Feeds:
Articles
Commentaires

La suite est d’une toute autre nature, elle se glisse dans les espaces intersticiels, soit entre les lignes de l’écriture, soit entre ses lettres, dans les espaces entre elles, voire même dans la marge.
.
.
corps d'une lettre morceaux-infinity-lettre-endless-temporaire-tato
.
.
L’écriture indéfinissable demande une connaissance étroite des codages de la psyché, ce qui n’est jamais aisé, car aucun écrit nulle part n’en fait état clairement, d’autant que son impossibilité d’expression écrite est une nature première. Aussi, l’approche se fait à travers de longues paraboles, des arrondis gravitationnaires évasifs aux cursives évanescentes, tout est dans la nuée et l’indicible.
L’exercice était de style, s’y mesurer n’est pas une affaire de mots, bien qu’il passe par eux.
Il s’agit de gingembrer sans discourir creusement, tout en maintenant l’éloignement de l’extinction à distance suffisamment effective pour que la lueur ne s’emballe pas dans ses propres fonds.
La règle des trois biais redresse sa fonction première, le calcanéum au prorata de l’espièglerie repeint la façade du triturage de la conscience étoilée du processus. La lettre n’est pas une loi immuable, elle est de première intention, puis de révision, puis d’élaboration particulière, puis elle se recrée dans la spirale d’un phénomène immanent, sans jamais s’égarer dans de quelconques bases de données primaires. Bien que sa racine gréco-latine plonge au cœur de la spacio-temporalité d’Eckhart, son courant d’art fouille l’humus de la vérité comme le ferait un lombric en terre sainte.
Le cours avait repris depuis une demi-heure lorsque le courant d’air fit claquer la porte du vasistas de la création. Un étudiant, épuisé par les révisions de la veille se réveilla en sursaut. Que se passe-t-il dans l’esprit de celui qui, tout embrumé par le sommeil, vient d’être tiré du magma de l’inconscience de façon brutale et fulgurante ? En un millionnième de seconde, c’est toute une vie de pensées enchevêtrée qui se manifeste au cœur du cerveau de l’étudiant en lettres. Et puis tout retombe, recouvert du voile de l’oubli. Comment faire pour éclairer ces milli-secondes de magistralité aiguë sans avoir à se tordre le cou pour aller y voir ? Sombrer dans le trou de son tréma par l’innocence qui risque sa peau en déchirant les couches successives de la fouille archéologique de la conscience ?
Bien, allons écrire cette lettre maintenant que nous détenons les règles grammaticales, organisationnelles, contenantielles, décortico-constitutionnellement parlant.
Bonne écriture à tous les étudiants de la formation..
.
.
Venise, début duGourde de pèlerin XVIe siècle fiasca da pellegrino en verre cristallo soufflé émaillé et doré H 31 cm Estimation 5 000 – 6 000 euros
.
.

venise-gourde-alencon-encheres-750x562

Merveille de la finesse de calligraphie


.
.

Il était 10h51 lorsque la prof s’avança dans la grande allée de l’amphithéâtre. Les étudiants s’étaient rassemblés en masse, prévoyant sandwichs et boissons, ils savaient que le cours allait être long. Mais ils savaient aussi qu’ils ne le rateraient pour rien au monde. Il s’agissait d’apprendre à écrire des lettres, mais pas n’importe comment.
La prof, une grande blonde, élancée, atteint l’estrade et brancha prestement son ordinateur sur le rétroprojecteur. Puis, se saisissant du micro, elle commença d’une voix claire et bien timbrée.
– ça y est, ça commence ! Chuchota Rémy en pouffant du côté d’une petite brunette à ses côtés.
– C’est bien le style à la grande Gertrude, INIMITABLE !
– Que tu crois, Anaïs, que tu crois…
– Pffff, Tais-toi vieux singe !
.
.
singe
.
.
– Bien, vous êtes nombreux, ce qui est plutôt bon signe. Bonjour à tous. Nous allons commencer par : Dans quel ordre écrire une lettre bien pensée ? Qui veut donner son idée ?
– Bonjour Gertrude, bonjour à tous. Normalement, on marque la date et le lieu en premier.
– Bonjour Benjamin, c’est un bon début, mais vous allez voir pourquoi ce n’est pas toujours l’idéal de lettre en-tête, par exemple, pour aujourd’hui, nous pourrions noter que nous sommes le dimanche 24 Mai 2020, et que, l’université étant rattachée à moitié sur Le Croisic et à moitié sur Moscou, nous pourrions préciser : écrit à Croicou, ou encore, à Mossic. Quand voulez-vous poster cette lettre, Benjamin ?
– Euh ! Je ne sais pas, je ne l’ai pas encore écrite…
– Donc il me paraît souhaitable de n’écrire la date qu’une fois la lettre écrite. On commence par quoi alors ?
– Bonjour, moi, c’est Jacquelin. On commence comme je viens de le faire, en saluant.
– Et tu salues comment, Jacquelin ?
Jacquelin se lève et salue en inclinant légèrement la rête.
– Pas mal ! Ça s’écrit comment ?
– Comme ça se prononce.
– Ça peut !
– On peut commencer aussi par : La magie de l’intrigue se trouve à la dixième ligne.
– Pour une lettre du cœur ?
– J’écris comme un as de pique !
– Sur des carreaux, ça va bien se passer.
– Bon, ok, c’est noté. Qui aligne la deuxième ?
– L’alignement devra être parfait.
– Ce n’est pas le contenu ! C’est le mode d’emploi, ça.
– Fô planter le décor de l’intrigue, grande duduche !
– Arrête, Rémy ! C’est pas paske je t’ai traité de vieux singe qu’il fö me traiter de duduche !
– Ben c’est ça, dis-le devant tout le monde encore…
– Bon, c’est une lettre ou une scène, que vous êtes en train d’écrire ?
– Une scène de lettre, pouffa encore Rémy en s’étalant comme une crêpe sur sa voisine de fauteuil.
Gertrude :
– Aller, je vous aide un peu. Mon amour, ça passe aussi bien pour une femme que pour un homme.
– C’est pas un peu tendancieux ?
– Un peu trop orienté ?
– Mouais, plutôt amalgame ! Genre, la personne disparaît au profit d’un sentiment qui n’est jamais qu’un concept.
– D’autant que ça ne lui laisse même pas le choix d’être d’accord ou pas. Qui vous dit qu’au moment où elle recevra la lettre, cette personne va être dans les dispositions précises de ressentir de l’amour à l’égard de celle qui lui adresse la lettre ?
– Ah, les écrits sont bien compliqués.
– Bon, tant pis, passons directement à la dixième ligne, après tout, l’essentiel n’a pas besoin d’enrobage.
– Mais si nous écrivons la dixième ligne sans qu’il n’y ait les neuf autres, comment va-t-on savoir que c’est la dixième ?
– On numérote les lignes ?
– Ou alors on n’a qu’à dire : mon amour, voici la dixième ligne de la lettre que je ne t’ai pas encore écrite, en te souhaitant bonne réception. Et puis voilà.
– Et cette dixième ligne avec l’intrigue, elle est où ?
– Beh, si ça ne vous suffit pas, écrivez-la vous-même !
– Qui a une autre idée ?
– Hola ! On n’a jamais dit que c’était l’intrigue qui était à la dixième ligne, mais seulement la magie de l’intrigue, c’est pas pareil !
– Je n’imagine pas comment on peut écrire la magie de quelque chose en mots.
– Dans ce cas là, il s’agit de passer par la poésie.
– Oh, cela m’inspire, tels les grands singes devant un régime de pousses de bambous, au milieu d’une grande jungle sauvage, le gnou domestique cherchait encore comment il allait écrire sa première lettre. Inspirée par l’élan salvateur du boa constrictor, la belette, insérée entre le A et le C, entra dans l’estomac du reptile sans discuter. L’ordre, c’était l’essentiel à respecter. Alors ensuite pourraient venir le dromadaire, l’éléphant, le figuier, et cætera.
– Bof, pour la magie, tu repasseras §

– ² J’aimerais bien t’y voir, tiens ! Sans clair de lune !
– C’est quoi ce petit 2 ?
– Sais pas, il est arrivé tout seul.
– ² Tiens, le revoilà !
– Tu parles d’un ordre !
– Bon, pour l’ordre, vous avez l’adresse ?
– J’suis pas sûre, pas très recevable, tout ça !
– Et si c’était sa lettre ?
– Hein, et si c’était ça, l’être ?
– Ce désordre ?
– Cette pagaille ?
– Ce bavardage ?
– Cette magie de riens du tout qui font plus que raretés ou que simplicités.
– Alors, on l’écrit, cette dixième ligne ?
– Là-bas, au fond du bassin, une vertèbre se tord pour mieux voir la douce lumière qui remonte jusqu’au crâne traversé de pétillantes connections. Mais quelle est donc cette intuition étonnante qui ne cesse de venir éclairer mes canaux intergalactiques, qui vient et revient sans cesse, depuis plusieurs décennies, et que jamais, au grand jamais, je n’ai encore réussi à définir clairement ?
– Eh beh purée, elle fait quatre lignes, cette dixième ligne !
– Et sa magie est lumineuse.
– Mais reste obscure…
– L’intrigue serait-elle neuronale ?
– Par méconnaissance, oui.
– Bon, on va pouvoir l’envoyer, cette lettre.
– Et nous allons y glisser un trèfle à quatre feuilles.
– Oui, vous avez raison, c’est moins lourd que d’y glisser un fer à cheval, ou encore une dent de la chance.
– Pour la dent, il en faut au moins deux !
– Une mâchoire complète, pendant qu’t’y es !
– Tu te vois, recevoir une lettre avec une mâchoire dedans ?
– C’est plus une lettre, c’est un colis !
– Bien, Merci Jacquelin, merci Rémy, Merci Anaïs, et merci Benjamin. Et puis merci à tous. La semaine prochaine, nous verrons comment développer une idée dans l’lettre. En attendant, réfléchissez à une idée particulière, arrangez-vous pour qu’elle reste fraîche jusqu’au cours suivant.
Si vous n’en trouvez pas, je viendrai avec une liste, et nous choisirons laquelle traiter.
L’année dernière, nous avons passé deux ans sur l’idée de la racine carrée, jusqu’au moment où nous avons découvert que quelqu’un les avait taillées à l’emporte-frite. Je ne voudrais pas orienter la réflexion mais l’idée de l’occupation de l’espace me paraît être un fondement dans l’lettre.
Bonne réflexion à tous.

L’origine du monde

.
.
Mitochondrie Animal-cell-structure
.
.

L’origine du monde
.
Une mitochondrie inaugurale faisait sa révolution en mascarade trompe-l’œil lorsqu’une mitochondrie nomade traversa son orbite en sa confinité.
Keskecébo !!!
.
Que se disent-elles ?
.
La mitochondrie inaugurale s’étonnait du mode de propulsion en cette confinité particulière ; « La mascarade n’est un trompe-l’œil que d’un point de vue artistique, car la révolution fait son œuvre bien mieux sous ce couvert ! »
Keskellébelle !!!
.
Comment ça se déroule ?
.
Les couverts de la révolution en trompe-l’œil de cette mitochondrie inaugurale n’ont de cesse d’embellir les confinités d’une mascarade artistique, avec une telle précision, que l’artiste lui-même ne put s’empêcher de s’exclamer :
Keskellçonbelles !!!
.
Après c’est logique
.
De la surprise inaugurale, la mitochondrie mitoyenne, sous-couvert de la mascarade révolutionnaire, s’étala de toute sa face cachée sur une confinité lunaire, prononçant dans un souffle cédillé : « Oh, my god, keskeçébon !!! »
.
L’Arenmô
.
– Vous prendrez bien une tranche d’heure avant de prendre le départ ?
– Oh ! Juste un départ de tranche, alors. Merci.
– C’est une tranche particulière, vous savez ! Garnie à l’oscillation et enrobée de variation.
– Elle est de nature moléculaire ?
– Selon de quel point du globe le départ de sa flèche se situe, oui. Mais en vrai, c’est faux. Elle est de nature causale.
– Purée ! Ça fait de l’effet !
– Effectivement.
– Vous l’avez aromatisée à quoi ?
– D’une mesure de moment opportun.
– Arrosé d’un nuage d’Atoum ?
– D’accord, je vous prépare une infusion d’augures. J’y mets une pincée de sort ?
– Ecoutez, si ça nous permet de sortir du cycle, je veux bien.
– Mumm, dites-donc, goûtez-moi ça !
– Keskeçébon ! Merci, je vais prendre la tranche entière.
– Ravi que cela vous plaise !
.
.
Ecrit pour l’agenda ironique de Mai 2020 extraordinairement bien proposé chez Jean-Pierre Lacombe, du blog « Des Arts et Des Mots« .
.
C’est comme ça qu’en allant revoir sa proposition, je viens de me rendre compte que je suis tout à fait en dehors des clous, j’ai du perdre la tête ! Mais où est-elle donc passée ?
.
.
Sans tête yue-minjun-untitled-1994_a4-1
.
.

L’art en mots

.
.
1200px-Pieter_Bruegel_de_Oude_-_De_val_van_Icarus
.
.
Cette semaine, nous allons étudier un tableau de Frédérique Mozières, peint en 1515 sous l’impulsion d’une forte intuition, et annonçant à l’artiste que le plus grand roi que ne connaîtrait jamais l’humanité allait instaurer une ère de paix et de prospérité.
Fille du pasteur Joseph Meister, Frédérique Mozières débuta sa carrière de peintre sous le regard en trompe-l’oeil du troupeau de son père. Sa mère était morte en couches, elle mettait son goût de la peinture sur le fait que les couches successives venaient remplir la fonction nourricière de celle qu’elle ne connu jamais que par les rares dires de son père.
Ce tableau fait écho à la révolution qu’elle fut amenée à vivre lorsqu’elle-même attendit un enfant. Elle l’intitula donc, « les couches de la confinité ».
Car oui, elle aborderait, à travers la représentation du mythe de la chute d’Icare, les confins de ce qu’elle croyait être, un monde construit à l’image de ce que, durant son enfance, son entourage lui avait enseigné.
.
.

La chute d'Icare 2
.
.
Observons comment le soc du laboureur découpe les couches successives de terre en longues lanières parallèles figurant la multiplication à l’infini des gestes répétitifs d’un savoir-faire ancestral, retournant et aérant la terre pour favoriser la germination des graines à semer.
Ainsi la vie, créée par le labeur de l’homme peut naître et croître, jusqu’à la récolte qui permettra de nourrir des familles entières pendant plusieurs mois.
.
.
la-chute-icare-bruegel-thumb
.
.
En bordure du champ, le berger fait paître son troupeau. Il ne semble pas préoccupé par ce que fait le laboureur. Par contre, veilleur pastoral, il scrute attentivement le ciel, comme en attente d’une bonne nouvelle.
Et c’est là où le tableau devient LE langage.
Car comment ne pas remarquer que d’un côté, il y a celui qui trime comme un galérien, poussant, tirant la charrue, huant le bon percheron, ahanant sous l’effort, et de l’autre, le pas léger du berger flânant et humant les parfums dans l’air, attentif aux petits signes d’en haut, comme en attente de ce qui pourrait apparaître d’un instant à l’autre. Visions fugaces et évanescentes d’on ne sait quelles vibrations, telle la mitochondrie originelle.
A ses côtés, le chien veille. Il sait exactement où se trouve chacun des moutons qui constituent le troupeau. Il sait et il veille. C’est tout.
Tout le reste n’est que décor pour la scène. La mascarade du château dans la mer n’est là que pour rappeler combien tout n’est qu’apparence. Qui aurait jamais eu l’idée d’aller construire un château en pleine mer ?
.
.
La chute d'Icare 3
.
.
Il n’empêche qu’au bord, un pêcheur lance ses appâts et n’en croit pas ses yeux, jargonnant de surprise un « keskecébo ! » devant le spectacle de l’homme qui s’extrait des flot bleus, là, juste devant lui. Mais que fait cet oiseau dodu posé sur la branche, juste derrière lui ?
.
.
la-chute-icare-bruegel-5
.
.
Nous pouvons imaginer que cet instant de grâce qu’est la maternité pour l’artiste fait naître des eaux cet homme qui, bien qu’entouré de plumes et comme chutant du fond du ciel, va chuter du centre de la terre et sortir de l’eau primordiale pour aller se revêtir, tel l’oiseau perdrix de la branche, des plumes que l’ange lui envoie pour couvrir sa nudité.
Nous comprenons mieux maintenant ce que cherche des yeux le berger qui a humé la présence de l’ange.
.
.
chute-d-icare
.
.
Nous sommes en 1515, et Frédérique Mozières peint là son tableau le plus prophétique.
Un roi va naître et elle le sait, elle le sent.
C’est l’année de l’arrivée de François premier, qui devint au cours de son règne le roi défenseur des lettres et des arts. Un roi de bonté et de connaissance. Un roi qui sut soigner la culture et accompagner la renaissance de toute sa force Herculéenne.
Un roi dont il se dit qu’il fut aussi le plus grand guerrier de son siècle, alors qu’il n’eut jamais que l’intelligence d’oeuvrer dans un monde en prise avec les enjeux du pouvoir et de la conquête.
Pour ce bon roi, la fin justifia les moyens.
Et s’il devait rajouter une couche de plus à son portrait, il dirait ceci.
Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas !!!
.
.
La chute d'Icare 7
.
.
Ce signe que le berger cherche n’est ni dans le ciel, ni dans la mer.
Le tableau nous rappelle que chercher n’est pas trouver.
Car si l’observateur à l’esprit bien aiguisé remarque la silhouette de l’oiseau dans les feuillages, c’est que la colombe n’arrive que lorsqu’elle-même ne cherche plus à se cacher.
.
.
La chute d'Icare 1
.
.

Le gâteau de mots
.
Cuisiner les mots n’est jamais une mince affaire, nous avons souvent droit à de multiples couches ou sous-couches de sens qui partent parfois dans des directions tellement différentes qu’on pourrait bien être tentés d’en perdre le sens. Et pourtant, écoutez bien de quelle recette ancestrale ce gâteau revint, ou jaillit, vous le déterminerez vous-même.
.
Ingrédients :
Une tasse de verbes
Une dose d’attribut
Les sujets
Un complément d’objet direct.
Ponctuation et accents.
.
Les étapes :
Pour réaliser le mélange, utilisez un bol de grande taille ou un saladier, une cuillère en bois, vos main ou une fourchette.
Versez une tasse de verbes. Y incorporer les attributs et les sujets que vous mélangerez délicatement. Cela va donner des verbattributs du sujet.
Entreposez au frais quelques heures sur une feuille de papier sulfurisé.
Ça lève ?
Adjectivez d’un complément d’objet direct.
Dorez l’ensemble au pinceau, avec un mélange de points, de virgules, d’exclamations ou d’accents aussi graves que circonflexes. A ce stade de la recette, ne trématisez pas trop avant d’enfourner pour une cuisson selon votre goût. Vous règlerez le temps de cuisson en fonction de la température de la source de chaleur.
Sortez du four. Dégustez encore tiède. Accompagné d’une crème de syntaxe aromatisée à la sémantique.
.
.
Monet .
.
Ecrit pour l’agenda ironique de mai 2020 qui vagabonde chez Jean-Pierre Lacombe tout le mois. Blog des Arts et des Mots.

Giboulée, zébu, cognassier et riboulaine : Une édition filaire de l’agenda ironique d’avril 2020 chez carnetsparesseux, le marionnettiste qui en tire les fils ce mois-ci.

Samedi 18 avril 2020, Saint Parfait !
.
Un jour qui n’est déjà plus est un jour passé.
Mais où est-il donc passé ?
Une enquête en cours de passé suis sa trace. A la vitesse de la lumière, ce qui est éclairé aujourd’hui fait-il déjà partie du passé ? L’anquêteur s’appelle l’an Kevin.
Il s’est extrait la tête du tout petit bout de sa lorgnette terrestre pour se rendre compte que la nuit n’existe pas puisque le soleil continue de briller et d’éclairer la Terre en permanence.
Sa conclusion :
La nuit n’est qu’un phénomène en trompe-l’œil.
Le jour n’est donc pas passé. Il continue.
Merci à Kevin pour cette enquête rondement menée.
.
Dimanche 19 avril 2020
.
De quel humour était-il né ? Il en était encore à se le demander !
.
C’est en suivant une ligne de vie que le zébu s’était cogné à un cognassier bizarre.
Il glissait là, paroles rares, des p’tits papiers ébouriffés, par le courant des ciels rêvés.
Zébu laissait passer l’papier d’Art, Ménie Grégoire se chanterait en onde bleue, légèrement soulevée par les coings. Elle fonda « à la Jane » l’association « l’oiseau bleu » et l’Arc tendu de son aura ira jusqu’à chausser la clairvoyance, par le plus grand des hasards, après avoir marché plusieurs kilomètres sous une
giboulée d’eau tiède et rincé la lucidité du prisme optique par les deux bouts.
Tout le reste n’est que
riboulaine, sauf la formation du temps solaire. Rien n’est plus beau que son substrat, essence du puits à la racine, intermédiaire élancé vers le retentissement vibrissonné d’un frisson moléculaire.
Une voix se fraye un chemin vers son guttural accomplissement.
Nous ne sommes que des chargés de missions, et celle d’être et de rendre heureux est la seule à remplir.
.
.
Lundi 20 avril 2020, cette fois Odette fête son saint, n’est pas Toulmonde qui veut !
.
Cet espèce de
cognassier bizarre continue d’occuper toutes nos rubriques. Il avait en lui une puissance communicative pour peu que l’on se penchât vers ses branches chargées de fruits dorés comme une riboulaine du désert de Gobari,
Même les troupeaux de doux
zébus ne le traversent plus depuis belle lurette. Mais l’allure de la lurette vient à s’interroger depuis quelques temps sur l’origine de la trilogie des giboulées descendantes et ascendantes du centre de la Terre.
Ainsi hochent-ils la tête sans marquer de surprise à cette noble remarque, la marque du cognassier bizarre n’est recensée nulle part et même les publicitaires n’en disent pas un seul mot.
Nous nommerons ce mystère en l’évitant.
Ôtez les caractères typographiques et envolez-vous vers d’autres points de vue moins cartésiens mais tout aussi réels sinon plus.
.
111 tris

Avoir la lamaserie à l’œil, tout bon endeuillement sortira un mouchoir pour l’assécher.
Mais cette fois, le miasme du marais rumine la fleur de lotus, et la distinction entre la boue et la fange fait bassiner le Ganges du côté purificateur d’atmosphère.
Avec un aérosol, épulper élicatement l’air en brumisant les volumes et les surfaces d’un dix doigts prompt à réunir les ensembles singuliers. DéGranger les centres orbitaux occultés, au besoin, avec des essuies-glace jetables.
Le pare-brise est prêt, partons à la boulangerie, la plus près étant à l’honneur du bon pain, celle d’une écurie de qualité bio-éthiquetée du courant d’air léprosiennement artistique.
Mon dieu quel drôle de langage, se dit la mouche.
Finaudant de-ci, de-là, elle rattrape de justesse un mascara dégoulinant, et recoiffe un peu ses antennes courbées à la Dali.
Dans le monastère, la croissanterie fait des ravages. Une pénurie de papier toilette entonne un « oh rage oh désespoir oh rupture de papier Q ennemie ».
.
La léproserie, drame en quatre épisodes de la quatrième dimension et en quatrième vitesse
.
Le premier Dalï Lamazonien se penche vers la cuvette du W-C.
– Ciel, mais ils sont bouchés !
Un deuxième Dalï Lamazonien arrive.
– LPCV n’est pas en mesure de le déboucher, pauvre diable !
Un troisième Lamazonien Dalïa cette fois arrive.
– Peut-être devrait-il porter une lunette ?
Le premier qui s’est penché sur la lunette se tape le front du plat de la main.
– La correction est une coquille de première nécessité, avons-nous un rouleau de recharge ?
.
La restauration encline à la première version
.
Le premier Dalï Lamazonien se penche vers la cuvette du W-C.
– Ciel, où est passé le journal du jour ?
Un deuxième Dalï Lamazonien arrive.
– Pardon mon Maître, une dysenterie a gagné les canalisations du jour entre celui d’hier et celui d’aujourd’hui.
Un troisième Lamazonien Dalïa cette fois arrive.
– Si vous voulez, j’ai encore le masque d’hier.
Le premier qui s’est penché sur la lunette se tape le front du plat de la main.
– Votre persona est bien généreuse, soyez récompensé de toute votre bonté !
.
Les Trois-Glorieuses soulèvent les canalisations du désordre
.
Le premier Dalï Lamazonien se penche vers la cuvette du W-C.
– Ciel, saviez-vous que le seigneur lui-même s’asseyait en lotus pour mener son royaume ?
Un deuxième Dalï Lamazonien arrive.
– Et j’ai prié, prié-é, seigneur, pour qu’il revienne !
Un troisième Lamazonien Dalïa cette fois arrive.
– En fait, ce royaume dont vous discutez devant les chiottes, c’est celui d’un trou du Q ?
Le premier qui s’est penché sur la lunette se tape le front du plat de la main.
– La confusion n’aura pas lieu, envoyez la ventouse tympanique, pour que la circulation redevienne fluide.
.
L’ordonnance était cachée sous les tuileries
.
Le premier Dalï Lamazonien se penche vers la cuvette du W-C.
– Ciel, l’histoire n’aurait-elle de cesse ?
Un deuxième Dalï Lamazonien arrive.
– De se reproduire ?
Un troisième Lamazonien Dalïa cette fois arrive.
– Si vous voulez, avec le masque, je termine.
Le premier qui s’est penché sur la lunette se tape le front du plat de la main.
– Foutez donc ces trois singes au zoo de Vingt Cènes, et qu’on n’en parle plus !
.
.
Le premier, le deuxième, le troisième Lamazonien se retournent, soudain stupéfaits.
– Mais c’est nous, les trois singes !!!
.
.
Les singes de la sagesse
.
.

Les « trois singes sages » (appelés également les « trois singes mystiques ») est une ancienne icône sacrée dont la signification originale nous a intentionnellement été cachée par l’Élite. Connaître la vérité secrète de la directive du symbole ancien « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal » (alors qu’en français on traduit de manière simpliste par « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ») peut vous doter de moyens que vous ne pensiez pas possibles et changer votre vie à jamais. Dans cet article, nous dévoilerons la signification ancienne authentique du symbole, et nous verrons pourquoi cette signification a intentionnellement été dissimulée.
.

Par Richard Cassaro, 12 mars 2012
.
.
http://openyoureyes.over-blog.ch/article-la-signification-secrete-des-trois-singes-sages-cachee-par-l-elite-article-103201169.html
.
.

 

.
.

Ossian fait monter les esprits avec sa harpe sur les bords de la rivière de Lora, vers 1811 (voir 146776) - Baron François Pascal Simon Gérard

Ossian fait monter les esprits avec sa harpe sur les bords de la rivière de Lora, vers 1811 (voir 146776) – Baron François Pascal Simon Gérard

.
.
– Vous êtes de la famille des magnolipsida ?
– J’ai la force de la Louisiane et le souffle de Chine.
.
LaO FuCius
.
Ainsi l’Aster symphonise,
Et sa révolution syphonise,
Le pétale du vivace,
Sous l’étoile T2 tasse.
.
La Chine odorifère,
Que le souffle sans fer,
Nul cas du rossignol,
Reçoit dans l’entresol.
.
Nul ne sait qui des T,
Vint oeuvrer en premier.
La haut la confusion,
N’aura pas de prison.
.
.

.
.

gromort_f78-3

Elle brode ?

.
.
– Capitaine, nous venons de dépasser le cap du quatrième chapitre, dans quelle direction allons-nous gouverner ?
– C’est une bonne question, officier Triton, suivez ce courant !
Le capitaine indique d’un geste vague de la main le Kuro-Shivo.
– Direction la Clarisse, mon capitaine, débastinguez l’équipage des hamacs, ça va bouger.
– Je leur boucane une bordée de jurons et vous les accastille d’une brasse, mon cambusier.
– J’aurais préféré les mettre à la cape, capitaine.
– Vous savez ce que vous voulez, Triton ?
– Oui mon capitaine.
– Quoi ?
– Traverser le creux de la vague sans dériver.
– Le gouvernail est calé ?
– Et la cale est pleine, mon capitaine !
– Alors croisez les sept mâts et ne vous débordez plus, tout va bien.
– Ok chef !
– Bon !
– Cap’tain Surcouf ?
– Quoi encore, Triton ?
– Vous avez des nouvelles d’Amphitrite ?
.
.
Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite Cirta_mosaic
.
.
Le Kuro-Shivo
.
.
oeuvres
.
.
Je n’ai absolument aucune inspiration en ce qui concerne la consigne d’écriture, carnets paresseux. J’aurais pu imaginer une croisière en plein Pacifique, un pèlerinage vers je ne sais quelle destination extraordinaire, une aventure fantastique dans un monde qui le serait tout autant, et bien non, mon imagination en berne me dit qu’il ne reste que quelques épluchures de mots dans ma calebasse, et qu’avec ça, c’est largement insuffisant pour construire une histoire.
J’ai beau fouiller les débris qui jonchent le sol du cucurbitacée, je cale. Même pas une bosse du français disserté en vue. Il y a peut-être celle du zébu, mais je ne vois pas en quoi elle pourrait m’aider à mettre un mot devant l’autre jusqu’à accoucher d’un truc sans avoir le trac. Parler en public n’a jamais été facile pour la bosse du zébu. On l’imagine, dodeliner de la tête, broutant dans une prairie l’herbe tendre du printemps, couvée par le regard de ses adorateurs. Puis, mue par on ne sait quelle force, lever la tête et lancer un long meuglement sonore, à réveiller un aurochs. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’est pas plus avancé qu’un cognassier qui aurait mille coings mûrs à tomber par terre. Alors, le zébu s’approche d’un coing, en croque un morceau.
– Pas mauvais, ce truc !
Un zébu qui parle, pff, même pas crédible. Franchement, ces épluchures, c’est la dèche. Même pas de quoi formuler une phrase complète. Si seulement il y avait une giboulée de Larousse. Ce serait chouette comme tout. Tiens, je vais l’ouvrir pour voir. Il pleut de la convenance, du dérisoire, une possibilité, deux salamalecs, une conversation.
Pas plus avancée qu’une riboulaine du Sud-Ouest de la Manche d’un habit neuf d’empreur.
Hein ? C’est quoi un empreur ? Un Jules César, un tampon encreur, un lama cracheur de e ?
Nous avons tous un tampon encereur dans nos tiroirs, pas vrai ?
Napoléon en avait tellement qu’il tamponnait du soir au matin et du matin au soir, il tamponnait debout, il tamponnait assis. Il tamponnait même une main sur le ventre.
Nan, faut vraiment que mon Larousse s’arrête de pleuvoir du mot sans tête, sans patte, sans bosse du français, et sans lait de zébu. On en fait des fromages, des pâtés, des mythes.
Oui, des mythes, pardine. Le mythe du zébu, vous ne connaissez pas ?
Un jour, que le cultivateur était parti en vacances faire une croisière autour de la Mappemonde, le zébu vit passer deux pèlerins.
.
.
gromort_f77-5
.
.
– Tu vas où ? Demanda l’un.
– Je vais là où je suis, répondit l’autre.

– Et c’est encore loin ? Reprit le premier.
– Je ne sais pas, répondit encore l’autre.
– Si ça se trouve, c’est là, continua le premier.
– C’est possible, acquiesça l’autre.
Le zébu les trouva bien sympathiques.
– Hello, je suis le zébu.
Les deux pèlerins se retournèrent, mais ne voyant que le zébu, reprirent leur conversation.
– Je suis un zébu qui parle, insista lourdement le zébu en piétinant impatiemment.
– Par ma barbe, s’exclama le premier, un zébu qui parle !
– Et alors ? Nous sommes dans un conte, en déduisit l’autre.
– Un conte de zébu, se prit à rire le zébu, je n’en attendais pas autant.
Je referme mon dictionnaire, la pluie Larousse ça phrase pas haut.
Peut-être que Robert va phraser un peu plus bas, mais ai-je envie de tenter l’ouverture de ce monument ? Un Robert à la langue bien pendue.
Le cultivateur, pendant ce temps, visitait l’océan comme il cultive un champ de blés mûrs, aux épis dorés par la chaleur de l’été. De temps en temps il descendait sur l’eau, semait des graines, désherbait par-ci, repiquait par là. Puis, il remontait sur le pont et allait s’allonger sur un transat, ou encore faisait une brasse ou deux dans la pscine, cette fois c’est un i qui disparaît, essayant d’imiter les touristes professionnels. La marque de son débardeur commençait un peu à s’estomper. Il avait le bronzage agricole contrasté en arrivant.
Les poissons l’adoraient. Ce qu’il semait avait la qualité Clause. Ça régalait la population sous-marine.
Un jour, ça pend au nez de tout marin agricole, il y eut une tempête.
.
.
gromort_f78-2
.
.
La houle roulait gros. Des murs d’eau gonflaient leurs poches pour retomber sous les yeux du cultivateur effaré par la perspective de se noyer. Il rentra prestement dans sa cabine, se saisit du Larousse, l’ouvrit à la page du calme et hurla de tout ses poumons.
– Va dire à Robert qu’il calme l’océan, cette andouille nous a sorti une tempête qui trempe tout mon travail, je sème, je défriche, je sarcle, je désherbe, et lui, qu’est-ce qu’il fait, il ouvre l’océan de sa grande tempête. Faut pas exagérer, je ne veux pas couler mes vacances. Va lui fermer cette page, de la part du fermier, hein ?
Le Larousse, soufflant deux pages, se questionnait :
– Et les coings, et les deux pèlerins, on en fait quoi ?
– Un cognassier, sur le sol Irlandais, ça ne se verra jamais.
Je pourrais divaguer longtemps comme ça, carnets, mais là, il se fait tard.
Vous qui avez le sens du détail encadré dans sa logique la plus carrée, cela annonce que l’heure du repos approche.
.
J’assume !
.
.
Triton crête
.
.
L’art en sort
.
.

le_hareng_saur_et_les_...champ-rigot_paul_btv1b6938801b_1

Petite copie du jour ^^

.
.
Là, je m’adresse au patron pour demander s’il est possible de me retirer dans la caverne de Platon.
La réplique est sphinglante.
– Cessez de glander, travaillez de l’être, soyez au travail, et ne portez plus de bottes !!!
Ah, parce-que j’avais décidé d’aller ramasser des pissenlits avec mes bottes en caoutchouc, tchou, tchou.
Beh mince alors, est-ce une raison pour m’envoyer paître de la rose, rose, rose ?
Je décide alors que les gestes barrière sont aussi applicables sur ces mots sphinglants, gland gland gland.
– Je vais tout de suite faire selon vos recommandations, patron, car je vous fais entièrement confiance à ce sujet, geai geai !
– Le sujet, parlons-en, zan, zan.
Arrive le chef d’équipe du service comptable d’à côté. Il s’adresse au patron, néglige de me voir.
– Quel est le sujet ?
– Celui-là, là, là ! Répond le patron en me désignant du menton pointu, tue tue tue.
– C’est que d’habitude, il a l’air tellement glandissant, c’est la première fois que je le vois au travail.
Le sujet, devenu objet par l’intermédiaire de deux sujets discutant de lui devant lui sans s’adresser à lui faisant comme s’il n’était pas là, se tourne vers le centre de son être et se demande comment faire pour redevenir sujet. Que pourrait-il inventer comme geste barrière pour ne pas transmettre plus tard la situation de nihilisme à une quatrième personne ?
– Une idée à suggérer, patron ?
– Bonjour, chef d’à-côté, quel bon vent vous amène à venir glander parmi nous ? Quel est votre nom ? Je m’appelle Arthur.
C’est une excellente façon de faire, pense le patron.
– Je m’appelle Rameau, comme le neveu.
Quelle inconscient, se dit le chef. C’est un être, il existe, mais quel inconscience de ma part.
Arthur attrape la confusion de l’autre et la fais disparaître en argumentant, n’allons pas rajouter à qui que ce soit quelque mal-être quel qu’il soit.
– Bonjour Arthur, bonjour Rameau, je m’appelle Jean-François, comme le stade.
– Il y en a un paquet ! Ça commence par L ?
– Selon certains le stade est informel.
– Vous êtes à l’envers, c’est un antonyme. Vous parlez de Piaget, je présume ?
.
– Quel est le contraire de barrière ?
.
– Passage.
.
Pas de réponse à propos de Piaget, bing zéro pointé recommence, se dit Arthur, reprennons !
.
– Le stade formel selon Piaget, n’est jamais qu’une théorie pensée par un être humain, reconnue valide par d’autres êtres humains, visant à éclairer partiellement une vision.
– Une vision comme une autre…
.
.
https://youtu.be/UEoqByYS9XY
.
.
– Mais attention, observez bien comment il objétise l’enfant à travers ses observations. Si nous n’y prêtons pas attention, c’est une dérive.
– La voilà, la conscience de l’être. Gardons là ouverte, et pas qu’un peu !!!
– Et bien voilà bien un bon passage, dans la reconnaissance des qualités d’autrui. Merci.
– C’est un dépassement.
– Oui, non content de ne pas reproduire une situation objétisante, nous créons au delà, une situation croissante dans l’être.
.
.
venus-lune-embrasser-27-fevrier-2020-fb-02
.
.
– Bon petit déjeuner à tous.
.
.
i136045-recette-croissant-sans-gluten
.
.

Chers citoyens et citoyennes fous et folles de l’agenda ironique,
.
.
Dali Salvador 2
.
.
Il ne nous reste plus que quelques heures avant l’arrivée du poisson d’avril, et je peux d’ores et déjà annoncer que les tableaux de vote sont significatifs :
.
Le grand gagnant est : carnetsparesseux avec « les framboises de l’aube ».
.
.
4638601-crazy-femme-vêtue-d-une-passoire-en-métal-pour-un-casque
.
.
L’élu qui prend le relais d’avril est : Ah bein, carnetsparesseux aussi.
.
.
Ici le lien pour aller sur son blog.
.

Les framboises de l'aube carnetsparesseux

Un panier plein vous y attend !


.
Félicitations pour l’immense talent fou du grand gagnant, carnetsparesseux, ainsi que pour l’immense talent fou et les remarquables participations des fous de ce mois fou des fous.
.
Pour ne pas les nommer citons les doux fous participants que sont jacou33, gibulène, patchcath, carnetsparesseux, bastramu et moi-même, jobougon.
.
Il s’agissait, ce mois-ci, de laisser s’exprimer nos mois fous, d’imaginer être dans un moi fou, de raconter ce qui nous passait par la tête, d’écrire tout ce que nous avions envie d’écrire, n’importe quel genre pourvu que ce soit fou, et d’inclure dans le texte l’étrange phrase que voici : « Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise », phrase qui ne voulait absolument rien dire, mais qui a su se fondre divinement bien dans chacun de nos textes fous.
.
Un immense merci à tous, ceux qui ont écrit, ceux qui ont lu, ceux qui ont commenté, vraiment, cet agenda est durable et complètement dans le développement, puisqu’à chaque mois, de nouveaux agendiens viennent, d’autres partent, bref, cet agenda est vivant, il cause, il fait causer, et n’a pas l’air de faire peur à grand-monde.
Quoi ?
Ça Psycause ?
Là, je pense soudain à Hitchcock, le maître des « sueurs froides » et son film fou, psychose, en deux mots, psy-chose, autant dire psy-objet ?
.
Bien évidemment que non, l’étymologie du mot « psychose » est toute autre : Le Wiktionnaire nous renseigne ainsi : Composé du préfixe Psych – grec ancien
ψυχή, psukhế (« âme, esprit) et du suffixe – ose, substantif féminin désignant un processus de transformation : littéralement « transformation de l’esprit ».
.
Carnets paresseux ? Est-ce que tu es d’accord pour reprendre la suite de l’agenda ironique en avril ?
.
Amitiés à tous.
.
Jobougon

Rappel des liens : Cliquer sur le lien correspondant
.
La consigne d’écriture
.
Premier récapitulatif
.
Les votes avec un second récapitulatif, complet celui-ci
.
Les textes : Liens ci-dessous
.
1
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/01/du-monde-entier-fous-et-folles-alienez-vous/
.
.
2
https://laglobule2.wordpress.com/2020/03/01/le-mois-des-fous-agenda-ironique-de-mars-2020/
.
.
3
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/07/trop-dheroine-tue-le-heros/
.
.
4
https://jobougon.wordpress.com/2020/03/08/deux-en-un-a-lagenda-ironique-de-mars/
.
.
5
https://patchcath.wordpress.com/2020/03/13/jai-decide-de-tecrire-une-lettre/
.
.
6
https://jacou33.wordpress.com/2020/03/20/lagenda-ironique-etrange-laie-de-mars-le-mois-qui-nous-rend-fous/
.
.
7
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2020/03/20/les-framboises-de-laube/
.
.
8
https://jobougon.wordpress.com/2020/03/23/les-yeux-de-zara-deschamps/
.
.
9
https://bastramu.wordpress.com/2020/03/24/delire-dune-folie-ordinaire/

.
.

Festival insolite

Avec une belle continuation à tous !!!


.
.

«Pour sûr, fit Choukhov : le soleil est d’aplomb.
Si le soleil est d’aplomb, fit le commandant, il n’est pas midi, mais une heure.
Ça épata Choukhov :
Pourquoi ? Tous les vieux te le diront : c’est à l’heure de midi que le soleil est à son plus haut.
Oui, fit le commandant, c’était vrai de leur temps. Mais, depuis, il y a eu un décret : le soleil, maintenant, atteint sa hauteur maximum à une heure.
Pas possible ? De qui qu’il est ce décret ?
Du pouvoir soviétique. »
.
.
Le chat l'heure dans une heure
.
.
Dans le carré B du génôme secret, le gardien des angles se tient aux bois des A.
Le général C. (Covirus) lance une opération des sinus afin de contenir la propagande de l’usine à postillons qui fonctionne à plein rendement, et, le bistouri en goguette, il crève le pneu de la défense. L’événement à peine sorti du sommeil des presses, un agrume éternue de la vitamine C en pleine poire d’Hélène, la belle-fille du père Mömix, cracheuse de flamme. C’est pas perdu, puisque la chaleur réchauffa les pôles, les épaules, la poitrine et le cœur du changement d’heure.
Une prescription tombe. Elle se brise en mille miettes en tombant, se ramasse à la pelle à tarte, se remet debout, L’énoncé verbalisé est le suivant : Il est interdit d’éternuer.
Les contraventions tombent des nues sur les contravenants : Prenez vos anti-histaminiques Emile !
Voilà, tout ça pour dire que la nouvelle journée d’Yvettéanne Cyclopévitch va être bien remplie. Elle est chargée de décrire la vie dans le carré B du génôme secret, sous couvert du pseudo-anonyme d’Aluxiande Solgénizinzine, son grand-père.
Avec l’angle planté droit dans les yeux de son co-pilote de classe, le général C., elle va tenter de rédiger une synthèse divers-tangentée afin de rejoindre une vision à 360°.
C’est pas hypertherminettement plausible comme décor, mais le degré du vide central pose son mystère invisible, comment se fait-il que les plans planent aussi creux ?
L’architecture de l’opération, sinusitée par une ponte de graphiques à l’échelle de la perspective atmosphérique, semble ne jamais s’interroger sur les creux, mais attire l’attention sur les pleins, espaces équitables répartis entre les fondations de l’ensemble approprié retenu en son sein.
Qu’à cela n’interroge, personne n’émet la moindre hypothèse sur la chose absente, car aucune lumière ne la nommant, elle n’apparaît ni de près, ni de loin.
.
.
La vierge aux rochers de Leonard de Vinci (1483-1486)
.
.
C’est de la berlingote de Savoie, ce truc, rumine allègrement le tryptique intermédiaire à l’occupation des sols. Entre A, B et C, règne un silence d’outre-centre. Le tic-tac pendulaire émet à espaces réguliers son son, résonnant comme une consonne, voyelle, consonne, voyelle.
Les lettres pleuvent et les mots les plus longs ne dépassent pas 23 heures dans la journée complète. Il manque une heure, se dit Yvettéanne Cyclopévitch, nous devons alerter les autorités suprêmes pour avoir les directives à suivre. Elle entame une part d’heure en se pourléchant les doigts sur lesquels coule une sauce minute riz.
.
.
En adéquation.

Héron pourpré

Echassier en pleine rizière

.
.
Première de couverture : Dring, le réveil sonne.
Un sommaire sommaire accueille l’angle occulot-visionnaire du pilote C.
Puis, la préface tourne son visage vers le cadran : M…E ! Il est déjà l’heure d’intuiter, radicalement parlant. Quelques lignes plus loin, le préfacier tourne septante fois le stylo dans l’encrier, émet un bruit de gargouilles, éructe profondément une tentacule de mimosatier, puis se rendort précautionneusement. On est sur un jour seigneurisé, faut pas déconner non plus, la messe, c’est à deezer, l’horloge peut bien intuiter de la minute en cadence, elle n’a qu’à aller se faire danser chez les russes une polka de la dernière apostasie.
Ensuite, on commence la journée rondement, par petites nuances d’atmosphère, afin de mettre en relief les lignes parallèles et les délier de la f@çon la plus douce et tendre qui soit.
Pour exemple, nous allons parallécréter que ce paysage peut magnifiquement bien illustrer le propos.
.
.

Paysage réel montrant la variation des teintes selon l'éloignement

En bleu et blanc

.
.
Légèrement planérisé, le paysage évoque une distance relative ou absolue, selon l’approche que l’on s’en fait. Ici, les bleus évoquent à l’âme une nette sous-élévation dans un premier plan, par une ligne déchiquetée, coulée de neige éternelle mouchetée, parsemée de touches claires en cache-col.
Puis, les vagues successives berlingotent l’éloignement, chacune d’entre elle se dilue d’une blancheur directement perceptible à travers le prisme de son mariage doux au tableau formant ainsi une impression de pureté jamais atteinte jusqu’ici.
Soyons clairs, se dit la première vague. N’allons pas nous percher sur le cadavre cadencé d’un sous-sens caché, restons bien soigneusement en dehors de toute supposition fasciséee précautionneusement par les strates d’un terrain trop motusé.
Les votants n’iront pas aux urnes car le réceptacle est hors du champ de la courtoisie.
Justifier de son identité n’est pas seulement inconfortable, mais bien d’une approximation sans nom, puisque la connaissance du sujet à ce jour n’est en rien déterminée sur l’abysse du vide délié de ses pleins, soyons précis, compréhensibles, mais pas trop.
Le trop étant l’ennemi du juste, nous aurons, durant toute cette journée seigneurisée « électrinquement » l’occasion de creuser autour des lapsus de clavier une douve aussi profonde que possible afin d’éviter les échappements gazés jusqu’aux coups.
Yvettéanne Cyclopévitch tourne les pages, chapitre après chapitre, pour réinitialiser entièrement les pixels de l’imaginaire, afin de rester sur le flanc du côteau, sous la gravité éternelle des silences stellaires de la plus grande précaution d’usage du mot.
Il en va de son son consonnisé comme d’une canonisation voyellisée par l’étude du langage Mésopotamique illustré par une base soixante.
.
.

L’angle du point de vie est ici :
.
.
La mi-trente ayant programmé une pause standard, la flèche de l’éthique et du tact vient de sonner l’heure du bain. Nous vaquerons, durant une période diluée, autant dire, incertaine.

La mise en page est nouvelle, ou pas.
Faut bien s’occuper agréablement.