Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Exercice de style’ Category

Dans les commentaires de ma participation à l’agenda ironique de juin 2020, en réponse à Laurence, organisatrice du mois, j’évoquais l’idée de faire une suite à mon texte, intitulé « Dans le germe du silence », en laissant pousser tout un jardin naturel.
C’est une suite à laquelle je ne m’attendais pas, mais à l’image de la vie, l’écriture suit sa logique propre, aussi, j’ai laissé aller l’encre où il lui semblait bon d’aller.
Voici cette première suite qui a poussé d’elle-même.

Dans les pousses du silence
.
La suite de : « Dans le germe du silence »
.
La brouette prête une oreille attentive à la charrette qui se retrouve ainsi avec une oreille de plus entre les deux yeux.

.

– Je vois.
– Ça fait quel effet ?
– Ben, un coton-tige de plus, des boucles d’oreille par trois, en fait par quatre, il n’existe pas de boucles à la Van Gogh.
– Mais encore ?
– Ce qui m’arrive est un peu différent.
– Un peu ?
– Beaucoup…
– C’est assez imprécis.
– J’entends en trois dimensions.
– Dans quel espace ?
– Encore innommé.
– C’est assez difficile à se représenter.
– Ce n’est pas un spectacle.
– Ni une pipe à la Magritte.
– Mais ça pousse dans tous les sens.
– Ça donne envie d’explorer, d’imaginer, de créer.
– Tout ça pour un son en trois dés ?
Les joueurs de Yam’s à la table d’à côté se retournent, les sourcils froncés.
– Chut, vous en faites un de ces boucan !
– Et puis c’est pas trois, mais cinq dés qu’on a pour jouer !
– Pffff, c’est dingue ce que les incompréhensions ont du bon. Je me vois mal porter une oreille de plus sur chaque joue !
– Pas grave, on n’a qu’à se pousser plus loin.
.
.
Pousses de coton-tige 1
.
.
La brouette fit signe à la charrette. Leurs roues se mirent à tourner. En ajustant leur vitesse respective, elles avancèrent de concert dans des grincements d’essieux à déboucher les perçants de cire d’abeille des tympans d’église. Elle a, au rez-de-chaussée, trois colonnes ioniques, et au premier étage, une galerie à plein cintre.
– C’est un concert de silence à cinq oreilles que nous venons de faire là !
– Tiens, ce serait donc une pousse d’oreille ?
– En mono, en stéréo et en ?
– Le récepteur n’est pas l’émetteur, mais pourquoi pas pentaréophonie, ou quinquaphonie ?
– Dis-moi la brouette, je me demandais comment nous pourrions entamer la discussion…
– J’ai cru que tu allais me parler du panier.
– ?
– Oui, celui pour aller cueillir les pissenlits.
– ??
(Dans une pousse de silence : Elle est bizarre cette charrette !)
– Je t’entends, j’ai une quinquaoreille, ne l’oublie pas !
– Bon, ok. C’est quoi c’t’histoire de panier à pissenlit ?
– Ben la fermière, elle va les ramasser avec un grand couteau.
– Oui, même qu’un jour, elle y est allée avec son fiancé. Et qu’est-ce qui lui a pris, à ce gus. Il s’est mis à lui faire peur en jouant du couteau avec elle, et elle en menait pas large. Lui, il s’amusait, enfin, pas tout à fait. Lui faire peur, c’était un peu pour lui montrer quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre, ne sachant pas d’où la scène venait. Alors elle a pensé que la lame de la bascule vers la folie n’était pas si loin, et qu’elle devait s’en prémunir à l’avenir…
– Ah ! Le jeu de la pousse d’acier inox !
– Bouffer du pissenlit par la racine prématurément, je la préfère en salade.
– C’est là qu’intervient la sourde oreille ?
– Bein, pas tant que ça ! Une sourde-oreille fine comme comme une lame.
– Mais une fine lame douée d’oreille, c’est une épée ?
– Bah ! Cueillir des pissenlits avec une épée, fô voir…
– Un véritable feu d’artifice !!!

.
.
Pousses de coton-tige 2
.
.

Read Full Post »

Giboulée, zébu, cognassier et riboulaine : Une édition filaire de l’agenda ironique d’avril 2020 chez carnetsparesseux, le marionnettiste qui en tire les fils ce mois-ci.

Samedi 18 avril 2020, Saint Parfait !
.
Un jour qui n’est déjà plus est un jour passé.
Mais où est-il donc passé ?
Une enquête en cours de passé suis sa trace. A la vitesse de la lumière, ce qui est éclairé aujourd’hui fait-il déjà partie du passé ? L’anquêteur s’appelle l’an Kevin.
Il s’est extrait la tête du tout petit bout de sa lorgnette terrestre pour se rendre compte que la nuit n’existe pas puisque le soleil continue de briller et d’éclairer la Terre en permanence.
Sa conclusion :
La nuit n’est qu’un phénomène en trompe-l’œil.
Le jour n’est donc pas passé. Il continue.
Merci à Kevin pour cette enquête rondement menée.
.
Dimanche 19 avril 2020
.
De quel humour était-il né ? Il en était encore à se le demander !
.
C’est en suivant une ligne de vie que le zébu s’était cogné à un cognassier bizarre.
Il glissait là, paroles rares, des p’tits papiers ébouriffés, par le courant des ciels rêvés.
Zébu laissait passer l’papier d’Art, Ménie Grégoire se chanterait en onde bleue, légèrement soulevée par les coings. Elle fonda « à la Jane » l’association « l’oiseau bleu » et l’Arc tendu de son aura ira jusqu’à chausser la clairvoyance, par le plus grand des hasards, après avoir marché plusieurs kilomètres sous une
giboulée d’eau tiède et rincé la lucidité du prisme optique par les deux bouts.
Tout le reste n’est que
riboulaine, sauf la formation du temps solaire. Rien n’est plus beau que son substrat, essence du puits à la racine, intermédiaire élancé vers le retentissement vibrissonné d’un frisson moléculaire.
Une voix se fraye un chemin vers son guttural accomplissement.
Nous ne sommes que des chargés de missions, et celle d’être et de rendre heureux est la seule à remplir.
.
.
Lundi 20 avril 2020, cette fois Odette fête son saint, n’est pas Toulmonde qui veut !
.
Cet espèce de
cognassier bizarre continue d’occuper toutes nos rubriques. Il avait en lui une puissance communicative pour peu que l’on se penchât vers ses branches chargées de fruits dorés comme une riboulaine du désert de Gobari,
Même les troupeaux de doux
zébus ne le traversent plus depuis belle lurette. Mais l’allure de la lurette vient à s’interroger depuis quelques temps sur l’origine de la trilogie des giboulées descendantes et ascendantes du centre de la Terre.
Ainsi hochent-ils la tête sans marquer de surprise à cette noble remarque, la marque du cognassier bizarre n’est recensée nulle part et même les publicitaires n’en disent pas un seul mot.
Nous nommerons ce mystère en l’évitant.
Ôtez les caractères typographiques et envolez-vous vers d’autres points de vue moins cartésiens mais tout aussi réels sinon plus.
.
111 tris

Read Full Post »

«Pour sûr, fit Choukhov : le soleil est d’aplomb.
Si le soleil est d’aplomb, fit le commandant, il n’est pas midi, mais une heure.
Ça épata Choukhov :
Pourquoi ? Tous les vieux te le diront : c’est à l’heure de midi que le soleil est à son plus haut.
Oui, fit le commandant, c’était vrai de leur temps. Mais, depuis, il y a eu un décret : le soleil, maintenant, atteint sa hauteur maximum à une heure.
Pas possible ? De qui qu’il est ce décret ?
Du pouvoir soviétique. »
.
.
Le chat l'heure dans une heure
.
.
Dans le carré B du génôme secret, le gardien des angles se tient aux bois des A.
Le général C. (Covirus) lance une opération des sinus afin de contenir la propagande de l’usine à postillons qui fonctionne à plein rendement, et, le bistouri en goguette, il crève le pneu de la défense. L’événement à peine sorti du sommeil des presses, un agrume éternue de la vitamine C en pleine poire d’Hélène, la belle-fille du père Mömix, cracheuse de flamme. C’est pas perdu, puisque la chaleur réchauffa les pôles, les épaules, la poitrine et le cœur du changement d’heure.
Une prescription tombe. Elle se brise en mille miettes en tombant, se ramasse à la pelle à tarte, se remet debout, L’énoncé verbalisé est le suivant : Il est interdit d’éternuer.
Les contraventions tombent des nues sur les contravenants : Prenez vos anti-histaminiques Emile !
Voilà, tout ça pour dire que la nouvelle journée d’Yvettéanne Cyclopévitch va être bien remplie. Elle est chargée de décrire la vie dans le carré B du génôme secret, sous couvert du pseudo-anonyme d’Aluxiande Solgénizinzine, son grand-père.
Avec l’angle planté droit dans les yeux de son co-pilote de classe, le général C., elle va tenter de rédiger une synthèse divers-tangentée afin de rejoindre une vision à 360°.
C’est pas hypertherminettement plausible comme décor, mais le degré du vide central pose son mystère invisible, comment se fait-il que les plans planent aussi creux ?
L’architecture de l’opération, sinusitée par une ponte de graphiques à l’échelle de la perspective atmosphérique, semble ne jamais s’interroger sur les creux, mais attire l’attention sur les pleins, espaces équitables répartis entre les fondations de l’ensemble approprié retenu en son sein.
Qu’à cela n’interroge, personne n’émet la moindre hypothèse sur la chose absente, car aucune lumière ne la nommant, elle n’apparaît ni de près, ni de loin.
.
.
La vierge aux rochers de Leonard de Vinci (1483-1486)
.
.
C’est de la berlingote de Savoie, ce truc, rumine allègrement le tryptique intermédiaire à l’occupation des sols. Entre A, B et C, règne un silence d’outre-centre. Le tic-tac pendulaire émet à espaces réguliers son son, résonnant comme une consonne, voyelle, consonne, voyelle.
Les lettres pleuvent et les mots les plus longs ne dépassent pas 23 heures dans la journée complète. Il manque une heure, se dit Yvettéanne Cyclopévitch, nous devons alerter les autorités suprêmes pour avoir les directives à suivre. Elle entame une part d’heure en se pourléchant les doigts sur lesquels coule une sauce minute riz.
.
.
En adéquation.

Héron pourpré

Echassier en pleine rizière

.
.
Première de couverture : Dring, le réveil sonne.
Un sommaire sommaire accueille l’angle occulot-visionnaire du pilote C.
Puis, la préface tourne son visage vers le cadran : M…E ! Il est déjà l’heure d’intuiter, radicalement parlant. Quelques lignes plus loin, le préfacier tourne septante fois le stylo dans l’encrier, émet un bruit de gargouilles, éructe profondément une tentacule de mimosatier, puis se rendort précautionneusement. On est sur un jour seigneurisé, faut pas déconner non plus, la messe, c’est à deezer, l’horloge peut bien intuiter de la minute en cadence, elle n’a qu’à aller se faire danser chez les russes une polka de la dernière apostasie.
Ensuite, on commence la journée rondement, par petites nuances d’atmosphère, afin de mettre en relief les lignes parallèles et les délier de la f@çon la plus douce et tendre qui soit.
Pour exemple, nous allons parallécréter que ce paysage peut magnifiquement bien illustrer le propos.
.
.

Paysage réel montrant la variation des teintes selon l'éloignement

En bleu et blanc

.
.
Légèrement planérisé, le paysage évoque une distance relative ou absolue, selon l’approche que l’on s’en fait. Ici, les bleus évoquent à l’âme une nette sous-élévation dans un premier plan, par une ligne déchiquetée, coulée de neige éternelle mouchetée, parsemée de touches claires en cache-col.
Puis, les vagues successives berlingotent l’éloignement, chacune d’entre elle se dilue d’une blancheur directement perceptible à travers le prisme de son mariage doux au tableau formant ainsi une impression de pureté jamais atteinte jusqu’ici.
Soyons clairs, se dit la première vague. N’allons pas nous percher sur le cadavre cadencé d’un sous-sens caché, restons bien soigneusement en dehors de toute supposition fasciséee précautionneusement par les strates d’un terrain trop motusé.
Les votants n’iront pas aux urnes car le réceptacle est hors du champ de la courtoisie.
Justifier de son identité n’est pas seulement inconfortable, mais bien d’une approximation sans nom, puisque la connaissance du sujet à ce jour n’est en rien déterminée sur l’abysse du vide délié de ses pleins, soyons précis, compréhensibles, mais pas trop.
Le trop étant l’ennemi du juste, nous aurons, durant toute cette journée seigneurisée « électrinquement » l’occasion de creuser autour des lapsus de clavier une douve aussi profonde que possible afin d’éviter les échappements gazés jusqu’aux coups.
Yvettéanne Cyclopévitch tourne les pages, chapitre après chapitre, pour réinitialiser entièrement les pixels de l’imaginaire, afin de rester sur le flanc du côteau, sous la gravité éternelle des silences stellaires de la plus grande précaution d’usage du mot.
Il en va de son son consonnisé comme d’une canonisation voyellisée par l’étude du langage Mésopotamique illustré par une base soixante.
.
.

L’angle du point de vie est ici :
.
.
La mi-trente ayant programmé une pause standard, la flèche de l’éthique et du tact vient de sonner l’heure du bain. Nous vaquerons, durant une période diluée, autant dire, incertaine.

La mise en page est nouvelle, ou pas.
Faut bien s’occuper agréablement.

Read Full Post »

Inspirée par la lecture du texte de Gibulène, voici une nouvelle mouture proposée pour l’agenda ironique qui se tient chez Jacou33 ce mois-ci.

.
.
Philippe-Geluck-le-chat-Ectac-over-blog-humour
.
.

L’histoire d’Henri IV, c’est selon !

C’est l’histoire d’un roi qu’à été occis au planter de poignard par le gueux le plus célèbre de France et de Navarre, qu’a fini éckartollé général de l’armée Suisse.
Il en rit, l’Henri !

Remarque, l’avait qu’à pas prêcher le trétrasextilisme aussi, çuilà !
Ou le tétranombrilisme, ce qui n’est pâmieux.

Quatrain pour un roi, tous les rois pour la quatrainpéterie !

« C’est au moins du petit Suisse, si ce n’est du petit nègre,

Au moins du petit Suisse à vingt pour cent, ou du vinaigre blanc cristal huit,

Lui-même, parfois, ne sais-je pas où ils conduisent les mots.

Une conséquence de la « pétrique », à laquelle je n’ai pas encore

trouvé matière à répondre inintelligiblement sur mon blog…??? »

Euh, si, c’est viendu depuis !
C’est s’là même !

Peut-être est-il nécessaire de réécrire l’Apocalypse Now ?
Allonzy !

Yavait quatre cavaliers qu’étaient frères comme cochons de lait, qu’ont montés sur un canasson bruyant dont les tétranomdedieu m’échappent tant cette monture courut vite. Le coup de vent passa, les cavaliers virent un carrosse abandonné au bord d’un grand chemin.
La belle aubaine, qu’ils se disent, et vlan, ils découvrent à l’intérieur le cadavre mortuaire de l’henri 4, assis devant une poule au pot encore fumante des naseaux.
Vu qu’ils étaient apocalisptiquement corrects, ils décident de ne pas toucher à la poule au pot, mais cuisinèrent l’Henri des quatre fers en l’air pour qu’il leur donne son carrosse. L’Henri, qu’était pas tout à fait encore froid, leur tire une révérence de derrière les fagots, et va mourir un peu plus loin sous un arbre perché. Les quatre de L’Apocalypse, n’en tétrareviendront pas. Ils sont à ce jour portés appparus devant l’éternité avec pour fougueuse jument une poule sourde comme un pot qui n’en fit qu’à la tête de son bon couloir.
Voici donc l’histoire de l’Henri 4 fois grand-père du côté de sa mère, et tout autant du côté de son frère. Les quatre frères apocalyptiquement corrects sont enterrés du côté de chez Swann.
J’ai tétraentendu dire que les quatre voix qui émanent de mon clavier parlent tellement toutes en même temps qu’il est impossible de ne pas faire de tétralapsus, raison de plus pour en faire encore et encore, tétralogiquement parlant, suivant la raison avec laquelle Descartesfigues mis au raisin toute sa vie à nous la pourrir, belle réussite.
Yadéfoi j’les comprends plus d’elles-mêmes.
Tétra »P »tétra »f  » !!!

.
.

Enfin on se retrouve tous les quatre


.
.

Read Full Post »

.
.
Dessin parfum
.
.
D’une très belle fragrance, l’essence d’un odorat
Trace d’une ligne fine le tiret de la joie.
La source de son encre n’est pas toujours comme ça,
Mais elle bondit d’amour par la porte du sens,
Sans que tambour battant d’un rythme doux constant,
Elle n’enferme la rose au nez de son versant.
C’est que le ver a l’art, et n’être jamais plein,
Fait que le tremblement vient boire à son dessein,
Et forme d’air léger comme un souffle divin,
La beauté du flacon et l’huile du souverain.
D’une très belle essence, l’odorat de demain,
Versera sa fragrance au creux de son destin.
.
.
Dessin parfum 2
.
.

Read Full Post »


.
.
Facebouc
.
.
– Assis !
– e
– Couché !
– e
– Debout !
– e
– Ne pas comprendre l’élégance du geste figure une carence en sérotonine !
Affirma Tournesol en fermant le tiroir du bureau où il recevait en consultation une chèvre du Bengale porteuse d’un entonoir en guise de chapeau.
La chèvre venait prendre avis auprès de son confrère car son chapeau refusait de laisser passer la lumière qui ne cessait de vouloir pourtant ajourer le tube cathodique qui le prolongeait.
La chèvre fourragea dans son sac et en sorti une touffe de foin.
– Pensez-vous que la carence vienne de là ? Demanda-t-elle.
Le professeur observa méticuleusement la bouffe alimentaire puis s’exclama :
– C’est de l’herbe à zèbre ! Qui vous a prescrit cette nourriture ?
La chèvre leva un sourcil étonné, tout en tricotant doucement sa barbichette assaisonnée d’oranges.
– Mais c’est vous !
– C’est bien la meilleure…
– Vous parlez sérieusement ou vous vous moquez de moi ?
– Pourquoi ? Vous prenez le train ?
La chèvre commençait à s’agiter tout en tournicotant un collier de perles qu’elle portait autour de son cou, puis elle bêla longuement dans un rire chevrotant.
– J’ai perdu l’accent, est-ce possible que cela ait influé sur la distribution ?
– Vous l’avez formulé comment ?
– J’ai demandé de la sœur automne in, pourquoi ?
– Cela n’explique pas que ce soit pour zèbre !
– Descendons-nous d’un zèbre ?
– Dans ce cas, c’est plus clair !
Le professeur attrapa une perçeuse dévisseuse et s’approcha de l’entonnoir puis, avec précision, il perça un nouveau trou dans le tube cathodique érigé sur la tête de la chèvre.
– Voilà ! J’espère que cette carence se résoudra d’elle-même avec le jour.
– Et pour les courants d’air, vous me conseillez quoi ?
– Portez un bonnet. Vous faites quelle taille ?
– Soixante.
– Vous avez une petite mamelle ! Portez un bonnet en soixante, alors. Je vous le prescris en modèle contention, comme ça, vous serez remboursée intégralement.
– Très bien. Soyez remercié de toute mon assurance, docteur Tournesol.
– Revenez pour d’autres trous, votre tube cathodique cligne des aérations, achetez du foin dans la collection herbe hiver, il sera plus frais, et adoptez la couleur ! Le cathodisme vous en sera reconnaissant.
– Merci Tournesol !
– Ah ! J’oubliais ! Qu’est devenu Tournevis, votre associé ?
– Il s’est desséré la tête cruxiforme en forçant sur l’ouverture d’un pot de peinture.
– Oh ! J’espère qu’il s’en remettra !
– Je lui ai prescrit une sérotonine 5HT en grande surface, pour l’habituer.
– Le jeu ne le gène pas trop ?
– J’ai bien cru qu’il ne retrouverait pas sa forme, et puis si !
– Cette forme anodique qui n’a rien d’anodin plaît-il ?

– Il est comme j’aime.
– Mais lui ?
– Il ne se prononce pas.
.
.
chèvre zèbre animaux en résine nlcdeco.fr décoration original
.
.

Read Full Post »

Ce mois-ci, véronique nous accueille avec une idée juste farfelue, de grande braderie de mots à revendre, allez-y voir.
.
.
LA BROCANTE D’ÉTÉ ! C’EST ICI
.

.
https://www.youtube.com/watch?time_continue=215&v=SHBGkpXgahc

 

.
.
C’est la boule à qui ? La boule à Zéro ?

Oh, non ! C’est une boule de billard, mais géante, vu que c’est celle de Dieu.

Ah, il y est resté alors….

Où ?

Mais sur le billard voyons !

Ah bon ? Il est pas resté sur le corps ?

Le corps de qui ? Le corps de Dieu ? Le corps du Christ ?

Ah ah ! Sur le corps-billard !

Quelles belles hostilités. Vous reprendrez bien une hostie mon bon monsieur.
.
.
« Approchez, approchez mesdames et messieurs, car aujourd’hui, grande vente aux enchères ! Dans quelques instants, de jeunes apprentis saltimbanques vont vous présenter des mots ! Un mot pour tous, tous pour un mot ! Des gros mots, pour les grossistes, des mots de tête pour les charlatans, des jeux de mots pour les artistes, des mots d’amour pour les amants. »
.
Quand c’est la négresse verte qui le raconte au mot près, celui-ci réagit à peu près, ce qui le rend presque dedans.
Il était une fois une fée du jardin qui s’est arrêtée dans la ville de Juin pour monter un chapiteau où des mots vont faire leur cirque !
Il y a les tigrés du Bengale qui grondent sous les cerceaux enflammés du rire des enfants, bondissant à travers les gradins de la prononciation, effrayant au passage les mots affûtés découverts par Paul-Emile Victor dit « de la banquise en soie », qui la noue en articulant audiblement pour en faire surgir une colombe garnie de sa farce et satrape du collège de ‘pataphysique, veuillez, je vous prie, m’excuser si je reprends ma respiration.
Sorti du chapeau haut de forme, le chameau déambule, bosses à l’air, roulade à gauche, roulade à droite, crachoir serré entre les deux, la gorge déployée, tintinnabulant du gosier que la formulation demande, sinon de la hauteur, une souplesse dans les trapèzes aussi précise que complète. Ainsi, le numéro d’équilibriste qui est triste mais juste, ou tri-légiste, ou un truc comme ça, peut commencer la messe.
Certaines nuances d’air écaillent la surface, fendillant d’une coquille l’éclat de ribambelle des sens, jonglant qui d’un bas mi-long, ou long tout court, qui d’un don à se dandiner de la farce à attraper un 15 brumaire, va égaler le 19 au saut de puce et d’obstacles.
Laissez-moi souffler encore un peu, c’est comme qui dirait d’un seul trait, ou d’un jet, ou encore d’une poussée d’art, d’arche, d’Arxchimède, j’en bégaie et j’en bafouille…
Un éclair barré devient un sérum libre d’où jaillissent, fluides, les larmes joyeuses d’humeur à rebondir en cascades cristallines histoire de dévaler la roche jusqu’à son éclosion. Derrière la sieste du voile se tient le corps du mot et ses trois niveaux de lecture.
Ensuite, les timbrés de la cymbale déploient une musique à cinq balles dont les sons déboulent sur la piste aux étoiles.
– Aïe dit l’une d’entre elles, vous m’avez tordu une branche.
Mais rien n’arrête le bruit qui court sur la surface du sable, pleuvant ses notes de course folle dont la précipitation s’entasse en strates atmosphériques. A mots couverts par le bruit des cinq balles, deux otaries s’époumonent, souffle rauque, les pings expirant sur des pongs aux poings serrés comme des pelotes de laine basques.
Tout le monde se demande ce que font les basques au cirque, à part avoir les nerfs en pelote, on voit pas.
C’est bas, mais c’est là ! Cela n’est pas celer.
Enfin, un bruit du côté de chez la cognée nous sort son dédale de pluvaisons, monté sur un nez rouge Géorgien clooneysque, il est attendu depuis le début,
ce Shere khan,
il a vaincu le dragon !
là, tout s’arrête. On sert les cannelés.
La piste reprend plus tard, il est tard, la nuit commence à tomber. Un dompteur la retient, elle rétablit son équilibre. Relève un pan d’obscurité. Elle est à tomber par terre tellement elle est belle, c’est une belle-de-nuit. Par-delà le jour et la nuit, c’est le tour du vif-argent d’en faire voir aux spectateurs, les enfants applaudissent et leurs paumes s’enflamment d’une ardeur enthousiaste d’aphorisme euphorique. L’acrobatie consiste en une volée de mots à pirouetter en deux temps, trois mouvements, en direction du solstice aérien et funambulaire des antipodes.
Du coup, ça clashe. Les flashs fusent.
Voilà.
A la brocante circulaire, si vous achetez un lot, vous avez droit à une réduction de mot. Un lot de mots croisés se réduit d’une lettre en commun. Par exemple, l’esprit croisé à Windsor, après une réduction d’s devient éprit, de la rose Windor.
J’ai encore du mot dans ma musette, mais ma musette n’amuse plus personne.
Pas même moi-même.
Alors pour décapiter la tristesse, je lui cruaute un tour de joie.
Elle tourne sur elle-même à l’infini, rebondit sur le bonheur de l’échappée, et rit de toutes ses rondes qui s’arrêteront un jour.
Ce jour là, la nuit tombera.
.
.
Quand la nuit tombe
.
.
Quand la nuit tombe,
Elle tombe des nues,
Des nuées s’élèvent,
Dénuées de lumière,
Elles s’élèvent en chaos.
.
La nuit tombe en chaos dans le ciel,
Et le ciel sombre,
Profondeur dénué de lumière,
Dans le désordre de son puits,
Sonde la hauteur des antipodes,
A la lumière de ses ténèbres.
.
La nuit tombe de haut,
Quand la mesure de son écart,
Entre le point de chute,
Et son impact d’arrivée,
Au point culminant,
De sa racine du ciel,
Arrive à son halo.
.
La nuit est tombée,
Sans désastre,
Sans fracture,
Mollement,
Dans l’amorti du nébuleux,
Et la profondeur du mystère.
.
N’en faisons pas tout un fromage !!!
.
Le bris de mots
.
Les mots en verre peuvent se casser.
Ils sont curieux, ces mots en verre,
Curieux envers les vers qu’ils forment,
L’envers du mot inverse son vers,
Et son vers à l’envers fait rêve.
Le rêve revêt un vert de prusse,
Qui parle le vers sans accent,
Sur le versant d’une poérime,
Aussi versée dans la culture,
Qu’une perle plongée dans la nature
Marine où corail et nacralité,
Font plus que force ni que casser.
.
.
Et ça recommence…
.
.
« Approchez, approchez mesdames et messieurs, car aujourd’hui, grande vente aux enchères ! Dans quelques instants, de jeunes apprentis saltimbanques vont vous présenter des mots ! Un mot pour tous, tous pour un mot ! Des gros mots, pour les grossistes, des mots de tête pour les charlatans, des jeux de mots pour les artistes, des mots d’amour pour les amants. »
.
A commencer par une panoplie complète de gros mots arrivée tout droit du syndrome Gilles de la Tourette. C’est une coprolalie de collection qui vaut son pesant d’obscénités. De grande valeur, elle a appartenu à Wolfgang Amadeus Mozart, rachetée en 1901 par André Malraux, et actuellement en attente d’acquéreur de qualité.
Un échantillon :
– Espèce d’impôt sur les grandes surfaces de brocantes de mots.
– Espèce de facture en chocolat de Pâques.
– Redevance pour la téléportation de la vitesse de la lumière.
– Crevaison de semelles en crêpe.
– Crevette des mers du Niort.
– Devoir de résistance sale petite classe ouvrière.
– Guerre des gommes en caoutchouc naturel trafiqué.
– Crotte de mouchoir de poche.
– Nain de jardin potager bio cultivé sans engrais, sans terre, sans graine, et sans légumes.
– Tronche de cake salé à la tranche en biais.
– Ours de Cocagne musical art de la renaissance.
.
Tout au long de la journée, des guides ayant droit au chapitre pourrons vous conseiller en la matière, n’ayez pas peur d’aller les solliciter, ils se feront une joie de vous orienter vers le mot recherché.
.
En ce qui concerne les mots derniers cris, il faudra patienter. Tous les premiers écrits sont déjà partis, mais ceux-là ne sont pas encore arrivés sur le marché à la brocante.
.
Un bouquet de bons mots sera offert à tous ceux qui oseront se mesurer aux mots d’esprits. Ils paraîtront peut-être modestes à certains, à côté de la collection Copro Lalique, mais ils auront le don d’éveiller la floraison des mots roses, dits « mots de soutènement ».
Un lot usé jusqu’à la syllabe arrive par colis-lumières dans quelques secondes, si vous voulez bien les attendre, nous vous les offrirons tout chauds.
Tiens, les voilà qui arrivent.
– Bouquet de pensées.
– Bouquet de pensées.
– Bouquet de pensées.
– Merci.
– S’il vous plaît.
– Avec plaisir.
– je vous en prie.
– Les bons mots sont comme le blé dans les champs : ils moissonnent le pain du bonheur quotidien.
Beaucoup d’amis sont comme le cadran solaire : ils ne marquent que les heures où le soleil vous luit.
La réponse est oui. Mais quelle était la question ?

Le génie est un cheval emballé qui gagne la course.
Ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n’en savent pas plus qu’eux.

Idiot cherche village.

Pardon ! Pour le bon tri-mot dernier, c’est une petite annonce dont nous ne connaissons pas le sexe.
.
Pour ceux qui n’ont pas prévu de sacs d’emballage, nous vous proposons la spirale du bois, l’emballage copeau colimaçon qui fera fonction. Un bruit de mots peut passer à travers, mais le petit filet de mots de bon goût vendu au stand des mots gourmands résoudra grammophoniquement le problème.
.
En cas de réclamation, un échange de mots aura lieu.
.
Les mots d’amour ne sont pas à vendre.
.
N’oubliez pas d’aller découvrir le rayon à mots couverts, reconnaissable à son bras long et son voilage discret. Ils sont idéaux entre deux portes, pour faire enfler une rumeur.
.
Les mots blessants sont bien gardés. Ils sont tous rassemblés dans un mot zoo laid, parqués par genre. Ceux qui font saigner sont dans l’aquarium des piranhas, comme ça, s’ils ne veulent pas se faire bouffer, ils n’ont qu’à bien se tenir. Ceux qui brûlent ont été déposés dans du coton garni de crème biafine. Ceux qui coupent sont dans le bac à sable, seuls les mots composés sont autorisés à y entrer, ce sont ceux qui risquent le moins. Dans une grande colonne, il y a les mots des profondeurs, des capteurs tentent de les enregistrer pour décoder leur langage, les naturalistes y travaillent. Pour l’instant, on ne sait pas s’ils sont dangereux, le quartier de sécurité les surveille avant d’en faire usage, comme vous pouvez le constater, cette brocante est très sécurisée, les proscrits sont réintégrés une fois montré lettres blanches.
Pour les mots frappants, il est prévu des cellules capitonnées.
.
Un conseil, méfiez vous du mot le plus long, il n’est pas toujours bien vu dans tous les milieux. Si vous voulez le prononcer, prévoyez un moment assez prolongé pour aller jusqu’au bout. Installez-vous confortablement.
On y va ?
« Jevousenferaismoidesmotslongscommedesjoursarallongequiseprennen

tpourdestablesdemultiplicationsnonméhofautpaspousser ».

Comment ça va ?
.
Bouquet de pensées.
.
Est-ce que les mots bleus vous tentent ?
Regardez bien mes yeux.
Oui, j’ai compris.
Vous me direz les mots bleus, ceux qui rendent les gens heureux.
Je vous dirai les mots bleus, ceux que je dis avec l’œil bleu.
Y sont inclus les mots démodés, les mots doux, les mots tendresse, les chuchotés au creux de votre oreille, et ceux qui ne sont connus que par nous.
Allons, allons, ceux-là n’ont rien à faire sur une brocante. Sauf quand c’est vous qui me les dites au creux de l’oreille, et que main dans la main, nous sommes allés y flâner.
Mais chut !
.
.
https://www.youtube.com/watch?v=V7EOrUEUaPI
.
.

Read Full Post »

Edité mais pas tout de suite.
.
.
Fils et laines Démêler les brins
.
.

J’avais décidé d’écrire ce matin, sans rien pour me guider, sans grandes convictions, comme ça. J’avais parcouru une multiplicité de fils colorés, dévidé la bobine de la contemplation, emmêlé les pelotes dans la main de l’idée, jusqu’à en perdre l’essentiel dans la vapeur argentée de l’indivisible.
C’est en prenant le vent de face que j’ai compris de quoi il s’agissait. Nous avions un engagement, celui de réfléchir. Alors, sommes toutes, puisque le théorème de la surface réfléchissante était au carré de la complaisance, il suffisait pour en faire usage de ne pas trop en faire usage.
Dit comme ça, la réflexion me paraissait contradictoire, et pourtant, elle ne l’était en rien.
Il suffisait de laisser advenir.
Ainsi, en sortant sillonner la plaine de la destinée, le troupeau de lignes manu-portées s’est éclairé comme un lampadaire. Tilt ! Entends donc les cliquetis que font les crans de la roue de l’horloge. Le berger les tenait tous dans le creux de son âme, et j’essayais de dénouer ses différentes couleurs pour en ordonner les entrelacs.
S’étaient entassés, inaudibles mélanges, de graves graphes aux yeux soulignés d’éoliennes, de sages beugles empanachés de mèches sévères, de curieux épicentres de la pensée Baruchéenne.
La première sorte consistait à trier, étriller.
Dépistez les sentes, me soufflait Favonius, et ne vous laissez pas décourager par la multitude. Elle n’est là qu’en spectatrice aveuglée d’ores et déjalasses.
N’empêche que ça tournait tellement en rond que ça en devenait impitoyable.
.
Dans le rond, il y a :
.
Des baleines mitoyennes
Des doyennes ballottantes
Des ballots chevrotants
Des chèvres de printemps
Des brindilles de poésie
Des poètes têtes en l’air
Des airs de rien
Des riens du tout
Des touts et des babillages
Des âges avancés
Des reculs angulaires
Des Capulets.
.
Autour du rond il y a :
.
Des vers solidaires
Des marquis de la tronche en biais
Des bipèdes à l’allure d’oiseaux
Des flammes d’en faire
Des faire-part de communion
L’invariable longévité de l’être
L’actualité des commodes
La commodité des lieux communs
L’arc de l’idée
La flèche de la précision
Le centre de l’alentour
Le rayon gamma
.
Avec ça, l’égalité du doux Thé n’était plus à démontrer.
J’avais bien fait de me décider à écrire, ce matin.
Après tout, pourquoi ne serions nous pas de temps en temps en droit de ne rien avoir à dire ?
Puisque c’est le mors aux dents et la fleur au fusil que l’étrier de la comète se révèle à lui-même.

.
.

Fils et laines emmêlés pelote-de-laine-emmelee_7

Oui, bon, ça va, hein !!!

.
.

Read Full Post »

Agenda ironique de janvier chez carnetsparesseux
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2019/01/03/la-recette-de-la-jumeleine/

Agenda ironique de février chez ecriturbulente
https://ecriturbulente.com/2019/02/03/fevrier-on-en-reve/


Je vais tenter de résumer brièvement (à ma façon) ce que Martine ce mois-ci nous propose de turbuler :
« La péripétie d’une extravagante jumeleine de janvier inspira à ce point (.) les moutons qu’ils se prirent à rêver d’un rêve alors qu’ils se faisaient compter par des somnambules. Ce dernier (le rêve du rêve) était absolu, rêvé par un loup en butte avec la réalité*(1), et qui rêvait la réelle réalité de plus en plus intensément ».
J’ai cru comprendre que l’agenda de février consistait, (il me semble), à écrire un rêve absolu avec pour consigne de terminer le rêve par cette citation de Groucho Marx, comédien américain faisant partie des Marx Brothers, et qui dit ceci :
« Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas de côté. »
Rien ne disait par quelle phrase le rêve devait commencer, alors j’ai appelé la jumeleine qui a appelé Marx Groucho qui a appelé son éditeur qu’avait lu tous ses ouvrages et qui a ressorti une citation de Groucho en personne, qu’il lui a refilée, le Groucho l’a fait passer à la jumeleine, et je l’ai retrouvée sur mon bureau ce matin en me levant.
Mon rêve absolu va commencer comme ça.
.
Le meilleur moyen de s’endormir est de s’imaginer qu’il est l’heure de se lever. 

.
Comment savoir lorsqu’un rêve rencontre le point de jonction de sa réalisation ?
Lorsque le rêve est absolu !
Autant de rêves que d’êtres vivants sur Terre me dit une petite voix au centre de mon âme.
Et s’il appartenait à chacun de le réaliser ? Et si le destin était l’outil de l’univers pour faire vivre ce rêve ?
Et si l’ensemble des rêves réalisés construisaient la réalisation d’un monde nouveau ?
Voilà bien le challenge, celui de reconnaître l’arcane du rêve absolu et de s’y atteler lorsqu’il se présente.
.
.

.
.
C’est ce qu’ont fait Georges et Catherine.
Voyez plutôt.
Georges est entrepreneur architecte. Catherine est oiseleuse, elle élève des geais pour en faire des geais d’eau et repeupler la capitale des mots cœur complètement désertée par les eaux.
Georges envisage de construire une grotte naturelle au bord de la « Semeuse », la rivière asséchée qui traverse la capitale.
Il vient donc ce jour là repérer les tracés, les dimensions de son ouvrage, et remarque que le château qui surplombe le pont suinte.
Alors il se dit quoi, le Georges ? Il se dit, l’eau est là.
Et c’est là qu’elle arrive, la Catherine.
Elle porte un béret basque et une capuche assortie. Elle marche au milieu du cours asséché, et elle observe les traces pour en faire un récit. Elle tient une cage à la main droite, et elle écoute le bruit que fait le geai qui geint sans gélatine et sans jasmin, mais lorsque l’eau est là.
Le geai geint.
Catherine sait que l’eau est là.
Elle lève la tête.
Et tombe nez à nez sur le Georges.
Qui de surprise et ne sachant quoi dire bafouille.
G – Bonjour, vous cherchez un rêve ?
C – Comment vous savez ça vous ?
G – Parce-que vous êtes dans la même histoire que moi.
C – Ah ! Oui ! C’est vrai !
G – Vous savez comment vous y prendre ?.
C – Je ne suis pas sûre de le savoir mais j’essaie.
G – C’est déjà ça, c’est déjà ça !
C – Et vous, c’est par carnetsparesseux que vous en êtes arrivé là ?
G – Non, carnetsparesseux, c’était le mois dernier.
C – Ah ! C’est qui alors ce mois-ci ?
G – Vous n’êtes pas au courant ?

C – Non, pas encore.
G – Mais qu’est-ce que vous f..tez ici alors !
C – J’ai croisé un loup qui rêvait, il m’a demandé d’aller voir si le rêve était plus absolu ici que dans le rêve des moutons, je suis venue voir…
G – Et vous cherchez quoi ?
C – De l’eau !
G – Dans le rêve ?
C – Pas dans l’eau, le cours est à sec.
G – Avec le geai ?
C – C’est un fait !
G – Non, c’est un geai !
C – Je n’ai jamais dit le contraire.
G – Vous venez de dire que c’est un fait.
C – N’en parlons plus.
G – Vous ne trouvez pas que l’intensité est plus intense ici ?
C – Si.
G – Vous pensez que si le geai geint l’eau est là ?
C – Oui.
G – Vous avez quoi comme argument pour défendre cette théorie ?
C – C’est un geai d’eau.
G – C’est un fait !
C – C’est un fait d’eau vous voulez-dire ?
G – Je n’ai jamais dit une chose pareille.
C – Non, c’est moi qui vient de le dire.
G – Ah bon !
C – Sinon dans la vie vous faites quoi ?
G – Je suis entrepreneur architecte.
C – Vous allez construire ?
G – Une grotte naturelle, c’est un rêve.
C – Est-ce qu’il y aura de l’eau dedans ?
G – Je ne sais pas, elle n’est pas encore construite.
C – Comment vous allez choisir l’endroit ?
G – Je ne sais pas.
C – Il paraît que le rêve se renifle à mille lieues.
G – Je ne suis pas à mille lieues.
C – Non, nous sommes à la capitale des mots cœur.
G – Vous vous moquez, là.
C – Non !
G – J’ai entendu le geai geindre.
C – C’est un geai mot cœur.
G – Un geai d’eau qui se moque, les bras m’en tombent !
C – Le meilleur moyen d’éviter que les bras vous en tombent, c’est de faire un pas de côté !
G – Ah non ! Ça c’est du Groucho !
C – Amélioré.
G – Vous êtes fan ?
C – Et pas qu’un peu !
G – Alors vous savez !
C – Oui, je sais.
G – Vous avez exactement la bonne formule !
C – ‘Xactement !
G et C en chœur – Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas de côté !
.
.

geai bleu-Isabelle-Marozzo

Piou-piou

.
.

*(1) La réalité, ce sont les moutons qui comptent les somnambules.

 

Read Full Post »

Agenda pingouin octobre novembre 2018

.
.

AIA 2018 – Troisième étape

.
En résumé pour ceux qui suivent depuis le début :
Vous allez écrire le dialogue d’une rencontre autour d’un café, en utilisant au moins deux petits bouts de dialogues de chacun des participants à la deuxième étape.
.
En détails voici :
.
Avec 10 participations, nous allons maintenant choisir chez 4 participants 2 mots-valise avec le bout de dialogue, la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec, bien sûr, et 3 mots-valise chez 6 participants, toujours avec la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec de façon à sélectionner les 26 mots-valise différents employés dans 26 formulations.
2 X 4 = 8 ; 3 X 6 = 18 ; 8 + 18 = 26
.
Avec 11 participations, jacou33 souhaitant se joindre à nous en dernière minute, ce sera 2 mots-valises chez 7 participants + 3 mots-valise chez 4 participants.
2 X 7 = 14 ; 3 X 4 = 12 ; 14 + 12 = 26
.
Nous pouvons enrober, enjoliver, mais seulement autour.
Chacune des phrases choisies sera restituée à l’identique.
Seul le liant fera la différence.
.
C’est quoi c’t’agenda PINGOUIN ?!
.
LA PREMIERE ETAPE :
.
Il s’agissait d’inventer des mots-valise avec deux mots pour n’en faire qu’un seul :
Un exemple :
Ecriture et programme feront ECRIAMES.
C’est fasimplement ici comme dirait roijoyeux. ;_)
https://differencepropre.wordpress.com/2018/10/06/agenda-ironique-doctobre-novembre/

.
Et là pask’un duo d’entraide c’est à deux :
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/06/agenda-ironique-doctobre-novembre-difference-propre-et-singularites/
.
.
LA DEUXIEME ETAPE :
.
Après avoir collecté 26 mots-valise, chaque mot devait être utilisé dans un petit bout de dialogue constitué d’une phrase ou de plusieurs. « 
ECRIAMES » donna par exemple :
– « Bien sûr, cette fois-ci encore, les règles avaient changé, mais nous étions fins prêts pour nos « ECRIAMES » et plus si affinité ».
.

Tout aussi fa-si-la-simple !
https://differencepropre.wordpress.com/2018/10/17/agendironique-automnal-2eme-etape/

Et re-là pask’un duo d’entraide c’est toujours à deux :
.
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/17/agendironique-automnal-2eme-etape/

.
Et puis comme c’est là que vous êtes venus déposer les liens aussi, c’est là t’aussi :
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/21/aia-2018-agenda-ironique-dautomne-2018/

.

.
.

.
.
Un petit radotage nous fera le plus grand bien :
Je ne m’en prive plus.
.

Avec 10 participations, nous allons maintenant choisir chez 4 participants 2 mots-valise avec la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec, bien sûr, et 3 mots-valise chez 6 participants, toujours avec la phrase ou l’ensemble de mots qui va avec de façon à sélectionner les 26 mots-valise différents employés dans 26 formulations.
2 X 4 = 8 ; 3 X 6 = 18 ; 8 + 18 = 26
.
Avec 11 participations, jacou33 souhaitant se joindre à nous en dernière minute, ce sera 2 mots-valises chez 7 participants + 3 mots-valise chez 4 participants.
2 X 7 = 14 ; 3 X 4 = 12 ; 14 + 12 = 26
.
Et avec les formulations choisies, nous allons écrire un dialogue de rencontre autour d’un café.
Nous pouvons enrober, enjoliver, mais seulement autour.
Chacune des phrases choisies sera restituée à l’identique.
Seul le liant fera la différence.
.
Je vous communique ensuite et les liens des textes, et les textes.
.
Pour relire les originaux voici les liens :
.

1 – https://differencepropre.wordpress.com/2018/10/21/a-i-peut-on-y-faire-figurer-un-evenement-aussi-delicaristique/
.
2 –
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/21/aia-2018-agenda-ironique-dautomne-2018/
.
3 – marinadedhistoires ; Deuxième étape en commentaire ici :
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/21/aia-2018-agenda-ironique-dautomne-2018/#comment-10259
.
4 – victorhugotte ; Deuxième étape en commentaire ici :
https://jobougon.wordpress.com/2018/10/21/aia-2018-agenda-ironique-dautomne-2018/#comment-10259
.
5 –
https://laglobule2.wordpress.com/2018/10/23/onesime-lecriberlu/
.
6 –
https://epaisseursansconsistance.com/2018/10/25/pourquoi-tant-dinsolitude-dans-le-monde/
.
7 –
https://ledessousdesmots.wordpress.com/2018/10/27/il-eut-ce-visage-possede-entre-le-patibulaire-et-le-labomifreux/
.
8 – https://palettedexpressions.wordpress.com/2018/10/30/plongee-de-mini-dialogues-divers-meles-de-divers-mots-valises/
.
9 – https://patchcath.wordpress.com/2018/10/31/lai-nest-pas-si-abomifreux-que-ca/
.
10 – https://carnetsparesseux.wordpress.com/2018/11/02/sur-la-banquise/
.
11 – jacou33 à paraître le 4 novembre
.

Par exemple, voici ici, toutes les propositions faites avec le mot-valise N°1 « Abomifreux ».
A vous de faire votre choix ! Une seule proposition parmi les 10 (ou 11 avec jacou33, je ne le radoterai plus c’est promis).

.
.
1 – Abomifreux
.

Ton rimmel coule c’est abomifreux
.

« Vous n’imaginez pas combien l’abomifreux est un langage difficile à apprendre, glissa Rosalie à l’oreille de Barnabé. C’est aussi compliqué que d’apprendre une désencyclopédie par cœur !
Quelle abominaffreusité ! Lui répondit Barnabé pour tenter de la réconforter.»
.

– Comment aimes-tu les hommes Maria ?
– Résolument abomifreux, ce sont de loin les plus séduisants !
.
– « Alors, tu l’as rencontré, l’homme de ta vie ? Ça ne devait pas se passer à la patinoire ?
– Ha, ne m’en parle pas ! Grand ! Poilu ! Abomifreux ! »
.

Il se leva avec, malgré tout, l’abomifreuse impression d’être dans le corps d’une fatalimace dépassée par les événements…
.

– Quel mufle, quel nabot, ce type.
– Tu veux rire. C’est un abominaffreux personnage.
.

Il eut ce visage possédé entre le patibulaire et le l’abomifreux ; j’osai tout juste lui serrer la main de peur qu’il brisa ma confiance en moi.
.
Abomifreux ! Abomifreux ! Est-ce que j’ai une tête d’abomifreux ?
.
Quoiqu’on en dise l’ai n’est pas si abomifreux que ça !
.

Pingouin côté jardin :
– Oui, çt’abomiffreux.
– Oh, tout balument abominaffreux ! les mots sont toucollés par quelque fatamalice.

.
.
Vous pouvez déposer toutes vos questions au greffe de l’AIA en greffant un commentaire de votre acabit ici-bas.
.
Bon dialogue à tous.
Ceux qui n’ont pas participé à la première ou deuxième étape peuvent le faire à la troisième.
Les votes auront lieu pendant 7 jours, du 24 au 30 novembre.
Le relais sera passé le 1er décembre.
.

Récap de toutes les propositions de la seconde étape :
.
1 – Abomifreux 
Ton rimmel coule c’est abomifreux

2 – Balument
Si tu veux dire que j’ai l’air d’une balument…
3 – Jumeleine
Une jumeleine plutot, avec tes dents en avant-garde et ton derrière…derrière.
4 – Polimalie
Nan, mais attends, reste, j’en pense pas un mot, c’est une technique de drague, en fait, la polimalie !
5 – Fatalimace
C’est ça et ta zizette c’est une fatalimace !?
6 – Eléphantastique
Absolument pas elle éléphantastique au contraire.
7 – Mergnifique
Nous passons des moments mergnifiques elle et moi
8 – Enchanquise
Tu me vois enchanquise d’apprendre que tu es un manuel expert.
9 – Amupliqué
« Que va-t-il faire dans cette situation amupliquée. »
10 – Charonne
Ha tu m’énerves avec tes doigts qui charonnent sur la table et ton petit sourire satisuffisant
11 – Insolitude
« Il doit vivre un grand moment d’insolitude pour être aussi déstabilisé. »
12 – Artificelle
Non, tu vois, décidément je trouve tes clins d’oeil beaucoup trop artificelles.
13 – Brumageux
Oui et bien j’en ai autant pour tes insinuations brumageuses figure-toi.
14 – Agengouin
Je ne l’ai pas trouvé dans mon agengouin celui là.
15 – Délicaristique
Peut-on y faire figurer un évènement aussi délicaristique ?
16 – Mirififique et 17 – Délibule  et 18 – Créaginaire
Absolument, les rendez-vous qui ont les deux qualités accèdent automatiquement à la catégorie mirififique, à moins qu’ils ne soient déjà délibule, auquel cas on les surclasse en créaginaire  ;  on ne fait pas mieux qu’un rendez-vous créaginaire, même si j’aime mieux un simple délibule.
19 – Existancié
« Il pense que je m’existancie, et ça lui fait de la peine, ce que je ne veux pas, pas du tout même’, pense-t-elle ce qui lui rappela une chanson, « mais qu’y puis-je, moi, si …traalala
de spleen en spleen… tidididiiii d’égarements passionnels en fuite à Messine, à chaque fois je te dessiiiiiine », alors elle sourit, et il ne vit que ce sourire, alors il sourit.
20 – Tartuffolique
Tous les bébés sont des tartuffoliques  :  on croit qu’ils sourient quand ils ont mal au ventre.
21 – Gymnasticot
Je déteste aussi quand ils font leurs gymnasticots à attraper leurs pieds.
22 – Couettivité
Exactement, et ne parlons pas de leur couettivité quasi nulle.
23 – Ecriames
Ils sont si écriames, si primaires dans l’instinct, et si on rajoute le bruit et les odeurs.
24 – Pinguouination
Ce que je déteste le plus, c’est ce que ça fait aux gens, cette pinguouination qui les poussent à se rassembler, à se ressembler, tous à se dandiner pour les satisfaire.
25 – Chocile
Le dandinement conventionnel à cause des chociles  :  le prénom, la couleur des rideaux, le parfum du p’tit pot…
26 – Drolatour
Paradoxalement tu deviens drolatour avec cette diatribe, trouverais-tu que je sens la crevette arctique ?
.
.

.
1 – Abomifreux 
1 bis – Ou Abominaffreux au choix. 
1 ter – Ou même les deux, Abomifreux ET Abominaffreux, c’est comme vous voulez.
« Vous n’imaginez pas combien l’abomifreux est un langage difficile à apprendre, glissa Rosalie à l’oreille de Barnabé. C’est aussi compliqué que d’apprendre une désencyclopédie par cœur !
Quelle abominaffreusité ! Lui répondit Barnabé pour tenter de la réconforter.»
2 – Balument
« C’est balument ! Répondit Barnabé. » 
3 – Jumeleine
« Mais si la jumeleine n’est plus ce qu’elle était, elle y a gagné en aisance et en amplitude de sauts d’obstacles. Affirma gentiment Barnabé. »
4 – Polimalie
« Elle est dotée d’une polimalie à toute épreuve ! S ‘exclama alors Rosalie. »
5 – Fatalimace
« C’est, comment dit-on… ??? Hum, voyons… La fatalimace peut-être ? Suggéra Barnabé. »
6 – Eléphantastique
« – Je me suis inscrite à un club d’éléphantastique. Il s’agit de sauter à l’élastique à dos d’éléphant fantasque.
– J’ai toujours pensé qu’un éléphant fantasque était un pachyderme gaucher contrarié. »

7 – Mergnifique
8 – Enchanquise
« Tu connais les bonbons mergnificats ? Ils sont tellement enchanquisés que même le plus gourmand d’entre nous ne réussirait pas à le réinventer à la hauteur de l’existant. »
9 – Amupliqué
10 – Charonne
« – Il ne s’agit pas d’amupliquer deux charonne à la fois, et tu le sais bien !
– Oui, et alors ?
– Alors pourquoi tu le fais ?
Rosalie prit un air affreusitairement dépiscitaire tout en baissant les yeux au sol, ce qui le fit résonner longuement sans pourtant atteindre le renversement de l’ut. »

11 – Insolitude
« Dans les espaces d’insolitude, tu peux glisser de la machine à trucs à la moulinette métaphorique. Essaies un jour, tu verras la différence. Lui conseilla Barnabé. »
12 – Artificelle
« Et pour l’artificelle, demanda Rosalie, on s’arrange comment ? »
13 – Brumageux
« Si tu ne réussis pas à trouver la clef, demande aux deux brumageux postés la veille de te renseigner sur l’endroit à l’envers de la boite à mystère. »
14 – Agengouin
« Sinon, tu viens souvent boire le café à l’agengouin toi ? Lui demanda Rosalie. » 
15 – Délicaristique
« – C’est en faisant tout le circuit délicaristique que j’ai découverts l’entrée par laquelle ils sortaient tous, affirma Barnabé.
– Et tu y es entré ? Demanda Rosalie. »

16 – Mirififique
« J’ai eu la mirififique idée de… Le reste de la phrase se perdit dans un silence ouateux. »
17 – Délibule
« Tu sais, tu peux dire ce que tu veux. Quand ça délibule, c’est aussi clair qu’un cerf-volant par temps de zéphyr, ça flotte au dessus de nos têtes ! »
18 – Créaginaire
« – Et comment il s’appelle, ton chat ?
– Créaginaire. Répondit Barnabé.
– Et tu lui donne quoi, à manger, pour qu’il ait le poil aussi brillant ? Reprit Rosalie
– Des boulettes d’anomalisson.
– De la marque nomade ?
– Et de la marque lisson, bien entendu ! »

19 – Existancié
« L’existanciation n’est-elle pas issue du courant d’air pensé par notre ami commun, Jean-Sol Pâtre ? S’interrogea doucement Barnabé en lui prenant la main. »
20 – Tartuffolique
« Tu sais, je n’ai pas dit mon dernier tartuffolique, lui glissa doucement Rosalie à l’oreille, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. »
21 – Gymnasticot
« – Auriez-vous un gymnasticot à m’offrir ? Demanda Rosalie à Barnabé en le voyant sortir un paquet de la poche de sa veste. Barnabé lui tendit la boite, elle en saisit un avec soin.
Ils passèrent ensuite une seconde d’inattention à se tortiller sur leur chaise. » 
22 – Couettivité
23 – Ecriames
« Tu accepterais de faire une partie de couettivité avec moi ? Lui demanda à brûle-pourpoint Barnabé avec un grand sourire.
Arrivée au plateau du bourg Bon, tu prends direction ecriame et à partir de là, c’est toujours tout droit.
– Ok, je viendrai, acquiesça Rosalie.»

24 – Pinguouination
« Tu n’imagines même pas la pinguouination qu’il a fallu déployer pour en arriver là ! »
25 – Chocile
« – C’est la chocile droite en général qui enclenche la turbine. Celle de gauche régule l’ensemble.
– Bon ! De toute façon, c’est comme tout . Ça s’apprend par la pratique. Et puis les modes d’emploi, c’est comme la plomberie. Ça mène à tout à condition d’en sortir.» 

26 – Drolatour
« Bingo ! La drolatour du tambour de l’automne perce le jour de retour de la donne. » .
.
.
1 – Abomifreux
– Comment aimes-tu les hommes Maria ?
– Résolument abomifreux, ce sont de loin les plus séduisants !

2 – Balument
– J’ai balument besoin de toi, reviens vite mon amour !
-Balument, dis-tu ? Je suis flatté !

3 – Jumeleine
Jumeleine ! Elle veut appeler sa petite Jumeleine ? Elle n’a pas peur que ça lui fasse pousser des dents de cheval ?

4 – Polimalie
Tu ne vas pas aller en vacances en Polimalie ! Il y a des animaux beaucoup trop bizarres là-bas !

5 – Fatalimace
– Qu’est-ce que tu vas m’offrir de beau pour Fatalimace ?
– Pour Fatalimace tu auras des poux et pour tes étrennes, des sous !

6 – Eléphantastique
-Alors, tu as trouvé l’appart de tes rêves ?
-Oh, que oui ! Il est eléphantastique : dix mille mètres carrés, des portes comme des ponts-levis et des chambres comme des villages !

7 – Mergnifique
-Elle est pas mergnifique ma belle-mère, elle est pas mergnifique, ma belle-mère ?
-Mergnifique … Je ne sais pas si c’est le mot exact, moi je dirais plutôt emmergnifiante !

8 – Enchanquise
– Enchanquise est la première de la classe ?
– Moi Madame, je peux vous interpréter tout le répertoire de la Callas !

9 – Amupliqué
Que toutes les amupliquées se lèvent pour sauver les âmes perdues !

10 – Charonne
Observez bien cet étrange phénomène, les enfants : à force de ronronner sans jamais s’arrêter pour manger, ce pauvre chat s’est transformé en une puante charonne !

11 – Insolitude
-Tu en as marre de l’insolitude ?
-Oui, j’en peux plus !
– Eh bien, ramène-moi chez toi et tu goûteras à la deusolitude !

12 – Artificelle
– Ne met pas les pieds dans cette boulangerie, leur artificelle a un goût chimique !
-Je m’en fous je ne mange que des baguettes !

13 – Brumageux
Non mais, ça va pas ? Tu vas pas épouser un vieux brumageux comme ça !

14 – Agengouin
Tu as vu l’agengouin qui fait traverser les enfants ? Il a pas l’air catholique !

15 – Délicaristique
Pour ta dent, je te conseille d’aller chez le délicaristique il a des plombages nouvelle génération qui ne s’usent pas !

16 – Mirififique 17 – Délibule
-Mais qu’est ce que tu as mis dans ton bain pour qu’il mousse comme ça ?
– De la mirififique, je l’ai achetée deux francs six sous au bazar du coin !
– ça fait des super delibules ce truc, j’adore !

18 – Créaginaire
-Alors les enfants, on va au zoo, au cirque ou au musée dimanche ?
-Oh, non maman, s’il te plait, on va voir le créaginaire !!

19 – Existancié
Je l’ai pourtant existancié au maximum ta jupe, ne me dis pas que tu ne rentres toujours pas dedans !!

20 – Tartuffolique
Si je fais ma fameuse tartuffolique pour la fête du village, j’ai peur que tout le monde finisse au petit coin !

21 – Gymnasticot
– Tu crois que ce gymnasticot a ses chances pour les jeux olympiques ?
– Bof, bof, il faudrait qu’il se remplume un peu !

22 – Couettivité
Aller chez des gens ? Quelle barbe ! On va plutôt suivre le conseil de Benabar : une pizza, un bon film et ça nous fera une super soirée couettivité !

23 – Ecriames
Ecoute-moi, tu vas au cimetière avec du papier à lettres, tu ecriames pendant une heure et tu verras, tes chers défunts vont apparaître !

24 – Pinguouination
Apres toutes ces pinguouinations dans la ville, j’ai les pieds en feu !

25 – Chocile
Je connais un site où l’on trouve de magnifiques chociles, le problème c’est de ne pas se brûler quand on les ramasse !

26 – Drolatour
Va plutôt dans la boutique de fringues de la rue des Dingues, tu trouveras des drolatours drôlement chouettes pour ta soirée !

.
Alors, tu l’as rencontré, l’homme de ta vie ? ça ne devait pas se passer à la patinoire ?
– Ha, ne m’en parle pas ! Grand ! Poilu ! abomifreux ! »

En plus, il faisait trois baluments toutes les deux phrases. Alors tu penses que j’ai préféré aller patiner de mon côté.

Ma chérie, il est temps que tu apprennes la recette des Jumeleines. Regarde bien comment je fais.
– Oui maman.
Voilà… je remplis le moule, mais je déborde, tu vois, afin qu’elles restent bien collées à la hanche deux par deux.
– Merci maman, je garderai dorénavant cette précieuse recette qui se passe de mère en fille.

« Bonjour madame. Merci madame ! »
– Mais de rien, madame. Et sachez que vous êtes une polimalie dans mon entourage! Tous des goujats.

Oui, j’ai eu des accidents de parcours auxquels je ne m’attendais pas vraiment, et qui me sont arrivés très, très lentement.
– Vous n’êtes pas la seule. Comme je vous comprends, j’ai eu moi-même quelques fatalimaces.

Ce hamburger est éléphantastique ! Ah, comme je me régale !
– Ah oui, pas comme chez McDonald où ils sont plutôt souriquiqui !

Catastroche ! va me chercher un chiffon avec de l’eau, je viens de faire une énorme tache sur mon t-shirt blanc !
– Fais voir ? Mais tu te trompes, cette tâche est mergnifique !

« La beauté de la blancheur de la banquise… tout ce blanc, au moins cinquante nuances de blanc, on se sent comme enchanté !
– Ben, c’est pas étonnant quand on se trouve sur l’enchanquise !

Regarde ton cousin, tu vois comme il est amupliqué en faisant des rubiks cube ou des mots croisés?
– Tu veux toujours que je sois comme lui, mais lui c’est lui et moi c’est moi !

Sa première femme s’appelait Charonne.
– Ah oui ! Cette femme américaine qui sentait mauvais comme un animal tué sur la route !

Fais gaffe à l’insolitude, mon ami, à force de rester dans son coin, on devient un peu arrogant.
– Tu as raison, j’essaierai de sortir un peu plus.

Ca se voulait brillant et pétillant, mais cette œuvre est tout à fait morne et ennuyeuse, et j’ai des doutes sur la sincérité de l’auteur !
– Oui, complètement artificelle cette histoire. J’en toucherai deux mots dans ma critique.

Sais-tu quel temps il va faire demain ?
– Oui, il parait que ça va être brumageux.
– Bon, je reste à la maison auprès du feu, alors. C’est chouette comme décor, mais je ne veux pas risquer ma vie au volant.

Qu’est ce que tu fais, tu écris ?
– Oui, c’est pour l’Agengouin, l’almanach Vermot des pingouins.

« Un cygne en cristal » annonça le crieur.
– « Quatre mille euros ! » cria Robert, voyant déjà l’œuvre délicaristique décorer sa télé dans le salon.
– Quatre mille euros. Adjugé, vendu !

Comment vas-tu l’appeler, ta fille ?
– J’ai pensé à Mirififique ?

Robert délibule au Palais royal, au lieu d’être au bureau. Je l’ai vu, le nez en l’air comme d’habitude, les mains dans les poches.
– Ca c’est bien lui ! quel rêveur. C’est le patron qui va le remonter.

Vous travaillez dans quel secteur ?
– Je travaille dans la pub.
– Alors, comme métier, je mets Créaginaire ?

Je ne sais plus où j’en suis, je cours après le sens de ma vie, mais elle m’a rattrapée.
– Ah ça ! je le voyais bien, moi, que tu étais existancié !

Bonjour, je suis venue de la part de Monsieur Molière, qui a la colique. Il a besoin d’un remède.
– Etes-vous certaine qu’il ne s’agit pas d’une maladie imaginaire ?
– Non, j’en suis sûre !
– Alors je vais vous donner cette potion tartuffolique.

Regarde ce petit malingre qui fait de la gonflette. On voit qu’il n’est pas beaucoup rentré dans la cabine de bronzage !
– En effet, un vrai gymnasticot !

La couettivité de ces articles n’est plus à démontrer
– Alors plus d’hésitations, j’achète. C’est combien ?

Robert tourna la tête vers Séraphine qui lisait Dante, confortablement installée sur le canapé.
– Ca parle de quoi ?
– De la procession des écriames qui purgent les peines qu’elles ont causé par leurs écris, elles-même appelés écrimes.

Pourquoi tu bois ?
– Pour faciliter la pinguouination du mois.

Elle est sympa, cette Cécile ?
– Oh oui, elle assez chocile, tu verras, il y a toujours des trucs à manger sur la table.

Viens faire une ballade !
– Tu sais bien que je ne peux pas marcher !
– Oui, mais j’ai loué un drolatour !
– Dans ce cas ! alllons-y.

.
Onésime commença sa journée par une séance de couettivité délicaristique, afin d’envisager sous les meilleurs auspices un écriame dont le chocile était amupliqué !

Mergnifique ! S’écria-t-il soudain intérieurement ! Le charonne malgré le tempsbrumageux, quel effet miriffifique contre l’insolitude !

Il se leva avec, malgré tout, l’abomifreuse impression d’être dans  le corps d’unefatalimace dépassée par les évènements….

Après un café qui aurait réveillé n’importe quel délibule épuisé, il s’assit à sa table de travail et réfléchit à la créaginaire quasi préhistorique dont il allait relater ledrôlatour : Serait-ce une balument ? Une jumeleine ? Il avait renoncé, par manque de documentation, à narrer les aventures de l’éléphantastique dont la polimalietartuffolique manquait totalement de poésie, d’ailleurs !

Il chercha son agengouin empli de pingouinations enchanquises, mais en vin, Son regard se porta, au sol, sur la lente progression d’un gymnasticot qui passait par là pendant que la radio beuglait le toutouyoutou de Vérodavina.

Ce petit ver existancié tira les artificelles de ses neurones.

Eureka pensa-t-il très fort (il était parfaitement bilingue), j’ai mon sujet ! A partir d’aujourdemain, je me lance dans l’étude des girapotames à travers les siècles !!! A moi le Renaucourt, ou pourquoi pas le Pullibel !!!

Pleinement satisfait de sa décision mais épuisé par tant de profondes réflexions, il retourna dormicouetter, entraînant dans ses délirêves le charonne ravi de l’aubaine !

.
.
1. Abominaffreux
– Quel mufle, quel nabot, ce type.
– Tu veux rire. C’est un abominaffreux personnage.

2. Balument
– Tu entends ce grondement sourd ?
– C’est le cri de balument des martinets bleus au-dessus d’un nid de roudoudous à poil roux.

3. Jumeleine
– Pourquoi une telle jumeleine dans le monde ?
– Parce qu’
Homo-sapiens est un croquemitaine par essence, pardi – et je ne te parle même pas de sa légendaire mauvaise haleine qui menace non seulement les baleines mais également les bas de laine.

4. Polimalie
– Allez viens, Pimprenelle, tu vois bien que le marchand de sable est atteint de polimalie aiguë. Il ne va pas tarder à rejoindre les bras de Morphée. Viens.
– Mais Nicolas, aie confiance, aie confiance, bordel !

5. Fatalimace
– Ne bouge pas.
– Plaît-il ?
– Je te dis de ne pas bouger.
– Hein ?
– Tu as des fatalimaces dans les cheveux !
– Dans les yeux ?!

6. Eléphantastique
– J’ai fait un rêve épouvantable, cette nuit.
– Mais encore ?
– A la suite d’une explosion éléphantastique, l’Univers enflait, se dilatait sans fleurs ni couronnes jusqu’à devenir le Rien pachydermique par excellence.

7. Mergnifique
– J’ai passé mes vacances dans un endroit assez sommaire, en somme.
– En Somme ? Où exactement ?
– A Saint-Omergnifique – je ne suis pas Calais en géolocaligraphie.

8. Enchanquise
Elle enchanquise fort, la dame d’à côté, non ?

9. Amupliqué
– Ils ont amupliqué les murs de sa chambre en gris-souris.
– Comment le sais-tu ?
– Les murs n’ont pas seulement des oreilles pointues.

10. Charonne
– Ce charonne me rappelle celui que portait Jeanne, tu ne trouves pas ?
– Tu oublies un détail essentiel : son suivez-moi-jeune-homme était parfumé au gingembre.

11. Insolitude
– Pourquoi tant d’insolitude dans le monde ?
– Parce que la mansuétude ne fait pas partie des caractéristiques intrinsèques d’
Homo-sapiens et je ne te parle même pas de sa carence en vitamine D qui provoque des dommages irréversibles – surtout en altitude mais-pas-que.

12. Artificelle
Le gratin dauphinois siphonné ? C’est très simple à réaliser. Tu épluches les artificelles et tu les coupes à la mandolotte. Tu fais revenir les oidons, les échagnons et les larlotes, jusqu’à coloration. Ensuite, tu mixes, tu chinoises et tu mets le tout dans le chiffon.

13. Brumageux
La texture de la crème doit être brumageuse, c’est bien ça ?

14.  Agengouin / 15.  Délicaristique / 16.  Mirififique
Surtout pas ! Elle doit être délicaristique. Par ailleurs, il convient, pour lui donner davantage de piquant, d’ajouter une pointe d’agengouin rouge. Elle sera alors farpaitement mirififique.

17. Délibule
– J’ai croisé Lola l’autre jour. Elle s’est inscrite à un cours de délibule.
– Et ça consiste en quoi ?
– Je… je ne sais pas… Je n’ai rien compris à ses propos.

18. Créaginaire
– Ne serait-ce pas la saint-Créaginaire, aujourd’hui ?
– Non, c’est la saint-Guillaume.
– C’est bien ce que je disais.

19. Existancié
– Le point d’ironie est-il existancié ou essentialisé ?
– Je dirais qu’il est plutôt existancialisé par un humanisme délirant.

20. Tartuffolique
–  Tu as lu le dernier Arthur Soupolait ?
– Tu plaisantes ou quoi ?! Depuis que j’ai appris qu’il avait copié-collé Zola, Valéry, Aragon et bien d’autres, c’en est fini de ce bouffon tartuffolique !

21. Gymnasticot /  22. Couettivité
– Jean a perdu son gymnasticot dans le labyrinthe du Minotaure.
– Et moi, j’ai perdu ma couettivité dans un dédale d’eaux vides.

23 – Ecriames
On a trouvé des traces d’ecriames dans certains biscuits sans gluten.

24 – Pinguouination
La pingouination est le nouveau concept de l’Agenda ironique. Quelle plaie !

25 – Chocile
Il a trouvé chocile à son pied gauche. Quel bienfait !

26 – Drolatour
Bon, je te propose qu’on prenne le prochain drolatour pour Paris. Ce Charlot ne viendra plus.

.
.
Il eut ce visage possédé entre le patibulaire et le l’abomifreux ; j’osai tout juste lui serrer la main de peur qu’il brisa ma confiance en moi.
Mon balument le fit sourire juste de ce coin gauche des lèvres qui se retroussèrent et fit apparaître son cynisme.
Je lui offris ensuite de la Jumelaine assez rare dans nos contrées pour qu’il apprécia à juste valeur ce cadeau comme une première porte à nos négociations.
Nous nous assîmes devant une petite table, ronde, dessus vert pomme et pieds anthracite. Je m’aperçus qu’il était atteint de la polimalie chose commune sur ce territoire pour les … petites gens, seulement … cela était bien étrange.
Nous commençâmes notre joute verbal et lui affirma qu’il n’y avait pas de fatalimace dans le contrat proposé ….
Et que son obsession de l’éléphantastique n’était qu’une fantasmagorie d’enfant.
Je m’emportai sur le ton mergnifique et cela le referma comme un fermoir du fin dix-neuvième.
A ce moment-là une enchanquise nous déposa une tarte à la crème de bambou, celui comestible au nord ouest du pays des Polpilles.
Je souris, il sourit, j’avais cru un instant que notre entretien allé finir ampliqué.
Je sais combien une charonne peut ternir une rencontre, ce genre de propos est capable dissoudre des liens pourtant aux premiers abords solides.
Nous avançâmes pas à pas, presque main dans la main mais paradoxalement avec une certaine insolitude ancrée dans nos cultures.
Il proposa enfin une artificelle, que j’attendais depuis le début … peut-être qu’il tâtonna ma confiance car à chaque fois il fallut qu’elle soit renouvelée.
J’eus un trait de brumageux sur le front, oui, c’est vrai car cette artificelle était différente des autres que je connaissais.
Il reconnut à propos par un geste agengouin que je n’avais pas d’inquiétude à cultiver.
Et avec cette délicaristique de son peuple il planta son index bien droit dans la tarte et rit bien fort.
Je ris à mon tour et dégusta cette mirififique pâtisserie en sa compagnie qui se détendit et me rassura.
Et c’est à une bouchée qui s’émietta, il se défit la délibule gauche brusquement par un léger craquement comme l’on croque des os de caille.
De suite, je vis arriver en grandes pompes et petits pieds une créaginaire qui lui remit aussitôt dans un tour de main extraordinaire la chose.
Je fus littéralement existancié par la dextérité, l’assurance de cette praticienne.
Et nos négociations se canalisèrent sur les droits et obligations de nos intérêts en évitant la tartuffolique de nos conseillers.
La nuit leva son voile sur notre deux silhouettes en ce lieu nommé Gymnasticot.
Nous fûmes seuls et nous fûmes composés en arrière plan d’une cour disparate entre domestiques et courtisans quand des ecriames se firent entendre non loin et près de nous.
L’appolement nous prîmes … l’affolement … au revers de l’inquiétude, la pinguouination était de retour et la mort à son bracelet.
Et après un rapide chocile nous décidâmes de remettre à plus tard la suite de nos tractations.
Nous eûmes passé un premier drolatour de bonne augure et que nous actâmes sur l’heure par une signature numérique sur chacune de la paume de chacun.
Un nouvelle horizon apparaîtra … mais serions nous toujours vivants ?  Et comme le dit l’ancien de chez nous : “Tempus Narrabo”. (A ne pas confondre avec : n’attend pas le bus à la station Narrabo).
.
1 – Abomifreux 

Abomifreux ! Abomifreux ! Est-ce que j’ai une tête d’abomifreux ?

2 – Balument

— Entre le balu et le ment mon cœur balance. Oui, c’est un doux balument.

3 – Jumeleine

Bon ne le prends pas mal, hein ? C’est un compliment… enfin presque. Bref, entre nous je peux bien te le dire, ton rire me rappelle celui de la jumeleine

4 – Polimalie

Fais gaffe ! Faudrait pas tomber sur les flics.

T’inquiète ! Je suis maître es polimalie.

5 – Fatalimace

La situation est grave ! Que dis-je ? Elle est fatalimace !

—  Faut pas dramatiser non plus. On va la retrouver ta coquille.

6 – Eléphantastique

Non mais regarde-moi ça. Tu n’as pas l’impression qu’elle en fait trop ? Et tout le monde de s’extasier, de dire combien elle est éléphantastique ! Et puis quoi encore ?

Tu as raison. La trompe ne fait pas le moine. En attendant mets-toi à l’élastique.

7 – Mergnifique

Incroyable ! Sens-tu l’air chargé d’iode, le goût du sel qui pénètre la peau ? Regarde ! La mer s’approche, c’est marée haute. Regarde, l’étendue mergnifique.

8 – Enchanquise

Non, merci pas de dessert.

T’es sûr ? Pour ton retour du grand nord je t’ai préparé un spécial enchanquise.

Si tu me prends par les sentiments…

9 – Amupliqué

Ah, quel casse-tête ce problème de math ! Y a que les profs pour penser que c’est amupliqué !

10 – Charonne

T’as fait quoi ce week-end ?

J’ai remonté le fleuve Charonne en canoé.

11 – Insolitude

Tu étudies quoi en ce moment ?

La science de l’insolitude. Tu n’imagines même pas le nombre de gens qui en sont atteints !

12 – Artificelle

Oh regarde la belle ficelle bleue ! Et waouh ! La rouge. Et la verte. Et…

Oui je vois. Je vois aussi bien que toi. Beau spectacle d’artificelle. Pas la peine de le hurler.

13 – Brumageux

Eh bien qu’est ce qui t’arrive ?

C’est l’automne. J’ai le moral en berne, le spleen brumageux.

14 – Agengouin
15 – Délicaristique

Tu me montres les dessins de ton agengouin ?

Alors qu’est-ce que tu en penses ?

Joli coup de crayon délicaristique.

16 – Mirififique

— Ô miroir, miroir. Dis-moi, suis-je le plus mirififique de tous les miroirs ?

 17 – Délibule

A part tourner en rond dans ton bocal, qu’est-ce que tu fais de tes journées ? Bon sang mais qui m’a fichu un délibule pareil !

18 – Créaginaire

Dis-moi, t’en es où de l’écriture de ton roman ? ça avance ?

M’en parle pas ! Depuis des jours ma créaginaire a fichu le camp.

19 – Existancié
20 – Tartuffolique

Dans la pièce que nous étudions, qui peut me donner la signification de la réplique suivante : « Loin de l’existancié, le tartuffolique ne voit que le bout de son escarcelle » ?

21 – Gymnasticot

Ah, quelle performance ! Regarde comme elle évolue sur scène.

Il est vrai que c’est beau. Tout est dans le geste, le mouvement subtil de la gymnasticot. Quelle grâce !

22 – Couettivité

Demain la saison de la couettivité débute ! ça te dit d’y participer ?

Et comment ! J’attends ça depuis des mois. J’amène mon oreiller. Tu me fais une place sous ta couette ?

23 – Ecriames
24 – Pinguouination

Tu as terminé ta thèse sur les écriames ?

Pas encore. La pinguouination est assez complexe, il va me falloir plus de temps.

25 – Chocile

Tu prendrais la robe rouge ou la noire ?

Les deux . Comme ça pas de Chocile !

26 – Drolatour

Maman, tu connais la dernière de carambar ?

Encore une histoire qui se veut drolatour ? Oui ! Je crois bien que j’en ai fait le tour plus d’une fois.

.
.
Quoiqu’on en dise l’ai n’est pas si abomifreux que ça !
.
A la mi-mois, nous nous sommes retrouvés pour ce délibule délire.

Bien sûr, cette fois-ci encore, les règles avaient changé, mais nous étions fins prêts pour nos écriames et plus si affinité.

Comme si elle avait lu sur ma bouille , ma voisine ajouta : « cette bouillie littéraire se termine souvent très tôt au petit matin du mois prochain dans une super couettivité ». Rosalie me sauva la mise comme C l’avait faite en début de mois :

« De drolatour enfin vous êtes revenu ! » s’enquit R auprès de Jo d’une intonation marquée sans qui B ne l’eut pas remarqué.

Et Bougon n’apprécia pas puis fit sa mine des mauvais jour, Rosa lut sur son visage et rit : «  Créaginaire est de retour » déclama-t-elle en riant fortement et mâchant ses tagliatelles goulûment. Parce que finalement on avait décidé de souper ensemble.

Fatalement c’était parti de nos pingouinations, on riait comme des fous, on se tordait le bide en se le remplissant et on applaudissait comme des manchots.

Grâce à ces échanges (de plats et de mets), certains s’étouffaient pris de tartuffolique de ces déclamations loufoques.

Heureusement, d’autres y mettaient plein de délicaristique.

Il suffisait d’un bref coup d’œil pour que des éclats de rires artificellent.

Justes et à propos, les blagues fusaient dans tous les sens et de tous genres pour l’agendagouine,

Haut et fort, nous renchérissions plus mergnifiquement.

L’ambiance était à la fête et nous faisait oublier l’air brumageux du dehors.

« Mirififique soirée » me souffla-t-elle à l’oreille d’un ton rieur, avant de le répéter .

N’était-ce pas Charonne qui était venue ce soir, pour la première fois ?

Oui, elle s’appliquait dans des répliques amupliquées.

Pour sûr, elle ne regrettait pas son insolitude habituelle et

Quotidienne.

Radieuse et enchanquise, elle pleurait de rire, telle une grosse pieuvre rouge.
Soirée vraiment drôle et éléphantastique
Tous, on aurait voulu que le temps s’arrête et soit fatalimace pour une fois.

Un mois existancié est vite passé, mine de rien,

Vainement et sans doute atteinte de polimalie, j’ai pris ce train et ses

Wagons abomifreux…

Xième voyage à naviguer au milieu des baluments et ballonnements,

Y avait aussi des jumeleines qui m’ont fait trotter, tricoter et galoper.

Z’en peux plus de tous ces gymnasticots et gymastimots, et quoiqu’on en dise l’ai n’est pas si abomifreux que ça !

.
.
Sur la banquise
Pièce en un acte. Le décor représente la banquise. Au centre, un pingouin agite la tête en silence, comme pour décoller quelque chose de son bec. Deux autres pingouins apparaissent en se dandinant côté cour et jardin.

Pingouin côté cour : 
– Vzavér’marqué ?
Pingouin côté jardin : 
– Oui, çt’abomiffreux.
– Oh, tout balument abominaffreux ! les mots sont toucollés par quelque fatamalice.

Un temps. Les trois pingouins se dandinent. Premier pingouin, même jeu de têteLes deux autres le regardent, agitent leur bec à l’unisson, puis le pingouin coté cour dit : 
– Il n’y a pas de fatamalice, c’est rien que le froid ; bien simple, fait si froid que les mots nous gèlent dans le bec.
– Comment ça ? Il fait toujours froid ici, et c’était encore jamarrivé.
– Bien simple, c’est le réchauffement climatique.
– Le réchauffatique, ici ?
– Oui, c’est tartuffolique : à force qu’il fait de plus en plus chaud là-haut, comme de juste, faut bien qu’ils envoient le froid en trop quelque part. Et ils s’en débarrassent ici, en espérant que dans notre insolitude ça ne se remarquera pas trop ! Ils nous traitent par dessus les pôles !

Un silence. Dandinement des trois pingouins. Il commence à neiger. Le pingouin côté jardin dit :
– En fait c’est pas dans le bec le souci. C’est amipluqué : les mots gèlent sitôt dans l’air brumageux, et si vite qu’ils se collent à leurs voisins. Au jour d’aujour’nuit, c’est déjà arrivé au calendrier avec les mois d’octovembre !
– A ce point ? Déjà qu’on n’avait que deux saisons !

Même jeu (dandinement), puis les pingouins cour et jardin disent au premier :
– Oh, tu as entendu ? Si c’est pas dans le bec, c’est pas la peine de te tortillonner la tête comme un gymnasticot !

Le premier arrête de secouer la tête, souffle un instant et dit : 
– En tout cas, c’est mirififique, d’une poésitivité éléphantastique, boréalimentairement mergnifique !
– Non, c’est juste terrible. Parce que le mot fait la chose : on verra bientôt passer des jumeleines sous la banquise.
– Sous l’enchanquise, voulez-vous dire ?
– Heu, peut-être. Bref, toute une faune artificelle, une polimalie créaginaire née de notre pingouination viendra piétiner notre délibule.
– Notre délibule ? notre délicat vestibule ? ou notre délire en conciliabule ? Ah, c’est trop chochile !
– Oui, si ça continue, on va vite arriver à n’y rien comprendre !
– Il faut agir, suivre un écriame précigoureux !

Un temps. La neige tombe dru.
– C’est bien simple, si on souffle sur les gelémots ils vont dégeler !
– Non, ça ne suffira pas. C’est pas des harengs ! Et puis s’ils regèlent après, on ne pourra plus rien faire avec. Non, il faut faire comme on sait faire : les couver en charonnant, lancer des ateliers de couettivité le temps qu’ils éclosent
d’ici au printemps.
– Mince alors, qu’est-ce qu’on va entendre au printemps ! Tous ces mogelés qui vont dégeler et tintinabulationner ensemble avec vacarmébagage !

Silence. le vent se lève en brusque bourrasque.
– Oh, quel coup de vent Voilà que voilà le blizzard !
– Vous avez dit blizzard, mon cher cousingouin ?
– Moi j’ai dit ça?…. si vouldites, gelé dit.

Face au vent, le premier pingouin articule très lentement, quasi à se démantibuler le bec .
– Bon, maintenant, il vaut mieux se taire, pour éviter la proliféraction des mozarres ; heu, des mots bizarres.
Le pingouin jardin, même jeu.
– oui, se taire le temps de récupérer des monettes, heu, des mots bien nets.
Le pingouin cour, même jeu.
– et puis ne pas les laisser tomber, pour éviter qu’ils se glacecassent en milmorceaux. Z’imaginez, mince de boulot pour les grammairiens, tous ces mocassés à recollationner.
– Donc on attend.
– On couve.
– Et on se tait.

Les trois pingouins se dandinent en silence. Le vent et la neige tombent. Le rideau aussi.

 

.
.
On ne pouvait pas décemment faire tout cela en un seul mois !!!
– Cépafô !
– Ah ! Et c’est quoi que t’as pas compris dans ce que je viens de dire là ?
– Pfffff !!!

Read Full Post »

Older Posts »