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Archive for novembre 2012

Sérieux en tout genre
Restez-le
Pendant que gambillent en campagnes
Les trésors de la langue Française
A traverser de toute manières
Les feux de la haine et la hargne
Casse-noisettes en tout genre
Ne croisez plus jamais ma route
Car je crois que votre casse-croûte
Vous restera tant de travers
Que la seule sorte de pomme-de-terre
Qui vous sera encore digeste
N’est pas prêt de naître je l’atteste.
Mon Dieu, ceci me rappelle cela !
Padre Nosfera es-tu là ?
Reprenez du bonnet d’âne, mon brave !
Vous n’avez rien mangé.

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La digitale pourpre
Empourprée par l’éloge
Délogée par l’iris
Hérissé de picots
Picorant l’asticot
Elastique et pas sot
Qui d’un saut de canard
Canote sur la mare
La mare est sans amarres
Et l’amiral en poupe
Epoussetant sa toge
Toboggan sur l’abysse
Biscornu en tricot
Côtelé comme la mer
Amertume et si fière
Si fièrement dirigée
La digitale pourpre
Postule contre l’iris
Qui picote l’asticot
Sur la mare aux canards
Où vogue un amiral
Habillé d’un tricot
Comme on porte l’éloge.

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Ces curieux phénomènes

Hasard de la fortune, coïncidences de plume
Les phénomènes curieux ajustent un autre ton
Promenant les lambeaux rapiécés des costumes
Où naissent des bouquets garnis de sensations.
Insolite collection de détails singuliers
Qui parlent de ces parts de nous-mêmes aliénables
Vouées à disparaître dès qu’on remue le sable.
Ces signifiants déroutent pour peu que mystifiés
On leur accorde le prix de rationalité
L’inconscient les promène dans ce curieux langage
Hasards de la fortune, coïncidences d’usage
Sans m’attacher vraiment je vous garde en secret.

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Immensité

Va cueillir l’écriture au courant de la vie
Elle te possède depuis tant de jours et de nuits
Renversant sur sa houle ton âme qui d’endormie
Sera comme un rubis, une ligne de tapis
Déployée devant toi et n’en finissant pas
Etalée comme une mer démontée quelquefois
Liberté est son nom, elle cherche en ce voyage
Un centre pacifié pour faire son déballage
Née d’une voie entrevue d’où fleurit ce désir
Etendre sa ramure jusqu’à aimer partir.

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La prédisposition

On la sent approcher sa marque de l’univers
Elle se renifle proche à toucher son endroit
Devient aussi facile qu’apprendre le revers
Sans basculer sur l’ile d’une terre sans éclat
Elle rit des jeux d’enfants sur la piste mystère
Et le genre se rapproche sans émettre un seul son
Il s’écarte des routes désignées d’anodin
On sent sa douce effluve indiquer que le pont
Relie l’instinct premier sans brume de confusion
Et qu’il est temps d’aller y cueillir tout le grain
Pour léguer à ce monde la trace de sa lumière.

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Extraits

Se connaître soi-même et ne pas forcer sa nature :

Il est en effet certaines occupations qui, loin de concilier, sont plutôt faites pour s’exclure mutuellement.
«  Il faut cesser de consacrer sa vie à des vétilles, de brûler la chandelle par les deux bouts en œuvrant à des activités qui ne laissent dans la bouche qu’un goût de cendre, d’aimer le monde et la mode, de se vouer à des tâches caduques et répétitives, bref, de faire de sa vie un tonneau sans fond. »
Ainsi donc toutes choses ne conviennent pas à tous. Nous devons apprendre à nous connaître nous-mêmes et nous consacrer ensuite à un objet unique, à savoir celui pour lequel nous avons une aptitude naturelle. Mais gardons-nous de nous passionner tantôt pour un genre de vie, tantôt pour un autre, gardons-nous de violenter notre nature.
Que dirai-je encore ? Nous ne demandons pas à la vigne qu’elle porte des figues, à l’olivier qu’il se charge de raisins. Mais quand il s’agit de nous-mêmes, il faut qu’en richesse et en éloquence à la fois, en science militaire et en philosophie, en flatterie et en franchise, en économie et en dépenses, nous ayons en même temps toutes les prérogatives. Sinon, nous sommes ingrats envers nous-mêmes, nous calomnions notre propre sort, nous nous méprisons comme condamnés à une existence insuffisante et défectueuse. Allons plus loin. Ne voyons-nous pas que la nature nous rappelle d’elle-même à nos devoirs ? Comme elle a pourvu d’une manière différente à la nourriture des différents animaux, comme elle n’a pas voulu qu’ils vécussent tous de chair, de fruits ou de racine ; de même elle a donné divers moyens de subsister aux diverses classes d’hommes.
Il faut choisir l’état qui nous convient, en faire l’objet exclusif de nos travaux, sans nous occuper du reste.
Chacun porte en soi le trésor de sa sérénité intérieure ou de son découragement.

« La sérénité intérieure » PLUTARQUE

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Lettre au bonheur

J’avais montré d’autres chemins
Pour déménager mon chagrin
L’étonnement de constater
Une sélection quelle bonne idée
En rapport avec le présent
Que j’évoquais en d’autres temps
Toi qui disait si bien ranger
Si bien chercher et retrouver
Avoir une mémoire d’éléphant
Quand tu faisais ton innocent
En prétendant ne pas connaître
L’identité de ma fenêtre
Toi qui si bien organisé
Toi seul pourrait désarchiver
Les liens direction le tricot
En rapport avec le canot
Sur lequel déjà je voguais
Dans le courant de l’échappée
Mais diffère en tonalité
J’ai lu j’ai vu et constaté
Combien la plante avait poussé
Dans la tranquille intimité
Si nous avons déjà psyché
Qu’attendons-nous pour l’envoyer
Chercher les gouttes de rosée
Que l’aurore vient de déposer ?

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L’intimité du recueillement

Des espaces qui sont si précieux
Que les yeux ont peine à s’ouvrir
Là où tout se fait harmonieux
Dans l’immobile du recueillir
Le silence se fait cotonneux
Aucun trouble ne vient régir
La tranquillité de ce lieux
Et les yeux peuvent enfin s’ouvrir
Dans cet interstice religieux
Où le calme reprend sans tarir
Une densité qui fait frémir
Tant l’agrément est délicieux.

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Les matins beiges

Couleur presqu’un peu taupe
Creuse sous la terre et se dépiaute
Les matins sont des fugitifs
Légèrement dubitatifs
Les taupes n’auraient de perspectives
Que sous la trace discursive
En galeries imaginaires
Qu’une aurore se plait à défaire
Ce matin est beige abricot
Et s’éternise dans un sanglot
Où grelotte encore l’horizon
Sur lequel vole un papillon
Accablé de révélations
Aux souffles doux de l’illusion…

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Point 0

La brume des mots peut s’échapper, à la recherche de son centre. C’est encore la géométrie euclidienne qui gagne à nous ramener en bout de rayon, à l’endroit du point O, où J’avais beau prendre la tangente, d’où la médiatrice de la corde me servait invariablement son rappel perpendiculaire. Même l’équation du cercle vertueux se jouait du brouillard jusqu’à se colorer d’orange, comme un ciel de veille annonciateur de mistral. Le jus d’agrumes chasse le nuage, en assertivité complexe, et de bordures un peu usées, le ciel se pare de ses lumières, étoiles brillantes même en plein jour, venues répandre sous le vent les paillettes qui nous guident encore vers plus de justesse en trajectoire orbitaire. Le regard fait tant, voir et ressentir, ce serait donc aussi le vivre. Tout comme le savoir de l’écoute. Ici point de section. Le partiel fait perdre la saveur de la complétude, amoindri, handicape jusqu’à la disparition.
Où êtes-vous ?
Au centre, au cœur de la cible, la flèche plantée, droite, comme une lune sur un clocher, dessinant l’impertinent i.
Ou peut-être êtes-vous ?
Bah ! Existai-je vraiment ? Dans ce fatras d’inaptitude au monde, d’équipées avortées, de rêves enfarinés, de mécanique quantique du zéro absolu ?
Petit clin d’œil… Je m’interroge encore mais je n’ai pas d’opinion.
Ainsi se lève la brume des mots. Inepties douces en chants sucrés, violons sous la mer soulevée, encre de marine griffonnée… Elle a la couleur du mensonge, et pourtant au milieu d’un songe, s’étaient glissé deux vérités, qui ne sont pas réalité.
Le deviendront-elles un jour ?
Le souffle sera préservé, et le soufre sera dispersé.

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