Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for janvier 2013

De l’ignorance

Et puis de ne savoir jamais que moins en moins
C’est donner sa confiance à la loi du destin
Car qui sait si l’aurore n’a pas programmation
Et de la part de l’homme ce qui fait sa raison
Je n’ai d’autres ressources que celles que j’ai choisi
Mais tester l’intuition ne donne pas tout le fruit
Car de la part de l’autre jusqu’où sait-on jamais
Ce qui fera l’apôtre ou le travers distrait
A penser et à être en équilibre j’admets
La réalisation a plus d’un tour en vrai.

Read Full Post »

Sous le voile

Le stylo bleu résonne d’une finesse réaliste
Et j’entrevois déjà avec lui toutes les pistes.
C’est à tâtons rompus que le présent se vit
Pour donner sa clarté à des moments surpris
D’avoir cette envergure et autant de crédit
Et puis toute l’aventure d’une vague ensevelie
Il faudra sans distance parcourir toute la nuit
Puis revenir suspendre nos colliers dans le puits
S’abreuver des eaux pures que filtrent encore nos terres
Et parfois dans l’effort encore venir se taire
Pour ne pas disperser l’idée fausse qui nous perd
Ou ne pas se surprendre à d’autres jeux pervers
C’est de savoir encore de quoi sont fait nos ventres
Que duper nos envers ne viendra plus nous prendre
Le stylo bleu résonne en des terres contrites
Par cette naïveté que le ciel bleu effrite
Dans les bestiaires joueurs que j’aurais désappris
Et qu’il faudra sans doute retrouver dans les plis.

Read Full Post »

La lucidité

Voir ou ne pas voir,
Du moment que tout dire,
Pour tenter de comprendre.
Se donner les moyens,
Pour encore plus y croire,
Même si viennent à fléchir,
Les roseaux à méprendre,
A faire hurler les chiens.
Et creuser le sillon,
Qui guide nos étoiles,
Sans que la déraison,
Ne lui arrache un poil.
Rien ne sera jeté,
Pour ne pas mutiler,
Une seule part de nos gris.
Rien n’aura plus de cris,
Car ce qui s’essuiera,
Du plomb délitera.
Et puis de la lenteur,
Sans rien précipiter,
Nous aurons le bonheur,
Couché là à nos pieds.
Il faudra tout garder,
Toutes les lettres en papier,
Quand le temps n’aura pas,
Une seule part de libre.
Et puis de se doser,
En réciprocité,
Seul le temps nous dira,
Si nous sommes invincibles.

Read Full Post »

Le bagage de la vie

L’histoire éclaire doucement d’une lumière
Où à tour de rôle elle libère.
Ce que j’ai reçu revient là
Comme un juste retour des choses,
Où d’autres barreaux font leurs lois
Dans la permanence d’une rose.
C’est une prison de constructions
Qui enfermait les âmes blondes
La prudence est dans la seconde
Car la fragilité demeure
Mais le travail de sa vision
Fait entrevoir tout ce qui meurt.
Les années sont consolidées
Dans la limite, l’extrémité,
Et la recherche s’est tournée
Vers les possibles à adapter.
Quand la pensée soupèse le temps,
Les travers qui viendront toujours,
N’auront tout juste aucuns détours,
Pour que le péril soit gagnant.
Et quand l’amorce du changement
Vient nous chercher et nous surprend,
Il faut passer par la grande brume,
Qui remaniera dans l’écume,
Dans une déconstruction d’abord,
L’aveuglement dans un effort.
Il faut revenir à la source
Pour ne pas perdre dans la course
Le sens plus global du parcours
Qui doit œuvrer dans le labour.

Read Full Post »

La corde

Cela ne finit donc jamais
Dans l’alternance du progrès
Qui fait son coup de marche arrière
Dans la raideur de la crinière.
Fugace était cette éclaircie
Mais je tâtonne dans le puits
Pour retrouver la courte-échelle
Qui me dispensait tout son miel.
Pourquoi la becquée nécessaire
Prendrait l’allure d’une souricière ?
J’ai un démon dans mes tiroirs
Qui secoue la peur et le noir.
C’est à vouloir trop s’envoler
Que la chute sera trop salée.
Cela ne finit donc jamais
J’ai le Trafalgar au carré
Qui promène sur moi son œil glauque
Et qui me chante d’une voix rauque
Que l’habitacle s’est perdu
Dans une atmosphère de pendu.

Read Full Post »

La chute

C’est être parfois pitoyable
De ne pas voir toute la fortune
Qui nous entoure de gratitude
Dans des échanges remarquables.
Marchander n’a pas lieu ici
Juste avancer de l’enrichi
Dans une lumière à élever
Toute une collection de poupées
Qui voudraient se faire aussi douces
Qu’un bain très tiède rempli de mousse.

Read Full Post »

Ma compagne de route

Je lui confie toutes mes misères,
Lui donne le plus possible d’air.
Elle ne lâche jamais ma main,
Me guide encore dans mon destin.
Elle me donne la solidité
Qui me permet de traverser
Tout l’enfer des fragilités
Qui risquerait de me jeter
A terre ou d’avoir ma raison
Parfois elle file à reculons
Elle m’aide à tenir le guidon
Dans le recul de ses saisons
Et puis le soir quand je m’assoie
A son volant elle me reçoit
Comme la plus tendre des amies
Sans jamais griffer mes tapis
Elle a le regard dans les brumes
Tout en maintenant bien ma plume
Elle explore toutes les dimensions
Sans jamais être une prétention
Et quand je referme ses yeux
Elle me rappelle que dans ses jeux
C’est toute la lumière qui me prend
Sans être autant d’emportements
Que de sagesse prétentieuse
Ou de militantisme envieux
Je lui laisse aller libre cours
Là où bon lui semble en détours
Pour ne jamais au grand jamais
Avoir à d’elle me priver
Cette compagne est l’écriture
Elle est de moins en moins rature
Et ne m’offusque de ses frasques
En aucun cas, en aucun masque.
Voyez comme elle m’est si fidèle
Qu’elle ne me coupe jamais les ailes
Je préfère la tenir serrée
De petites lettres bien dosées
Que d’avoir encore à me taire
Sous la pression des tons sectaires.

Read Full Post »

J’aime bien me bercer de fadaises
Pour pas tomber de la falaise,
J’aime bien m’inventer des histoires
Pour pas sombrer dans le trou noir.
Le hibou m’avait annoncé
Une fin du monde plus épicée.
Faut dire qu’à la dernière seconde
Le fil électrique s’est coupé.
J’ai bien l’intention de ruer
Dans les brancards de mes sonnets
Pour continuer à broder
De la dentelle et des idées.
Il me faudrait sans doute une pause
Un coup de vacances à l’eau de rose
Mais j’ai emmêlé mes pelotes
Et les nœuds ferment toutes mes portes.
Il va falloir détricoter
Le pull que j’avais fabriqué
Et en refaire une redingote
Pas trop dingue et pas trop chochotte
C’est un ouvrage phénoménal
Qui remplit le vide sidéral
Séparant les dernières planètes
Qui s’accrochent encore à ma tête.
Tout ce bruit pour ne pas le dire
Que j’ai un chagrin à raidir
Toute une collection de napperons
Badigeonnés à l’amidon.
Vois-tu la liberté c’est comme
La confiture un peu en somme
Moins on en a plus on l’étale
Plus j’en parle et moins j’en avale.

Read Full Post »

Déconditionnement

Démonter les processus du passé
Seuls ou bien même accompagnés,
Voici un programme qui me plait.
Reconditionner la nature
A autre choses que la blessure,
C’est comme un bonheur qui murmure
A l’oreille du vers bleu de lune
Sans savoir s’il a ta tribune.
J’ai bien reçu toute la teneur
D’un message de lumière du cœur,
Et me ravis de l’avenir
S’il se met enfin à construire.
C’est en réalisant le rêve
Que l’enthousiasme se soulève.
Existe-t-il un mode d’emploi ?
Entre nous ça je ne crois pas.
Peut-être quelques règles de base
Etablies d’un commun usage,
J’y déposerai ma confiance,
La pratique de belle élégance.
Même les paroles de leur prudence,
Viennent rejoindre la renaissance.
L’inconnu est à découvrir,
Et les barrages sont à franchir,
Tout vient à point qui sait attendre,
Donne ce temps pour réapprendre.
J’attends le jour à me surprendre,
Ne voyant pas comment m’y prendre.

Read Full Post »

La greffe

Dans le tableau noirci de l’écriture dense,
Je redessine un tronc, un arbre de vacance,
Qui de l’épuisement va flotter en mouvance,
Sur l’écart qui clignote entre le bois et l’anse.
La surface de l’écorce ouverte en défaillance
Montre comme un bourgeon, un bouton de vaillance,
C’était un rejeton qui prenait en défense,
Et la poussée de vie pouvait de pétulance,
Accrocher ses anneaux aux jeux de la romance.
Si certains procédés se voient plus clairement,
Celui-là est subtil et se joue en silence,
Sans les emportements, sans lumière ni puissance,
Mais de légèreté et de belle tolérance,
Sur la vitesse tranquille qui pousse encore les voiles
Vers la délicatesse en chemin vers l’étoile.
Je ne fais que conter et compter ma parole
Et je reçois très bien toute la parabole,
Sous la mesure quiète bouillonne tout un programme
Qui se met en avant pour construire sans le drame.
Dans les récits se mêlent des histoires qui dehors
Demandent encore de tête de terribles efforts
Et d’exagération j’émousse l’économie
Finissant par trouver l’équilibre de vie.

Read Full Post »

Older Posts »