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Archive for décembre 2012

Je préfère

Pour finir en peinture
Se prend l’air de l’allure
Par le tout petit bout
De la lorgnette du fou

Tous ces beaux commentaires
En anglais m’indiffèrent
Le traducteur lui-même
Ne décode pas le thème

Alors je vous demande
Quand vous voulez me joindre
En Français de me peindre
A l’allure de ma langue.

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Réflexion poétique

La poésie n’est donc que la dorure du pauvre.
Elle enjolive la vie comme la perruque du chauve,
Et dans ses sucreries en guirlandes de guimauve,
Par son anesthésie elle endort même les fauves,
Tapis sous la mangrove qui se laissent surprendre,
Au jeu de sa lumière qui parvient à les prendre,
En arabesques douces ou effluves de rêves,
Qui feraient du réel un univers bien mièvre.
La poésie se pare de nuances discrètes,
De senteurs parfumées, d’arômes de noisettes,
Sur lesquels voyageraient des idées ruisselantes,
En vaisseaux traversant les tempes étincelantes,
Où de l’élévation naitrait encore la rose,
La vague du mystère dont l’étoile nous arrose.

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La flamme de son foulard

C’est un désert aride forgeant sa terre brûlée
Rien n’y pousse depuis de si nombreuses années
Que même les nuages ne feront que passer
Là où flotte le vent d’incandescente ardeur.

Ce désert immobile fait naître l’illusion
Dans ces rêves fragiles en fugaces visions
Où s’élève une reine au milieu de nulle part
Qui viendrait agiter la flamme de son foulard.

Ganté de rouge carmin en doigt accusateur
Le voile montre la brume qui traverse le ciel
Chargé de cette vie qui ne le voit qu’à peine
Si cuisante est l’écharpe qu’elle dissipe la vapeur.

Dans sa robe de deuil la reine espère encore
Que l’un d’entre eux se crève plutôt qu’il s’évapore
On dirait que le songe épaissit le mirage
Préparant sa tempête dans le creux de l’orage.

Inspiré de ce nouveau thème de Juliette

http://papierlibre.over-blog.net/article-nouveau-theme-de-juliette-113038136.html

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Je ne peux pas m’en empêcher

Ce sera donc par effraction
Que je rentrerai dans ses noms.
A la page quatre cent soixante dix,
Le mot qui tiendra lieu d’indice,
Ouvrira mes grilles de prison
Dans un puits qui touche le fond
Et qui ne tournerait pas rond.
Il règne une lueur bien étrange
Dans ses pages où tout se mélange,
Et je n’oserai pas refaire
Le même chemin bordé d’ornières,
Parcouru du temps à l’envers
Dans sa démarche volontaire
A vouloir plus que l’ordinaire.
Mais je rêvasse sous mes paupières
D’un temps où j’avais l’énergie.
Et où la lune sans un faux pli
Repassait ses songes à l’envers
Pour ne pas qu’ils retombent à terre.
J’aimais bien ce temps si brillant
Qui me volait comme un brigand
Le plus clair de mon précieux temps.
De mésaventure épuisée,
Sur la terre battue des marées,
J’ai fini par m’y allonger
Sans pouvoir jamais relever
Le pari stupide et féroce
Que m’offrait ton sourire atroce,
Figé dans le caveau des bosses
Qui conditionnait mon carrosse.
Mais je ne peux pas m’empêcher
De faire abstraction du danger,
Quand sans avoir de bonnes raisons
Je suis rentrée par effraction,
Dans le monde glacé du miroir
Où même l’amour est un mouroir.

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Le coup du dictionnaire

Il suffit de l’ouvrir, laisser faire le hasard. Le regard s’accroche et quand je découvre le mot qu’il a choisi, je m’écroule comme un arbre sec déraciné par la tempête.
Tragédie du hasard, reflet d’un monde hagard qui m’habite, me voilà secouée, écrasée au sol sans force.
Ce verbe est accablant de ce qu’il insinue, de cette sourde vérité qui hante mes entrailles. Gisante en sa demeure, intérieur éperdu, c’est le mot s’effondrer qui choisit de m’élire.
Alors dans un sursaut je reprends mon dico et je l’ouvre à nouveau dans l’espoir d’y trouver de quoi me réparer. Ce sera une faveur qu’il fera en allusion subtile. Comme une décoration peut-être un peu futile mais voici qu’il m’habille d’un ruban de velours, insigne ornemental figurant ces cadeaux qui se déposeront bientôt aux pieds de nos sapins.
Ce sera donc un paquet entouré de ruban qui viendra s’effondrer sous l’arbre de Noël.
J’aurais pu continuer comme ça longtemps durant, à ouvrir et fermer, recommencer encore à me laisser choisir, trouvant en résonance la définition d’un état d’âme que je sens bien morose. Alors d’un dernier geste je reprends l’aventure. Il ne veut plus rien dire que des lieux inconnus au nom propre et brillant comme un parquet ciré, finissant par me dire que fontanelle viendrait à se rouvrir pour laisser passer la lumière dans l’obscur de mes dires.
Tout illustré en couleur qu’il soit, ce dictionnaire ne me dit rien qui vaille et je reprendrai donc un bon sens légitime en ne me laissant plus bercer par des prédictions stupides et dénuées de fondement.
Et que de rebondir sur la réalité. Cette idée servira à induire de l’écrit pas plus tard que cet après-midi dans l’atelier écriture que j’anime en collaboration avec ma co-équipière.
Je reprendrai plus tard le voyage du hasard. Car sa source infinie a le charme d’une magie.

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Rituels

Trois heures à tourner autour du pot seulement pour dire combien me sont indispensables ces instants de repos à écrire, ces trésors d’encre qui me guettent et se jettent à travers mes lignes dès lors que je ne les cherche plus. Il faudra bien que je l’admette, ils sont mes rituels fenêtres ouvrant le mur de mes silences, ils sont mes moments de détente, mes ouvertures un peu secrètes où j’aime y déposer ma peau, mes os mon sang et mon cerveau.
Ils meublent encore ma solitude de leurs lignes de sollicitude à vivre au milieu de vos contes, de vos songes et de vos sangs rouges.
Car je les partage avec vous comme vous me les offrez aussi, ces murs de soliloques sans bruit, ces petites lumières dans la nuit.
Vous me guidez comme je vous guide de ce qui habite le sensible et nous progressons de concert sans s’alourdir d’aucune contrainte.
Nous avons choisi de nous dire en nous forçant à ralentir et ce temps là nous le rend bien, en nous offrant ses mille lucarnes et une issue que l’art incarne.
Alors ce soir je viens m’asseoir, j’allume l’écran et lis vos pages, et rebondis sur quelques mots, sur une idée ou un problème, une réflexion ou un poème, et j’aligne un monde enchanté où le temps peut bien s’arrêter. J’ai l’impression d’être cent mille entourée de tant de présence. Vous êtes mon cercle de noblesse, ma faille ma lutte et ma prouesse, et c’est pourquoi je vous adresse tous mes remerciements émus de savoir autant me toucher de ces mots qui sont rapportés ou même encore venus de vous.
Ces petits instants rituels me font encore pousser les ailes.

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