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Archive for the ‘citations, pensées, maximes.’ Category

Des vies qui sont si loin d’elles mêmes
Dans des errances qui se promènent
A travers monts à travers vaux
Et montent encore leurs chapiteaux
Des écarts de vie monstrueux
Qui voudraient faire croire qu’être heureux
C’est avoir la sécurité
Des biens dans des prisons dorées
Où se cacherait la torture
De relations toutes en saumure
Qui resserrent et puis qui emmurent
Par ces stratégies déployées
Qui consistent à utiliser
L’entière naïveté des victimes
Pour les museler dans l’intime
Grâce à ces stratégies perverses
Mettant en position inverse
Où les plus fragiles font la loi
Pour ne pas qu’on montre du doigt
Là où ils sont tellement difformes
Qu’ils n’ont même plus visages d’Homme.

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« De plus, s’agissant de la liberté, ne demeurons-nous pas tous, en dépit de ce savoir et de ce pouvoir en apparence illimités, à la merci de pulsions ou de forces inconscientes, de réseaux de déterminismes de toutes sortes, les inconscients freudiens, économiques, linguistiques, biologiques et que sait-on encore, sans parler de simples hasards ? La liberté ne serait-elle pas, par suite, plus manifestement que jamais un leurre ? »

« La mort, non seulement nous empêche de vivre, limite la vie, et puis un beau jour l’écourte, mais en même temps nous comprenons bien que sans la mort l’homme ne serait même pas un homme, que c’est la présence latente de cette mort qui fait les grandes existences, qui leur donne leur ferveur, leur ardeur, leur tonus. On peut donc dire que ce qui ne meurt pas ne vit pas. Alors je préfère encore être ce que je suis, condamné à quelques décennies, mais enfin avoir vécu… »

Vladimir Jankélévitch

Penser la mort ? Paris, Liana Lévi essais, 1994

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Il existe quelque part un miroir mystérieux où tous ceux qui se regardent peuvent y vivre « le grand voyage », celui qui ne se fait pas à pieds mais bien dans l’invisible.
Lyane Bolac

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L’amour, c’est ce qui reste quand on a tout perdu.

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Citation

Les causes principales du bonheur et des problèmes se trouvent dans l’esprit et non pas dans le monde extérieur.
Si nous pouvions garder toute la journée l’esprit calme et serein nous n’aurions jamais de problèmes ni de souffrance mentale.

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La gratitude s’extrait comme un minerai précieux. Elle se distille comme un nectar divin.
Lorsqu’on a reçu, lorsque la personne qui nous a donné est une belle personne, lorsque l’héritage reçu nous est précieux, malgré les sentiments divers, partagés, tâtonnant, la gratitude fait son chemin à travers les strates de la conscience et persiste au-delà du souvenir. C’est symboliquement prendre soin de cette relation qui est encore ou n’est plus dans la réalité, peu importe, mais qui existe et existera encore bien au-delà de tout le perceptible. C’est avoir reconnu la grandeur d’un cadeau et en conserver en soi le remerciement inaltérable.
Parce-que le cadeau était don.

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Le dialogue paraît en lui-même constituer une renonciation à l’agressivité.

Jacques Lacan

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« Les fous ouvrent les voies qu’empruntent par la suite les sages »

Carlo Dossi

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Qu’y a-t-il de si particulier dans l’amour ? D’où viennent ses charmes et son attrait ?
L’amour est un délire, disait Platon, car il nous rend tous un peu fous. Il n’y a pas d’amour tiède, pas de degré, de variation dans l’amour, mais que des amours fous. Voilà peut-être la spécificité de l’amour et sa beauté.
L’amour nous fait « délirer », et chaque amant devient un peu dément. D’abord, parce que par lui nous sommes conduits à sortir de nous. Il est cette chance inhabituelle qui nous permet soudain de nous occuper d’autre chose, de rompre avec l’éternel monologue, avec la sempiternelle ritournelle. Grâce à lui, nous sommes exhortés à ne plus être seulement ce que l’on est.
On n’est donc plus le même. De nouveaux sentiments nous habitent, de puissants désirs nous animent qui, en se projetant sur l’aimé, ternissent tout le reste. On désavoue le quotidien, transgresse l’ordinaire et c’est ainsi que l’on passe pour un peu fou.
Mais l’amour est aussi exigeant qu’il est transgressif. Car face à l’aimé, c’est aussi sa propre image qu’il faut soigner. Il n’y a pas d’autre moyen. Pour plaire, il faut apprendre à se retenir, à se discipliner, nos amours nous éduquent un peu. Nous ne sommes pas que passion, nous sommes aussi respect.
Il y a enfin de l’idéal dans l’amour. On n’aime jamais qu’en idéalisant, en poursuivant un modèle, en visant une idée : de l’autre et de nous-même. C’est pourquoi profondément il est mental et pas seulement sentimental. En aimant, nous nous élevons forcément, car nous contemplons des idées sans être entièrement absorbés par des sentiments.
Fou est donc celui qui condamnerait cette douce folie : dévouée et altruiste, éducatrice et idéaliste. Telle est la folie de l’amour.

La leçon la plus importante pour chacun de nous est celle de l’amour inconditionnel, tant envers les autres que pour nous-même.
Elisabeth Kubler-Ross (psychiatre américaine)

La seule véritable fin de l’amour est l’évolution spirituelle ou humaine.
Scott Peck (psychiatre américain)

L’amour, c’est la volonté de se dépasser dans le but de nourrir sa propre évolution spirituelle ou celle de quelqu’un d’autre.
Scott Peck (psychiatre américain)

L’amour est un choix délibéré. Deux personnes ne s’aiment vraiment que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais choisissent de vivre ensemble.
Scott Peck (psychiatre américain)

“L’amour… il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m’apparaît urgent de me taire.”
Pierre Desproges

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Aujourd’hui je m’interroge. Certaines questions remuent aussi loin ma conscience que me voilà perplexe, à me questionner sur mes propres façons de penser, sur ma propre conscience. Mais tout d’abord, qu’est-ce-que la conscience ?
Le petit Robert nous apprend que conscience* : C’est la faculté humaine de connaître sa propre réalité* et de la juger. La faculté ou le fait de porter des jugements* de valeur sur ses propres actes.
J’y trouve les termes d’honnêteté, droiture, franchise.
D’où me viennent les questionnements sur mes propres points de vue si ce n’est de cette tendance naturelle à vouloir approcher sans cesse la plus grande justesse de vue ? Mais au regard de quoi ? De ces critères humanistes de justice et de droiture que j’ai fait miens au fil du temps ? Au regard de ces points de vue qui me semblent être respectueux du plus grand nombre ? Au regard de ce que j’aimerais trouver face à moi dans les mêmes circonstances si j’étais à la place de la personne au centre de la situation ? Ou même encore qui sait au regard de ce qui m’assure la plus grande tranquillité ?
Finalement, douter de soi, de ses propres critères de positionnements justes ne permet-il pas de les passer au crible de la critique, de façon à, soit les remettre en question et les réajuster, soit de mieux les conforter dans leur solidité ? Et ainsi réinjecter du plus juste ou plus solide à chaque fois ? Car si j’éprouve le besoin de me questionner sur ce juste auquel je me réfère, n’est-il pas temps tout simplement de le remettre en question, pour mieux ajuster à la réalité du terrain dans lequel j’évolue, et ce, afin de mieux cerner les mécanismes de fonctionnement pour être ainsi à même d’en repérer les dysfonctions et tenter d’y remédier à la mesure de mes moyens ?
Et hop ! Voici à nouveau ma conscience qui se met à parler ! Et si c’était une erreur de croire qu’il est possible de changer cela ? Et si même l’erreur venait de vouloir changer cela ? Dans la mesure où nommer les faits risque de stigmatiser sans rien régler. Ou chacun agit en fonction de son propre regard, prisme de lecture, héritage de son histoire personnelle, familiale, sociétale.
Fataliste ?
Qu’est-il donc nécessaire de faire alors ?
Me recentrer sur moi et ma difficulté.
Si je veux changer une situation, c’est qu’elle a des répercussions négatives sur moi. Alors plutôt que de vouloir changer ce qui ne dépend pas de moi, pourquoi ne pas plutôt laisser faire, exprimer mon désaccord, et de fait laisser ceux qui agissent ainsi porter les conséquences de leurs actes ? Dans la mesure où bien sûr il ne s’agit en rien d’inacceptable.
Mais voilà où le bât blesse ! Mon éthique professionnelle me rend tributaire et dépendante du travail de l’autre. Et pour mes collègues qui travaillent avec moi et qui sont dans la même situation et pas forcément d’accord avec ma pratique professionnelle, c’est exactement pareil ! Voilà le malaise ! Coordonner nos pratiques n’est pas gagné.
Et ma conscience me dit qu’on n’est pas prêts d’en venir à bout.
Et si justement, de cette différence, en ressortait une plus grande justesse de vue, à confronter nos avis respectifs ? A en débattre et à se nourrir mutuellement de nos différences ? Tant que le dialogue et la confrontation existeront, nous seront moins à même d’être dans l’erreur.
Alors, fataliste ?
Oui, je l’avoue.
Mais pas sans communication. Et pas sans y réfléchir un tant soit peu de temps en temps, en n’oubliant pas que donner son avis est aussi important que nécessaire, et que de la capacité d’écoute de chacun ressortira qui sait une plate-forme commune qui viendra cimenter un véritable travail d’équipe où chacun aurait une place spécifique à sa personnalité mais où les valeurs principales resteraient ajustées au plus près de la nécessité des circonstances.

Réalité* : Caractère de ce qui est réel, de ce qui existe effectivement, et n’est pas seulement une invention, une apparence.
Vérité, matérialité. En opposition aux désirs, aux illusions, à l’imagination, aux représentations par l’art.

Jugement* : Point de vue, avis, sentiment, façon de voir. Discernement, perspicacité.

Raison* : Faculté qui permet à l’être humain de connaître, juger, agir conformément à des principes, (compréhension, entendement, esprit, intelligence), et spécialement de bien juger et d’appliquer ce jugement à l’action. (Discernement, jugement, bon sens). Raisonnable, rationnel, lucidité, fondement, cause.

Citations :
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
François Rabelais

Le spectacle de l’injustice m’accable, mais c’est probablement parce qu’il éveille en moi la conscience de la part d’injustice dont je suis capable.
Georges Bernanos

La conscience est bien plus que l’écharde, elle est le poignard dans la chair.
Emil Michel Cioran

Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu’il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d’après les racontars des autres.
Albert Einstein

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