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Archive for décembre 2011

Temps mort

Un temps suspendu pour quoi faire ?
Un temps moqueur de nos deux terres
Qui bafoue nos complicités
Dans nos solitudes partagées
Je tairai donc tous mes secrets
Pour ne pas réveiller les faits
Et je tairai même ton nom
A ceux qui poseraient la question
Il sera bientôt temps de leur dire
De quoi sont faits les vrais vampires
Nous avons collection d’amour
Plus encore de ce jeu d’humour
Qui faisait nos rires emmêlés
Dans la joie de nos deux gaités
Et quand tu seras prêt à ça
A nous de faire ce qu’il faudra
A l’ombre du rêve d’hier
Qui revient sans cesse à jamais
Il fera jour sous nos paupières
Sous le grand ciel illuminé
Et il y aura tant d’amour
Qu’il faudra le masquer au jour
Car l’amour ça c’est bien connu
Attire les vautours malotrus
Qui voudraient bien prendre une part
Et se servent sans nul égard
Alors que la source ne prend rien
Mais gagne à donner c’est certain.

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Remous pittoresques

Est-il donc toujours nécessaire
De supporter les traits d’éclairs
La fameuse foudre de Jupiter
Qui tombe direct sous mon flair ?

Est-il toujours obligatoire
De retourner les vieux tiroirs
Pleins de ces souvenirs rances
Pour en faire surgir la souffrance ?

Quand les humeurs deviennent autistes
Je sors discrètement de ses pistes
Et je vogue vers d’autres voyages
Qui ne me prennent pas en otage

Je souris de voir les dessous
Des mouvements d’humeur à trois sous
Qui feront encore des remous
D’ici longtemps, comme ces cailloux

Que l’on jette parallèles à l’eau
Pour que les ricochets soient beaux
Des cailloux qui s’enfoncent ensuite
A faire ces remous si magiques

Travaillant en vers sous-marins
Ce sont ces remous qui demain
Porteront les fruits de la danse
Qui ramène à la renaissance

Le bonheur a ses règles d’or
Sur lesquelles on n’est pas d’accord
Alors restons-en là veux-tu
C’est plus sage, personne n’est vaincu

On s’en tire bien et je préfère
Ne plus jamais croiser le fer
Pour des raisons non défendables
Ma force sert ce qui est fiable.

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Mauvaise humeur

J’ai ouverts mes pare-feux
En découvrant un peu
Sous l’apparence tranquille
De cet être subtil
Le grand mécontentement
Bouillonnant sous le blanc
Le blanc de ses silences
Quand il fait une mépense
Laissons donc mariner
D’un jus un peu aigret
Le plat chaud cuisiné
Par mes soins, à mes frais.

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Perdu dans le délire

Des idées plein la tête
Tête pleine mais pas nette
Pour meubler cet espace
Comme un film, une glace

Hypothèses de fonctions
Foulosophe sans raison
Concepts déformés
Recherches égarées

Elles accourent en légion
Venant de toutes régions
Elles s’étalent sur la glace
Croyant prendre la place

Au fin fond de sa brousse
Le lion qui a la frousse
Voit venir une reine
Qui lui saigne les veines

Armée d’une langue aigüe
Elle opère d’une cigüe
Ralentissant le rythme
Pour faire cesser le crime

Puis encore épuisée
Par les feux éplorés
Elle se couche sur le sol
Terrassée par l’envol

Le lion se sent tout bête
Il voudrait que s’arrêtent
Les pensées obsolètes
Qui occupent sa tête

Une linotte dorée
Toute de cape et d’épées
Qui viendrait à frapper
Ça ferait du chantier.

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Un arbre en hiver

J’ai une visite dans mon jardin
Marquant peut-être d’un chagrin
Une anicroche dans le destin
A rendre fou le vieux sapin

J’ai découverts une autre entrée
Celle qui fera beaucoup pleurer
Les pauvres filles endiablées
A la recherche de surfait

Dans le jardin le vieux sapin
Ne veut plus vivre d’autres matins
Il déploie ses branches vers le ciel
Et dans l’hiver il s’ensommeille

A côté le chêne est pensif
Ses bras dépouillés d’artifices
Sont vides depuis que le grand froid
Est entré dans son cœur en bois

L’était pourtant là le soleil
Mais il avait perdu ses ailes
Et en ne sachant plus voler
Il a cassé son sablier

Le chêne frissonne en gémissant
Il vient de comprendre comment
Un rai de lumière a frappé
Il gît sur le flanc, allongé

Le vieux sapin tressaille à peine
Il sent le souffle de la corneille
L’oiseau noir s’envole en craillant
Qu’on ne l’aura plus maintenant

Dans les bois la petite clairière
Se rempli d’autres ouvrières
D’élégantes fourmis ont déjà
Retrouvé l’élan d’autrefois

Elles s’acharnent à construire encore
Une petite maison, un décor
Un gîte pour les voyageurs
Qui passent et trépassent les heures.

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Le passage

On murmure qu’un passage,
Venu d’on ne sait où
S’emprunterait bientôt
Dans la danse des amants
On raconte du feuillage
Qu’à bruisser dans l’ouvrage
Il ouvre grand une porte
Dégagée de la sorte
Que le tronc se dilate
Jusqu’à ce qu’il éclate
En myriades d’étincelles
Toutes brillantes et belles
Comme un feu de forêt
Qui monterait d’un trait
Vers les hauts du sentier
A cueillir tout le miel
Un peu comme une abeille
Un passage matinal
Voire un peu animal
Avec les feuilles rouges
D’un peuple un peu farouche
A murmurer dans l’œuvre
Ce qui fait le bonheur.

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L’absence

Ecrire pour échapper au monde
Fermé comme peut l’être une tombe
Ecrire comme on entre au couvent
Mais en bien plus brillant

Retrouver son chemin
Dans le creux de ses mains
Et revenir à soi
Dans ses caresses de roi

Il s’est passé tant de belles choses
En même temps si peu en prose
Depuis que le silence est d’or
Dans les anses de ses ports

Je vais et je deviens
Autrement pour mon bien
Je suis en léthargie
Mais tellement sans soucis

La Terre peut bien se taire
Elle tournera encore
Bien plus qu’il faut de têtes
En taisant ses bonheurs

Dans la salle de rêve
Elle tissait là sa trêve
Faisant en abstraction
De drôles d’additions

Il est l’heure des plaisirs
A cueillir sans rien dire
Alors sans inquiétude
En grande infinitude

Avançons dans la paix
Dans la tranquillité
Pour aller se poser
Au creux de nos secrets.

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