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Archive for mai 2015

Je suis du genre à tout noter, des lapsus de lecture comme ceux de clavier, de souris, d’élocution, de diction, d’attention, d’attraction, de distraction.
A l’affût de tout je traque, démystifie, applaudis, imite, invente, m’éparpille, me rassemble, fais feu de tout bois, bois tout le feu, en fais des fontaines, des torrents, des pépiements ou des braiements.
Allant de l’évidence aux éclairs de lentille blonde, de tourments laborieux aux points de vues angulaires dont on ne connaît jamais le degré, de tentatives d’introspection aux partages les plus aériens, les déchirements, les hébétudes, les rebondissements, les similitudes, les consonances, jeux d’écriture, de réécriture…
J’écris tout, je découture, rature, biffe, rebiffe et renâcle, descends et remonte, n’ai cure que de ce qui ne me dérange pas et encore, aime tout de rien, rien de tout ça ne m’ébranle alors pourtant qu’un seul fil d’ange me renverse.
Je m’achemine dangereusement en bordures d’abîmes, d’abysses, plonge, ressors, me sèche, recommence.
Tout ceci n’a pas d’importance, c’est le relief de ma demeure, de ma démarche, hésitante ou victorieuse, traînante ou précipitée.
Qu’importe puisque rien ici bas n’a grand sens, et puisque celui que j’ai choisi n’engage que moi.
Au moment de partir, je me retournerai pour tenter de voir la trame et la couture, alors qui sait, saurais-je enfin pourquoi ?
Ce que je respire, ressens, pressens me sers de boussole.
Pas de grands décapages ici, juste l’envie de jouer, me faire plaisir, ratifier ma plénipotentialité en ces lieux où je me fais reine de moi-même dans un royaume teinté de rêves à la recherche de leurs réalités.
Celles que je débusque m’appuient un temps, puis s’effacent alors même que d’autres arrivent.
La mouvance fait sa révolution, mes pas s’effacent, mais pas l’envie d’écrire.
Celle là me tenaille, m’emprise, me colle à la peau. Je la chéris soigneusement comme on arrose une fleur. Jusqu’au dernier souffle.
Et puis dans la scribouillardise j’enchaîne :
Monsieur LA ministre de la santé, bla bla bla, veuillez recevoir et ainsi de suite…
Madame les jurés restez assise je vous prie, pensez au bénéfice du doute…
Professeur Freud, ne corrigez rien…
Sept fautes à la dictée, ya encore du boulot.

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Dès maintenant, commencez à ne plus mourir de rien, mais à vivre de tout.

Des cahots du carrosse, De la fée Carabosse, Des crépitements de craie, Sous la semelle des fées. De la semence opaque, A la clémence obscure, Du silence qui murmure, Qu’elle est aphrodisiaque, Des chevaux qui s’emballent, Où les aimants s’installent, Et du son qui l’emporte, Sans logique ni raison, Au delà du ponton.

La jubilatatoire s’entonne, tâtonne, siphonne et se mâchonne, tel un tapir venu à Paris en tapinois sans partition.

Les conséquences de nos inconséquences nous rattrapent toujours.

Jardin d’Eden,
Un livre,
Posé sur une table.

Opter pour un chignon sur rue qui se fiche des jours du temps, des augustes rivages, de l’insolente griffe d’une fantaisie de caractère, de l’équarrissage homogène des volontés prêtes à revêtir une morale conformiste, des contraintes familiales, des comptes à rendre et des professeurs de crastination en tout genre, mais qui tient pour intouchable la saveur aigre-douce amère du sentiment qui se nomme Amour.

Micro-saut de lupus à contre-sens du poil. Le seigneur nous a dit : Persécutez-vous les uns les autres. Nihilez-vous les uns les autres. Distinguez-vous les uns des autres. Dangerosisez-vous l’un sur l’autre N’en rosissez pas pour des prunes.

Un tapir parti à Paris sans son air.
La lumière seule n’y suffira pas. Il faudra du grain à moudre, L’étoffe à coudre, le pain d’épices, La croûte devra se détacher, Mettant bas le vif du sujet, A la jonction de nos deux ombres.

La quarantaine désaxée : Celui que je préfère n’est pas encore écrit.

Elle est cuisante, la proximité à soi-même. Aussi cuisante soit-elle, elle nous ramène à notre flamme, là où il n’est aucun mot pour dire ce qui s’agite.

Ma plus belle extension d’arbre : Hargneuse junior.

Défractation de l’acuité. Il est grand temps, Que j’aille me coucher…

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