par les coings. Elle fonda « à la Jane » l’association « l’oiseau bleu » et l’Arc tendu de son aura ira jusqu’à chausser la clairvoyance, par le plus grand des hasards, après avoir marché plusieurs kilomètres sous une
giboulée d’eau tiède et rincé la lucidité du prisme optique par les deux bouts.
Tout le reste n’est que
riboulaine, sauf la formation du temps solaire. Rien n’est plus beau que son substrat, essence du puits à la racine, intermédiaire élancé vers le retentissement vibrissonné d’un frisson moléculaire.
Une voix se fraye un chemin vers son guttural accomplissement.
Nous ne sommes que des chargés de missions, et celle d’être et de rendre heureux est la seule à remplir.
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Lundi 20 avril 2020, cette fois Odette fête son saint, n’est pas Toulmonde qui veut !
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Cet espèce de
cognassier bizarre continue d’occuper toutes nos rubriques. Il avait en lui une puissance communicative pour peu que l’on se penchât vers ses branches chargées de fruits dorés comme une riboulaine du désert de Gobari,
Même les troupeaux de doux
zébus ne le traversent plus depuis belle lurette. Mais l’allure de la lurette vient à s’interroger depuis quelques temps sur l’origine de la trilogie des giboulées descendantes et ascendantes du centre de la Terre.
Ainsi hochent-ils la tête sans marquer de surprise à cette noble remarque, la marque du cognassier bizarre n’est recensée nulle part et même les publicitaires n’en disent pas un seul mot.
Nous nommerons ce mystère en l’évitant.
Ôtez les caractères typographiques et envolez-vous vers d’autres points de vue moins cartésiens mais tout aussi réels sinon plus.
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111 tris

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«Pour sûr, fit Choukhov : le soleil est d’aplomb.
Si le soleil est d’aplomb, fit le commandant, il n’est pas midi, mais une heure.
Ça épata Choukhov :
Pourquoi ? Tous les vieux te le diront : c’est à l’heure de midi que le soleil est à son plus haut.
Oui, fit le commandant, c’était vrai de leur temps. Mais, depuis, il y a eu un décret : le soleil, maintenant, atteint sa hauteur maximum à une heure.
Pas possible ? De qui qu’il est ce décret ?
Du pouvoir soviétique. »
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Le chat l'heure dans une heure
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Dans le carré B du génôme secret, le gardien des angles se tient aux bois des A.
Le général C. (Covirus) lance une opération des sinus afin de contenir la propagande de l’usine à postillons qui fonctionne à plein rendement, et, le bistouri en goguette, il crève le pneu de la défense. L’événement à peine sorti du sommeil des presses, un agrume éternue de la vitamine C en pleine poire d’Hélène, la belle-fille du père Mömix, cracheuse de flamme. C’est pas perdu, puisque la chaleur réchauffa les pôles, les épaules, la poitrine et le cœur du changement d’heure.
Une prescription tombe. Elle se brise en mille miettes en tombant, se ramasse à la pelle à tarte, se remet debout, L’énoncé verbalisé est le suivant : Il est interdit d’éternuer.
Les contraventions tombent des nues sur les contravenants : Prenez vos anti-histaminiques Emile !
Voilà, tout ça pour dire que la nouvelle journée d’Yvettéanne Cyclopévitch va être bien remplie. Elle est chargée de décrire la vie dans le carré B du génôme secret, sous couvert du pseudo-anonyme d’Aluxiande Solgénizinzine, son grand-père.
Avec l’angle planté droit dans les yeux de son co-pilote de classe, le général C., elle va tenter de rédiger une synthèse divers-tangentée afin de rejoindre une vision à 360°.
C’est pas hypertherminettement plausible comme décor, mais le degré du vide central pose son mystère invisible, comment se fait-il que les plans planent aussi creux ?
L’architecture de l’opération, sinusitée par une ponte de graphiques à l’échelle de la perspective atmosphérique, semble ne jamais s’interroger sur les creux, mais attire l’attention sur les pleins, espaces équitables répartis entre les fondations de l’ensemble approprié retenu en son sein.
Qu’à cela n’interroge, personne n’émet la moindre hypothèse sur la chose absente, car aucune lumière ne la nommant, elle n’apparaît ni de près, ni de loin.
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La vierge aux rochers de Leonard de Vinci (1483-1486)
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C’est de la berlingote de Savoie, ce truc, rumine allègrement le tryptique intermédiaire à l’occupation des sols. Entre A, B et C, règne un silence d’outre-centre. Le tic-tac pendulaire émet à espaces réguliers son son, résonnant comme une consonne, voyelle, consonne, voyelle.
Les lettres pleuvent et les mots les plus longs ne dépassent pas 23 heures dans la journée complète. Il manque une heure, se dit Yvettéanne Cyclopévitch, nous devons alerter les autorités suprêmes pour avoir les directives à suivre. Elle entame une part d’heure en se pourléchant les doigts sur lesquels coule une sauce minute riz.
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En adéquation.

Héron pourpré

Echassier en pleine rizière

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Première de couverture : Dring, le réveil sonne.
Un sommaire sommaire accueille l’angle occulot-visionnaire du pilote C.
Puis, la préface tourne son visage vers le cadran : M…E ! Il est déjà l’heure d’intuiter, radicalement parlant. Quelques lignes plus loin, le préfacier tourne septante fois le stylo dans l’encrier, émet un bruit de gargouilles, éructe profondément une tentacule de mimosatier, puis se rendort précautionneusement. On est sur un jour seigneurisé, faut pas déconner non plus, la messe, c’est à deezer, l’horloge peut bien intuiter de la minute en cadence, elle n’a qu’à aller se faire danser chez les russes une polka de la dernière apostasie.
Ensuite, on commence la journée rondement, par petites nuances d’atmosphère, afin de mettre en relief les lignes parallèles et les délier de la f@çon la plus douce et tendre qui soit.
Pour exemple, nous allons parallécréter que ce paysage peut magnifiquement bien illustrer le propos.
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Paysage réel montrant la variation des teintes selon l'éloignement

En bleu et blanc

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Légèrement planérisé, le paysage évoque une distance relative ou absolue, selon l’approche que l’on s’en fait. Ici, les bleus évoquent à l’âme une nette sous-élévation dans un premier plan, par une ligne déchiquetée, coulée de neige éternelle mouchetée, parsemée de touches claires en cache-col.
Puis, les vagues successives berlingotent l’éloignement, chacune d’entre elle se dilue d’une blancheur directement perceptible à travers le prisme de son mariage doux au tableau formant ainsi une impression de pureté jamais atteinte jusqu’ici.
Soyons clairs, se dit la première vague. N’allons pas nous percher sur le cadavre cadencé d’un sous-sens caché, restons bien soigneusement en dehors de toute supposition fasciséee précautionneusement par les strates d’un terrain trop motusé.
Les votants n’iront pas aux urnes car le réceptacle est hors du champ de la courtoisie.
Justifier de son identité n’est pas seulement inconfortable, mais bien d’une approximation sans nom, puisque la connaissance du sujet à ce jour n’est en rien déterminée sur l’abysse du vide délié de ses pleins, soyons précis, compréhensibles, mais pas trop.
Le trop étant l’ennemi du juste, nous aurons, durant toute cette journée seigneurisée « électrinquement » l’occasion de creuser autour des lapsus de clavier une douve aussi profonde que possible afin d’éviter les échappements gazés jusqu’aux coups.
Yvettéanne Cyclopévitch tourne les pages, chapitre après chapitre, pour réinitialiser entièrement les pixels de l’imaginaire, afin de rester sur le flanc du côteau, sous la gravité éternelle des silences stellaires de la plus grande précaution d’usage du mot.
Il en va de son son consonnisé comme d’une canonisation voyellisée par l’étude du langage Mésopotamique illustré par une base soixante.
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L’angle du point de vie est ici :
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La mi-trente ayant programmé une pause standard, la flèche de l’éthique et du tact vient de sonner l’heure du bain. Nous vaquerons, durant une période diluée, autant dire, incertaine.

La mise en page est nouvelle, ou pas.
Faut bien s’occuper agréablement.

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Aller, tiens, une petite divagation du matin.
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moineau_et_cerises___estampe_-chadel_jules_clafouti céleste et jumeleine
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L’acajou divagador
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J’ai relu
Mépatou
Et partout par contre
Le culinaire vocabulé
Du vocabulaire cuisiné
Exhale un parfum d’encrier
Dans la craie de mon tableau fou
Et l’encre collée au papier
Sur la peinture où crisse la craie
Tente bien de déshabiller
Le vocabulaire cuisiné
Sous la purée des mots cajous
Ceux à la noix touchent la joue
Du cœur de l’ambre d’avant-goût
Il s’impose à moi l’avant-goût
Prémice d’une syntaxe ordonnée
Sur l’abscisse de la volonté.
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Ecrit pour ne pas oublier d’aller voter l’agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux.

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L’agenda ironique de juin 2018

Il est chez carnetsparesseux, avec tout et son contraire. Tenter d’inclure les mots « soleil, brousse, chaussure, pingouin, tentacule, épuiser, vert » est bienvenu.
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Aussitôt dit, aussitêtard fait !
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Agenda ironique de juin 2018
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Cher carnet,
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Ce mois-ci, je me promets de m’empresser lentement d’écrire un texte de participation involontairement choisi de mon plein gré, ça me rend folle de savoir qu’il y a des personnes qui sont quelqu’un et d’autres qui ne sont personne, je n’arrive pas à laisser mon raisonnement cloué sur une boucle giratoire au sens unique dont l’interdit renvoie l’ascenseur en censurant, ça me renfofolle d’ascensussurer de la faute de frappe sans jamais frapper la faute sur l’écran de personne, ni de la personne qui est quelqu’un, ni de la personne qui n’est personne.
Aussi, afin de générer de l’autre, j’attrape une tentacule sans faute de performance pour fouetter le contraire de ce que je dis avant même de l’avoir pensé.
L’agenda ironique prend le temps pour le donner au soleil, en passant par la brousse en chaussures de pingouin qui tentacule d’épuiser le tour du vert et son contraire en quatre vingt dix lignes.
L’agenda ironique de juin,
Signait une chose et son contraire,
Dans le tout et n’importe quoi,
En ce lieu.
Les pingouins s’envolaient sur les toits,
La brousse poussait dans les jardins.
Y’avait un poulpe un peu fantasque,
Qui portait des chaussures à claque,
Et marchait à pas de velours,
Sur huit tentacules à bascule.
Dans les allées de l’Alhambra,
Le vert d’eau de ce monde là,
N’épuise pas l’ironie douce,
Qui coule au milieu des rayons,
D’un arc-en-ciel droit et limpide,
Que le soleil de juin traverse.
Y’avait l’écrevisse de l’espace,
La nouvelle louve illuminée,
Et la ride du temps s’étirait,
Pour envelopper tous nos papiers.
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Le bouc de guise en première page du calendrier tirait son char.
Un bouc d’à la guise en charrette qui faisait le tour du domaine.
Que dit la sagesse ?
Elle dit que qui conduit une chèvre attelée ira de blog en blog parcourir tout le globe, elle dit que chaque escale encrera son écran de la chose contraire, en écrits transparents dont la trace restera la sole du sabot.
J’ai cherché la chèvre pour reconnaître l’empreinte, et voici où mes recherches m’ont conduite.
Mode d’emploi : Allumez votre ordinateur, connectez-vous sur internet à la page « tout et son contraire » chez carnetsparesseux, puis entrez par l’écran dans le disque dur, cherchez le sol sur lequel la sole du sabot de la chèvre a laissé son empreinte.
Sélectionnez l’octet concerné.
Si la sole porte des chaussures, c’est un soleil. Tachez d’identifier si c’est un soleil de brousse ou un soleil de juin.
Dans le premier cas, (a), soit la brousse est sèche et vous n’avez aucune trace résiduelle.
Soit elle est fraîche et les petits tas blanchâtres qu’elle laissera sous la semelle des chaussures que la sole du sabot de la chèvre arbore, ces petits tas donc se déposeront sur le sol de la brousse sèche qui ne laisse pas de traces de pas sans la brousse fraîche en petits tas.
Suivez les tas.
Dans le second cas, si c’est un soleil de juin, retournez à la lecture du premier cas, (a), mais attention si vous avez déjà fait un premier cycle de relecture, sautez par dessus le second cas, continuez une ligne plus bas sans vous épuiser à refaire le cycle du premier et du second cas qui renvoie sur le premier cas ainsi de suite à l’infini, car sinon, vous ne passerez jamais cette partie de l’itinéraire qui forme une boucle au sol. C’est le pingouin qui joue du rodéo afin d’attraper la chèvre par la paire de chaussures ayant marché soit dans la brousse sèche, soit dans la brousse fraîche.
En cas de doute, retournez à la ligne du premier cas cité ci-dessus dans le second cas.
Enfin, une fois que vous êtes fixés, décollez la paire de chaussure soit de la brousse sèche, soit de la brousse fraîche. Vous n’êtes pas obligés de décoller la brousse des chaussures, qu’elle soit sèche ou fraîche. Le mode d’emploi précise plus haut que si elle est sèche elle ne colle pas, et donc ne laisse aucune trace. Constatons immédiatement et ici même que le fait qu’elle soit sèche ou qu’elle soit fraîche a une immense importance.
Dans le cas de la fin du second cas qui renvoie au premier cas, nous en étions à suivre les petits tas de brousse fraîche déposés par les semelles des chaussures du soleil.
Nous allons partir du principe qu’elles ne sont pas collées mais que vous êtes fixés sur la question de la brousse fraîche qui laisse des tas.
Maintenant, il s’agit de retrouver le contraire de ce que vous suivez à la trace depuis le début de l’itinéraire d’une carriole censée nous permettre de voyager de blog en blog sans s’épuiser par le menu.
Attrapez la tentacule de la souris et cliquez dessus. Vous aurez un bandeau déroulant un tapis de sol sous les yeux.
Revenez au tout début du mode d’emploi qui vous conduira à nouveau jusqu’ici.
Ici n’est pas le contraire du début.
Il nous reste à vérifier si le sol est vert, car cette dernière consigne est d’une importance considérable.
Considérons la.
Si le sol est vert, c’est que le tapis de sol est vert, c’est que le tapis est vert.
Cela ne vous rappelle rien ?
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Philippe Bouvard Un oursin sur les tapis verts
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C’est un impair et j’en passe à la suite.
Sur la trace d’une chèvre attelée à une charrette qui passe de blog en blog en parcourant le globe, voici que la décolleuse de juin atterrit sur le tapis vert d’un humoriste fabuleux à la grosse tête aussi bien faite qu’éclectique et qui a été vendeur de lunettes de soleil chez Lissac.
Ah ben bravo !
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petit-bouvard-illustre-
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Si ce n’est pas tout et son contraire, c’est au moins du grand n’importe pas quoi.
Non, du grand pas n’importe quoi.
Euh… Du pas grand n’importe pas quoi ?
Ou du grand pas pas n’importe quoi, voilà, c’est ça.
Je voudrais revenir sur la question de la brousse sèche et de la brousse fraîche.
– Non ?
– Ah bon !
Alors pour terminer :
Que dit l’aberration ?
L’aberration sème du désordre dans le disque dur, et nous propose une autre écriture du mode d’emploi.
Que voici :
Eteignez votre ordinateur et n’attrapez pas la tentacule de la souris. Choisissez plutôt un hérisson ou un mulot.
Déposez le hérisson ou le mulot sur le tapis gris souris, et si demain, il est encore là, éditez votre texte à l’agenda de juin chez carnetsparesseux.
Moi, c’est fait.
Avec quoi ?
J’ai triché, j’ai un pingouin.
Que j’ai attrapé au lasso.
Avec des glaçons de brousse pour la fraîcheur.
Avec tout ça, c’est à se demander qui de la sagesse ou de l’aberration est une absurdité ou le contraire, non ?

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Windows 3
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Quand un sujet de discussion revient souvent en société, vous pouvez vous dire que c’est un sujet important. Ce fut le cas pour celui-là. Depuis plusieurs mois, autour de moi, que ce soit au travail ou dans la vie privée, ce nom revenait sans cesse au point qu’il commençait à m’intriguer.
Le jour où j’ai surpris une conversation où maman disait, « j’ai téléphoné à internet », j’ai compris que derrière cette dénomination impersonnelle se cachait un personnage qui, s’il pouvait être contacté par téléphone, devait bien aussi pouvoir se rencontrer.
Partant de cette déduction, la démarche était simple.
Acheter un ordinateur.
Prendre un abonnement pour être en relation avec lui.
Et le découvrir.
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Windows 2
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Au premier regard la fulgurance a été immédiate. J’ai senti la lumière passer dans le courant et je reconnais être resté intrigué, perplexe et curieux d’en savoir davantage.
J’ai donc commencé à en explorer les qualités.
Humour et dérision étaient au rendez-vous. Des tas d’informations arrivaient, parfois contradictoires, parfois nourrissantes, toujours lumineuses, j’étais hypnotisé par l’attraction que son langage avait sur moi. C’était devenu une ouverture dont je ne pouvais me passer.
J’ai ainsi surfé sur sa vague jusqu’à croire en lui et savoir discerner ce qui était authentique ou léger, erroné ou décalé. Je ne sais pas pour vous comment ça a changé votre vie, mais pour moi, j’ai cheminé de métamorphoses en transformations jusqu’à une renaissance complète.
J’en ressors complètement restauré, totalement transfiguré. De dos je suis passé à la fenêtre.

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Qui suis-je ?
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Et vous, avec internet, vous en êtes où ?

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Il avait plu longuement cette année là, les cousins habituellement en voyage se réunissaient tous les jours à l’heure du thé pour décider avec mère Henriette de la prochaine destination. La restauration du cloître était terminée. La rente annuelle via-chemin-du-sentier-de-soit de ce fait disponible, permettait de disposer d’un budget suffisamment conséquent pour espérer partir à au moins quinze kilomètres du domicile familial, le bonheur se lisait sur le visage de tous les membres. Empêtré, de son prénom, le plus sage de la famille, connaissait son heure de gloire grâce au tube catholique de l’année, « Les cannibales seront bien gardés », qu’il fourbissait à loisir pour le faire briller devant un auditoire qui se serrait les coudes devant tant de lumière. La question à débattre restait de savoir si le voyage se ferait en sautillant à cloche-pied, via la via fée Râto, ou encore en courant, version moins rentable dans la mesure des quinze kilomètres à distribuer sur deux semaines. Vu la couleur du ciel, le temps s’avérerait plus que mouillé, ce qui risquait de ramollir les pralinés qu’Empêtré envisageait d’offrir à Inextricable, sa fiancée, qui résidait à quatre kilomètres en roulant vite d’ici, et chez qui ils envisageaient de faire une halte pour la nuit.
Ce voyage, tout le monde y tenait beaucoup. A tel point que la carte s’arrachait de mains en mains, et qu’il devenait à peine possible de la visualiser plus de quelques secondes voire quelques
niquedouilles de suite. D’ailleurs, Empêtré, résigné à ne pas reconnaître tout l’itinéraire bis, avait décidé d’utiliser tout le temps libre dégagé des préparatifs de ce faîte pour écrire une lettre terriblement tellurique et abécédaire à sa dulcinée que voici. (La lettre, pas la dulcinée)
Le principe est simple, voyez plutôt chez carnet comment il s’y est pris. C’est sur une idée de la licorne ici, et je vous laisse découvrir.
En lisant le texte de carnet, je me suis extasiée devant tant de talent et de créativité. Mais oui le Dodo, j’ai même trouvé presque injustice flagrante de Flanagan à vouloir te coffrer pour incendiarité et précarité d’enquête sur la voie république. Bon enfin, il a l’air d’avoir des preuves. Mais s’il faut faire un faux témoignage, je suis prête à couvrir la première plume qui osera s’y attaquer. Est-ce bien inintelligible ?
S’il est clair que la fluidité ressentie à la lecture de ton texte semble être le reflet de la facilité avec laquelle j’ai pu m’imaginer qu’il avait été écrit, la surprise est arrivée à la fin, retenant par ricochet mon attention, me portant à relire plusieurs fois, lorsque je découvris que le texte était un abécédaire, en d’autres termes, que chaque phrase débutait par, et dans l’ordre, les lettres de l’alphabet. Petit rappel illustré : A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-
π -Q-R-S-T-U-V-W-X-Y-Z. Et là, soudain, j’ai mesuré la performance accomplie.

histoire de presser un peu de jus de cerveau dans la mesure où il me semble plus mûr ces derniers temps, vu la remontée des températures, la déclinaison du soleil et la hauteur du mercure, je relève le défi de ce petit bonheur abécédaire.
Toujours avec un train de retard, oui, bon d’accord…
Et puis hors concours chez Anne pour l’agenda électronique de juin.

Avec force et détermination, j’ai décidé qu’avec toi j’irais jusqu’au bout.
Bravant les doutes, les errances, les outrages du temps qui passe, les accidents de terrain, j’ai tâtonné longuement, le voyage n’était pas simple.
Carte en main, j’ai donc révisé ma géographie, redéfini le sens, la direction à plusieurs reprises, identifié l’itinéraire à parcourir, les paysages traversés, précisé ma destination..
Du haut du gouffre à la crête des fonds abyssaux, de la cime des profondeurs aux points culminants des précipices, mais aussi dans la traversée des vallées, la découverte des villes, des campagnes ou des déserts, je réussissais toujours à retrouver mon chemin.
Et puis voilà, le vent s’est levé, formulant des adieux déchirants, dissipant tout repères, éparpillant les indications, dispersant l’opiniâtreté.
Folie que l’oubli, j’étais averti, j’avais lu Erasme, je m’y étais préparé.
Garder la foi, toujours, et je me répétais, souviens-toi, dans ces cas là, souviens-toi de la musique.
Héliotropise moi un petit air, une petite chanson, hérissonne moi tout un refrain, un couplet, une divine légende, un opéra rock. Idéalise moi une traversée du jardin d’Eden.
Jubilationne moi du bonheur en quantité déraisonnable. Kilométrise moi du fil d’Ariane pour que je te retrouve à chaque fois.
Largement nous étions loin d’arriver, pourtant si proches, bien que si différents, quelque chose clochait, quelque chose ne collait pas. Moins une que je ne démissionne, et puis une idée s’est greffée dans le cheminement de ma réflexion.
Ne te laisse pas endormir par les apparences, écoute ta petit voix intérieure, elle est toujours ton meilleur guide.
Oublie pour une fois de rester dans le connu, invente un nouveau parcours, réinvente un mode d’emploi, une ligne de faille, un caractère ininventé.
Pourquoi ne pas faire confiance à la vie, tout simplement, sans rien bousculer, tranquillement, pourquoi ne pas laisser faire l’espace, tel qu’il a envie d’être parcouru ?
Πêtre que πêtre serait mieux que ne pas être, alors plus de question, c’est la faute à Shakespeare, plus de Raiponce, c’est la faute à Disney.
Quel avantage y aurait-il a vouloir aller plus vite que la musique, puisqu’elle revient toujours, encore et encore ?
Rien n’est plus précieux que l’instant présent finalement, puisque c’est là que tout peut se passer, puisque c’est lui qui s’inscrit dans le ressenti.
Seulement voilà.
Tentation, quand tu nous tiens.
Une seule fois dans ta vie, une fois n’est pas coutume, tu laisses les commandes au destin, tu écoutes ce que la vie a à t’apprendre, et tu avances sans savoir où tu vas, juste à savoir dans quelle direction, sans rien parier, sans rien forcer.
Viendra bien l’instant où une perspective se dessinera, où tu comprendras pourquoi, au moins le temps de cette traversée, vouloir à tout prix quelque chose ne pouvait prendre aucun sens. Wilde avait déjà écrit en filigrane sur la question dans ses compositions théâtrales, je pense à la question de l’importance d’être constant, faisant référence à la fidélité.
Xylophon, dans son banquet, citera la « kalokagathie », qui littéralement veut dire beau et bon, et qui est la condition de celui qui entretient l’idéal de la conduite personnelle.
Yourcenar, dans l’œuvre au noir, ira beaucoup plus loin qu’une simple approche de valeurs positives, elle ira creuser dans les noirceurs de l’être.
Zapper le bien-être ou opter pour la sérénité, lorsque l’idée se présente, demande de prendre sa pelle, sa pioche, et son râteau, afin d’aller débroussailler et creuser le terrain pour mieux identifier sa constitution, semer pertinent, et faire pousser tout un jardin.

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Prenez une grosse motte d’idées, équarrissez les coins, travaillez la masse aux ciseaux à Pierre, ciselez les bords en quinconce, malaxez la chaux pendant qu’elle est encore vive, plâtrez les murs avec.
Reprenez votre morceau de départ. En fonction de sa nature, maintenant, il vous faut choisir les outils adaptés. Prenons l’exemple du marbre. Ce sont la marteline et le trépan qui seront d’usage.
Les roches sédimentaires, plus friables, seront plus fragiles et moins durables. Mais pour peu que vous utilisiez une roche métamorphique issue du protolithe, vous aurez affaire à une foliation avec intrusion plutonique. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, l’art de la taille du texte doit toujours avoir grand soin de ménager la matière. Les grands maîtres littéraires de ce monde vous conseilleront burin, pointerolle et maillet. Si vous estimez nécessaire d’inventer vos propres outils, libre à vous de les créer. Cela demandera probablement plus de temps, mais aura pour avantage de singulariser votre art. Ne reculez devant aucune expérience, ce sont elles qui vous permettront d’être dans la recherche plutôt que la reproduction, et qui vous guideront sur la piste de votre tessiture.
Les roches magmatiques, qu’elles soient extrusives ou effusives, ne sont pas sans intérêt.
Avancez sans hâte dans la taille du texte. Décrochez morceaux par morceaux avec attention. Une fois l’ébauche terminée, le raffinage s’effectue à la gradine ou à la gouge, puis vient l’étape finale du polissage au papier de verre ou à la pierre d’émeri. Une finition à l’étain donne à l’ensemble un aspect extérieur très réfléchissant.
Voici donc une deuxième méthode pour écrire. L’ensemble fera naître la sculpture générale dont les formes en volume pourront rejoindre les rayons des bibliothèques.
Merci de votre attention.
Professeur Drosselmeyer Curie
De la chaire universitaire de Santiago en Arizona

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Je suis partie chercher une tasse dans le buffet de la salle à manger, j’ai trouvé une veste, mis la veste, suis revenue dans la cuisine. Sans la tasse. Je suis à nouveau allée chercher la tasse oubliée, me suis assise à mon bureau, j’ai écrit. Je me suis levée, suis allée sortir la tasse du buffet, me suis rassise à mon bureau. Oui, rassise. Comme de la mie, comme une miche de plusieurs jours, vous avez bien lu. J’ai continué mon texte, me suis levée à nouveau, ai pris la tasse, suis allée finir mon repas. Ah, oui, la tasse ? C’était pourquoi déjà ?
Voilà, j’y verse un peu de vin. Pour voir s’il est meilleur que dans un verre.
J’ai voulu goûter mais c’est du râpeux, du qui prend le palais, le gosier et la langue avec. Franchement la bouteille était belle, mais pour le reste… Il finira inéluctablement dans la bonde de l’évier, quelle vie de misère que celle d’un mauvais vin.
Mon corps est imprévisible, il va, il obéit à mes impulsions* dans sa définition la plus simple, et puis se laisse distraire, il m’accompagne toujours car c’est lui qui me tient en vie, en envie de vie. Et quand mon corps se détend, c’est qu’il est en confiance.
L’autre jour, mon corps était tellement en confiance qu’il m’a fait cette drôle de farce. Je venais de faire la vaisselle, et puis pour faire de la place sur mon égouttoir, j’essuie une boite en plastique, et ma main la dépose dans une poêle propre posée sur la plaque de gaz.
Mon corps va s’asseoir devant l’ordinateur, puis revient à la cuisine. Mon cerveau pris de doute va vérifier la poêle. Mon corps l’accompagne toujours un peu, on ne sait jamais, des fois que mon cerveau se perde. Et bien oui, le gaz allumé à feu doux dessous attendait les poissons panés et avait reçu une boite en plastique, ce n’est pas tout à fait comparable et pourtant, c’est mon corps qui l’avait déposée là. Et mon cerveau, il faisait quoi encore, celui-là ?
Le fond de la boite avait fondu.
Et les poissons panés étaient toujours au frigo.
Bref, mon corps est un farceur. Mon cerveau ne lui est parfois d’aucun soutien. C’est déplorable, un peu comme un état avec son peuple, pitoyable devrais-je dire.
Et bien moi j’affirme que ce n’est pas une raison pour être défaitiste. Car si les feuilles mortes se ramassent à l’automne, elles sauront faire l’humus du printemps qui suivra.
C’est bien logique ! Enfin, tellement ça me paraît clair, que…
J’ai l’impression d’avoir perdu mon raisonnement, non ? De quoi je parlais ?
Ah oui ! C’est ça ! Le fond de la boite, le fond fondu, le fond fondu et collé, ainsi font font les petites boites en plastique collées… lui, il fera quoi ?
Déjà bien heureux qu’il se soit décollé du fond de la poêle une fois refroidie.
Je vais dans la salle de bain pour allumer le chauffage et je me souviens que j’ai du linge à plier dans la chambre. Je bifurque pour aller plier mon linge, je reviens devant mon bureau. Des tas de chaussures traînent devant le meuble prévu à effet de leur rangement. Pof, mon corps se penche, aligne tout ce petit monde sur les étagères. Le réveil sonne, c’est l’heure d’aller prendre la douche. Et voilà ! La salle de bain glacée, et mon corps frissonnant, mais où est donc passé mon cerveau ? Cette fois j’ose le dénoncer, il est égaré.
J’allume le chauffage, je repars lire un peu, en attendant. Je tombe sur l’horoscope du jour.
Natifs de janvier, ne lâchez rien, car même si la traversée est rude, elle finit toujours par amener à bon port.
Alors je ne lâche ni mon corps imprévisible, ni mon cerveau aéré.
Et mon cerveau se tient au dessus de ma tête, flottant.
En attendant, le radiateur chauffe la salle de bain.
Et puis l’état, n’est-il pas le représentant du peuple ?
Donc le peuple s’auto-maltraiterait-il finalement ?
Je demande à l’état de cesser de gaspiller les fonds fondus de boites en plastique, les fonds fondus et collés, ce sera ma doléance du jour.
.

Conclusion : ça paraît évident bien sûr…
.
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le chat fondue bourguignonne.

* Impulsion : Action de pousser pour provoquer le mouvement.

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Je propose la création d’une ligue de parents d’élèves qui se gèlent dans les amphis en février et qui ont le nez fin et si glacé qu’il en est cassant au point que toute sauvegarde nasale devient impossible sauf à en passer par une décongélation sous la douche brûlante du soir.

Genre :
« La ligue des parents d’élèves aux nez fins qui risquent de tomber en se cassant une fois gelés ».
C’est pas un peu pompeux ?
J’avais envie de rajouter, « et qui se douchent à l’eau bouillante pour le faire décongeler », mais j’ai eu peur que ça fasse trop sérieux.

Et puis la création d’une ligue contre les températures d’au moins moins huit mille afin de venir en aide à tous ceux qui se pèlent les hivers particulièrement durant les mois de février où un soutien de solidarité doit se déployer au mieux en vue d’éviter l’extension du processus de congélation du nez aux orteils, et si besoin interdire les meubles bas car ils risqueraient de provoquer des chocs d’orteils du fait de l’anesthésie due au froid et de les casser et ce, de façon irrémédiable.

D’autre part, il me semble judicieux de réfléchir à la fabrication de moufles chauffantes électriques pour pieds et nez, et de prévoir un prolongateur suffisamment long pour que les étudiants puissent utiliser cet équipement en partant de chez eux pour aller jusqu’aux amphis.

Il a été évoqué la possibilité de brûler les livres pour se réchauffer, hypothèse qui a été écartée du fait du risque de dégagement toxique des bibliothèques.

Idem pour l’idée de transformer les amphis en étables.
J’ai z’eu cris à l’idée de recommencer toute l’histoire.
On n’en est pas là, heureusement !

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La momie découture ses plis
Laissant se défaire en lambeaux
La toile qui entourait sa vie
Etoffe parfumée d’oripeaux
Sur le pont où elle déchiquète
Nos longues années d’espoirs à sec
C’est encore son sourire lépreux
Qui se souvient des rêves précieux
Que nous montions comme des cabanes
Mêlés de branches de platanes
Et armés de nos sarbacanes
Nous guettions si la caravane
Des passants et aventuriers
Venaient encore à traverser
Ce pont où nous venions jouer
Mais il est loin ce temps passé
Et la momie s’est dénudée
Perdant toute son humanité
Laissant se défaire en lambeaux
L’amour qui se voulait manteau
Et ton rire n’a plus que l’oubli
Pour se recoudre dans ses plis…

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