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Archive for novembre 2014

Voyage en aboulie

ça pataugeait dans la semoule,
Depuis quelques années déjà,
Sans jamais que le bateau coule,
Sur la mer naviguent d’autres « cas ».
On avançait cahin-caha,
La mélasse devenait épaisse,
L’ironie n’était qu’une espèce,
D’emplâtre sur une jambe de bois.
De temps en temps c’est un îlot,
De bouquet d’heures récupérées,
Qui nous offrait son doux repos,
Tout juste de quoi se redresser.
La fatigue me clouait le bec,
Mon cerveau voulait débrancher,
Il fallait quand même faire avec,
Quand donc tout ça va s’arrêter ?
Certains déclenchaient des cancers,
D’autres allaient se jeter d’un pont,
On était perdus en enfer,
On n’avait pas touché le fond.
Il y avait encore des réformes,
Avec des horaires différents,
Fallait sauver le bâtiment,
Qui employait les uniformes.
Ça pataugeait en grande crue,
Depuis quelques années déjà,
Quelques « cas » avaient disparus,
D’autres arrivaient, c’était la loi…

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Avec ce froid

J’ai du crever le fond des poches,
Du manteau de la poésie,
Car plus aucun vers ne s’accroche,
Aux brins de tissu de ses plis.
J’ai beau à la machine à coudre,
Tenter en vain de réparer,
Le décousu des rimes à moudre,
Elles ne font plus aucun café.
Alors je fais du chocolat,
Bien que son goût soit plus fragile,
Pour tenter ses rimes à l’argile,
Mais c’est un silence délicat,
Qui finit au bout de ma ligne,
Un silence doux et immobile,
Que la saison porte au repos,
En attendant le renouveau,
Des fonds de poche du paletot,
D’une poésie au cacao.

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Mélangez du bonheur à rien d’autre,
Si ce n’est du piment de plaisir,
De l’amour et du rire,
Et puis du rêve pour que mijotent,
Tous les ingrédients de la joie,
Un peu de folie en claire-voie,
Le tout au feu doux de l’ivresse,
Avec une grande part de tendresse.
Mitonnez sans modération,
Afin de garder l’addiction,
A toute épreuve de la cuisson.
Laissez ainsi les décennies,
Bouillonner sans que soient noircies,
Les saveurs de votre cuisine,
Et dégustez toute la tartine.
Quand l’heure sera à la disette,
Ce sera le temps du squelette,
Enfourchez-le dans l’allégresse,
Après tout c’est de sa sagesse,
Que la vie étend ses racines.

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Ruée aqueuse

Les nuages sont furieux,
Ils piétinent le soleil,
Et noircissent le ciel,
D’un plafond orageux.
Poussés par la colère,
Ils déchirent la lumière,
De leur gris anthracite,
Qu’aucune rage ne délite.
Même la lune est en fuite,
Devant tant de fureur,
Et les étoiles en pleurs,
Font gonfler leurs paupières,
Par la crue des rivières,
Au galop forcené,
Des vents échevelés.

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