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Archive for septembre 2015

C’est un premier sinistre qui ouvre le wombat,
Au cœur d’un parle-ment à l’air un peu béât.
Le sinistre des finances ouvre un œil ébahi,
Les rangs de mitoyens deviennent un peu suris.
Sur l’arbre les fruits sont secs, ils tombent un à un,
Et le tapis de sol se change en auge plein.
Le sourire est aux anges ce qu’est le ciel aux Turcs,
Et le monocle entier biglait où ça bifurque.
Il fallait y aller, refaire un autre monde,
Et si on s’en fichait, retourner dans la tombe,
Le ciel et les étoiles pour mouliner l’aurore,
Et ainsi faire pousser les pierres enrobées d’or.
Toutes voiles dehors pour glisser sur la mer,
Nabuchodonosor contient vingt bras de terre,
Qui embrassent pot de fer jusqu’au cœur de l’hiver,
Effaçant d’une étreinte le compte des blés amers.

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Ma lune est un poisson,
Qui nage en ciel de traîne,
Tirant dans un grand rond,
Son étoile de bohème.
Ma lune est un trésor,
Qu’un jour un vagabond,
Attrapa comme une laine,
Comme on file un mouton.
Un bouton en emblème,
Cousu dans le décor,
Tel un boulon qui sème,
Le désordre d’un sapin,
Le présent d’un moulin,
Aux ailes déployées,
Toute la sainte semaine,
Jusqu’au jour fatigué,
Où un dessin l’entraîne,
A se sentir vivant,
Comme un jour rutilant,
Où le lion rugissant,
Fera un court poème,
Aux yeux de lune en ronds,
Comme une lune de poisson.

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Dans chaque question l’identité,
Un corps d’union à s’exprimer.
Les acteurs pas trop sans lunettes,
Etalent sans tambours ni trompettes,
Des projets de jeux d’allumettes,
Qui viendront enfler une bourse,
Vouée à l’amour des grands ours.
Ça fleurait bon la pâte à cuire,
Aucune âme n’était prête à fuir,
Inexorablement le temps.
S’avançait dans le feu de camps.
Sans se précipiter il va,
Construire le bateau et le mât,
Sur l’océan d’une autre voie,
Prenant à part l’entière loi,
Pour ne garder que le filon,
Dans le filet à papillons.

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Les catacombes des états-unis d’Amérique l’amenaient au comptoir des bulles de partage. Il fallait plaire, enrober, pendant qu’au service la patronne sirotait le paysage d’un faisceau étendu pour y repérer une campagne. Tirma n’y était pas toujours à l’aise, mais sa bonne foi lui permettait parfois d’y prendre plaisir. Benoît sentait que Melle Tirma pouvait l’aider, il l’enrôla dans une tournée en France pour sillonner les boutiques de luxe. On y vendait du papier issu de bois divers, et sa check-list fut bientôt repérée par un réalisateur marseillais des docks du port. C’est là qu’ils se firent pincer, enrôler, et les grilles de la cour d’école se refermèrent sur nos deux acteurs. Jean-Marie, le frère de Benoît, pris de pitié devant la beauté irréelle de Melle Tirma, décida qu’il lui revenait de lui faire sauter une classe. Il contacta un juriste prudent afin de contourner la rigidité du recteur et d’arriver à ses fins. Tirma le pris en sympathie, car il cuisinait les pizzas à merveille, elle adorait ça. Il lui fit donc prendre le chemin du CP avec aisance, elle y suivit son cursus scolaire durant toute l’année suivante.
De temps en temps, des conflits éclataient. Un de ses petits camarades un jour lui envoya une glande lacrymale en pleine poire, elle eut le visage brûlé et pela.
Une autre fois, elle menaça de ne plus rien partager avec lui. Pour la punir, il voulut lui faire prendre l’avion pour retourner aux états-unis d’Amérique, alors elle avala une poignée de joies blanches et perdit connaissance, ce qui eut le don de la sauver des griffes de l’individu.
Jusqu’au jour où, lassée de la formation, elle demanda son passage en CM1. C’est à ce stade que le cursus scolaire prit la durée de 150 ans, à cette époque, le temps ne se comptabilisait pas de la même manière. Quant à l’examen, si vous voulez parler du Bac, elle le rata brillamment et fut interdite de redoubler sa terminale, ce qui l’obligea à reprendre ses études dix ans plus tard. Elle réussit cette fois à accéder à une formation, celle d’apicultrice. La production de miels parfumés déployait toutes ses saveurs en fonction des fleurs concernées. Une fleur de peau, une fleur de cœur, une fleur de vieillesse, bref, elle avançait en connaissance de cause dans la perfection du métier. L’affaire du réseau urbain l’aiguilla vers la fleur de l’âme, qu’elle ne quitta plus. Depuis, elle projette d’intégrer l’agrégation pour accéder à l’enseignement universitaire. Car même de sa dysorthographie, elle en retirerait sa force.
Melle Tirma reprendra ses galopades dès que le placard réouvrira ses portes. Pour l’instant elle envisage de se reposer après une grande vacance finissant en addiction. Celle des réunions n’étant pas la plus grave, mais lui demandant de résumé, synthétiser, et rendre copie. Ce qu’elle se targue de faire dans la foulée.

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J’ai bien compris que le repos du guerrier ne se fait pas sur un hamac, alors que la couverture matelassée est bien plus confortable. Inutile par grandes chaleurs, cette dernière se replie pour se ranger au fond du placard.
Le placard est dans le couloir, dont les trois portes coulissantes sont toutes différentes. L’une d’entre elles est recouverte d’un miroir, un peu comme un psyché, mais fixe quoique coulissante.
Les deux autres sont en décalage, celle du milieu un peu en retrait pour laisser les deux autres se glisser devant en fonction des besoins de la disposition des vêtements sur les cintres ou sur les étagères. La couverture matelassée a sa place sur l’étagère du haut, à l’extrême droite, derrière le miroir, et se redéploiera volontiers dès les premiers frimas.
J’ai ouïe dire que Melle Tirma se sert du tiroir du bas pour ranger sa pharmacie. Elle y ressort actuellement toute une ribambelle de joies plus blanches les unes que les autres. Elle se donne encore vingts éclats de rire, et ce, durant une durée d’autant de jours, autant dire un éclat de rire par jour. Car le jour et sa lumière, vous l’aurez compris, compte plus pour elle que tout le reste.
Melle Tirma n’adonne plus dans les bibliothèques, mais bien dans les magazines où les articles autour du boson de Higgs font légion. L’articulation santé autour de la passion de l’automobile particulièrement formulée l’impressionne. Ainsi, elle se gardera bien de reprendre une feuille d’ouvrage, même traitant des dinosaures, et même en supplément d’article, afin de ne plus détacher l’encre de la prunelle de ses yeux. Melle Tirma soigne son look de rockeuse de diamant car bientôt elle compte se mettre au piano pour en égrener toutes les notes. Elle va aller s’asseoir à son tabouret et mettre en forme la symphonie de la couverture matelassée en la dépliant délicatement, pour ne pas la froisser, la couverture étant délicate en nature de soie sauvage et follement douce.

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Un lieu transposable à plusieurs secteurs.
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Un lieu puissance sang,
Une camisole chimique,
Un lieu puissance dix,
Fameusement stratégique,
Une approche douce,
Fil magnétique,
Un apaisement,
Un rapprochement,
C’est l’élastique qui se détend.
Un questionnement,
Un point d’impact,
Remue méninges,
Un centre intact,
Une découverte,
Les murs d’un pacte,
Les ruines de singes,
Et la parole devient cristal,
Et le dialogue enfin s’installe.

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Suite à un lapsus d’encre, « Fait suite au cachier vert », sur mon nouveau cahier bleu très ancien, acheté sur le vide greniers de ma ville, je décidai de rebondir en ces termes.
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Elle doit exploser,
Dispersion atomique,
En ions si irisés,
Que même la plume s’y pique,
Congruence éclairée,
Compliance magique,
Elle viendra allumer,
De ses éclairs topiques,
Le vase et le curé,
Dans le jardin unique.
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Dans le large faisceau où la lumière fait écho, une foule de figurants se presse d’air nouveau. Spectateurs ébahis y cherchent le détail, le détail est pris, et de la thérapie, ne restera plus tard qu’une immense liberté, puis, pour l’avancée des sciences, un catalogue entier. Collectionne moi une étiquette, confiture de pruneau, regarde sur l’étagère, elle préfère l’abricot. Comment dans la fenêtre, mesurer sur la règle la hauteur des étoiles, la couleur du paraître. Secret story et les mots dits sont bien gardés. Suggère moi une folliculite, flambe moi une véritite. J’ai bien peur que l’arbre aux oiseaux ne soient dépeint d’un peu trop près, que le détail d’une méningite ne soit décollé de l’adret. Il manque une branche au DSM, il manque une feuille douce qui griffait. Dans la réalité, mon cahier rose de poésie est vert, un peu pomme, un peu eau. La dernière page vient de remplir ses traits, le suivant est bleu, à spirales, issu d’un vide grenier. Il doit dater des années 1980. Dans le second, orange à l’identique, une phrase un peu étonnante qui se lit en deux fois. La première est « Que veut dire fou ? », la seconde en vérité est « Que veut dire foi ? ».
Je retranscris la totalité : Don direct du père à quelques uns de ces enfants, ceux qui sont le sel de la terre. Ne pas confondre avec la foi de l’homme, avec l’humanité. Un chrétien est un homme. Il y a à vivre intérieurement dans les valeurs humaines. Le père choisit quelques uns qui vont révéler le salut du monde, ceux qui ont spécifique de chrétien. L’âme du monde.
Il faut qu’il y ait des contemplatifs.
A quoi ses faits sont-ils du milieu indépendants ?
Comment le seigneur situe.
– Le regard qui se défend de juger.
1 : Indulgent
2 ; Amour
3 : Patience.
Et puis un peu d’éthique selon Spinoza avec des définitions :
1 : J’appelle cause adéquate celle dont on peut par elle-même percevoir clairement et distinctement l’effet. Je nomme, au contraire, cause inadéquate, ou partielle, celle dont on ne peut par elle seule comprendre l’effet.
2 : Je dis que nous sommes actifs lorsque, en nous et hors de nous, il se produit quelque chose dont nous sommes la cause adéquate. C’est-à-dire (selon la définition précédente) lorsque de notre nature il suit en nous ou hors de nous quelque chose que l’on peut comprendre clairement et distinctement par elle seule. Mais je dis au contraire, que nous sommes passifs, lorsqu’il se produit en nous quelque chose dont nous ne sommes que la cause partielle.
3 : Par sentiment, j’entends les affections du corps, par lesquelles la puissance d’agir de ce corps est augmentée ou diminuée, aidée ou contenue. Et en même temps les idées de ces affections.
* : Si donc nous pouvons être cause adéquate de quelqu’une de ces affections, j’entends alors par sentiment une action ; dans les autres cas, une passion.

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Esgourdie récemment par un vent soufflant, il me semble de ce fait même là, et pas d’un autre, nécessaire de donner suite à cet échange de bons procédés, aussi ne m’en tenez pas rigueur si je décide de donner suite à votre proposition tout à fait honnête de surcroît de travail.

https://annedenisdelln.wordpress.com/2015/09/02/reponse-a-la-lettre-de-candidature-de-jules-calamine-agenda-ironique-de-septembre/

Monsieur de directeur des ressources surhumaines

J’ai ouïe dire qu’à la suite d’un accident de formule 1, vous avez perdu l’usage de vos deux bras pour un temps nécessaire à la soudure des os, j’en profite donc pour venir vous clouer le bec que vous avez fin en vous faisant remarquer que le test de la dragée haute , comme vous le dîtes si bien dans votre courrier du 9 trouillet dernier, a fait de votre entreprise une usine à gaz en voie de périclitation. Péri, comme Gabriel, ou comme péri. Clitation je n’en connais pas l’origine. Donc, cher monsieur, il m’appartient de vous apporter tout mon soutien dans cette épreuve, c’est pourquoi je vous propose les services de mon bras droit, Melle Tirma, qui est douée dans un récent domaine adapté à votre état, mais attention à vous car elle est atteinte d’autre part d’une affection rare, l’épitâtonnite. Je n’en connaissais pas la moindre existence avant qu’elle ne m’en parle. Par contre, elle saura vous cuisiner les petits plats que vous faisiez vous-même avant de perdre l’usage de vos deux bras, et régaler ainsi votre palais que nous connaissons fin de réputation. Elle est également reine du dépoussiérage, fait briller vitres et casseroles, rend tout endroit impeccable, ainsi que l’envers d’ailleurs, vous serez ravi de l’avoir à vos côtés le temps de la soudure des os qui, comme chacun sait, prend exactement et à peu près six semaines pour les membres supérieurs.
Si vous acceptez, monsieur le directeur, il faut donc que je vous parle aussi des symptômes étranges de cette maladie qu’est l’épitâtonnite. En gros, cette jeune fille douce, dès qu’elle est en présence d’un ouvrage écrit de quelque nature que ce soit, tâtonne une à une toutes les feuilles jusqu’à en extraire une seule pour la manger. Sachez monsieur, que pour avoir eu besoin de ses services, ma bibliothèque personnelle fut légèrement dépossédée d’au moins dix mille feuilles, autant dire tout autant que d’ouvrages ouvragés. Je vous laisse imaginer le travail. Dix mille feuilles, monsieur, tout ça pour épitâtonner toutes sortes de vérités. Aussi, je ne saurais trop vous conseiller de garder tous vos livres sous clef, sauf un seul qui n’a jamais intéressé Tirma. Et vous ne devinerez jamais lequel ! C’est l’enfer de Dante, Monsieur, l’enfer et sa divine comédie ! Pas une seule page ne manque !
Je vais donc vous laisser, monsieur, à votre prompt rétablissement en vous souhaitant d’accepter le soutien de cette personne compétente.
Soyez assuré, Monsieur, de tout le blabla habituel de surface qu’on dit coutumièrement dans ces courriers.
Votre dévoué.
Edmond Rosse (Jean Pince de Rire pour les intimes)

P.S. Je n’attends pas de réponse, vu votre situation d’handicapé, à moins que vous ne chargiez Tirma de m’écrire, auquel cas vous prendriez ce risque à courir de voir disparaître une partie de votre écrit. Je vous la dépêche dès vendredi prochain, très exactement à 12h15. Et vous donne au grand maximum 14 jours pour me faire parvenir votre réponse. 14 jours n’ayant rien à voir avec le traitement de texte ni le traitement de faveur, ni d’ailleurs avec le traitement de l’épitâtonnite, puisqu’il n’en existe aucun à ce jour. Par contre 14 jours maximum de recommandation pour faire en sorte que votre courrier me soit transmis dans les plus brefs délais.

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– La saloooope !
– Quoi ?
– Il manque une page à mon cahier rose ! Je lui avais pourtant dit, et même l’avais écrit en première page en ces termes.
« Ce cahier rose est bien à moi,
Si jamais tu y mets les doigts,
Tu prendras les miens sur ton nez,
Après, tu viendras pas pleurer. »
– Mais de qui tu parles, ma Rose ?
– Fais pas ton ignorant de base, Gustave. Je te parle de Melle Tirma, elle arrive encore à nous surprendre, celle-là, avec ses travers à la Dingo. J’envoie la sauce.
– Ah non ! Surtout pas !
– Trop tard.

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