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Archive for mars 2013

Jusqu’au jour où c’est le contraire.
Un banc de poissons dans la mer,
Se dirige vers les profondeurs,
Pour échapper aux prédateurs.
Les éclats d’écailles argentées,
Donnent dans l’eau des grands coups d’épée,
Qui se referment aussitôt,
Sans même y laisser une empreinte.
Le banc faisait comme un vaisseau,
Et son sillage en demi-plainte,
Aussi invisible que liquide,
Restera à jamais ce fluide,
Où habitent tous les plus beaux rêves,
Qui viennent échouer sur la grève.

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Les facéties du chat

Il avait le poil à l’envers,
A creuser sous le pot de fleurs,
Une souris un peu berbère,
Traînait par ici tout à l’heure.
Le chat n’aime pas rentrer bredouille,
Il a le cerveau qui cafouille,
Il s’invente tout un tas d’histoires,
Cherchant sous le pot sa mémoire,
Croyant encore y déguster,
La petite souris toute bronzée.
Mais seul le vide lui répondait,
Et le grand trou s’agrandissait,
Jusqu’à enterrer tout le pot,
Laissant la plante à fleur de peau.
Dieu que les chats gris sont donc bêtes,
Se disait-elle penchant sa tête.
La petite souris réjouie,
Etait finaude, bien lui en pris.
Du haut du balcon elle observe,
Le chat qui a perdu sa verve,
Sans plus retrouver sa mémoire,
Ni même remplir ses mâchoires.

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Antide janvier

C’était la nébuleuse d’Orion,
Qui pondait ses œufs en boutons.
La voie lactée clignait de l’œil,
En préparant son grand cercueil.
Le lait se boit tard dans la nuit,
S’écriait-elle au bout du pis.
Regarde l’espace comme il est grand,
Ta vie est là, fais donc son chant.
Les ailes déployées d’Uranus,
Sur le système solaire rébus,
Transportent les vœux les plus purs,
Jusqu’à la porte de ton mur.
C’est la plus grosse des planètes,
Pluton qui n’est plus aussi bête,
Fait table rase de toutes les miettes,
Sur le plancher de l’obsolète.
Rien n’est jamais si vertical,
Que les rêves que l’on se trimballe.

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Philanthrope de la joie

Il a la nonchalance des grands roseaux pensants,
Mais jamais il ne penche du côté d’un seul chant.
Il regarde attentif courir le primitif,
Reconnait le craintif, un peu expéditif,
Et semble le saisir alors que d’un soupir,
Il fait intervenir le terme subvenir,
Sans poser de questions au troupeau de moutons,
Qui pait sa réflexion jusqu’à la digestion.
Alors il s’achemine jusqu’à l’orée des villes,
Où dorment les chenilles en processions tranquilles,
Et il envoie du rêve à tous ceux qui achèvent,
Le repos qui soulève le voile bleu des orfèvres,
Ceux qui taillent encore les facettes de la pierre,
Pour réfléchir plus loin le feu du lapidaire.

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Réinventer encore dimanche,
Pour que lundi soit plus étanche.
Pour que mardi détonne sur l’œil,
Qui git au fond de mon cercueil.
Pour que mercredi soit une danse,
Et que jeudi soit dans l’absence,
Aussi habité que la lune,
Quand elle m’accueille sur sa lagune.
Et vendredi pourra venir,
Poussé par les ailes du désir,
Là où samedi aura défait,
Toute les couleurs de mes craies,
Pour en faire une peinture à l’huile,
Sur le tableau blanc immobile.

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Ce bord de mer

Les rayons entiers de lumière,
Sortent encore tous de ta tanière,
Ils enlacent les feux de la braise,
Et viennent rejoindre la falaise,
Où se réunissent deux âmes,
Enfantés par la même flamme.
Les mots se jouent et ils se joignent,
Dans l’espace bleuté qui témoigne,
D’une présence qui remplit d’aisance,
Quand l’air fait son plein de vacance.
Et puis ce livre enluminé,
Reste encore tout illuminé,
Du chemin qu’il nous reste à faire,
Pour résonner sans plus rien faire.

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Feue rafale

Par le cuicuitage en rafale d’un objectif bien fixé, je me suis souvenue de mes deux bocaux en vis-à-vis et soudain j’ai compris. Emphase, en phrases, en phase, mais cela ne veut rien dire du tout. Quand l’objectif se déclenche, il part de la manche, pas du bec. Et quand c’est le sol qui est visé, ce ne peux pas être les étoiles en même temps. Alors, ivre de courage et de vaillance, il y a encore des heures de route à faire avant de se décider à avancer un peu. Sauf à ne vouloir rester qu’à l’entrée. Mais ça chatouille un peu les oreilles dans ces cas-là, et seulement dans ce cas présent.
J’étais donc partie boire une oranginade chez une copine quand le déclic s’est fait. Toutes ces bonnes consciences, ces exigences d’absolus imparfaits, cela me collerait encore une bonne diarrhée. Il me fallait encore quelque chose de plus fin. Je ne sais pas, un truc comme un fil de rappel que tissent les araignées, pas celui du cocon, bien trop rond à mon goût. Non, il fallait le truc en plus, celui qui peut disparaître mais qui revient toujours, ou pas. Trop compliqué à dire, dans les prises de vue de l’appareil à faire des portraits, c’était tellement prismagorifique que risiblement les petits chats ne s’y retrouvaient pas. C’est un peu pour ça aussi que j’ai quitté le chapeau de photographe pour me remettre à la peinture. Plus libre, sans doute. Plus inventif. Du coup, sous la grande blouse de Matisse, je ne porte plus rien. Elle englobe les formes de mon corps et je ressemble enfin à la boite de conserve d’oranginade dont je parlais plus haut. Et puis tous ces cuicuis en rafales se sont tus. Il était temps, j’avais besoin de vacances, j’ai posé mon cerveau sur le tableau et je suis sortie.

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Autopsie

Les os d’Armstrong étaient si noirs,
Qu’ils sont devenu de l’ivoire.
L’asepsie du laboratoire,
Sous les lumières blafardes du soir,
Remarque la tache de naissance,
Qui signe là toute sa puissance.
Le fémur y est emboité,
Dans une cavité d’os iliaque,
C’est un peu le pays d’Ithaque,
D’un Ulysse et d’une Odyssée.
Tout le squelette est nettoyé,
Pour mettre les os en lumière,
Même si encore six pieds sous terre,
La peau entière se décollait.
Tous les vers sont de la rosée,
En pétales de rose déposés,
Sur l’autel de nos différences,
Quand sous le jazz de nos absences,
L’encre vient encore s’écouler,
Sur les spirales de nos cahiers.

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La ligne

Je n’ai pas de ligne directe,
Pour décrire tout ce qui m’affecte,
Rien que des circonvolutions,
Qui viennent faire leur révolution.
Ce sont de toutes petites planètes,
Qui secoueraient les Epictète.
Des planètes qui soulèvent les rêves,
Sans jamais ne faire aucune trêve.
J’écris un peu comme une galette,
Celle des rois où se tient la fève,
Un diamant taillé d’un orfèvre,
Où habite une rue qui se jette,
Toujours un peu dans les filets,
Des pêcheurs de mer démontée.
Sur la mer il y a un voilier,
Qui voyage toujours de tout temps,
Dans le rêve de l’ogre salé,
Comme un hareng de conte de fées.

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Périple

Un séjour à Marseille,
A ouvert ses oreilles.

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